M’assoir sur (le) banc de la cuisine
avant d’éteindre sur sa semelle sa cigarette" avant d’éteindre sa cigarette sur sa semelle " me paraitrait plus naturel
Les grains de café coulèrent de ma main au moulin. M’assoir sur banc de la cuisine, caler la boite en bois entre mes cuisses, sentir la résistance au premier tour de manivelle s’estomper lorsque j’atteignais le bon rythme – trop lent les lames déchireraient les grains, trop vite le café « chaufferait » - et sentir l’arôme filtrer à travers le tiroir du moulinje suis quasi sûre d'avoir déjà lu ça ailleurs :o bizarre comme sensation... Mais en tout cas j'aime bien cette description !
tous les cours de yoga que nous avions suivis ensemble.je n'arrive pas à savoir si tu parles de la compagne évoquer dans un paragraphe précédent, ou de Romaric qui vient juste après, c'est pas très clair ce "nous"
en versant le café chaud dans les tasses de faïence, petits ronds blancs remplis de noir.j'aime bien !
Petits mondes sans étoiles.mondes ne va pas il me semble. Univers ? Ce en sont pas les mondes qui comportent des étoiles en tout cas :\?
avant de se poser sur celui qui se trouvait au centre exact.formulation bizarre. "exactement au centre" ?
— Comment ça, tu te retires du programme ?je pense que c'est un effet de style volontaire, mais je ne suis pas du tout convaincue par le flou laisser sur les persos. On ne sais jamais trop qui parle à qui. Pour moi ça ne crée pas de mystère, juste de la confusion, et j'ai l'impression de ne pas connaître les persos du tout, je m'en sens très détachée... (ça me parait écrit comme un film, avec ces courtes séquences, sauf que dans un film l'image apporte énormément d'infos que là on n'a pas)
Nous étions allongés dans l’herbe sur le talus derrière la ferme. Il avait fait très chaud ce jour-là et la terre gorgée de soleil tiédissait mon dos. Autour de nous la nuit bruissait de vies invisibles.
— Ecoute, la panique du départ, c’est normal. Tout quitter pour l’inconnu. Moi aussi j’ai peur, avais-tu soufflé. Mais ici il n’y a plus rien à découvrir, alors que là…
Tu avais enfilé les mains dans les poches et j’étais resté à l’abri de mes fleurs-bouclier.tes ?
Trois corps inertes, astéroïdes humains lancés dans une course sans fin autour de la planète.c'est bizarre de dire inerte ici, alors qu'ils sont lancés dans une course... peut-être trouver un autre mot pour dire qu'ils sont sans vie...
Un champ compact où ne pousseraient jamais que des cailloux ; une terre morte, froncée de crevasses… C’était ça, Utopia, rien que ça.J'aime beaucoup :coeur:
La capsule Hope-19 s’est placée en orbite de la planète Mars avec quelques jours de retard dus aux avaries de la navette au début du voyage.Je ne sais pas pourquoi, mais "dus aux avaries" sonne bizarre pour moi, j'ai du mal à imaginer ça aux infos, plutôt "en raison d'avaries" ?
Le centre de contrôle sur TerreIdem ici, je trouve que dire "sur Terre" est étrange, il est probablement évident pour ceux qui regardent la télé que le centre de contrôle se trouve sur Terre, il serait plus logique d'avoir une localisation précise ("à Berlin", "à Washington",...).
J’éteignis la télé et j’ouvris la fenêtre : il avait plu pendant la nuit, et du sol montait l’odeur fraiche des plantes et celle, plus dense, de la terre mouillée. De petits nuages blancs fuyaient à l’horizon au-dessus des collines rosées.J'aime beaucoup aussi !
— C’est pour aujourd’hui, dis-je en versant le café chaud dans les tasses de faïence.Il y a un vide entre le moment où le café est moulu et celui où il est servi, je n'ai pas tout de suite compris, j'ai cru qu'il versait les grains de café directement dans les tasses :D
Petits mondes sans étoiles.:coeur:
Elle avait raison.Je ne sais pas si tu en avais conscience, mais c'est la première fois que tu mentionnes explicitement le fait qu'il pense à une femme.
Les plantes sous leur globe, les lumières artificielles, les éléments nutritifs dosés au compte-gouttes.De nouveau, j'aime beaucoup ce passage !
