Salut Thom :)
Détails (j'ai pas mal chipoté, tu gardes ce que tu veux ; je n'ai pas relevé tout ce qui est chouette, y a de très beaux passages) :
une extraordinaire cacophonie dont elle seule a le secret
j'aurais plutôt vu un adjectif qui caractérise le foutoir plutôt que le bruit
Un autre fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919
pas convaincu par "autre"
Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, essentiellement des jeunes comme la guerre,
bien sûr, on comprend, mais "jeunes comme la guerre" passe moyen ; bien sûr "essentiellement des jeunes comme l'avait fait la guerre" est un peu lourd
Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire
étrange le passé simple ; on sait déjà que Louis est démobilisé et rentre chez lui
sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné,
j'aime beaucoup
Sa main droite avait été profondément brûlée par les cloques du gaz, qui apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement les muscles de sa main.
* répétition de "main"
* "les cloques du gaz" me semble pas terrible : le gaz a des cloques ? ("les cloques provoqués par le gaz" ? faire deux phrases, avec le gaz comme sujet de la première ? utiliser "ypérite" pour éviter de répéter gaz ?)
* imparfaits suivis du passé simple => pas top (avaient rongé ?)
Ses poumons ne lui permettaient guère plus que de respirer
on comprend, mais ce serait plus clair de dire qu'ils lui interdisaient tout effort (ou un truc du genre)
Depuis le train parti de l’Alsace impériale, son regard azuréen survolait les paysages qui, comme les hommes, avaient été défigurés par l’artillerie française et allemande, à tour de rôle.
ça aussi, c'est très chouette (je cite pas tous les trucs que j'aime, hein, y a de très jolis passages)
une vengeance de la défaite de 1870
1871 ?
Après ces années dans la boue collante des tranchées, à voir tomber les amis, les pères, les fils, les cultivés aux cotés des paysans, ceux-là nombreux, jamais sortis de leurs terres nourricières pour tomber dans celles qu’ils ne cultivaient pas, la guerre était devenue un combat fratricide entre soldats français et allemands et contre leurs chefs.
après les tranchées, la guerre devient un combat fratricide ? je ne comprends pas
L’officier d’infanterie, malgré son jeune âge, était à la fois le père de ceux qui avaient peur, le frère de ceux qui commandaient et l’ami indifférent de ceux qui tombaient et encombraient les tranchées et les mémoires de leurs cadavres impudiques.
là non plus, je ne comprends pas bien (d'aord, je me suis demandé si tu parlais de Louis, ensuite, le "frère de ceux qui commandaient" me parle peu) ; par contre les cadavres impudiques qui encombrent, c'est très chouette
Le Cne Louis Perrin
c'est quoi un "Cne" ? (chef d'escadron serait plus clair)
à la peur et …
espace en trop
A la fin du conflit,
j'ai démarré un Giono chez Gallimard imprimé en 1984, pas d'accentuation sur les À (Cf commentaire précédent !)
Il se montrait tout aussi stoïque devant les explosifs changements du monde qu’il découvrait :
il faudrait une petite transition pour bien montrer qu'il est de retour
bien éloignés de la liesse
pas convaincu par "éloignés de la liesse"
Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait,
là encore imparfait + passé simple dans la même phrase (avec le même sujet) me turlupine
Les yeux clairs s’embuèrent,
là encore, avec un passé simple, je me demande : les yeux clairs de qui ?
La vapeur, qui se dissipait dans de rampantes volutes, lui rappela le gaz moutarde et son odeur d’ail et de caoutchouc mêlés qui s’engouffrait comme un serpent dans les caches souterraines pour atteindre les soldats terrifiés. Louis la cherchait du regard,
le "la" renvoie grammaticalement à vapeur
Ils arrivèrent dans sa chambre, louée à une bourgeoise pour qui elle confectionnait
mettre "Line" à la place de "elle" ?
des chapeaux à la mode qui trotte dans un atelier à trois pas.
la mode trotte ?
due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa faible surface.
surface vitrée ?
De temps à autres, elle s’occupait des gueules cassées
ce "elle" renvoie à Line
ne traitait que ses poumons. Il n’apportait ni réconfort, ni traitement
répétition
Line qui préparait le café qui embaumait un peu trop la chambre,
embaumant ? (pour éviter le qui / qui)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
ce passage est plus "visuel" moins général, avec un passé simple qui a du sens ; j'aimerais vivre un peu plus d'événements "directs" plutôt qu'une narration "globale", dommage que ça s'arrête si vite
Il se décida rapidement : demain, après son départ, il se donna ordre de tout nettoyer
il se donnerait (?)
