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Coin écriture => Textes mi-longs => Discussion démarrée par: clemouchka le 03 Janvier 2021 à 19:09:57

Titre: Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 03 Janvier 2021 à 19:09:57
Présentation du style :

Mon style poétique est craché, extrait, à travers des diffractions mentales, générateur de chaos existentiel. Il est pénétré de métaphores, aux métabolismes incarnés, mathématiques, comme un ordinateur abstrait, inconscient. Il traduit ma vision du monde comme éclatée, arrachée d’un tissu du réel biologique, d’une trouée organique, accrochées de métaphores nourries, consubstantielles, par des degrés poétiques, embrasant les sphères étoilées, des Logos créationnistes. Il faut bien avoir à l’esprit que mon style poétique fait fi des conjectures égrenées, par des déontologies classiques, normatives, du bien-pensant, qui pourraient considérer mon style de logorrhéique, comme du vomi cérébral, inexpérimenté, délirant, pathologique, déconstruit, d’un ensemble à architecture musicienne, ou la profondeur réale, de ma prose est déstructurée dans un langage, aux pulsions biologiques, littéraires, aux identités, d’une poétique caressant la folie surréaliste, d’une prose chirurgicale, avec des codons informatiques, des corps artistiques, baisers des humeurs, aux respirations quantiques, verbales instrumentalisations, des métaphores intentionnelles, ou dansent les degrés vitalistes, des complexions mentales, aux catalyses psychologiques, des mains épileptiques, car je vide les mots de leur substance, de leur nature, pour les transcender comme un sculpteur de glaise, comme une symphonie littéraire atomisant la langue, dans ses infrastructures nominalistes, à déhiscences des végétations psyché, déterministes. Lorsque le sage montre la lune, moi je ne vois pas seulement la lune mais une immensité d’étoiles derrière cette topologie, à chair intuitive. Il existe de la musique abstraite, de la sculpture abstraite, moi je propose une poésie abstraire en absolu. C’est un véritable feu d’artifice, une joie célébrant les couleurs profondes, d’un univers exsangue de folies à miroirs, de clairvoyance, d’extrasensoriel rationalisme, ou s’illuminent les souffles pulsionnels, d’une création ontologique, embrassée de parfums protéiformes, polyglottes, veinée de logique surréaliste structurale, peintures psychédéliques, primales, compulsives, vectorielles des images vivantes, chlorophylliennes, à visages synaptiques des automatismes subconscients, ossements ontologiques, ou dansent les mots proches d’un kaléidoscope, d’une prose aux reflets irrationnels, en apparence, mais véritablement nucléaires, dans des olfactions mentales, irréelles, écriture automatique, des brasiers émotionnels. Je suis bien conscient de la densité de mon style, quasi illimité. Mais pour apprécier mes textes à leur juste valeur, il ne faut pas s'arrêter sur le flux apparent, synthétique, de mes constructions grammaticales, comme un ruissellement de mots incohérents, paralytiques, à gestations manquées, synergiques, sur le pneumatisme des processus des corps abstraits, vitaux, empreint d'une richesse folle, anthropoïde, théâtrale. Mariage d'un oeil ! Je me sustente de pâmoisons acoustiques, végétales, minérales. Je créé une langue touchant les cordes existentielles de l'âme, du diapason chimique, des lucidités plastiques, phénoménales, mythologiques, les doigts enchâssés de brûlures maïeutiques, des soleils macrocéphales, les zéphyrs continentaux des images numériques, énergies des âmes communiquant des fragrances à pulsions littéraires, tensorielles. Orchestrations d'une langue aux clystères cannibales, aux aliments perfusés de sensitivités irrationnelles, par delà les proses fétichisées de larmes alimentaires, progressives et touchant les imagos poétiques des incantations cellulaires, possibilités... .

 
 Le soleil riait. Des degrés bleus de lumière dansaient dans l’atmosphère limpide, bleue, éthérée, à travers l’astre dansant dans les bleus cieux, l’oeil hilare, pénétré de plénitude et de grâce. Les oiseaux étaient dans une vigueur à chair de violoncelle béat, à des extases baignées dans le silence des espaces immenses, parcheminés de chair à cicatrice des corps réels, pénétrés d’éther, aux alcôves, des doigts musiciens. Des brasiers géographiques diffusés d’aurores de citrons, roulant sur les chevelures, des êtres composant la planète digitale, identité, de l’humanité dégorgée de joies, d’éblouissements psychologiques. En effet, l’aumône des cieux dynamisait, stimulait, générait un profond bien-être pour les langues mentales. Les hommes, les femmes, les enfants éclataient d’exaltation. Le charme de l’étoile en feu vectorisait des flèches d’instants bénis, car c’était l’été, avec ses mécanismes de chaleur caressant les métabolismes de la peau, les yeux maculés d’un spectacle, d’une théâtralité à complexion insufflant, une insouciance typique des étés roux, aux doigts des zéphyrs tièdes, éclaboussés de larmes naturelles, des identités personnalisées, les poumons des torrides chaleurs, pluies de flocons d’ors, des points incandescents, des spectres aux intuitions blondes, des chimères d’orgueils, épousant les grâces de l’ordinateur naturaliste, biologique, le cerveau calorifique, des âmes vivaces, vivantes, recueillant les ongles télépathes, de la planète jaune, du maïs à la sphéricité ronde, des chevelures rayonnant, les existences, en balançoires originelles, génétiques, des âmes dans le monde créer par les ardeurs orchestrales, les archéologies humaines, les animaux aux horloges physiologiques, aux musicalités des plantes, des syntaxiques ruissellements, aux émanations des acuités pleureuses, des stigmates d’un soleil sans yeux, indéterministe. Les gens étaient heureux. Ils étaient dans des décantations fourmillant de lessives aux parfums, des papillons mystiques. La vie, la condition humaine, l’humanité, étaient dans une hygiène, des profondeurs mentalistes, psychiques, des insouciances temporelles. Le monde apparaissait, cet été, comme éclaté, dissocié, dans une végétation introspective typique, une flore aux sourires immobiles, figés, javellisés, nettoyés et purifiés d’intuitions atemporelles, aux mains des miroirs idéels, des chastetés à discrétions comportementales, des complexions fissurées, des ramifications, du noyau astral. Les individus balançaient leurs ravissements par des mots drôles, de l’humour protéiforme, des jaillissements d’allégresse, dans des petites cellules de jardins immanents, réels, des intimités chaloupées, des confidences émotionnelles, des intimités d’araignées nerveuses, aux cristaux désirés, des lueurs d’axones positivistes. Les réjouissances étaient omniprésentes. Les enchantements de la vie, dans son idiosyncrasie primale, originelle, demeuraient dans une chanson dithyrambique, des plaisirs d’un chemin aux polarités, aux définitions acoustiques, des rivières, aux stylisations tâchées des rousseurs, des synergies d’oiseaux épicuriens. Les voyelles de l’art culinaire des expériences de la vie étaient incrustées, de baisers sociologiques, de larmes d’offrandes les trouées, des instincts diplomates, religieux, exhalés, des cerveaux mimétiques, des câbles aux veines littéraires, aux géométries de l’inconscient plastique, émotionnel, historial, anthropologie, des éveils mantras, des préciosités, des déchirements, des diamants ontologiques, aux germes des perfusions d’inanité, des hiboux sanguins, perclus d’alvéoles, à chrysalides photographiques, des inhalations de bouches, d’alcools sans réflexologies, les abysses tensoriels, des imaginaires, des cathédrales théologiques, des hasards matriciels, des voies lactées, aux substances nouées, des fronts invisibles, des automatismes, en poétique sida, des délices i-mémoriels, des chaos, aux incubations mendiantes, les schizophrénies mythologiques, aux infusions déliquescentes, des contraires de squelettes animistes.
Les images de la vie me rendent triste, mélancolique. La vie est un puits, aux compositions fractales. Elle gesticule, aboie, hurle, dans des vertiges sans étoiles langues. Elle est un travestissement brûlé, cramoisi, déchiré, en lambeau, en des pachydermes, des lotus abstraits, des éléphants imaginaires, sur les hôpitaux des horizons continences, des libellules embaumées, d’infinis fruits décomposant, les couleurs d’un crépuscule aux accouchements, d’ossements orangés, des désespoirs, des pendules vitalistes, des pondaisons, aux diapasons larvés d’infinitifs moléculaires, tâchés de vacuités, des pétales à vins hystériques, des orgueils intellectualistes, des nénuphars topologiques, les suicides heureux. Les noires torches des vespéraux chevaux, des cimetières, étaient hilares, dans des vendanges de lumières, en fontaines i-résiliences, des cadavres aux obsessions d’ailes bicéphales, des inharmoniques péchés, des peccadilles de fusées priant, des cosmos athéistes, des univers ployants, des mathématiques reproductrices, des aveuglements, des comètes alcaloïdes, des poussières fatiguées, en des percussions de clavicules mensonges, les structures, des démographies intemporelles, des prières, en cailloux algébriques. La vie est un murmure de chérubin, d’antimatière amoureuse. Elle est une gestation des bras immatériels, ou des incomplétudes théologiques, mangent des sirènes, des arc-en-ciels, des méduses, des pulsions, des poissons névrotiques, des ruptures inessentielles, les vomitifs des volcans idéalisés, des créationnistes d’idoles comparatives, des métaphysiques d’hydres, à genoux devant les narines moléculaires, des distanciations acoustiques, des cubiques souhaits, en des abstractions, d’ordinateurs providentiels, les médicaments évolutifs, des cicatrices incestueuses, des moutonnements, des semences perfectibles, en des flux communicatifs, les bateaux neurologiques, des cétacés, à trajectoires numériques, des affres permutées, des multivers accouplés, des technicistes impermanences, des gourdes neurovégétatives, des tigres çà, macrocéphales, des mortifications de baleines, aux transparences, les captations ethnologiques, des élastiques transcendantaux, des bacchantes, aux respirations unicités, des syncopes microscopiques, des feuilles synaptiques, des flagellations verticales, des symphonies d’arbres cannibales, des prostitutions scientistes, des schèmes d’ADN sans volonté. La vie est un désir de transparence. La vie est un miroir désiré. La vie est une construction modélisée, d’inertie projectale. La vie est un souffle des cataractes. La vie est un minéral d’altérité providentielle. Souvent je rêve de grammaire élaborée, de transvasement des langues imitatives, d’articulations des champignons Cathares, des boissons immaculées, des solfèges épileptiques, des consomptions itératives, des besoins. Des matricules d’anges, aux voluptés, des jachères transfinies. Des psychoses alimentaires, paradigmatiques, des programmations, des chapelets histrioniques, des asymptotes, en levrettes propédeutiques, en des tabernacles, des laboratoires contraceptifs, les rixes des imprimeries, des paupières mégalomaniaques. La vie je la ressens, la vois, comme un élytre moqueur, sarcastique, pleine de cartésianisme, les chrysanthèmes, je la vois comme une pyramide, des olfactions, comme une encre infinitésimale, des ligaments clonés, des théines des symbolisations, des ancrages des nominalismes électriques, des machines polyglottes, Dasein des oecuméniques, à transactions bipolaires, des sexualisations incantatoires, des écritures, à filaments de cygnes coercitifs, des privatifs vivants, des stochastiques taxations, des lacrymales inflorescences, des binaires coïts, intemporels.