Elle avait raison. Ma serre à oxygène s’était révélée parfaitement fonctionnelle.
Les espaces réduits, les structures d’acier et de verre.
Je m’étais coulé dans la réclusion sans difficulté. J’avais adapté mes formes à l’espace, émoussé mes angles contre ceux des autres.
La température constante, la maitrise absolue du corps et des émotions.
J’étais devenu la clé de voute, je m’étais minéralisé.
— Je ne suis pas sûr de vouloir encore partir.
me phagocytait lentement. J’imaginais des désertsEspace en trop après le point.
J’imaginais des déserts sanglants au-dessus desquels l’éclat tranchant d’une navette luisait, et nous étions ensemble, le souffle court dans nos scaphandres, un monde neuf à inventer sous nos pieds.Je trouve étrange qu'il imagine ça alors qu'on apprend plus tard qu'elle-même n'est plus dans la navette.
Et puis il y avait eu l’accident. Trois corps inertes, astéroïdes humains lancés dans une course sans fin autour de la planète. « L’avarie » comme euphémisaient les journalistes aujourd’hui.Je trouve ça bien écrit. Efficace, terrifiant.
Deux ancolies piquées à ta boutonnière.:s
La capsule Hope-19 s’est placée en orbite de la planète Mars avec quelques jours de retard dus aux avaries de la navette au début du voyage.Merci. Je suis en train de faire des modifs de fond dans l'histoire et donc ce passage va sauter.
Idem ici, je trouve que dire "sur Terre" est étrange, il est probablement évident pour ceux qui regardent la télé que le centre de contrôle se trouve sur Terre, il serait plus logique d'avoir une localisation précise ("à Berlin", "à Washington",...).Oh merci pour cette suggestion : je trouvais la phrase artificielle. Ça sonne plus juste avec un nom de lieu réel.
Petits mondes sans étoiles.C'est marrant, ça a fait tiquer Milla.
:coeur:
Il y a un vide entre le moment où le café est moulu et celui où il est servi, je n'ai pas tout de suite compris, j'ai cru qu'il versait les grains de café directement dans les tasses :DJe vais essayer de boucher le trou. (j'ai des mots de rab vu que je n'atteins pas les 2500 mots !) ;)
Je ne sais pas si tu en avais conscience, mais c'est la première fois que tu mentionnes explicitement le fait qu'il pense à une femme.C'est marrant! En relisant le texte, je me rend compte que c'est à peu près le seul indice sur le sexe du compagnon/compagne. Du coup je m'interroge sur ce que je peux faire, si l'éliminer ou bien clarifier.
Les plantes sous leur globe, les lumières artificielles, les éléments nutritifs dosés au compte-gouttes.
Elle avait raison. Ma serre à oxygène s’était révélée parfaitement fonctionnelle.
Les espaces réduits, les structures d’acier et de verre.
Je m’étais coulé dans la réclusion sans difficulté. J’avais adapté mes formes à l’espace, émoussé mes angles contre ceux des autres.
La température constante, la maitrise absolue du corps et des émotions.
J’étais devenu la clé de voute, je m’étais minéralisé.
— Je ne suis pas sûr de vouloir encore partir.
De nouveau, j'aime beaucoup ce passage !
Je trouve étrange qu'il imagine ça alors qu'on apprend plus tard qu'elle-même n'est plus dans la navette.Je corrige ça dans la nouvelle version. J'ai les idées un peu plus claires maintenant sur les enjeux du texte.
Et puis il y avait eu l’accident. Trois corps inertes, astéroïdes humains lancés dans une course sans fin autour de la planète. « L’avarie » comme euphémisaient les journalistes aujourd’hui.Merci mais je vais surement le virer parce que plus trop cohérent avec le reste. :D
Je trouve ça bien écrit. Efficace, terrifiant.
Dans l'ensemble, j'ai bien aimé. C'est très bien écrit, et l'histoire est intéressante (même si je n'ai réussi à trouver qu'un seul des deux thèmes ^^ à moins que le deuxième ne soit "les mains dans les poches" ? Je trouve celui-là assez flou et difficile à discerner).re-merci: oui le 2ème thème était bien "les mains dans les poches", dans le sens de tout quitter et ne rien emporter (ou rester).