Au global, l'écriture est fluide, la narration bien construite. Comme je le disait au-dessus, j'aurais bien aimé que tu nous fasses vivre des choses de façon plus directe, plus proche de Louis. Comme le moment où il est maladroit avec la bouilloire. Je pense que ça permettrait au lecteur d'entrer plus en empathie avec le personnage, de le "voir" mieux.
C'est un beau texte, émouvant.
Merci pour la lecture,
à bientôt,
Rémi
Salut Rémi,
Merci de cette correction fine et précise, ciselée ! Je réponds point par point et corrige le texte.
une extraordinaire cacophonie dont elle seule a le secret
j'aurais plutôt vu un adjectif qui caractérise le foutoir plutôt que le bruit
Oui, en effet, c'est tout à fait vrai.
Un autre fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919
pas convaincu par "autre"
Je vois deux fléaux : la guerre et la grippe espagnole. Ça ne colle pas ?
Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, essentiellement des jeunes comme la guerre,
bien sûr, on comprend, mais "jeunes comme la guerre" passe moyen ; bien sûr "essentiellement des jeunes comme l'avait fait la guerre" est un peu lourd
Oui, encore vrai et là, je ne sais si je trouverai quelque chose...
Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire
étrange le passé simple ; on sait déjà que Louis est démobilisé et rentre chez lui
emploi PS pour une action brève dans le temps, au sens de "il constata".
Sa main droite avait été profondément brûlée par les cloques du gaz, qui apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement les muscles de sa main.
* répétition de "main"
oui, absolument, je corrige.
* "les cloques du gaz" me semble pas terrible : le gaz a des cloques ? ("les cloques provoqués par le gaz" ? faire deux phrases, avec le gaz comme sujet de la première ? utiliser "ypérite" pour éviter de répéter gaz ?)
Ce gaz cause des cloques. Mais ma formulation est ambiguë.
* imparfaits suivis du passé simple => pas top (avaient rongé ?)
oui, je revois ça également.
Ses poumons ne lui permettaient guère plus que de respirer
on comprend, mais ce serait plus clair de dire qu'ils lui interdisaient tout effort (ou un truc du genre)
Oui !
une vengeance de la défaite de 1870
1871 ?
Certes, mais pour brève qu'elle fut, si elle se termina comme on sait en 1871, on s'y réfère souvent comme la guerre de 1870, non ?
Après ces années dans la boue collante des tranchées, à voir tomber les amis, les pères, les fils, les cultivés aux cotés des paysans, ceux-là nombreux, jamais sortis de leurs terres nourricières pour tomber dans celles qu’ils ne cultivaient pas, la guerre était devenue un combat fratricide entre soldats français et allemands et contre leurs chefs.
L'idée ici était de dresser un parallèle entre les hommes de terre qui tombaient le visage dans une terre qu'ils ne cultivaient pas. Bon, pas top...
après les tranchées, la guerre devient un combat fratricide ? je ne comprends pas
C'est en effet mal dit et empêtré dans la longueur de ma phrase : c'est la confraternité des belligérants, soldats français et allemands finalement unis dans le même sort et éprouvant les mêmes sentiments mêlés vis-à-vis de leurs supérieurs.
L’officier d’infanterie, malgré son jeune âge, était à la fois le père de ceux qui avaient peur, le frère de ceux qui commandaient et l’ami indifférent de ceux qui tombaient et encombraient les tranchées et les mémoires de leurs cadavres impudiques.
C'est la fraternité des officiers ou des cadres en général avec le rôle d'exemplarité qui était à cette époque porté aux nues, un vrai motif de grande solitude encore de nos jours.
là non plus, je ne comprends pas bien (d'abord, je me suis demandé si tu parlais de Louis, ensuite, le "frère de ceux qui commandaient" me parle peu) ; par contre les cadavres impudiques qui encombrent, c'est très chouette
Le Cne Louis Perrin
c'est quoi un "Cne" ? (chef d'escadron serait plus clair)
Cne : capitaine. Un chef d'escadron est un commandant, soit le grade du dessus.
à la peur et …
espace en trop
Vu ! Je le flingue !
A la fin du conflit,
j'ai démarré un Giono chez Gallimard imprimé en 1984, pas d'accentuation sur les À (Cf commentaire précédent !)
Claudius a eu la grâce de nous éclairer à ce sujet, sous "L'homme qui n'aimait pas le démarchage téléphonique" :
Bonjour Thom
Pour accentuer la majuscule ou certaines lettres, il faut appuyer sur la touche Alt et sans la lâcher taper 3 ou 4 chiffres, puis lâcher le tout.
