Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Virtual le 17 Juillet 2021 à 19:18:04
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Elle avance dans le labyrinthe rose et violet. à travers les murs, telle une souris de laboratoire échappant d'un dédale, la fine femme court, et court. Elle se repère au son des innocents, entend leurs battements de coeurs affolés ou anxieux. Même si elle ne veut pas les atteindre, elle fonce, vole presque, tant elle est tenaillée par la faim.
Elle se rapproche du bout du labyrinthe, où une vingtaine de personnes sont assises enchaînées. Elles sont de tous âges, des gens âgés, des enfants. Certaines sanglotent et respirent difficilement. D'autres ne tiennent plus en place et gesticulent en se demandant ce qui va leur arriver. La jeune femme se rapproche d'eux. Chacun de ses longs cheveux argentés virevoltent, et dans sa course, ses mains aux longues griffes fendent l'air devant elle, comme si son corps agissait seul, et qu'il essayait d'attraper quelque chose devant elle.
Sa voix intérieure l'interpelle; "Recule" "Non, par pitié, non". Mais son corps avance inlassablement. La faim prédomine et la fait baver. C'est un liquide dégueulasse et pervers, qui se fige sur place alors qu'elle file à plus de 60 kilomètres/heures.
La distance se réduit et les enchaînés s'affolent. Quelque instinct leur indique qu'un danger approche. Leurs pleurs s'intensifient, et ils secouent les chaînes avec fureur.
"s'il vous plaît! fuyez! trouvez un moyen! allez-vous en"
Les 20 individus sont à présents terrifiés. Ils entendent et pressentent des bruits de pas rapides, trop rapides, et ceux qui le peuvent se prennent par la main, incapables de prévoir ce qui leur arrivera
La vampire atteint enfin le fond du couloir, dans une salle éclairée par des néons violets, face aux prisonniers.
Elle leur hurle des excuses qui déchirent ses poumons. Puis elle s'approche, se met à les trucider et à les dévorer. La jeune femme pleure, elle regrette, mais elle ne peut pas s'arrêter. Ses larmes se mêlent à celles de ses victimes. La vampire se dit que par soucis d'éthique elle devrait manger les plus âgés en premier. Elle saisit une vieille dame qu'elle décapite, puis qu'elle attrape par la trachée encore chaude pour en presser le sang.
Les plus courageux s'abandonnent aux cris. L'on sent que la vampire se retient, mais cela ne l'empêche pas de croquer tour à tour les deux cuisses de la vieille, qui produisent une sorte de chuintement, très filandreux. Elle revient sur la tête, car elle a oublié d'en avaler les orbites. Ses gestes sont plus naturels, car elle se dit que vu son âge la vieille n'allait pas tarder à mourir, mais quand même. Dans un autre contexte, cette scène pourrait être grotesque. Car la vampire n'est pas si grande que cela, et elle ne porte qu'un haillon, qui ne couvre pas ses jambes accroupies tenant les restes de la grand-mère.
Elle s'occupe ensuite des adultes et jeunes adultes. Elles brise leur chaînes d'un seul coup, les projette contre les murs ou les tranche de ses griffes, ce qui lui procure un plaisir douloureux.
"Mais il est si jeune, non! je ne veux pas!".
Cet homme doit avoir dans les 21 ans. Il est pâle, livide, et s'enfoncerait presque dans sa portion du mur pour se faire oublier. Mais la vampire le rattrape à quatre pattes sur le sol humide, et lui croque la mâchoire. Le jeune homme se débat un temps, agitant les mains pour essayer de se libérer, mais finit par succomber sous le coup de la prise.
Il y en a qui parviennent à se libérer, comme leur a imploré la vampire, mais la pièce est condamnée, et elle leur arrache le cou, tandis qu'ils tambourinent le mur à la recherche de sorties, ou de failles dans la structure. Elle prie intérieurement pour que sa faim s'arrête, et pour enfin être rassasiée.
Mais au bout du 15 ème, elle n'est toujours pas repue. Elle décide de s'asseoir sur le côté, dans les entrailles du 10ème. Les 5 survivants ont entamé des accolades, malgré la gêne que leurs chaînes occasionne. Et les adultes encore en vie rassurent les enfants.
5 survivants. 3 adultes, une petite fille, et un petit garçon.
- ne vous inquiétez pas les enfants. Peu importe ce qui adviendra, ne vous inquiétez pas. Cela ne durera pas longtemps. Dit un adulte, en sanglots.
