Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Lester le 25 Octobre 2010 à 01:17:22
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Le temps dit, il faut compter ses saisons. Parce qu'il y a ces choses qui viennent s'ancrer les plaies intérieures. Des bouts de café qui flottent – sur nos têtes nues de sel, tombées des clochers ronds comme le souvenir. J’ai une petite marque amère au bout du doigt, elle s’appelait Sylvie, et les cigarettes mordent la peau du jour pour la dérouler sur mes os : en de grands monceaux de joie. Et il faut compter. Petits petits serpents, le long de mon palais, dansez, vous dansez. Vous êtes les langues du baiser. Et les réminiscences émergent comme les pommes pourrissent. C’est tout un grand bout de nuit dont il faut se défaire, parce qu’elle a le corps de poix qui agrippe et qui tâche.
J’avais tenu mon corps à bout de bras, mais ma tête n’est plus solide. C’est édifice fragile qui au matin lâche. Anne avait deux bouts de soleil pour se réchauffer les mains, son rire est une cascade. Quand je marchai dans les bocages auroraux mes pieds s’enfonçaient dans le sol, alors la pluie tombe ; et l’herbe devint terre, qui devint ocre, qui devint boue – et je m’y enfonçait jusqu’au genoux. De là j’ai compté mes regrets, mes distances. J’ai fixé la courbe de mon souvenir le long de mon palais. Il en est né une étoile d’émeraude étrange. Je l’ai agrippée comme la nuit saisi le corps des étoiles, et je l’ai frottée contre ma peau comme un bout de savon. Rose. Le savon. Alors il pleut. Et tandis que je m’enfonçais les pas d’Anne avaient un bruit de baiser. Enfonçais, je m’enfonçais. Enfonçais enfonçais. Le petit bout de savon palpite sous mes doigts, comme un muscle tumescent, comme une rivière, bat mes veines comme un fleuve qui se dédouble à rebours. Mais les pas d’Anne font un bruit de baisers. Je sens l’odeur du café, j’ai la boue jusqu’a la taille, jusqu'à la poitrine, jusqu’au cou. Le faîte des hêtres ne figure plus l’horizon. Et je m’enfonçais, enfonçais. Alors il pleut. Et le bruit de baisers… ces petits formes fixes et serpentines, ces salamandres colorées. Chaudes, et humides. Il pleut. Je suis submergé jusqu’au yeux ; bientôt ma tête devient un parterre de mousse tiède, de mon crâne émerge des pousses de laurier. Et les pas d’Anne font un bruit de baisers.
Alors commencèrent les fantasmagories.
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Je rattrape mon retard des textes récents, qui disparaissent sous les remontages du Recueil !
A ton tour, mon petit Lester.
Parce qu'il y a ces choses qui viennent s'ancrer les plaies intérieures.
tu obliges le lecteur à ajouter mentalement de la ponctuation, pour saisir le sens, mais il se demande (je me demande) si je ne me suis pas trompée, là j'ai mis une virgule après "ancrer" ... ? il peut y avoir plusieurs sens mais pour un début, on butte, c'est dommage ! Surtout qu'après le texte est plus narratif...
sur nos têtes nues de sel, tombées des clochers ronds comme le souvenir.
je comprends pas l'image "nues de sel" mais j'aime beaucoup les têtes qui tombent des clochers
C’est tout un grand bout de nuit dont il faut se défaire, parce qu’elle a le corps de poix qui agrippe et qui tâche.
tache
j'aime bien, le grand bout de nuit
C’est édifice fragile qui au matin lâche.
allons, tu peux être plus créatif !! j'en attends plus de toi !
son rire est une cascade
idem
Quand je marchai dans les bocages auroraux mes pieds s’enfonçaient dans le sol, alors la pluie tombe ; et l’herbe devint terre, qui devint ocre, qui devint boue – et je m’y enfonçait jusqu’au genoux.
j'aime pas tout citer, désolée xD mais bon :
_ auroraux : quel mot affreux xD ça casse toute la beauté d'une aurore je trouve !
