Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Plume d'argent le 05 Décembre 2010 à 15:10:36
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J'ai rarement fait quelque chose d'aussi longuet. Le poème est un tout mais chaque partie est unique par sa forme et son fond et au final, tout se recoupe par un fil conducteur. J'espère que c'est plaisant à la lecture.
Laissez-moi vos impressions :D
I
J'ai vu sous un vaste portique
se dessiner une chimère,
L’échafaud qu’elle bâtit,
Ses immenses manèges
Ont des promesses, qui,
Soufflées dans l’éther
S’effacent au soleil
comme traces dans la neige.
II
J’ai cueilli dans mes mains une goutte de rosée
Où mes yeux fades me jugeaient du regard ;
Mon âme se courbant dans ce miroir me disait :
Hâte-toi de vieillir, le temps est avare.
III
Sois comme l’aigle, qui de ses larges ailes
Suspend dans un souffle l’horizon azuré
Et bat le rythme dans une lande de silence
Où les lapins se terrent, craintifs, apeurés.
IV
Amère est cette eau-de-vie que je bois
Son goût est sur ma langue et mon cœur.
Je la bois quand bien même goulûment
Jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre.
V
La mort, traversant les rues, chantonne un couplet
Madone des poètes et des âmes meurtris
Elle tient dans ses mains les fils de leurs vies
Qu’elle étire à sa guise, comme de vulgaires lacets.
VI
J’ai fait mes bagages, dis mes adieux
Vers ce voyage, mon cœur palpite
Et les doux nuages plissent du front
Quand vers le ciel se tourne mon regard.
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J'y reviendrai.
Le permier vers compte seize syllabes. Le vers français n'en compte classiquement pas plus de 12 et le français ne permet pas plus de 8 syllabes sans pause. Bref, c'est trop long.
Quant aux "vastes portiques"... ne sont-ils pas trop marqués par Charles ?
I
J’ai vu sous un vaste portique 8 se dessiner une chimère,8
L’échafaud qu’elle bâtit 7 et ses immenses manèges 7
Ont des promesses, qui, 6 soufflées dans l’éther 5
S’effacent au soleil 6 comme traces dans la neige. 7
La rythmique et de ce fait les jeux sonores coincent.
Même si tu t'inscris dans du vers libre, il faut penser en termes rythmiques. En tous cas, je le crois.
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Hm ouui :-¬?
J'ai découpé les vers, c'est mieux ?
Et pour les autres ?
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C'est mieux ?
Oui.
Tu souhaites que je commente- ou pas ?
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Hey ! Le titre m'avait interpellée, donc me voilà :) (et ne tiens pas trop compte de mes avis, c'est juste du ressenti, je suis nulle en poésie :-¬?)
J'ai beaucoup aimé le V :) je ne sais pas trop pourquoi, le sujet, le rythme, les rimes...
Sinon les autres j'ai moins aimé, pour les raisons inverses.
Le I me parle pas trop, sauf les 2 premiers vers.
Le II m'a plu, mais il m'a laissé un léger goût de... conventionnel, en fait. :-[
Le III, de même.
Le IV j'ai trouvé qu'il y avait un problème de rythme sur les deux derniers vers. C'est sans doute fait exprès mais ça m'a gênée.
Le V, ben voir plus haut ^_^
J'ai bien aimé le VI mais sans plus. "voyage" + "adieux" + "doux" = ambriel n'est pas trop réceptive :huhu:
En gros, mon avis ne sert à rien >< Désolée si je suis sèche ou méchante dans mon ressenti, c'est pas voulu. J'ai juste pas trop réfléchi, j'ai donné mes impressions (sachant que je ne suis pas très réceptive à la poésie :-[)
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Ces petits poèmes me rappelent Rilke. ^^
I
Il faudrait revoir la ponctuation (pareil pour certaines autres parties).
II
Bien.
III
Le dernier vers casse le rythme.
"craintifs, apeurés", c'est la même chose, redondant.
IV
Joli.
V
La mort, traversant les rues, chantonne un couplet
Madone des poètes et des âmes meurtris
"Madone des poètes ?", je ne comprends pas.
VI
Moins original, un peu déjà vu.
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Dans l'ensemble c'est très sympa à lire, il y a de belles choses. Tu nous ouvre sur un nouveau monde. Ce sur quoi tu te lances est autre mais ça change. Lecture toujours aussi agréable. J'attends la suite avec impatience !
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Ont des promesses, qui,
le relatif mis à la fin du vers, je trouve ça vachement lourd
Sois comme l’aigle, qui de ses larges ailes
idem, les relatives, c 'est lourd
Son goût est sur ma langue et mon cœur.
je trouve ça dur à dire (et donc à entendre)
Je la bois quand bien même goulûment
Jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre.
on a perdu les rimes
Les rimes fonctionnent plutôt bien je trouve pour les deux premiers, après bien moins, voire il n'y en a plus.
tu donnes des idées assez sympa, mais un quatrain c'est bien trop court. Je trouve ça dommage. J'ai du mal à accrocher à ce genre de poésie hypra courte. Enfin je sais pas, je trouve que l'image n'a pas le temps de faire sens que le poème est déjà fini.
Tu voudras pas essayer de faire des poèmes longs, genre un peu comme ceux de pehache ?
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Tu voudras pas essayer de faire des poèmes longs, genre un peu comme ceux de pehache ?
Je croyais qu'ils étaient (trop) courts, mes pouèmes!
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J’ai cueilli dans mes mains 6 une goutte de rosée 7 bancal et trop long
Où mes yeux fades me jugeaient du regard ; 5/ 6; yeux fades ("e" fort), donc moche, et image douteuse, par ailleurs une goutte où mes yeux ne veut rien dire d'un pt de vue grammatical.
Mon âme se courbant 6 dans ce miroir me disait : 7
Hâte-toi de vieillir, 6le temps est avare.5
III
Sois comme l’aigle, qui de ses larges ailes 5(avec e)/6
Suspend dans un souffle l’horizon azuré 12 mais e en 6 (et puis image bateau)
Et bat le rythme dans une lande de silence 6/7
Où les lapins se terrent, craintifs, apeurés. 7/5 et redondant
IV
Amère est cette eau-de-vie que je bois 10
Son goût est sur ma langue et mon cœur.9
Je la bois quand bien même goulûment10
Jusqu’à l’ivresse, jusqu’à me perdre.9 ça colle, mais toujours ces "e" sur un temps fort final.
V
La mort, traversant les rues, chantonne un couplet
Madone des poètes 7 et des âmes meurtriEs
Elle tient dans ses mains 6 les fils de leurs vies 5
Qu’elle étire à sa guise, 7 comme de vulgaires lacets.8
VI
J’ai fait mes bagages, dis mes adieux dire des adieux vers ?
Vers ce voyage, mon cœur palpite
Et les doux nuages plissent du front encore ces "e" sur des temps forts
Quand vers le ciel se tourne mon regard.