Les codes des lettres les plus utilisées sont :
À 183
É 144
È 212
Ù 235
Ç 128
Pour complément d'information et autres lettres comme les Î ou Ô, voir le lien ci-dessous
Lettres accentuées (https://www.lalanguefrancaise.com/general/ecrire-majuscules-a-e-i-o-u-a-e-i-o-u-a-ae-ae-c-e-e-oe-oe-u-extension-chrome/#Comment_ecrire_A_E_I_O_U_A_E_I_O_U_A_AE_ae_C_E_E_OE_oe_U_sans_Chrome)
À savoir que pour ceux qui utilisent Chrome il y a une extension spéciale à télécharger (elle est accessible dans le lien ci-dessus)
;)
Il se montrait tout aussi stoïque devant les explosifs changements du monde qu’il découvrait :
il faudrait une petite transition pour bien montrer qu'il est de retour
Oui, ça manque.
bien éloignés de la liesse
pas convaincu par "éloignés de la liesse"
A bien le relire : moi non plus !
Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait,
là encore imparfait + passé simple dans la même phrase (avec le même sujet) me turlupine
Le cumul est interdit ? Emploi pour une action brève : il descendit, mais il arborait : action continue. Pas possible ?
Les yeux clairs s’embuèrent,
là encore, avec un passé simple, je me demande : les yeux clairs de qui ?
De Louis, pas clair à l'inverse de ses yeux.
La vapeur, qui se dissipait dans de rampantes volutes, lui rappela le gaz moutarde et son odeur d’ail et de caoutchouc mêlés qui s’engouffrait comme un serpent dans les caches souterraines pour atteindre les soldats terrifiés. Louis la cherchait du regard,
le "la" renvoie grammaticalement à vapeur
C'est très juste.
Ils arrivèrent dans sa chambre, louée à une bourgeoise pour qui elle confectionnait
mettre "Line" à la place de "elle" ?
Oui, là on peut.
des chapeaux à la mode qui trotte dans un atelier à trois pas.
la mode trotte ?
Expression qui remonte au minimum au XVIe siècle, "à la mode qui trotte"; charmant non ?
due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa faible surface.
surface vitrée ?
Même pas : l'immeuble d'en face ! Mince, pas bien rendu.
De temps à autres, elle s’occupait des gueules cassées
ce "elle" renvoie à Line
Oui, pas évident ?
ne traitait que ses poumons. Il n’apportait ni réconfort, ni traitement
répétition
Ah oui, bien lourd celui-là
Line qui préparait le café qui embaumait un peu trop la chambre,
embaumant ? (pour éviter le qui / qui)
Bien vu ! j'en flingue un !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
ce passage est plus "visuel" moins général, avec un passé simple qui a du sens ; j'aimerais vivre un peu plus d'événements "directs" plutôt qu'une narration "globale", dommage que ça s'arrête si vite.
Certes, mais me suis trouvé contraint par le format que je voulais court.
Il se décida rapidement : demain, après son départ, il se donna ordre de tout nettoyer
il se donnerait (?)
Je me souviens avoir buté sur cette correspondance, je vais revoir la phrase.
Au global, l'écriture est fluide, la narration bien construite. Comme je le disait au-dessus, j'aurais bien aimé que tu nous fasses vivre des choses de façon plus directe, plus proche de Louis. Comme le moment où il est maladroit avec la bouilloire. Je pense que ça permettrait au lecteur d'entrer plus en empathie avec le personnage, de le "voir" mieux.
C'est un beau texte, émouvant.
Mille mercis Remi pour cette relecture attentive et bienveillante qui me rend vraiment de grands service et dessille mes yeux sur un bon nombre de maladresses : pour certaines, je m'en mords encore les doigts !
[/quote]
Salut Thom,
pour certaines, je m'en mords encore les doigts !
garde tous tes doigts intacts, c'est pratique pour écrire ^^
Alors, je reviens sur certains points :
Je vois deux fléaux : la guerre et la grippe espagnole. Ça ne colle pas ?
sur le fond, oui, ça colle.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Sur la forme, le terme "second" me plait plus, car dans la phrase d'avant tu ne parles pas du fléau de la guerre en tant que telle, mais de la gestion Française de suite de la guerre. "autre" fait vraiment terme de liaison, je trouve ; "second" fait une liaison moins forte, c'est mieux, je trouve.
Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde
tu ne parles plus des jeunes, du coup...
Oui, encore vrai et là, je ne sais si je trouverai quelque chose...
Le faire en deux phrases ? "La guerre avait décimé les forces vives des nations, le virus foudroya 50 millions de personnes, essentiellement des jeunes à nouveau".