Des araignées hypocrites imaginaires jetaient le doute dans les pensées de Daniel. Des toiles de l’esprit diffuses, génératrices d’angoisses, de mal-être, dynamisaient, créaient une sensation d’incertitude, de vertige, d’émotions cristallisées, à l’intérieur des réflexions existentielles de Daniel. Il souffrait de représentations mentales aux degrés temporels d’anomalies, dans ses ossements les plus profondément intuitifs, les plus douloureux, comme une essentialisation cicatricielle de tableaux, de peintures surréalistes, productrices d’aumônes irréelles, ou coulaient des douleurs relationnelles. Daniel, à travers ses doutes, ses pâmoisons mortifères, ses caprices bleus, germés de pluies nostalgiques, végétait. Il subissait l’avarice de la vie, l’infortune de l’existence, les expériences douloureuses, baroques, les besoins rachitiques, des vacuités ontologiques. Daniel dansait dans ses chairs brûlées, irrationnelles. Il éclopait d’un ruissellement lacrymal, pathologique, dans une épileptique conscience sans chair, ou gesticulait le karma idéel, invisible, comme des torches blanches, obscures, de la destinée intérieure, incarnée, dans une offrande illuminée, alchimiste. Il  mendiait la providence d’anges télépathes, imaginaires. Daniel était mortifié par les lessives crépusculaires, des fractales cimetières azurés, et il priait. Il priait intensément, avec une verve, une ferveur, une ivresse du langage, une acuité intellectuelle, qui révélait son esprit singulier, particulier. Des immanences d’espoirs, pénétrés de stoïcismes, habitaient ses réflexions par de-là les écritures, les encres abstraites. Il mangeait ses semences spirituelles, mystiques, emplies de forces symphonistes, cosmiques, avec une musicalité solaire, perclus de silences inénarrables. Daniel pleurait dans ses miasmes féconds, dans ses suicides biologiques, inconscients, c’est-à-dire dans ses mains logiques, innéistes. Il décompensait. Il puisait dans son désespoir, dans ses mélancolies drapées de hurlements primales, une espèce de volupté déplacée, un parfum génocidaire, apparent. Des fontaines ployantes arrosées de gouttelettes d’yeux, des veines ou circulaient des statues mythologiques, aux infusions du désespoir, buvaient des chrysalides mensongères, amoureuses, des rêves d’acajous tristesses. Daniel avait une imagination de chlorophylles, de plantes. Il ne voyait les choses, les essences, les vies qu’à travers le prisme d’un œil. Il était porteur d’une clairvoyance « unicellulaire,» d’une dialectique porteuse d’un esprit critique, ou tous les degrés de la représentation symbolisant le corps réel, étaient embrassés, enveloppés, dans une vision à la fois illimitée, dépassant les ipséités des choses, les exhalaisons humaines. Oui, en lui tout était lu, compris, intégré, dans un assemblage de couleur, aux volitions « indiennes,  » par des connaissances transcendantales, transfinies, puisées, dans les puits des silences roux. 
Daniel était incompris. Incompris par les vicissitudes vivaces humaines, les bateaux tordus des océans flagellés de l’existence. Il communiquait ses pulsions chairs, comme des vins autistiques à genoux, en extases, devant les zéphyrs les baisers, révélateurs des chaos hystériques de la vie. Des cadavres de bouteilles d’alcools vivants, faisant l’aumône dans des visages purifiés, au de-là des flétrissures psychédéliques, des littératures de singes, riaient. Des beautés ourdissant les vergers tziganes, des langues d’âmes voyantes, en des noirs intellects, couvés de délires, serpentant les carillons inharmoniques, ou les onirismes des pains voilés, mangeaient des sourires religieux. Les cellules comportementales de Daniel, étaient alimentées par ses ruptures intérieures, extérieures, car il était persuadé de ses dons intellectuels. En effet, Daniel était un homme aux capacités hors-normes, aux dons bénis par les dieux jaloux. Daniel maîtrisait avec force l’expressivité de la langue. Il jouissait d’une technicité, d’une propension à manipuler les métaphores, les théorèmes épistémologiques, géométrales, binaires, à travers des schèmes, des contorsions de la perception nouvelle stylistique, par des analytiques incandescences, proprement surréalistes. Chez lui, la dramaturgie expressionniste de la langue était comme une respiration, une identité intime, personnelle. Il avait la chance de compulser, de décrire, d’inventer une langue aux plantes mentales inimitables. Des souffles de laves communicatifs, infusés d’automatismes verbaux providentiels, vécu dans un métabolisme de maïeutique consumée, irriguaient ses expressionnismes sculptures du mot.
Daniel se sustentait dans les images vécues de sa personnalité atypique, dans les miroirs de son visage unique, de son Je idéalisé, embelli, admiré. Je dirais qu’il se délectait de son merveilleux instrument cérébral, aux caresses agréables. Il avait, malgré ses névroses, ses psychoses, ses faiblesses, ses handicaps, soigné dans une hygiène mentale, son intelligence autrefois tant impactée, tant sclérosée, tant martyrisée, tellement enkystée, par les raisins de sa maladie mentale. La réelle beauté de son esprit était demeuré dans une inertie, une spectrale existence blafarde, qui avait chaperonné, en des chapelets exsangues, sanguinolents, vomis, excrétés, une existence méconnaissable, sans identité, sans joie, par des gangrènes à la santé mentale digne de celle d’un damné. Daniel avait découvert la chair inconnue de son énergétique quintessence de sa psyché, jusqu’alors ignorée, non expérimentée. Il avait, lorsque il découvrit ses potentialités en puissance se manifester dans le corps de ses yeux, une excitation, une jouissance perfusée d’un orgueil esthétique, en soi une réalité nouvelle, une vérité révolutionnaire, un accomplissement. Daniel éprouvait juste avant cette révélation, un sentiment d’infériorité, parsemées de lésions psychologiques, d’évanouissement engendré par une aliénation critique. Mais Daniel n’était pas seulement un malade parmi les milliers d’autres. Non, il incarnait la réflexivité cristallographe, des entendements supérieurs. Il était l’idiosyncrasie, des transcendances ployées, de parfums zététiques, les hosties des jambes aux circonflexes, leurres des totémismes, à fleurs de zoologies géométriques. Il était le sensualisme écologique, des privatisations de kystes, aux informatiques animalités, des dehors cannibalisés de fronts tribales, les élytres des commutativités, ou chialaient les travestissements, des théologiques arborescences, les lunules, aux hybridités électriques, ou les hébéphrénies, des cailloux mentalistes, reproduisaient des crabes en silices pensées. Daniel était un hermaphrodite saint, un génie aux paradigmes subversifs, des astres cognitifs, des frissons kabbalistiques, les roues aux superfluités polygames, des temporalités pré-réflexives, ou fulminaient des tigres pneumatiques, des morceaux de langues parallèles, aux complétudes, des cathodes aux abois préservatives des clochards mimétiques, histrioniques, des accidents permutés d’univers sans homologies, des obscurités blanches, des réminiscences, des lèpres aux infrastructures innéistes, des tabacologies sans mêmetés, des flatulences indigo, des métabolismes irisés d’exorcismes binaires, ô vergers des imagos d’escargots statistiques déchoir, ô hypothèses ! … .