-Tout va bien se passer. Renchérit l'autre adulte.
La vampire se prend la tête dans les mains.
-Non, ne pleurez pas, je ne veux pas...
Il fut très vite convenu que les majeurs formeraient une barrière protectrice autour des enfants. Ce geste de désespoir ravive l'appétit de la monstre, laquelle les supplie encore une fois d'arrêter, ferme les yeux, et leur demande de la pardonner quand ils auront atteint l'haut-delà.
-ARRETEZ CA! JE VOUS AI DIT D'ARRETER!
Elle bave plus que jamais. Son petit dos recroquevillé se mouvoie au rythme de ses bras secs et musclés. Elle reprend sa consommation, en commencant par le plus robuste des trois adultes qu'elle n'a aucun mal à dépiauter sous les yeux ébahis des capturés. Ses lambeaux de peau font un bruit satisfaisants, mais partiellement gâché par les cris d'agonie et de souffrance. Pour ne plus les entendre, la vampire assène un violent coup de poing dans le thorax de son repas qui cesse ses jérémiades. Puis elle attrape les deux autres adultes qu'elle déguste en même temps dans un concert de mastications. Après avoir entrechoqué leurs crânes, elle se tourne vers les deux enfants, dépourvus de leur barrière stratégique.
La voix dans sa tête atteint son apogée sonore, tandis qu'elle les inspecte et devine les délicieux filaments qui traversent leur corps, la tendresse de leur chaire, la douceur de leur peau. Elle se mord les lèvres. Un instant, la vampire trouve le courage pour s'éloigner et tambouriner aux murs de la salle. Elle se sait filmée et observée. Quelqu'un pourrait peut-être se découvrir une conscience et interrompre le festin, mais personne ne vient.
Les deux enfants se blottissent blafards au fond de leur chaîne, incapables de comprendre leur situation mais définitivement traumatisés par ces effluves de sang et de douleur. Ils se fixent des yeux. L'instant d'après la vampire les surplombe. Que ses yeux trahissent sa faim, des yeux de veau un peu bête, et que son âme transpire la culpabilité!
Elle attrape le petit garçon par les côtes. Elle retourne ces côtes une par une, les broie et les suce comme un os à la moëlle. Le gosse pousse un cri étranglé et s'étouffe, mais cela n'a comme effet que de stimuler la bourrelle. Elle rattrape les boyaux qui coulent sur le sol encore fumant du massacre et s'en délecte. N'en tenant plus, elle lui poche les yeux. L'autre enfant, la petite fille, effectue des gestes circulaires et inutiles. La vampire s'approche d'elle à pas hésitants, lancinants. Elle ne veut plus, non, atterrée par ses propres actions, lutte. Elle est presque étalée sur la gamine quand elle l'atteint. Elle lui pose une main affective sur l'épaule, s'effondre, et d'un coup sec, utilise cette main pour lui déboîter le bras et pour lui retirer. Son mal ne l'oblige pas seulement à manger de la chaire, elle l'incite à ressentir du plaisir devant la souffrance humaine. La gamine décède avant de voir ce que la vampire compte faire de son corps.
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Un texte étrange.
Tu décris des scènes de violences faites par une vampire. Honnêtement, on dirait plutôt une cannibale vu comment elle mange ses victimes.
En lisant ton texte, je m'attendais a une conclusion, mais il n'y en a pas. Tous meurent, et pour certain, tu décris leur façon de mourir.
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Bonjour Virtual, au début je me suis dit que ce texte était un peu long mais par curiosité j'ai commencé à le lire et finalement, part le dévorer.
C'est hard et sanglant mais heureusement tu ne rentre pas trop dans les détails.
Le point de vue de la vampire est intéressant et j'ai envie d'en savoir plus.
J'ai envie de savoir comment elle est devenue vampire et surtout qui sont les personnes qui l'observe.
Bonne journée.
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Un texte étrange.
Tu décris des scènes de violences faites par une vampire. Honnêtement, on dirait plutôt une cannibale vu comment elle mange ses victimes.
En lisant ton texte, je m'attendais a une conclusion, mais il n'y en a pas. Tous meurent, et pour certain, tu décris leur façon de mourir.
en fait c'est parce que c'est une introduction, derrière cette scène il y aura toute une suite qui formera une histoire plus complète. Je dois surtout trouver l'inspiration pour finir la suite