On se sent porter par une sorte de mélancolie, des souvenirs d'un rêve ancien. Cela fait à la fois la force et, je trouve, la faiblesse de ton texte, dans le sens où ce que tu racontes est en réalité assez dur (une séparation, le renoncement à un rêve pour un autre, et surtout la mort terrible d'un être aimé), mais la manière de le raconter prend beaucoup de distance et ne laisse au final qu'une forme de mélancolie ou de douce tristesse en lieu et place de ce qui aurait pu être aussi un véritable drame, un déchirement. Le contraste est assez étrange mais, si c'était un parti pris de te part, je trouve ça réussi !Oui, la mélancolie est un élément que j'ai sciemment introduit. Je crois que je n'ai pas assez appuyé sur le personnage de l'ami Romaric, qui est un acteur indispensable pour la guérison du narrateur.
j'ai regardé une photo.
— Deux mois de location ? Tu ne dureras pas trois semaines les pieds dans le fumierj'aurais dit "tiendras" plutôt que dureras
M’assoir sur banc de la cuisine,sur le banc
— Ecoute, la panique du départ, c’est normal. Tout quitter pour l’inconnu. Moi aussi j’ai peur, avais-tu soufflé. Mais ici il n’y a plus rien à découvrir, alors que là…j'ai eu du mal à comprendre que c'est "tu" qui parlait (sur la première première intervention pui là), le "avais-tu soufflé me semble arriver un peu tard. Mais c'est broutille, c'est pitêt moi qui suis dans le gaz
J’étais devenu la clé de voute, je m’étais minéralisé.chouette ça !
lentement. J’imaginaisdeux espaces ici
quand je me serai imprégné du rythme lentserais (?)
Je connaissais parfaitement les couts de l’envoi d’un kilo dans l’espacepourquoi les couts et pas le coût ?
comme l’avaient fait ses ancêtres sur terre des millénaires durant.sur Terre (?)
Je dois être nouille mais je n'ai pas vraiment compris le texte. Il est trop littéraire pour moi.Tu n'es pas nouille du tout et beaucoup de lecteurs ont partagé ton impression. J'ai essayé de corriger ça dans la deuxième version.
Tu as des paragraphes, mais on se retrouve ailleurs au suivant et je ne sais pas qui parle dans tes dialogues.
Je me suis perdu dans ton texte, et je vois, que je suis la seule, donc ca vient de moi. Ca doit venir de mon manque de culture et d'expression écrite.
Au début je pensais a une histoire de SF, mais en fait c'est une programme a la télé. Ton histoire se passe à la campagne.C'est du SF très soft, mais le programme télé est une directe de ce qui se passe vraiment sur Mars au moment de l'histoire. J'ai juste choisi de présenter le point de vue d'un personnage qui renonce à partir sur Mars.
Désolée de ne pas en dire plus et de ne pas te donner un avis constructif à ton récit.
Bonsoir, j'ai mis du temps pour venir, les textes longs possible un problème d'écran, mais j'aime le condensé.Rhooo ! Pas si long que ça ! Je suis dans les quotas ! Disons que tu l'as trouvé indigeste !
Ton texte se laisse lire, sans plus, il coule simplement, je n'expliquerais pas mieux, le probléme de couler, on va dire s'écouler, c'est qu'il n'y pas d'obstacle, j'ai cherché une intrigue, une histoire, je ne demande pas de l'extraordinaire, une photo, j'ai regardé une photo.Oui, l'intrigue est mini et le reste dans la deuxième version, même si j'ai essayé de l'étoffer un peu.
Désolé, veni, vedi, vixiBen c'est déjà pas mal, merci.
C'est vrai qu'il y a un aspect contemplatif/tranche de vie dans ce texte, mais pour moi c'est un parti pris qui est respecté tout le long et c'est ce qui fait que je trouve le texte réussi. A la lecture, j'ai un peu pensé à "Interstellar" de Nolan, où l'action passe un peu au second plan par rapport à la représentation d'un univers, mais aussi de liens familiaux...J'avais envie d'un texte lent et doux, justement pour casser un peu cette image de "film d'action" qu'on nous balance souvent lorsqu'on traite le thème des conquêtes spatiales.
Bravo !Merci :-[
C'est très beau, très bien écrit. D'autres lecteurs ont relevé de très jolies formulations. Je ne vais pas faire un relevé exhaustif mais je vais quand même mentionner le paragraphe sur les "racines" et les "ramifications" de la compagne. J'ajoute aussi Olivia qui escalade le "tronc" de son père comme un écureuil. Cela fait plaisir de lire de belles images. Il y a un joli traitement des symboles.