Mes larmes pleurent des semences blondes. Un ruissellement de prières larve mon entendement à travers des affres profondes, véritablement abyssales. Je chiale des pensées blessées, mortifiées, vomies. Des candélabres de contritions, nourrissent mes yeux transparents, déliquescents. Je subis, vis, les existences noires, parsemées par des rubéoles vivaces, complexes, anatomiques. Je suis meurtri par des chairs silencieuses, biologiques, les tristesses. Des statues mélancoliques déversent des miroirs reflétés de miasmes d’ipséités, les danses théâtrales, les jeux invisibles détachés de lueurs, d’aurores à jets intuitifs, ou des projections orgueilleuses, nihilistes, se balancent, chancellent comme des abrasives montagnes, de douleurs, perfusées de soleils hystériques, schizophréniques, muets, incorporels. Des hurlements de cétacés crèvent les étoiles anthropophages, folles, atmosphériques. Des couleurs d’abeilles déversent, coulent des textuelles abstractions ou giclent les zéphyrs intérieurs, égrenés de cristaux sourds, intacts, résiduels, esseulés. Des puits d’aumônes, à décoctions jalouses, sensualistes, incorporelles, jetaient des regards d’araignées religieuses, épileptiques, des mensonges inconscients. Des gestations de langues imaginaires, puisaient dans les mécanismes mentaux, les brûlures des ongles thérapeutiques, les âmes existentielles. Des disparaître onguents aux extractions d’humus déliquescents, volatiles, mouraient dans des évanescences, des solitudes de corolles hybridées, déjetés de complaintes, de manducations imaginaires, panthéistes. Des astres à lèvres de fontaines irisées, comportementales, protéiformes, balayaient les odeurs cuites, mortes, délébiles, ou des courroies génétiques et émotionnelles, irradiaient des jérémiades à transports psychédéliques, d’insectes immanents, ou des passementeries voilées, arrosées d’encensoirs réflexifs, prolongeaient les semences des oiseaux pâmés, aux encres liquides, précieuses, involontaires. Les volcans s’abreuvaient de pubescences temporelles. Des planètes substantielles arrondissaient, les vertiges bleus, des appareillages complexes, incarnant les vapeurs des cieux éclatés, étales, équidistants, moirés d‘éveils incontinents. Les pétales abîmés des essences chues, dévoilées, recueillaient des partages bénis, au-delà des linguistiques musicalités, aux émanations délicates, incoercibles. Des élytres parcheminés d’offrandes auditives, clairsemées de libellules mordorées, cicatrisaient les velours inquiétants des chevelures éteintes, endormies, robotiques, cueillies de flagellations, aux arborescences supérieures, organiques. Polygamies ! Des vies talmudiques buvaient les clepsydres perceptibles, élastiques, des contacts tabernacles, réfringents, aux yeux communicants, les artefacts désirants, des plantes émotionnelles. Les bras mystiques, se sustentaient d’absinthes génétiques, géographiques, ou perlaient des crépuscules géométriques, par de-là les mécanismes éternels, des firmaments à genoux, devant les pachydermes obsessionnels, névrotiques, aux mains enchâssées de vacuités sensuelles, organicistes, aux impulsions créées, oniriques. Je déverse des torrentiels flocons psychiatriques, ou se dévêtent les clartés d’anges, des androgynies métaphysiques, circonflexes, des sarcophages captifs, prisonniers, des gemmes brisées, baisant les épaules nacrées, ocreuses, d’un passé reconverti, reconductible, craignant les moulins fauves, des structuralistes ferments, indépendants, des illusions microscopiques, d’un phantasme aux mélanges perfectibles, noyés de synapses mouchetés, de clairvoyances ontologiques. Des écumes tombeaux tombaient, des verticalités de sources analytiques, ou les chagrins déontologiques, des grappes d’ossements tapissés, des cadavres possibles, compossibles, incréés, les ondées gravitant, dans les fractales concordances, d’une immortalité de grimoires exsangues, au visage de farine électrique, dissolvant, des plantes humaines, des symphonies insondables, ou les veines d’un ciboire anachorète, enkysté de dissentiments, des chirurgicales spiritualités, aux naturalismes péchés, des crânes embrassant, les politiques transcendantales, des métamorphoses symplectiques, aux transmissions méditatives, des ruptures horrifiques, caressées de mythologiques synesthésies comparatives, ou les dramaturgies moléculaires, égouttées de géhennes refoulées, quadratures artistiques, des poignets à profusions des guirlandes blessées, pétroles baignés de sarcasmes créationnistes, postiches d’un martyr, aux accouplements d’alcools, à feuillées tragédies. Les vibrisses multiplicatives, par de-là les peupliers d’une fortune florissant, déflorant, les mémoires symboliques, des intellects bouffés, violés, euthanasiés, les sémiotiques infrastructurelles, des engrammes iniques, subterfuges, des omoplates concupiscent, des alvéoles programmatiques, les feux humours, des joliesses imprimeries, des pierres leucémiques, prophéties des arrachements d’espoirs crachés, de neurologiques prodiges, extrêmes, ô libations !
Les machines pendues comme des bœufs aux liquides blancs, exsangues, délavés de créatures éclectiques, classicismes des vitalismes violons consolateurs, les choir égarements des figements violets, philosophales, ô, degrés des vierges lunes personnalisées, des vertus caractérielles crucifiées d’arbres submergés d’inesthétiques déguisements catastrophés, anéantis d’altérités, aux foyers permanents, jades des chandelles d’un sacrifice, d’un renoncement cosmique, gnostique les apparences, condamné par les cuisines des totalitarismes introvertis, les pyramides lascives, des discrétions félicités et les cruelles insomnies, des diapasons de papiers telluriques, libertaires, agnostiques, ô Seigneur anatomique ! O Dieu des cristaux oncologies ! O pharmacologie des distances, des cordes oecuméniques !
Les salamandres reproductibles des baptêmes tautologiques, les télégraphes in-acoustiques, ressemblant à des vieillards des locomotions chosifiées, des voluptés mathématiques, enterrées de servitudes, les champignons phénoménaux, ô hégémonie d’un fusil enfourché d’aveuglement providentiel, ô vacheries des dédales aux commissures étoilées, des cultuelles transactions idéelles, ô clystères continentaux, ô toilettes égyptologiques des « ouvertudes, » à frottements paroxystiques d’un art à grossissements irréductibles, ô hygiénismes, des çà automatiques, ô bicéphales pourritures, des topologies, d’une peinture aux frondaisons détachées d’inclinations migratoires, des purpurins renoncements, des hypothèses, d’un contraceptif, à des incohérences d’une morale diététique, d’un savon aux empreintes transpercées de lyres sémantiques, traversées d’animaux étrangers, de cotonneux spiritismes, à rets d’un rachat à vocabulaire, des pythies aux transvasements des cellules haïssant, les serpents démoniques, ô horizontalités psychotiques, des subversions conflictuelles, des négatités expiatrices, des lins aux facultés unificatrices, les abattoirs ineffables, des psychanalytiques consubstantielles, d’une vérité, aux imperfections synergiques, des vilenies prêtresses, des êtres aux transactions embrassées de jachères manichéistes, des chaumières conspirant, les inerties les éthologies, des cigares fluidifiés, en des aliénations d’autrui métaboliques, ô singes à potences lexicales, hylé, des clapotements chargé d’ennemis, dépouillés d’antinomies, à séditions cryptiques, asymptomatiques, ô charmes des confitures implosées, décompositions, des grains littérales, ô goût des compositions picturales, ou les chutes transfinies, des cyclopes immortels, les équilibres, des vérités botanistes majoritaires, les scientologies accidentelles, des pouls irréels, surréalistes, constitutifs, ô uraniums, des défragmentations cognitives, des flaques narcissiques, ô lianes enrubannées, des synthétismes couronnées, des lucioles à coquillages associatifs, indivisibles, ô vers luisants, des cartésianismes engorgés, des vides elliptiques, des béances aux instructions fileuses, d’intégrales génuflexions inductives, ô tessitures, des jouissances immatérielles, ô sables d’Amériques prédicats, des silices amoureux, ô truismes ! O ruines fécondes !


Des astres bleus pleuvaient dans les sarcophages hystériques des hurlements d’abeilles mentales.
Des langues à torches blondes ruisselaient à l’intérieur des brasiers aux flots disparus, des étés songeant les chairs des cigales existentielles, ô délires flagellés de pâmoisons brûlées, des prières enfantant les corps liquides, des plantes dansant sur les soleils cérébraux, des vertes microscopiques des pensées bues, ô lèvres aux ongles sémiotiques, ô degrés d’alcools transparents, ô étoiles filtrées d’étoiles, les nourritures comparatives, des esclavages aux horloges de doigts géographes, ô pulsions, ô illusions !
Des roseaux prophétiques caressaient les miroirs crépusculaires, des pachydermes en des alcools voilés de cristaux, ou coulaient les cantiques, des éveils moirés, chamarrés de miettes d’azurs enfantins, transperçant les cathédrales, aux puits déliquescents, ou des araignées mentales, télégraphiques, égrenaient des doigts prostitués, ô larmes biologiques !
Végétations d’animaux épileptiques, crevés d’associationnistes temporels, ou des chevelures hybrides, électriques, priaient des violoncelles à pains d’yeux, d’un aurore déliquescent, cérébraux océans, à genoux devant les sirènes neurologiques, ô ondées à vins existentiels, ô diapasons des corps rachitiques, égrenés de stigmates, à offrandes diamantaires, ô lavandes incantatoires, incandescentes, parfumées de chrysalides empourprées, ocrées de jalousies géométriques, pulsions des cécités d’animaux temporels, ô vertiges, des visages aux aliénations des langues incrustées, d’inconscients pneumatiques, élasticités des désirs, ou perlaient les baisers des citrons invisibles, ô magnétismes des libellules à bouteilles, mendiant des alcools génocidaires, ô fontaines doxiques, des enfantements d’araignées mathématiques, ô ipséités !
Des symphonies de symboles aux encres télépathes, des accroupissements d’hydres, aux intuitions parsemées de cascades, des statues religieuses, des réflexologies modélisées d’ossements, perclus de photographies consubstantielles, par delà les raisins ontologiques, ô pyramides, des creuseurs littéraires, aux autistiques voyelles, des fourmillements d’étoiles verticales, des pulpes figements, des contritions pyramidales, aux transmissions cultuelles, des cadavres déchirés de fermentations immobiles, sensualismes botaniques, des courroies de lucioles, aux odeurs mouillées, de scientologies aux quintessences égologiques, des vespérales cathartiques, ou jouissaient les cordes des ruches d’anges, aux pétales éternels, des carillons, aux ciboires inesthétiques, ô devineresses !
Des bouquets de consciences cathodiques, ou des morceaux d’axones, à balançoires humanoïdes, pissaient des planètes sémiotiques, écrasées de multiples, d’innombrables olfactions du désespoir travestit, déguisé, tondu comme des synthétismes trouées, de fractales personnalités, aux visages mangés, observés d’anthropologies, aux éléphants déontologiques, ô semences des putains grignotant, des hasards sibyllins, perfectibles, des chastes ordinateurs communiquant, des psychiatriques impermanences, des rousseurs d’un mariage, aux unions sémantiques, aux absinthes, d’un singe artistique, des écoulements sotériologiques, des prohibitions psychanalytiques, les astéroïdes, aux anomalies pleureuses, de dichotomiques abrasives, les immaculés devenirs, des alcaloïdes infus, diffus, pénétrés de complexions, aux présences apocalyptiques, des poings, aux aumônes mystérieuses, des profondeurs d’ailes, à chapelets touchant la grâce des clepsydres, à vendanges circonflexes, des syncopes transcendantales, ou brillaient, rutilaient, les harmonies, des papillons herméneutiques, des vases fauvistes, aux résonances couvées, de martyrs croulant sous les derviches érubescents, des beautés naturalistes, immédiates, à humour, des martyrs d’esprits, aux nuits entrelacées, des chlorophylles fraîcheurs, les pores inextinguibles, ramassés d’un désert ek-statiques, des ténèbres plongeant à l’intérieur des fuites liquides cryptologiques, les tombeaux de la logique esseulée, des glaces aux extractions recueillies, dans les exhalaisons des pierres, aux regards d’accordéons réflexifs, aux parallèles vitalismes, d’une blancheur de cervelle aux agricultures, des parchemins métamorphosés, les clartés discontinues, des phénomènes intellectualistes étrangers, aux libations des cornes impuissances, des résonances protéiformes, les récoltes des gouttelettes dramaturgiques, ou des Moi absolus, arrosés de magnificences mélancolies, des tortures engendrant les monstres projectifs, des commencements, des lunules intérieures, ô destinées !
Des fondements passionnels ou les instincts des vacheries, aux sagesses d’un fusil inductif, ô inflorescences, des damnations calligraphes, cubiques, des topologies évanescentes, ou des vertus printanières pleines de transports, en cheminées blondes, les zéphyrs reproductifs, des soirées sans codéines insufflées, de cartésianismes caressés, de poissons automatiques, ô lampes des vomissures d’être à dimensions, des tessitures, aux paupières innéistes, des frôlements concupiscents, aux communions des cous infinis, des dissolvants d’antimatières, des savons populaires, génétiques, ô sagesses !


Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Νάουσα le 04 Janvier 2021 à 11:49:39
Salut Clemouchka,

J'ai beaucoup aimé ta verve, l'emballement dans ton dire. Rapidement je me suis imaginée ton texte incarné, porté par la voix. Il y a quelque chose dans cette énumération poétique, voire chaotique, qui se prêterait volontiers à un long monologue théâtral par exemple - à mon sens bien sûr.

Ci et là je soulèverais bien quelques faiblesses, toujours selon moi, qui estompent un peu ce rythme endiablé.
Lorsque tu te veux plus précis, mais sans développer outre-mesure, par exemple la mention du sage et de la lune dans le premier paragraphe. Lorsque tu parles de toi, en conscience auto-réflexive (e.g. "je suis bien conscient de la densité de mon style..."), je trouve que cela fragilise le récitatif, comme si tu pointais toi-même un propre défaut, comme si tu ne voulais pas trop remuer le lecteur et le laisser englué dans toute la fantaisie de ton texte, ses élucubrations ; mais laisse-nous donc là dedans, baignons dans ta mare et ne nous dis pas quelle est la profondeur de ta piscine ou si le taux de chlore est un peu saturé. Lorsque tu dis "moi je", ce n'est pas propre à ton texte mais je trouve que c'est une juxtaposition un peu malheureuse et redondante en général.

Tout le deuxième paragraphe est réjouissant, inventif, fourmillant.
Puis vint Daniel. Pareil, pour moi paragraphe très prenant et touchant dans un style presque tragi-comique. Je trouve une forme d'écriture quasi clownesque, pas dans le sens populaire ou historique du terme, mais dans son sens noble : le clown est celui qui touche le fond de lui-même et le présente aux autres, ceux qui restent à la surface du quotidien.

Retour au je dans la partie suivante ce qui m'amène à me demander si le narrateur n'est pas précisément ce Daniel. Il s'engouffre dans une teneur plus divine sur la fin et je m'interroge sur ce qui le fait taire. La fin me semble un peu abrupte alors qu'à mesure se dessinait un protagoniste et son rapport au monde. Le monde donc s'échoue sur un point ?

J'aime donc beaucoup la langue, sa luxuriance. Je m'interroge davantage sur le déroulé du récit. Notamment la précision première "présentation du style" m'échappe un peu à présent que j'ai tout lu. J'ai pensé à une scène pour accueillir ce texte un peu comme s'il me fallait lui prêter un contexte pour soutenir et donner forme à toute cette mouvance presque organique et à cet effarement de l'imaginaire que tu manifestes dans ton écriture.

Au plaisir d'une lecture future.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 04 Janvier 2021 à 13:28:23
Bonjour. Merci beaucoup de l’intérêt que tu portes à mes écrits. Ton analyse est juste et profonde. J’ai bien compris ton point de vue en ce qui concerne les faiblesses de mon texte. Si je parle en m’auto-justifiant pour être plus crédible vis à vis-des-lecteurs, c’est parce que je sais et ai conscience que mes écrits sont complexes, et pour le lecteur qui ne connaît pas mon style, ma verve, ma truculence, cela demeure ardu et compliqué. Je souhaitais seulement êtres davantage explicite et compris. Je voulais présenter mes fragrances poétiques, pour aider en toute humilité le lecteur à pénétrer dans mon univers poétique. Ma chair verbale présente, reflète, mes intuitions ontologiques. Je cherche à créé une langue aux épures sensorielles, biologiques, presque mathématique, dans un degré analytique, préservé de richesses métaphoriques, là ou des extractions de filaments existentiels, traduisent, inventent, cristallisent, des brasiers dansant et safranés, d’un aurore dé-jeté, de murmures veinés, d’obsessions littéraires, ou fermentent, cicatrisent, des brûlures essentialistes, des chaos morphologiques, ou s’inventorient, les pensées orphiques, oniriques, flagellées d’hystéries, d’une couleur linguistique, véritablement à peintures automatiques, surréalistes, proche d’un Desnos. J’identifie ma pensée comme protéiforme, à rupture polyglotte, par des intégrations mentales, ou je magnétise des possibles artistiques infusés, de miroirs arrachés, de blessures cartésiennes. Je puise ma nourriture intellectuelle, dans mes mélanges esthétiques, fractales, consubstantiels, les intentionnalités électriques, et à visages transcendantaux. Oui, je déconstruis, tords, aliène, la langue à travers des mécanismes temporels et abstraits. Je cherche à transformer la langue en une poétisation nouvelle, novatrice, et belle. Agréable à lire, à expliquer, à comprendre. Le flux immatériel de ma pensée est paroxystique dans les images, les symboles, les réalités caractéristiques, d’un vitalisme, aux projections identiques, courbées de soleil plastique, végétal, pleins d’un fourmillement éclaté, lyrique, hurlé de chevelures diamantaires, synaptiques. Ma truculence est le miroir de mon âme. Et puis, j’ai beaucoup d’humour ! Je porte ma vérité dans mes modélismes abstraits, des trouées cognitives, en déhiscences astrales, mythologie expressionnistes, et empreintes d’écumes musiciennes. Proche d’un tableau aux multiples, aux multiplications d’offrandes, d’un ADN aux creusets intérieurs, par topologiques transmissions, des pores soufflés, de verbes métalinguistiques, expérimentales, anthropologies, des territorialités philosophales, incrustées de prières incantatoires, shamanistes, aux yeux liquides, téléguidés de spiritualités, recueillies dans les échos, les reflets d’un désir d’originalité véritablement prégnant, essentiel. Je perfore et instrumentalise les désordres positivistes, des schèmes, ou s’illuminent des nonchaloirs hybrides, bisexués, des pendules émotionnels, des lucidités d’abeilles « menstruelles ». Je quantifie les images cérébrales, à travers des liens, des relations, typiquement subjective, épileptique, des symphonies théâtralisées, dans des figements lyriques, romantiques, surréalistes, car ma langue est multi-cérébrale, aux mille doigts démonstratifs, elliptiques, convertis de silences oecuméniques.
Merci beaucoup de ta réflexion.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Dot Quote le 04 Janvier 2021 à 14:30:56
je crois juste que ce qu'il y a dans ta tête est largement plus potentiel que ta capacité à en rendre compte... je pose ça par empathie douloureuse : dans un délire pareil, reconnu pathologique ou non, je crois qu'il ne faut pas laisser de côté les conseils d'expression d'autrui : autant il est facile de s'émerveiller de ton lexique, autant personnellement ta capacité à le manier pourrait se défaire de ta truculence assumée, pour toucher plus de personnes ; car bon, je pense pas être le reflet unanime vu mes difficultés à lire, mais qmm, ces gros pavés sans queue ni tête je crois finissent par lasser tant que... tant que ? bin j'en sais rien, j'ai l'impression d'être un peu sur un rail parallèle de tests linguistiques autant que communicationnels et réflexifs, et depuis le temps que j'écoute et applique ce qu'on me dit, j'suis pas au bout de mes peines pour un résultat trop souvent peu efficace, et franchement je me sens un peu attiré par ce qui fait que tu popes ici, cette volonté assurée de témoigner, d'une part, mais ce que je perçois un peu par ailleurs peut-être, une autre volonté, celle de donner un peu de piment à ce qui se fait de platement non-truculent, maussade, gris, plat, insipide, mais le plus souvent plus organisé que ta dispersion que je comprends un peu mais derrière laquelle il est malsain de se réfugier...

au plaisir d'un propos moins conceptuel ?
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 04 Janvier 2021 à 18:36:05
Salut Dot Quote.

