Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Lester le 06 Janvier 2011 à 07:22:24
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J'avais tant voulu manger la nuit, l'avaler jusqu'à ce qu'elle gonfle et gonfle et qu'elle
se confonde avec une tumeur, comme, les parfums surannés que l'automne, pose de deux doigts sur le contour de tes lèvres. Et sentir à l'aube, les cheveux blonds des parfums qui la traversent.
J'avais tant prié, tant pleuré, tant marché, tant blasphémé tous les saints, tant supplié le reste des
peurs, tant vu, tant dit, que mes yeux usés par les vents devinrent
manteaux de ces vents, et les couvrirent dans un silence que nul ne me
dit.
Alors je suis allé, j'ai éteint, j'ai foulé les corps dont le jour n'attends plus rien, et je me suis attablé entre les candélabres de bois jeune et les couverts de boue de lune. J'ai attendu, que les croissants se montrent, et qu'ils se mangent, et qu'ainsi ils fassent pencher la balance, jusqu'à ce qu'elle comme le roseau se couche, mais ne se brise, pas. Alors j'irais, je ramasserai, je collerais sur ma peau les éclats, comme des mensonges, comme des souvenirs, en attendant un jour qui ne se lève, et dont l'attente est ma brulure.
J'attendrais.
Quoi que le ciel me montre, je le prendrai.
Et j'attends chaque nuit, de pouvoir garnir mes aquarelles de couleurs, d'odeurs, d'impressions et d'incendies, pour un festin sans convives, pour que seule l'attente inerte, parmi les rires, la pourriture et les éboulis, se meuve, et éclate en saveurs quand la tige de la première rose sera fendue du premier bruit.
J'irais alors, si tu le permet, chercher des onguent, des baumes, couvrir ton corps de fumées et de fantômes, et des écailles qui font l'or, pour qu'il ne soit plus que poussière et que cette poussière fasse mon repas.
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Je n'ai pas encore lu le texte, mais juste, tu penseras à le mettre dans l'index ?
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C'est joliment écrit. Une écriture poétique, mais j'avoue être passé à coté du contenu et du sens de ton texte...
Donc un peu de frustration, j'aimerais te lire sur des textes plus longs et plus narratifs. Ça devrait être très agréable, si tu es capable tout en gardant cette forme poétique de raconter une histoire...
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Et ben c'est pas souvent, mais pour le coup, j'ai était enièrement happée par ce p'tit texte.
Tout me parle, et tout résonne... et j'adore ça ! Et j'adore ce que ça me montre.
Dommage de pas pouvoir en dire plus plus clairement, mais voilà en tout cas celui là il me plait bien !
GG ;)
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J'ai bien aimé, même si je reste hermétique au premier paragraphe, où je trouve que ce "comme" tue tout. Je manque peut-être d'imagination mais la nuit qui gonfle à se tumoriser comparée aux parfums de l'automne, euh, j'adhère pas.
Le second paragraphe est plus coulant, plus envoûtant aussi, mais je ne peux regretter que ce texte nous emporte sans nous mener à quelque chose de plus... défini. ???
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Ca va être sec et bref, juste grammatical : "ai/ais plusieurs fois + tu permet-s" à la fin.