_ j'aime bien le présent au milieu du passé
_ m'y enfonçais / aux
comme un fleuve qui se dédouble à rebours.
j'adore la sonorité, et l'image
Je n'ai pas particulièrement aimé l'ensemble, il y a de belles images et tu as une façon d'écrire vraiment originale, ça c'est sûr mais je ne sais pas... Le sujet, peut-être ? Ou alors le manque de... consistance ? J'ai trouvé que ça sonnait un peu creux, c'était moins touffu, débordant de "vie" que tes autres textes. Si tu vois ce que je veux dire, parce que moi-même je m'embrouille dans mes explications...
Donc voilà, autant j'apprécie vraiment beaucoup ton écriture, autant la thématique me laisse un peu sur ma faim. Vala. Sinon j'aime bien le mot "fantasmagories", c'est cool que tu aies fini dessus.
Oh, et : je reviens pour éditer. Vraiment bien ton titre !!
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de mon crâne émerge des pousses de laurier
C'est qui qui émerge, mmh?
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Retard, retard quand tu nous tiens. :D
*jette un oeil aux trois pages de textes qu'elle a pas lu...*
Des bouts de café qui flottent
Euh genre des chaises et des comptoirs ou des grains de café ? :o
L'image me laisse perplexe.
Dommage, ce texte ne m'a pas spécialement touché, comme si c'était davantage une introduction ou une esquisse qu'un texte abouti. J'ai toujours l'impression que tu survoles tes personnages pour ne t'appesantir que sur des détails qui en sommes ne les rendent pas forcément plus vivants ou plus tangibles pour le lecteur.
C'est bien écrit, mais ca ne me transporte pas. Enfin, après, ce n'est que mon avis ! ::)
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Parce qu'il y a ces choses qui viennent s'ancrer les plaies intérieures.
quoi ?
ça se dit pas s'ancrer qq ch, si ?
Des bouts de café qui flottent – sur nos têtes nues de sel, tombées des clochers ronds comme le souvenir.
je comprends pas le "nos têtes nues de sel", tu entends quoi ?
C’est tout un grand bout de nuit dont il faut se défaire, parce qu’elle a le corps de poix qui agrippe et qui tâche.
tache
C’est édifice fragile qui au matin lâche.
cet ?
Anne avait deux bouts de soleil pour se réchauffer les mains, son rire est une cascade. Quand je marchai dans les bocages auroraux mes pieds s’enfonçaient dans le sol, alors la pluie tombe ;
problème avec les temps : on ne peut pas mélanger comme ça présent et passé simple
je m’y enfonçait jusqu’au genoux.
enfonçais
Je l’ai agrippée comme la nuit saisi le corps des étoiles,
saisit
Au début, tu nous donnes des images intéressantes, mais ensuite, je trouve que ça devient flou, je sais plus trop de quoi/ de qui on parle, c'est dommage.
Je sais pas du tout comment tu travailles tes textes, j'ai cru lire à un moment que tu faisais pas mal d'écriture automatique, ça serait mieux que tu les reprennes un peu quand même pour débroussailler un sens, parce que sinon on a des mots certes mais au niveau du ressenti... rien du tout. C'est dommage.
Oh et j'espère qu'en faisant remonter ce texte, tu corrigeras les fautes et que tu nous répondras, parce que bon, commenter dans le vide, ça ne sert à personne. :huhu:
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Des bouts de café qui flottent – sur nos têtes nues de sel, tombées des clochers ronds comme le souvenir.
je comprends pas le "nos têtes nues de sel", tu entends quoi ?
La Bible ?
Carthage ?
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ernya : que je ne réponde pas ce n'est pas du mépris ou de l'oubli, hein. C'est juste que je n'ai jamais trouvé très utile de répondre aux questions parce que, pour parler très franchement, ce que vous me demandez je n'en sais trop rien moi-même. J'ai toujours eu l'habitude d'écrire très vite et de poster sans vraiment recorriger, alors ce qui avait un sens auparavant, maintenant m'échappe. C'est juste que j'ai l'habitude de faire comme ça. Les approximations syntaxiques, le délié du sens, je laisse tel quel. Je suis pour l'interprétation libre. je sais que ça ne plait pas à tout le monde et que certains préfèrent des textes rondement menés. Tant pis.
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okay...
mais les fautes, ça, tu peux quand même corriger ::)