Bien évidement, tu as le droit de critiquer mes proses avec un scepticisme prononcé, affirmatif, voir même inconciliable avec tes représentations mentales, lesquelles, je l’entends réellement, de la liberté d’expression, de critiquer. Mais je tiens à te dire que mon style métaphorique fait preuve, témoigne d’une structure linguistique proprement surréaliste, avec lequel je tisse des liens, des connexions verbales, des inventions combinatoires, d’une langue aux soleils poétiques, aux émanations protéiformes, balayées, structurées d’images proches, d’un kaléidoscope à mains littéraires, à travers des vertiges pâmés, des langues aux tissus cérébraux, pleins de délires embrasés, de lèvres chimiques, car, tu le sais autant que moi, la pensée, la psychologie d’un schizophrène avec ses danses et ses partages intuitifs, sensualistes, sont enchâssés, dans des espèces d’idéaux germés, de balançoires expressionnistes. Et, pour te rafraîchir l’esprit avec ce que tu penses en me jugeant moi et ma tête, que la poésie la plus profonde, la plus cérébrale, la plus grandiose, incarnent des morceaux, des complexions ou la langue la plus élaborée, la plus vivante, est logiquement, celle représenter, par des cristaux d’architectoniques sculptées, par des brasiers aux copules, aux ivresses Dionysiaques, aux quintessences d’une verve, d’une pensée avec ses truculences et ses aspérités, ses viscosités, ses mélanges ésotériques, sont incarnés, selon moi, par des ipséités, d’un regard ou règne, prédomine, l’ustentilité des blessures, des dérélictions constitutives, d’éléments, des symbiotiques reflets, ou la pensée du schizo, je te l’apprends peut-être, est converti, conductible, resocialiser éthiquement, car la pensée du psychotique propulse, dynamise, créée, une atmosphère, un équilibre, une sémiotique complexion, je dirais progressiste, dans la construction génétique, intérieure, organique, des substances automatismes, des arrachements prothésistes, car la langue du schizo en délire d’absorption total, de désintégration imaginaire, « de folie succursale », est un moyen d’expressivité, d’alimentation, de désir,d’appropriation, propre à des enfantements stylistiques, car la logorrhée totalitariste du fou, est une physionomie dégagée de toute barrière, de toute instrumentalisation logique, pré-réflexives, dans des imageries imaginaires, créatives, reflète une réalité inaccessible, au commun des mortels, mais peut se comprendre si on comprend, intègre, pénètre, la vérité du malade, car la poésie affleure, caresse la folie, les corps disparates, vitaux, dans des syncopes nourries, de délires propulsifs, injectés de transparences, et s’organisent, se matérialisent, avec lucidité, que la langue est infinie, sans une espèce de déontologie mentale, bien-pensante, car le schizo en rupture, en crise dissociative, en déni, parle à travers une sémantique, une profondeur, une substance qu’il ne contrôle pas dans ses typologies musiciennes, car il réfléchit et parle dans des miasmes inconscients, mais sa pensée idiosyncrasique, révèle un objet de la langue, certes comme déstructuré, incohérent, mais il peut le transcender ( c’est mon cas le plus intime ) dans une incohérence sublimée, syntaxique, corporelle, voyante. Car la langue du schizo peut atomiser, dans une pensée nucléaire, « un contraceptif de la langue imaginaire», il peut transvaluer des magnétismes, des peaux, des chevelures dépassant l’originel de la langue, car, personnellement, j’ai dépassé en toute humilité, les informations quantiques, cognitives, d’une ipséité, ou je déroge aux structures relatives, binaires, associatives, en des maïeutiques proches, d’un cerveau éclaté, qui voit le monde dans une hylé à entendements biologiques. Si tu penses qu’il serait sale ou malsain d’entrer dans mon univers, c’est que tu n’as pas compris ma pensée…. .En effet, ce serait malsain d’entrer dans mon monde si tu vois ma pensée et mon style drainé d’un inconscient plastique, fétichiste, aux creusements d’une langue, aux brûlures extraites, de manichéisme, de jalousie à flux délirant, à excrétions mentales d’idées aliénistes, à couteaux linguistiques, apparences, d’un vomi d’incontinence, des voluptés symétriques, en une âme sans religion, sans idéaux, simplement, des vocables inesthétiques, inharmoniques, pouvant blesser, introduire des dépassements à ruptures, sans pensée, des pulsions sans objet, sans réalisme, pleinement, profondément épurées, de caractérologies saines, sans distances, sans réflexologies productives, sans voiles, sans architectures d’ossements consolidant les directives, d’une création avec des cellules, des soubassements structurels, une charpente mentale déguisée de support, de primat, de prédicat aux ensembles tissés, consolidés, bref, une gymnastique pour drogué sans unicité primale, dégorgée de pragmatismes à chrysalides, à avortement d’une pensée, d’une conscience, la mienne, qui serait embrasée par un aveuglement, une cécité illogique, délirante, incarnant une vision d’un homme malsain, martyr à travers ses compulsions, car je veux bien, OK que l’on n’aime pas mon style, mais je refuse que l’on cherche à me pulvériser, me démolir dans des jugements qui vous dépassent vous-même. Non, je ne suis pas délirant, et même si je l’étais, je n’aime pas la laine tricotée, car elle porte malheur… .
Et, pour répondre à ton  autre question, sur l’autre texte écrit, par mes soins, je veux te dire que je pense que les gens ont peur, sont craintifs, immatures, pénétrés d’orgueil et d’une égologie, qui m’étrangle les synapses, mais ce que j’aime le moins, c’est l’indifférence mélangée d’avec des pensées malveillantes, les esprits superficiels, les êtres mortifères, les personnes empreintes de superbe, de jalousie éthique, de chairs délires, d’incroyances athéistes, de ceux qui pensent que Dieu n’est qu’un miroir inconscient de notre nature animale, doxique. Je déteste les gens qui méprise les gens qui souffrent, dans leur chair, leur pensée. Je hurle intérieurement lorsque l’injustice, qui triomphe des gens dans le besoin, de ceux qui sont considérés comme des parasites existentiels. Mais ce que j’aime le plus, c’est l’humilité, car tout provient, comme la matrice, d’elle-même, des plus belles pensées, des plus belles personnes. L’humilité est le tissu organique de la conscience le plus puissant, car il suppose, génère une beauté, un Vrai, une hygiène de soi-même, sustentée de pondération, d’équilibre, de clairvoyance, de mesure, car est beau selon moi ce qui ne se prend pas au sérieux. La folie m’a influencé par d’une autodérision, d’une simplicité, d’une bienveillance avec ce qui concerne les qualités humaines. Une bonne et belle maladie de l’esprit, décuple je pense le Je dans ses complexions substantielles.
J’aime l’homme dans sa beauté solaire, aurorale, étoilée, ses comètes amoureuses. Je déteste les subterfuges, les paradigmes de ceux qui pensent que le monde est mauvais, malsain, sont athées jusqu’au bout des voyelles, des ongles. L’univers est parfait, créer par une entité qui nous dépasse tous, nous dépossède de nos iniquités factices, émotionnelles, anthropologiques, qui nous dévisage dans nos pensées limitées, mais au fond mystique, métaphysiques, pleines d’une grâce ou le hasard des incroyants est personnifié dans ses antinomies abstraites, ce ceux qui pensent que le monde est un système auto-logique, auto-déterministe, auto-structuré, dans ses implémentations d’images, ou le monde serait son identité projective, autosuffisante, dans son identité qualifiée de systémique, infusée d’une biologie inconsciente, ou le monde serait d’après ses mécréants, des hyperboles jalouses, hypothétique, dans une signature déterministe, sans causalité ni finalité. Comme si l’univers était une fleur, aux cristaux manichéistes, par-delà des ignorances, une absurdité, ou la machine de l’univers verserait dans un auto-déterminisme topologique, mathématique, comme des automatismes singularisés de continences intuitives, parsemées de fondamentalisme athée, ce qui est l’inversion symétrique, d’une synthèse minérale, comme si le monde était un gros cailloux inexistant, insufflé de personnification, d’un ADN du monde pour les athées définissant le cosmos comme un positivisme aliéné, une preuve sans preuve de l’existence de Dieu. Les incroyants sont dans une sémiotique sans identité. Dans une personnification du monde a-substantiel, sans ontologie, sans primat expérimental, sans volonté vivante. Ils pensent que le monde est dans une quintessence vidée d’infini. Un corps assimilant d’entrée de jeu, avant toute réflexion, la vérité d’incroyance, sans imago dialectique. Comme si le monde était une folie existentielle incarnée de libéralisme abstrait. Monde sans synergie, voilée d’incroyance essentialiste.
Voila le fond de ma pensée concernant l’existence.
Merci à toi.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Dot Quote le 04 Janvier 2021 à 18:51:24
trop long pour moi

mais j'ai adoré les 67% lu, les 32% survolés, et le pourcent restant perdu ou raccroché

d'où que je me suis offusqué :
- qu'en tant que dépersonnalisé je me vois te lire t'adressant à moi syntaxiquement par des pronoms
- que tu n'aies pas compris qu'il n'y a pas de désamour dans mes sentiments
- et un autre truc que j'ai oublié

en tout cas waw, non, j'ai vraiment vibré, et de structure oui, j'entendais sans insulte ni justement désamour, que peut-être tu puisses t'enorgueillir d'élargir certains pans de ta proses, car oui, je la trouves schizoïdement parlante, autant que douée de technique de qualité, mais sur laquelle j'avais envie d'appuyer un ou deux point de méthode, au nom de l'entraide d'ici

excuse moi si je t'ai blessé, ce n'était tellement pas mon intention je crois que comme d'hab, on connait toi et moi alors je crois, des qui pro quos boudiou la psychose, bréf, heu...

bin ouais, j'sais pas sur quoi on peut se syndromiser toi et moi, mais ce texte et ta réponse m'allègent de beaucoup de choses vois-tu, et je tiens à te le témoigner

un sentiment que j'éprouve pour toi en fait ?
là ? encore plus que t'à l'heure, du respect d'accointances
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 04 Janvier 2021 à 19:03:12
Merci. Je suis très heureux que tu aies pris le temps de me lire et de me répondre.
Merci pour tes critiques qui me sont précieuses.
Je vais en tenir compte.
Je suis touché par tes compliments.
Amicalement.
Clémouchka.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Dot Quote le 04 Janvier 2021 à 19:44:05
je suis le frisson presque chaleureux de Jack
ne sachant quoi ajouter, je crois qu'on s'est compris huhu

ata je vais chercher un smiley
zut, j'hésite entre
- gogogo
- danse

x')

du coup pas de smiley, juste un asciiart qui sourit à la larme

texte cool à commenter, en pluss, mais je n'ose m'y replonger...
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 04 Janvier 2021 à 19:47:29
Très belle soirée à  toi !

Amicalement.

Clemouchka.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Safrande le 07 Janvier 2021 à 00:56:21
Salut clemouchka ! Une chose me vient quand je te lis :

"Les choses abstraites sont toujours difficiles à saisir, car il leur est toujours difficile de capter l'attention du lecteur [...]  Si je traduit cette émotion par des phrases qui la serrent de
près, plus je la serre de près, plus je la donne comme m'appartenant en propre, et moins, par
conséquent, je la communique aux autres."
Un extrait de Pessoa.

Ce que je ressens quand je te lis : soi tu essayes de serrer au mieux et de toutes les manières ce que tu ressens, et tu es donc incompréhensible, soit tu joues seulement avec les mots et, certes, tu y trouves des images uniques et inouïes (et certaines mériteraient un texte pour elles seules) par l'expérimentation, mais il manque alors le fil rouge du sens.
Je trouve que cette façon d'écrire, par accumulation de noms, d'adjectifs, etc., est passionnante, hypnotique : si elle servait un propos cohérent, précis, clair, n'importe quel propos, ton texte serait d'une grande force. Ici, je finis par m'ennuyer, parce que je te sens enfiler des mots parfois exagérés avec une certaine complaisance et sans aucun souci d'être compris. Aussi, il y a souvent des erreurs de virgules :

Citer
Il est pénétré de métaphores, aux métabolismes incarnés...
Citer
Daniel éprouvait juste avant cette révélation, un sentiment d’infériorité
Citer
recueillant les ongles télépathes, de la planète jaune

Je pioche un peu ça et là, mais c'est pour te donner une idée des virgules qui ne vont pas, et qui reviennent souvent.
Ce que j'ai le plus aimé, c'est peut-être la description de ton style ; j'ai trouvé l'exercice vraiment intéressant, et original, ce style qui naît en même temps que les adjectifs que tu lui prêtes ; et là, pour le coup, les délires et ramifications ont une excuse : tu construis le style.