Comme Holden5, ce qui m'a beaucoup plu, c'est cette juxtaposition entre le monde de la terre, son odeur, sa matière et l'univers froid de l'espace. Nous avons des paragraphes avec plein de petits gestes humains, de détails poétiques et d'autres passages qui n'ont plus rien de concret, qui relèvent de la science-fiction. C'est un beau mélange des genres.Cool ! C'est l'effet que je voulais obtenir.
Je vais en rajouter une petite couche mais je me suis aussi perdue dans les personnages. Et si pour comprendre le sens de l'histoire, il n'y a pas besoin de connaître les sexes des personnages, quand tout à coup, la personne que j'imaginais être le compagnon, devient la compagne... cela m'a un peu fait tiquer. Mais j'ai compris que tu allais retravailler cet aspect.Ah ah ah ! C'était complètement involontaire et j'ai éliminé le doute très vite dans la deuxième version. Pas que l'idée m'ait déplue, mais ça faisait un thème de plus, qui resterait juste amorcé. Il y en a déjà suffisamment dans le texte.
Petit détail (aussi relevé par Ocubrea) : un problème dans la préparation du café. C'est vraiment dommage, parce-que ce paragraphe me plait beaucoup. Je me suis même dit que c'était beau même si je n'avais pas bien compris. Mais si je ne suis pas la seule à ne pas avoir bien compris, c'est qu'en effet, il y a peut-être un détail à retoucher.C'est corrigé dans la deuxième version.
Finalement, mon commentaire n'ajoute pas grand chose à ce qui a été dit par les autres lecteurs, je suis dans le mouvement. ;DC'est toujours bien d'avoir un commentaire. Si plusieurs lecteurs relèvent le même point, c'est que c'est surement à revoir.
— Deux mois de location ? Tu ne dureras pas trois semaines les pieds dans le fumierC'est corrigé.
j'aurais dit "tiendras" plutôt que dureras
M’assoir sur banc de la cuisine,Merci.
sur le banc
— Ecoute, la panique du départ, c’est normal. Tout quitter pour l’inconnu. Moi aussi j’ai peur, avais-tu soufflé. Mais ici il n’y a plus rien à découvrir, alors que là…C'est une observation qui revient souvent. J'espère que la deuxième version est plus claire.
j'ai eu du mal à comprendre que c'est "tu" qui parlait (sur la première première intervention pui là), le "avais-tu soufflé me semble arriver un peu tard. Mais c'est broutille, c'est pitêt moi qui suis dans le gaz
J’étais devenu la clé de voute, je m’étais minéralisé.Merci !!!
chouette ça !
quand je me serai imprégné du rythme lentyes!
serais (?)
Je connaissais parfaitement les couts de l’envoi d’un kilo dans l’espaceben oui, pourquoi ? Merci !
pourquoi les couts et pas le coût ?
Belle construction, tout en ellipses, c'était chouette à lire. Intriguant au début et puis on assemble les pièces gentiment, ça fonctionne. Y a une certaine douceur dans la perception du drame par le narrateur, on ressent l'amour qui n'est pas nommé.Merci. Y'a beaucoup moins d'ellipse dans la deuxième version, mais j'ai essayé de garder quand même quelques sous-entendus.
CiterAu final j'ai gardé ma version. Lorsque j'inverse, la suite de la phrase est moins claire il me semble.
avant d’éteindre sur sa semelle sa cigarette
" avant d’éteindre sa cigarette sur sa semelle " me paraitrait plus naturel
- étoffer les personnages pour éliminer un peu cette sensation impersonnelle ressentie par beaucoup d'entre vous.c'est réussi :)
- clarifier un peu qui parle (j'ai ajouté des incises : j'espère que cela n'alourdit pas trop le texte)
- combler quelques ellipses (là aussi pour réduire la sensation de flou général)
au soleil qui coloraient mes légumescolorait ?
Quel nom absurde pour cette désolation tellurique.Pas hyper convaincue par "désolation tellurique" sans savoir vraiment pourquoi : peut-être pour le rythme (deux mots longs cote à cote ) ou bien pour le registre un peu trop soutenu par rapport au reste du paragraphe.