(souvent quand on coince sur ce genre de problème, opter pour la reformulation, pour le découpage en plusieurs phrases, ça peut marcher)
Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire
emploi PS pour une action brève dans le temps, au sens de "il constata".
oui, mais on a déjà cette information que sa carrière militaire est finie, du coup, ça fait un retour dans le passé.
Exemple de bug (j'exagère pour mieux expliquer) :
"Les parasites avaient dévoré sa récolte de poireaux.
...
Rémi planta ses poireaux dans la terre humide"
(on attend "avait planté" ; du plus-que-parfait, le passé dans le passé)
=> ici, "avait vu..."
Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire : sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné, la lumière vive lui étant insupportable. Sa main droite avait été profondément brûlée par le gaz : des cloques apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement ses muscles.
idem ici, je pense qu'il faut le plus-que-parfait :
"Louis, gazé en août 1917 en Belgique, avait vu sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire : sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné, la lumière vive lui étant insupportable. L'attaque chimique avait été sans pitié : sa main droite avait été profondément brûlée par le gaz : des cloques étaient apparues et s'étaient réunie, l'avaient démangé jusqu’à la folie et étaient venu ronger lentement ses muscles."
Mais il reste un problème : tu as une narration générale "Louis, gazé en août 1917" et un moment précis "sa main droite..." ; il faudrait une transition (je l'ai mise en italique ci-dessus) pour entrer dans ce moment précis.
(bien sûr, je ne veux pas réécrire ton texte, j'essaie juste d'illustrer ces problématiques de temps utilisées par l'exemple)
Certes, mais pour brève qu'elle fut, si elle se termina comme on sait en 1871, on s'y réfère souvent comme la guerre de 1870, non ?
c'est vrai, j'aime bien chipoter, hein ! :D
C'est en effet mal dit et empêtré dans la longueur de ma phrase : c'est la confraternité des belligérants, soldats français et allemands finalement unis dans le même sort et éprouvant les mêmes sentiments mêlés vis-à-vis de leurs supérieurs.
la nouvelle version me semble mieux
Pour "Cne", tu peux laisser, cela dit, ceux qui ne connaissent pas les abréviations des grades seront paumés (comme moi) ; pas très gênant, on comprend que c'est un grade
Ils ne trouvèrent là que des survivants, des blessés et des invalides, bien différents des va-t'en guerre qui partirent en août 1914.
étaient partis (encore le pqp)
Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait,
là encore imparfait + passé simple dans la même phrase (avec le même sujet) me turlupine
Le cumul est interdit ? Emploi pour une action brève : il descendit, mais il arborait : action continue. Pas possible ?
sur ce coup-là, tu as raison
Expression qui remonte au minimum au XVIe siècle, "à la mode qui trotte"; charmant non ?
effectivement ! je ne connaissais pas, merci !
Line y installa Louis, qui trouva un confort immédiat à sa pénombre, due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa modeste taille.
le problème vient du triple "à"
J'avais compris que la pénombre venait de sa modeste taille...
ce passage est plus "visuel" moins général, avec un passé simple qui a du sens ; j'aimerais vivre un peu plus d'événements "directs" plutôt qu'une narration "globale", dommage que ça s'arrête si vite.
Certes, mais me suis trouvé contraint par le format que je voulais court.
C'est surtout une question de point de vue de narration. (par exemple, dans des deux premiers paragraphe, on est avec Louis, le troisième on entre dans la généralité, Louis est juste présent dans le "dont Louis")
Un second fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919, mais dont on parlait peu pour ne pas peser encore sur un moral déjà bas : la troisième vague de la grippe espagnole. Masques, lavage des mains et quarantaine étaient recommandés aux plus fragiles, dont Louis. Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, puis diminua, repu, pour s’être heurté à l’immunité collective. Il devenait dès lors clair que certains devaient mourir pour que d’autres survivent…
tu pourrais raconter la même chose sous l'angle de la peur de Louis (ce n'est qu'un exemple, hein, ne réécrit pas ton texte)
Je reviens sur l'utilisation des pronoms :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Sur ces deux paragraphes, tu ne réutilises pas le nom de Line ; d'une part ça la rend moins présente, d'autre part, on perd en fluidité (tu fais appel à la mémoire du lecteur : qui est ce "elle" ; bien sûr on comprend très très vite, mais c'est pas immédiat, il y a une fraction de seconde de questionnement qui nous sort un peu du texte)
Voilà, j'ai encore ultra chipoté, suis rentré dans les détails des détails... j'espère que ces remarques te seront utiles aussi.
Au plaisir,
Rémi