Donc voilà, pour moi il y a énorme potentiel, si tout ça n'était pas seulement un plaisir d'enchaîner les mots les plus littéraires ou mathématiques qui soient, si tout ça avait pour objectif d'être compris et, pourquoi pas, de provoquer une émotions ; tenter d'hypnotiser seulement avec les mots ne suffit pas, il faut essayer avec le sens ; exemple :

"Il faut pouvoir se lever et partir de toute société qui n’est bonne à rien et laisser les visages qui ne sont rien et les esprits d’une stupidité souvent sans limite et pouvoir sortir, descendre et aller en plein air et laisser derrière soi tout ce qui est en rapport avec cette société bonne à rien ; on doit pouvoir posséder la force et le courage et la brutalité même à l’égard de soi-même, de laisser derrière soi tous ces gens et ces esprits ridicules, inutiles et stupides et de remplir ses poumons, d’expulser de ses poumons toutes les choses qu’on a abandonnées et d’emplir ses poumons d’un air nouveau, il faut quitter par le chemin le plus rapide ces sociétés inutiles ; ces bandes rassemblées pour rien d’autre que des stupidités, afin de ne pas devenir un élément de ces sociétés stupides, en sortant de pareilles sociétés il faut revenir à soi-même et trouver en soi-même apaisement et clarté."
Bernhard Thomas, Correction.

C'est tout pour moi ; je continuerais de te lire, parce que c'est ce que j'aime : l'écriture sans concessions. Tu tiens là quelque chose de fort auquel il suffit juste, à mon sens, de donner au moins un semblant de continuité.
A plus !
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 07 Janvier 2021 à 19:03:32
Bonsoir Safrande.

Tout d’abord, je tiens à te remercier chaleureusement de ton commentaire que je trouve fort intéressant !
Dans ton analyse, je comprends que tu penses que mon style est très puissant, intense, solaire, mais n’a ni queue ni tête !….
J’ai souvent rencontré cette part d’incompréhension, de scepticisme à l’encontre de ma plume !
Mais je vais te donner une explication pour mieux saisir la portée de mon style qui, je te le certifie, est structuré et construit avec un sens, certes, très subtil, fort technique, mais aucunement vidé de sens… .
D’après toi, mon style n’est qu’un jeu verbal, sans véritable profondeur, sans schème constructif, nourri dans un ensemble extatique mais brûlé, cramoisi à l’intérieur. Sans véritable fil rouge, sans congruence.
Laisse-moi donc te proposer une analyse de mon style, ainsi qu’une réflexion sur la façon dont je conçois la langue. Ci dessous.

 
Il ne s'agit pas de prendre les mots à leur sens premier, mais au contraire de retirer leur signification, de les vider, de les moduler comme de la pâte, pour n’en garder que leur sonorité.

L'art de cette poésie vient de la liberté artistique de prendre les mots pour ce qu'ils sont d'une façon primaire, des sons, des lettres, un enchevêtrement bigarré qui une fois achevé tente de faire vibrer les mots comme des cordes âme.

De simples mots sont modifiés, vidés de leur structure grammaticale, pressés comme des tubes de peinture, pour permettre à l’amateur de regarder au-delà du voile d’un simple dictionnaire.
Il existe de la peinture abstraite.
De la sculpture abstraite.
Je propose une poésie abstraire en absolu.

Nous oublions de penser l'intérieur de l’œuf, la poule n’existe plus ici, concentrons-nous sur la simple coquille.
Pour que ces mots, simples sons que nous avons gonflés de sens deviennent comme ces images stéréoscopiques, qui ne semblent être que bouillie colorée, pour devenir image subliminale une fois le bon angle trouvé.
N’avez-vous jamais remarqué que le même mot prononcé inlassablement perd petit à petit de son sens plus nous le prononçons, jusqu’à devenir simple bruit ?

Une phrase célèbre Lorsque l'homme montre la Lune, certains ne regardent que le doigt, avec ma poésie, je ne montre pas que la Lune, mais une immensité d’étoiles, une voie lactée amusante de mots.

Les lettres se transforment en mots, les mots se transforment en phrase, et l'intervention de ma poésie transforme ces phrases non-structurées en champ de blé grammatical, ou chaque épi se retrouve à côté d'un voisin, si semblable mais à la fois si différent, que la vie ou l'écriture n'aurait jamais dû les faire cohabiter.
Dans un de mes derniers ouvrages, dans le simple titre je fais cohabiter « raisin télépathe » et « moustache mendiante. »
Prononcez ces deux phrases à voix haute.
Oui, faites-le, tout de suite.
Vous venez de prononcer cette phrase incongrue pour la première fois de votre vie.
Vous venez de déflorer un territoire, l’esprit vagabonde, on aime on déteste, mais on innove et on bouscule.
N’est-ce pas là le propre de tout art ?

 Le poète change cette injustice, créant ce paradoxe verbal, innovant dans un abstrait rafraîchissant.

Ici, on ne passe pas par la compréhension basique d'un récit.
Une œuvre qui trouve son sens dans la transformation de nos chers mots, se jouant de la langue Française, où tout comme un sculpteur de glaise, j'en modifie le sens, leur signification, transformant le poète en homme libre de toute contrainte intellectuel, de toute règle, de tout carcan.
La vraie liberté artistique, de l'art moderne au bout de la plume.

Déchirons le voile

Autodidacte, _ c’est- à-dire intact. Idiosyncrasie, en surabondance cérébrale perfusée, sur le processus des pensées. Ecriture automatique compactée dans un assemblage de fragments exquis, sans le cadavre du verbe. Cellules vivantes des mots dont la rencontre fortuite provoquent de véritables singularités visuelles_ et verticales. Syntagmes nominaux réfléchis, pluriels infectueux, lexiques d’abstractions philosophique. La mécanique itérative de ce langage fait penser au travail de l’ordinateur, mais si la combustion est cérébrale, l’organique y est profondément encodé. Pour accéder au spectacle immobile : décrypter les codons de cette transgenèse par les mots. Les particules sont mémorielles, la trajectoire expérimentale, l’obsession absolue, et surtout sa connexion est neurale.


Voici la création d'un nouveau langage, une nouvelle forme d'esthétisme... Toutes les explications, pour comprendre ma dose « de folie », il faut lire les explications.. .
J'écris, à travers ces mots, une analyse, d'un point de vue réel et novateur ! 



J'ai comme impression que, vivant comme moi-même, dans des sphères au-delà, transcendantales, que tous les mots, sans exception, peuvent coexister ensemble. Ainsi, tous les milliers mots de la Langue Française, sont élastiques, et peuvent s'adjoindre, réciproquement... Pourquoi ? Parce que l'originel des mots est éclaté, vidé, consubstantiel, en transcendance, en équivalence, en morphologie préhensile, par abstraction, numérique / exemple :   Verticalité des cailloux : » il y a ici une projection instantanée, une image machiniste, des corps musicaux, aliénés, en phobie Transcendante, imaginaire ! Il y a une abstraction, intérieure aux mots.. . En fait, tous les mots qui ne devraient jamais s'être intellectualisés, l'un à côté de l'autre, dans un mariage concret, peuvent tous s'épouser, car chaque mot, s'agrandit en-soi, progressisme, virtuel. Ils sont effervescences. Phosphores linguistiques. Car les mots en soi, séparés des autres, s'interpénètrent, à l'intérieur d'eux-mêmes, dans une extériorité, une extensivité. Il s'agit d'une absorption, D’une assimilation. Ce qui fait que chaque mot, peuvent se lier syntaxiquement, c'est qu'ils sont dans une dynamique verticale, à l'intérieur, dans une individualité, d’eux-mêmes. Ils sont séparés dans leur « fusion » (les mots) . Autonome est leur substance, et en même temps, ce qui les unit, c'est leur protoplasme irréalisable. Inexistence de sens, donc, en apparence délirant, aliéniste, mais ils sont dans une transparence, qui n'existe pas !

Exemple : cailloux liquide » : c'est une alimentation ADN, digitale, des abeilles phosphorescences. Ces 2 mots sont dans une respiration ou les mots deviennent infinitésimaux, dans leur image agnostique, mécréance, acoustique. Il a une transformation. C'est chaque mot qui a besoin et trouve sa Vérité, sa possibilité positive, son identité, de créer son existence, dans l'autre, comme des vases communicants. Il faut visualiser, conceptualiser, abstraire les mots qui ne devraient jamais s'être trouvé à côté de l'autre, comme des épis de champs de blés grammaticaux, en les englobants, les enveloppants. Les images des mots, dans leur totalité unitaire, je veux dire qu'il ne faut pas prendre séparément chaque mot créant métaphores, mais les utiliser, les joindre mentalement, les unir dans des grâces morphologiques, structuralismes, des ipséités, à Je transgressif, miroirs, de cataractes nerveuses, neurologiques, dans des modélisations comparatives, crachées d’abstinences émotionnelles, et ne les comprendre qu'ensemble, dans leur chair, des transparences. Dans les métaphores, cosmogonie irréelle ! 