J’éteignis la télé et j’ouvris la fenêtre : il avait plu pendant la nuit, et du sol montait l’odeur fraiche des plantes et celle, plus dense, de la terre mouillée. De petits nuages blancs fuyaient à l’horizon au-dessus des collines rosées.J'aime bien cette description.
répondit-il simplement avant d’éteindre sur sa semelle sa cigarette dont il glissa le mégot derrière son oreille « pour ne pas gâcher ».Peut-être un peu long comme phrase?
nos « promenades d’adieu »Je me suis demandée à ce moment si c'était un adieu à la Terre parce qu'il était encore prévu qu'ils partent ensemble ou bien si les personnages savent déjà qu'ils se sépareront.
thym et la menthe sauvage. J’avais loué la ferme le lendemain et m’y étais installé.Je sais que tu as comblé des ellipses dans ta deuxième version, mais ça manque peut-être encore un peu de transition entre ces deux phrases.
Tu avais tellement ri la première fois que tu avais vu Romaric en train de faucher son champ avec son vieux pantalon de toile et son gilet.
— Deux mois de location ? Sérieusement ? Tu ne tiendras pas trois semaines les pieds dans le fumier et tu courras bien vite retrouver tes éprouvettes et tes cultures hors-sol !Ah ouais ? Il peut se permettre de partir faire le paysan deux mois avant son départ de la Terre. Ils sont sympas à l'ESA, dis-donc.
Les grains de café coulèrent de ma main au moulin. M’assoir sur le banc de la cuisine, caler la boite en bois entre mes cuisses, sentir la résistance au premier tour de manivelle s’estomper lorsque j’atteignais le bon rythme – trop lent les lames déchireraient les grains, trop vite le café « chaufferait » - et sentir l’arôme filtrer à travers le tiroir du moulin : ces gestes simples m’apaisaient plus que tous les cours de yoga auxquels je t’avais accompagnée. Je plaçai la cafetière italienne sur le feu.J'aime bien ce passage, très calme.
Romaric ne parlerait pas le premier, je le savais. Les silences de Romaric valaient plus que ses mots ; ils remplissaient tout l’espace entre nous, et le vide aussi.
au soleil qui coloraient mes légumescolorait
Les plantes sous leur globe, les lumières artificielles, les éléments nutritifs dosés au compte-gouttes.
Elle avait raison. Ma serre à oxygène s’était révélée parfaitement fonctionnelle.
Les espaces réduits, les structures d’acier et de verre.
Je m’étais coulé dans la réclusion sans difficulté. J’avais adapté mes formes à l’espace, émoussé mes angles contre ceux des autres.
La température constante, la maitrise absolue du corps et des émotions.
J’étais devenu la clé de voute. Je m’étais dévitalisé. Minéralisé.
J’avais laissé les ancolies sur la table en sortant.Trop triste ! :'(
Il portait un bol de tomates fraiches et son amitié silencieuse:coeur:
J’eus honte. Honte d’être humain, et honte de toi aussi qui participais à l’assujettissement d’une terre que tu avais promis de protéger.Pas convaincue par cette phrase : il me semblait que c'est plus le désir scientifique d'exploratrice qui meuvent le personnage que son envie de protéger cette terre.
bleu nuit flambant neufPeut-être un peu lourd tous ces adjectifs cote à cote?
Le texte est toujours bien chouette.Cool.
Tu as enlevé "l'avarie", du coup on a une autre sorte de mélancolie qui se dégage du texte. Ça fonctionne aussi, peut-être moins mélo et plus réaliste aussi.Merci. J'ai eu du mal à couper des phrases que j'aimais bien et aussi eu peur que ça manque d'impact sans ce petit coup de théâtre, mais le texte fonctionne mieux comme cela. La tristesse un peu mélancolique que j'ai décrit est plus adaptée à une séparation qu'à un décès.
Beau boulot !
au soleil qui coloraient mes légumesC'est toujours incroyable le nombre de coquilles qui trainent même après je-ne-sais combien de relectures. :-[
colorait ?
J'ai franchement bien aimé ! Je me suis senti assez attaché aux personnages, on comprend bien leurs états d'âme. Je trouve que c'est une bonne chose que la compagne du narrateur ne meurt pas, c'est effectivement un thème intéressant ces choix de vie très différents, mais finalement acceptés par les personnages (au moins par le narrateur). Y a une belle douceur aussi, comme dit Rémi, c'était très agréable à lire de ce point de vue.Oh merci. ça me fait super plaisir !
Ouaip j'ai bien accroché !
J'ai découvert avec plaisir cette nouvelle version du texte où tu te concentres sur le sujet qui te préoccupe en donnant l'espace de s'interroger sur l'univers qui nous entoure. Au final, j'ai trouvé ton personnage malheureux, obsédé par ses inquiétudes, en décalage avec son époque, comme tourmenté par sa séparation brutale avec ses espoirs. C'est comme s'il y avait devant lui cette réalité qui lui échappe, et qu'il préférait se retrancher dans un état d'esprit simple ou facile à vivre qui le contente.Je voulais placer le personnage devant un choix très difficile dont il ne pouvait pas vraiment sortir vainqueur. Il avait à perdre dans tous les cas, contrairement à sa compagne.
C'est assez difficile pour moi de te proposer des améliorations car le texte a déjà beaucoup gagné en progrès là où il me serait difficile de me projeter.Merci.
La contradiction que tu supposes entre le progrès scientifique et l'agriculture m'est apparue trop imposante, trop artificielle voire mystifiée pour que je m'y reconnaisse. Je n'ai pas réussi à lire ce texte sans un sentiment de malaise sur les présupposés que tu évoques, trop éloignés et d'une science-fiction classique et d'une littérature champêtre émouvante avec histoire d'amour.
Difficile de commenter de manière constructive pour moi, je peux au moins évoquer le fait que j'ai trouvé également cela impersonnel, pas seulement à propos des personnages, mais surtout vis-à-vis de cette intention de « casser » une image idyllique de l'exploration spatiale, de cette volonté de détruire les espoirs plutôt que de nous montrer ce que tu aimes toi directement dans d'autres domaines que tu affectionnes.
Exemple : Je ne comprends pas en quoi les gens qui vont vivre sur Mars pourraient bien empêcher les agriculteurs de cultiver et aimer la terre... J'aurais besoin de comprendre en quoi la vie de Romaric serait menacée (?) par une hypothétique conquête spatiale. :???:
Voilà l'étendu de mon sentiment après lecture : comme j'ai peu d'idées à te proposer, j'ai voulu insister sur les incompréhensions qui se sont révélées à l'issue de ton texte. En espérant que ce soit pour toi une base de réflexion possiblement intéressante, et pas juste un galimatias barbant. ^^Tous les points de vue m’intéressent. Merci d'avoir pris du temps pour expliquer ton sentiment.
Ah là là, comme c’est joli…Merci ! :calin:
Un zeste d’Interstellar, le cataclysme en moins.
Du coup, pas grand chose à dire. C’est doux, poétique, lent et beau. Rien de plus, rien de moins.
J’aime.
Merci beaucoup.
Bah écoute, Mout, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
C'est impeccable, il n'y a, à mon goût, rien à ajouter ou retrancher, à présent.
Tu as supprimé le pathos inutile dont je crois me souvenir.
Il ne reste que des gens normaux emportés dans des circonstances hors norme.
Ton texte, en plus de raconter une vraie histoire, est tricoté tout en pudeur et humanité. C'est joli, ça parle de plein de trucs importants de l'intime à l'universel, et dans un style poétique et fort. Et puis tes phrases sont de belles phrases, d'une belle ouvrage.
Bravo !
Deuxième lecture : j'aime toujours autant l'ambiance et le ton de ton texte. L'histoire et l'alternance entre les personnages est plus claire pour moi. On en apprend un peu plus sur eux aussi. C'est une belle lecture! Merci! :)
Deuxième lecture : j'aime toujours autant l'ambiance et le ton de ton texte. L'histoire et l'alternance entre les personnages est plus claire pour moi. On en apprend un peu plus sur eux aussi. C'est une belle lecture! Merci! :)Merci à toi aussi d'être repassée. Tous vos commentaires m'ont beaucoup aidé à retravailler toute l'histoire.