En fait, l'Humanité, a comme caractéristique, d'employer, un, plusieurs Langages, dans une androgynie composition consubstantielle. Absences. Ou chaque mot, chaque langue du monde, est une introversion non comparative. Une virtualité à ensemble cristallisé, dans des déplacements, des pensées chimiques, Dont les sens réflexifs sont une complexion abreuvée, de silence mythologique, liquide et biologique. Chances. Des Devenirs, sans immatérialités, des orgasmes inconscients, des plaisirs instrumentaux, d’un outillage de la langue comme étant une extase expressionniste, onirique, tridimensionnelle, une asymptote heureuse, un désir de chair cérébrale. Des mots, en porcelaines acryliques, en géographies intérieures. Des singes chrysalides. Par transfert, des images évolutives, en des Logos d’animaux mécanistes, théâtraux. Dans une Vitalité de nœuds géologiques, érotomanes. Des abeilles, en feuilles géométrisées, Langue crucifiée, en un Lucifer incarné. Des egos subjectifs, incréés, passionnels. Des écologies herméneutiques. Des Cristaux violets, à viscosités sémantiques. Des perles génocidaires, incrustées de visages automatiques... En fait, l'intelligence humaine à, chez toutes les nations, les pays, une entropie imaginaire. Synapses végétales :  les langues sont déstructurées, d'elles-mêmes, elles sont sédimentées, dans une projection aveuglée, de chair, à cycles prohibitifs, temporels. En elles-mêmes. Dans un primat, un climat, ou toutes les langues, les expressions verbales, sont un corps dilaté, d’excrétions phénoménales, complexions sociologiques, des ipséités négatives, déstructurées, dans une reconnaissance involutive, des gestations alimentaires, ou s’exhalent les langues minérales, photographiques, aliénistes d’incomplétudes sans pensées, génétiques, des thymiques cycloïdes dialectiques, dans des filaments d’entropies abstraites, des résiliences acoustiques, miroir à l'envers, de sa reproductive noétique, essentialiste, subsumée de corps non réalisés, doxique. Une virtualité d’essence...  Les mots vivent dans une modélisation, un fruit minéral, extatique.. . Les langues du monde sont dans un enfermement idéalisé, par des projections anamorphoses et diététiques, des ventres intrinsèques, de soi-même, dans une altérité inconsciente. Une Langue ( les 2 sens de langue : anatomique et expression verbale, centrifuge ) la langue est sa propre limitation, d’incomplétude chosifiée, inertielle, dans des chaos mimétiques, cérébraux. Imago des pulsionnelles. Les langues du Monde sont des émotions réciprocités, analytiques congruences, des identités, de chaos symplectiques, virtuels, ou cette dernière (l'émotion) est l'enveloppe structuraliste, elle-même. Une transsubstantiation des idées, des symboles innéistes, ventraux, existentialistes, anachorètes, des pulsions progressives d’identités non mentales, mais instinctives, inorganiques. Les Langues sont enfermées dans une idéalité, à miroirs inconscients, à névroses invisibles, quantiques. Une transpiration des poumons.. Les pores des mots du monde entier, sont la structuration et la déstructuration, des cordes cérébrales, intégrales des yeux transcendantaux. Les expressions communicatives du monde, sont des automorphismes non-régularisés, des cristaux différentiels, germées de pulsions fantasmées, des langues mécanistes, robotiques. Les mots se dédoublent dans un schème transparent. Comme des pores de représentations, qui n'existent point. Chaque expression des langues, sous toutes leurs formes mentales, sont une aliénation transcendée. Ce qui nuit à la  compréhension du langage, et desserre, travestit, demeure factice, illusoire, réduit et aveugle la connaissance intellectuelle, donc l'art et la  science, c'est l'absence, la non existence de la représentation stérile, inféconde, en elle-même, comme un tore incontinent, inconscient, des mots, ou le langage est colloïdal, prédicat judicatoire des inerties atmosphériques, des présents informatiques, névralgiques. Robotisation des cônes crânes . Le langage n'existe pas... Pourquoi ? Parce ce qu'il se reproduit dans une nature intentionnelle, incriminée. La, les langues se résorbent, dans une cristallisation exponentielle. Les mots sont aveuglés, par leur exponentielle, corporéité inconsciente. Ainsi, un langage universel, pour  chaque langue, pourrait être inventé.

Oui Safrande, pour finir, mon style est chirurgical, déliquescent, ontologiquement abstrait, et quantique. Il est une nourriture aux pulsions intentionnelles, acoustiques, embranchées dans un miroir à ipséités fantasmées… Mon style est un cri plastique, une énergétique intuition ou j’ai dépassé la langue dans « ses corps comestibles », antropiques, dans une télépathie stylistique, ou les mots sont pensés dans une nourriture physique, métabolique des métaphores ensemencées de dialectiques aux délires géographes, polarisations des syntaxes incorporelles, des pensées syndicalistes !

Et sache que je suis très lucide sur moi et mon style. La clarté de ma vision poétique dans mon intériorité est avant tout ontologique, car les combinaisons de mots que j’extrais de mon cerveau, sont des cristaux informatiques, des pensées mathématiques à modélismes, à fragrances exponentielles, et non mécaniques par intuition, dans une théâtralité taxée d’incomplétude, un vide projectif, in-acoustique ! Dans, à l’intérieur de filaments contre-intuitifs, profondément magnétique dans un exposant sans miroir. Non mon style n’est pas biliaire ou infortuné, dans ses mensonges caloriques, vidés d’abstractions sans désir de compréhension, de vomis in-consubstantiel.. . il est une musicalité à pensée arborescences par des vocables sans apparence dans des degrés de transparences sans réflexion biologique. Ma biologie littéraire est incrustée d’imagos infinis, de complétude immanente, de chairs à automatismes pulsionnels, dans des cristallisations enfantées de morphologies, des visages bicéphales, aux intuitions chaotiques, créatrices de langues à gestations psychologiques, torsadées d’automatismes gravitationnels, universels d’embrasements d’un kaléidoscope abstrait, liquide, une pensée individualiste, comme de la chlorophylle à synapses mangées, moléculaires, à corps hybridés, gestatoires… .

Voilà pour mes explications.

Merci Safrande.

Au plaisir d'un nouvel échange...

Clemouchka.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Safrande le 07 Janvier 2021 à 21:32:24
Super, je t'attendais !

Pour commencer sincèrement, je n'ai peut-être pas compris la moitié de ce que tu m'as dis, et, pour être sincère encore, ce qui tiens là finalement (peut-être) d'une petite compréhension de ton style : j'ai lu ta réponse comme on se laisse dériver dans un lac, allongé dans une barque. Je crois comprendre que c'est ça : une histoire de lâcher prise. Je sens un sens vraiment profond à tout ce que tu essayes de me dire, à la façon dont tu peux voir les mots, à l'agencement que tu y fais. Comme je t'ai dis, ça tu le mérites : tes manières sont inouïes. C'est une chose qui frappe tout de suite : on a explosé les limites de la langue, et plus rien ne la retiens. Elle est devenue une matière, simple et vraiment très complexe et ramifiée matière.

Là où peut-être nos avis diverge, c'est sur ce point crucial : "mais on innove et on bouscule. N’est-ce pas là le propre de tout art ?"
Pour moi, innover, bousculer, n'est qu'un moyen, certes important, mais pas une finalité. Sur ce point je vais encore prendre comme exemple Céline, qui a tout détruit, à des fins seulement expressives : et c'est pour ça que cet homme est un génie. Il n'a pas explosé la langue pour le simple fait de l'exploser, il l'a fait car ce qu'il avait à communiquer l'y contraignait, et il n'aurait jamais pu mieux faire passer son message autrement. Il n'a pas cherché à rendre obscure son propos, il a laissé sa peau à le rendre plus clair. C'est ça l'art, donner aux autres une vision nouvelle ; donc forcément bousculer, puisque c'est une vision nouvelle, mais bousculer uniquement n'a jamais donné à personne cette sensation de découvrir un monde ; seulement bousculer, je vois ça plus comme de l'expérimentation, qui n'a, en soi, pas ou peu de valeur artistique : ce peux être des outils (ces trouvailles) dont on se sert par la suite.
Car pour moi l'art est aussi - et surtout - une aventure affective, avant d'être un concept, une démarche intellectuel ou autre. L'art idéal pour moi est celui qui bouscule (donc déconstruit ou plutôt invente les règles) et émeut. 

Ce que tu nous donnes là, il n'y a que grâce à des explications (explications elles aussi difficiles d'accès) qu'on peut le comprendre, ça ne va pas de soi. Pour te dire : je prend volontiers l'embarquement, encore faut-il que l'on veuille de moi. Ici je n'ai pas cette impression. "Est Beau ce qui plaît universellement sans concept". Car oui, l'art est avant tout un partage, qu'il soit complexe, exigent, etc., il a pour but d'être compris par une majorité (pas forcément accepté, mais au moins compris) ; ton style en l'état (et toi même tu le dis), et sans explication préalable (donc il a besoin d'explication), est vraiment difficile d'accès, et seulement quelques personnes se laisseront porter. C'est quelque chose soit d'élitiste, soit de pas encore assez clair. Et je penche pour la deuxième explication.

Comme je te dis : je trouve ça vraiment génial, tu es libéré, tu n'as pas peur, et ça te donne une force énorme, comme si tout était possible : c'est enthousiasmant ! Mais rien qu'avec un peu plus de méthode, de construction (car c'est ça créer, construire), tu atteindrais vraiment des moments de grâce. C'est en plus ce qu'il y a de plus facile à faire, se calmer, quand on est enfin libéré de toutes les chaînes de la langue...

Vraiment, je tiens à ton écriture, j'y vois un potentiel énorme, à cette matière, ne t'arrêtes pas.
Je pense que maintenant tu sais ce qui me chagrine. A toi de voir si tu pioches un petit quelque chose de mes conseils. On dirait pas, mais pendant longtemps moi aussi j'ai voulu inventer une nouvelle langue, des nouvelles règles pour cette langue (voir le premier texte que j'ai publier sur le forum, "Style hystérique")

"N’avez-vous jamais remarqué que le même mot prononcé inlassablement perd petit à petit de son sens plus nous le prononçons, jusqu’à devenir simple bruit ?" C'est drôle, je donne l'exemple de ce phénomène dans mon roman : ça m'a toujours fasciné.

A plus !

Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 08 Janvier 2021 à 00:58:18
Je te remercie chaleureusement de ta réponse qui me réjouis, Safandre.
Tes nuances et tes réflexions sont justes, en ce qui concerne le fait que l’art est avant tout une question de ressenti, d’affect structuré, d’émotions, de clairvoyance, d’équilibre. Vouloir créer une langue dont la téléologie finale serait de décrire une langue nouvelle, une nouvelle réflexion, une syntaxe neuve, n’est pas suffisant, ni même souhaitable. Il s’agirait, dans cette idéalité, cette rupture du corps littéraire, de créer un dialecte nouveau, mais préjudicatif, à l’essence même de la langue, comme si on découvrait le turc, ou le chinois, ou l’anglais, c’est-à-dire de créer une sémiotique de la parole, une architecture embrassant une théâtralité, une réalité universelle, mais non dans ses degrés subjectivistes, ses intériorités idiosyncratiques, ses péchés inessentiels, ses singularités osmotiques, ses rires implémentés, ses cathédrales génétiques, évolutives… car la langue nouvelle sans cristaux déontologiques, sans chairs évolutives, sans identités d’ensemble aux biologiques mentales, sans syncrétismes travestit en des réales syntaxiques ou illuminent des combinatoires, des mélanges de puits organiques, sans âmes verticales, sans identités de santés aux éclosions brutales des lèvres murmurant des délires d’abstraction, bref sans génétique, sans ADN introductifs, sans existentialismes d’yeux complexés de lucidités, de pulsions d’extralinguistiques, sans une chimie mélangeant, innervant des translucidités, de chaos ontologiques, sans désirs de mathématisés une pensée aux complexions claires, modélisées de respiration, d’entendement sociologique, les chrysalides refléteraient des danses avortées, suicidées, des désordres, car sans topologies linguistiques, aux creusets de l’âme de la création, la langue serait une hybridation négative, un dédoublement sans schèmes constructibles, sans racines, sans arborescences, en des élévations de transcendances, muettes, atones, distanciées, en-soi une aliénation positiviste, une inertie des fantasmes, une verve, une truculence à ipséités, sans personnalité, dissociative, égrenée de physiologies, d’ossements sans soubassements, sans pyramidales fondations, en des pulsions pathologiques d’une langue, qui si elle était simplement le nœud sophistique, à trajectoires d’association permutées, d’un vide quantique, de trouvailles lumineuses, mais seulement dans ses prolixes élaborations, ses équilibres, ses jauges, ses essences, ses souffles incarnés d’idéations mentales, ses caprices, ne suffirait pas, car la beauté de l’art est de convertir ses émotions, ses cécités nerveuses, ses réfléchissements temporels, ses miasmes engorgés d’abstinences sensitives, mais également ses questions existentielles, ses lueurs, ses aurores, ses sourires qui parlent dans l’âme microscopique, des maïeutiques égologies à substances, des dédales d’une pensée ayant pour matrice, pour discriminants des pensées, l’art, la beauté est le tissu cérébral d’extractions psychologiques, ou se découvrent des idéels empirismes, aux incantations ramifiées, des cicatrices mentales, car ce qui est beau, ce sont les imperfections, les douleurs, les affres, les instants de joies embrasés ensemble, les belles choses de l’existence comme les malheurs, sublimés, ensemble, les intégrales identificatrices, des mélanges d’âmes infusées d’extensions ramassées, intentionnelles, donc la beauté c’est le vécu, les amours bleus, noirs, blancs, car, ce qui dynamisent l’amplitude, l’anthropologie, la vie, ce sont les défauts organiques, biologiques, artistiques par décomplexions d’images littéraires, ce qui m’importe dans les souhaits, les fantasmes de la beauté, ce n’est pas la perfection, car cette dernière ( la perfection)  représente une beauté délitescente, robotique, sans pensées d’hystéries mystiques, comme dans la vie : les personnes belles, heureuses, épanouies, sont certes très agréables, parfumées, solaires, attirantes, mais la perfection n’est pas la beauté expérimentale, d’antimatière d’hydres des personnalités, elle est une introjection plastique, sans pensées constructives, harmoniques, sans connaissances contemplatives, sans végétations, sans approfondissements lactés, consubstantiels des symétries ou ma langue est le résultat d’une vie aux éclatements sensitifs, aux lumières communiquées d’abstractions, électrisées par les souffrances de l’esprit, car mes affres, mes dérélictions sont participatives, d’une énergie ou tout est décuplé, à l’infinie, dans le miroir, le diapason des corps littéraires unicellulaires, car je vis et épouse la réalité et ses infrastructures, dans une intensité, une force qui m’achemine à des élévations de clairvoyances nucléaires. Transcendantaux des immanences, ou mes impressions, mes imprimeries acoustiques, mes danses métaphores sont le fruit, la représentation d’une lucidité, d’une intellection ou ma pensée demeure dans « une musicalité vierge, sainte. » La complexité de mon style est avant tout anatomique, chirurgical, fragmenté de lésions, de cicatrices, de blessures qui s’accouplent d’avec ma pensée, mon être, mon moi, car je pense dans mes corps tactiles, photosensibles.. . En flux communicatifs, d’avec mon esprit corrélé à mes distances, mes impressions synergiques, mes esthétiques métabolismes ou giclent, diffusent, déstructurent des correspondances de parfums, d’odeurs, de touchers, de symboles, des logicismes poétiques, des degrés non-corrélatifs, non-subsumés, en des paroles dans ma conscience sont intentionnellement des synapses, criblées, de cognitivismes essentialistes, d’un univers aux infinies liaisons, infinies relations entre les mots, les appareillages des données métallurgiques, telluriques, embrassées d’évolutions dialectiques, à profusions, des inesthétiques acuités, d’ondes neurologiques.
Miroirs reflétant un miroir….

Merci Safrande.

Clemouchka.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: Ugo le 08 Janvier 2021 à 01:06:16
Si écrire comme ça est un stigmate de la schizophrénie, je dois être schizophrène. Je ne sais pas si j'adore ou si je déteste. Je crois que ces deux émotions pressées ensemble est mon ressenti, que je porte en traversant cette jungle jugulaire. On dirait un corps bouffi qui refuse de lâcher. Je rejoins Safrande dans sa critique. Il y a des images magnifiques, qui mériteraient tout un temple. C'est dommage que ça fasse office de décharge émotive. Mais en même temps, je pense être bien placé pour comprendre ton approche visiblement très sensorielle et instinctive de l'écriture. Quand j'écris un poème, je n'arrive pas à me concentrer, c'est un feu nourri, peu importe qui tombe : Les autres ou moi.

Je ne te reprocherai pas l'abstraction du texte de fait. Peut-être par contre, l'abstraction de l'émotion ? En te lisant, je ressens un typhon monstrueux de sensations, un bombardement incessant d'images et d'impressions. Mais rien ne prend forme, tout reste à l'état de plasma. Ton texte est comme un chien sauvage : Impétueux, plein de fougue, mais impossible à approcher. Peut-être faut-il le dompter plus. Ou alors sombrer dans cette sauvagerie d'avantage, jusqu'à que ton texte ne soit plus qu'une succession purement animale que seul le système limbique est en mesure d'appréhender. Je ne sais pas, en tout cas j'ai le sentiment que sois trop, sois pas assez.

Néanmoins, c'est une écriture sincère et folle et je vais suivre avec attention tes prochaines entrées.
Je me demande seulement : As-tu peur de la simplicité ? Est-elle désarmante pour toi ?
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 08 Janvier 2021 à 01:18:07
Bonsoir Ugo.

Je te conseille de lire mon dernier message qui pourrait t'aider à comprendre mes écrits.
Pour ce qui est de ma nature animale, je te laisse responsable de ton jugement pour lequel j'ai d'immenses réserves.... .
Je suis végétarien !

Clemouchka.
Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: rebecca le 08 Janvier 2021 à 15:08:07
Hello Clémoushka,

Te lire, c'est un peu comme allumer la lumière de la chambre le matin aux tout premiers tressaillements du réveil, ou plonger dans un bain d'eau froide : ça dépote ! Tu as une magnifique créativité, un enthousiasme des mots qui fait plaisir, me rappelle un peu certains passages de Damasio dans le plaisir des mots, Claude Simon dans l'enchainement des phrases, René Char dans l'indifférence de l'incompréhension d'autrui, ou encore Rimbaud dans son désir de déposséder les mots de leur sens pour retrouver le plaisir pur de leur matérialité.

Cependant, tout comme je suppose un certain nombre de personnes, j'avoue avoir eu du mal à te lire en entier sans faire de diagonale. Je me permets d'identifier trois possibilités :
- une mise en page plus aérée pour que le lecteur puisse respirer, et mieux identifier les "rythmes" du texte
- une trame épurée, ne serait-ce que pour mieux mettre en avant les images les plus fortes
-... ou tout simplement rester tel quel et laisser le lecteur juge de l'effort qu'il doit mettre dans la lecture. Après tout, combien d'écrivains jugés incompréhensibles de leur temps ne sont-ils pas considérés ensuite comme des génies... Tu as l'air d'être sûr de ce que tu veux et de ton style, donc pourquoi pas ;)

Au sujet de ton manifeste poétique : j'ai tout de même l'impression que la littérature n'est pas qu'une question de jeux de mots et de sonorité. Elle est toujours un équilibre entre fond et forme, entre esprit et matière. Et il me semble que voir ton texte comme un jeu de sonorité et de matière pur serait réducteur. Il y a des idées, il y a des émotions, qui ont droit au même soin que celui sur les images.  J'ai peut-être mal compris ta pensée, donc j'espère que tu ne t'offusqueras pas de cette interprétation, qui naît avant tout dans le souci de te comprendre.

Et puis, même si une étape de simplification te semble trahir ton propos et/ou désagréable, n'aurait-elle pas un intérêt en soi, pour elle-même, à titre d'exercice, pour faire apparaître le fil rouge, et revenir ensuite à cette sorte de "corne d'abondance" des mots ?

Dernier point : tu n'es peut-être pas obligé de commencer par un préambule sur ton style. Cela atténue un petit peu l'effet de surprise. Et, après tout est question de sensibilité, mais j'ai tendance à rejoindre Valéry sur le texte comme objet autonome que chacun peut interpréter, au même titre que l'auteur.


Au plaisir de continuer à te lire,

Rebecca

Titre: Re : Poétisation vivante des métaphores existentielles
Posté par: clemouchka le 08 Janvier 2021 à 18:53:33
Bonsoir Rebecca.
Je te remercie chaleureusement de tes propos qui me touche beaucoup. Merci d'avoir compris  que mon style n'est pas qu'une question de sonorité et de phonétique. Je suis très touché de tes propos remplis d'humilité et de gentillesse, de bienveillance. BRAVO! Je suis ravi.
Belle soirée à toi.
Des témoignages comme le tien sont rares et précieux.
Clemouchka.