Pas hyper convaincue par "désolation tellurique" sans savoir vraiment pourquoi : peut-être pour le rythme (deux mots longs cote à cote ) ou bien par le registre un peu trop soutenu par rapport au reste du paragraphe.Je partage un peu ton sentiment mais jusqu'à présent je n'ai rien trouvé de mieux. Espérons que la nuit porte conseil.
répondit-il simplement avant d’éteindre sur sa semelle sa cigarette dont il glissa le mégot derrière son oreille « pour ne pas gâcher ».Oui, mais je vais la garder comme ça. J'ai fait des tentatives de la scinder en deux, mais le résultat ne me plait pas au niveau du rythme. Les phrases longues accentuent le rythme un peu lent du texte.
Peut-être un peu long comme phrase?
nos « promenades d’adieu »Oui c'est vrai. Je pensais que le "avides de tout voir et tout enregistrer" plus avant était un petit indice. Et "promenade d'adieu à la terre" n'est pas très beau. je vais voir si je trouve mieux d'ici demain.
Je me suis demandée à ce moment si c'était un adieu à la Terre parce qu'il était encore prévu qu'ils partent ensemble ou bien si les personnages savent déjà qu'ils se sépareront.
thym et la menthe sauvage. J’avais loué la ferme le lendemain et m’y étais installé.J'ai rajouté une petite phrase-lien.
Tu avais tellement ri la première fois que tu avais vu Romaric en train de faucher son champ avec son vieux pantalon de toile et son gilet.
Je sais que tu as comblé des ellipses dans ta deuxième version, mais ça manque peut-être encore un peu de transition entre ces deux phrases.
Pas convaincue par cette phrase : il me semblait que c'est plus le désir scientifique d'exploratrice qui meuvent le personnage que son envie de protéger cette terre.Tu as raison. Je vois ça demain (trop crevé ce soir pour trouver quelque chose de correct)
J’eus honte. Honte d’être humain, et honte de toi aussi qui participais à l’assujettissement d’une terre que tu avais promis de protéger.bleu nuit flambant neufJ'ai viré flambant neuf.
Peut-être un peu lourd tous ces adjectifs cote à cote?
Une histoire bien mélancolique et lente, un peu triste aussi.Merci
Je préfère vraiment ta deuxième version.
CiterFinalement j'ai trouvé mieux aujourd'hui. (enfin il me semble)
Pas convaincue par cette phrase : il me semblait que c'est plus le désir scientifique d'exploratrice qui meuvent le personnage que son envie de protéger cette terre.
Tu as raison. Je vois ça demain (trop crevé ce soir pour trouver quelque chose de correct)
Si c'est cette histoire de séparation qui t'obsède, qui est au cœur du texte, ce dilemme émouvant entre deux visions du monde tout à fait différentes, il m'a sincèrement manqué les éléments pour comprendre que c'était le cœur du texte, que c'était ce qui te préoccupait à la base. Désolé ! ^^Zut alors. Oui c'est le dilemme du texte : Sur Terre sans elle ou sur Mars (où finalement il sait ne pas être à sa place ) avec elle.
Malheureusement il reste peu de temps, donc le texte ne devrait pas évoluer ; mais je te conseille de mieux construire ton personnage féminin, de lui donner plus de substance, de caractère, la prochaine fois que tu te lanceras dans ce genre de création. Le peu d'émotions que laisse transparaître cette voyageuse de l'espace me fait penser à une relation froide, infertile, sans passion ni désir, sans volonté de convaincre son amant de la suivre où qu'elle aille...Pas mal de lecteurs m'ont reproché des personnages un peu trop inconsistants. Je vois que mes dernières modifs n'ont pas su te convaincre.
Tu aurais pu donner plus de place à cette femme pour créer un vrai dilemme : une balance émotionnelle dans laquelle la volonté de l'un est mise en équilibre avec la volonté de l'autre plus explicitement.
Bref, toutes des idées pour que tu ne sois pas confronté.e à des commentaires comme le mien qui t'obligent malheureusement à prendre un temps long pour expliquer ce qu'il fallait comprendre des enjeux du texte.Je me rends bien compte que lorsqu'il faut "expliquer" son texte, c'est qu'il manque son objectif. Le texte devrait parler de lui-même.
Encore désolé d'en être resté à mes questionnements théoriques sur la SF, il faut croire que je ne me sortirai pas de mes petites habitudes de sitôt face à ces thèmes qui me passionnent. Me voici démasqué ! :)Pas de problème: c'est toujours un plaisir de recevoir des questions auxquelles je n'avais pas pensées et qui me forcent à approfondir.