Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: HELLIAN le 11 Novembre 2020 à 16:54:30
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Ce petit hommages à nos poilus en ce triste 11 novembre
Sonate aux pauvres morts
Lettres dorées sur tombes noires
Qu’au soir à peine l’on peut lire
Tant il a plu sur nos empires,
Tant il fait sombre en nos mémoires.
Que demeure-t-il de vos ombres,
Où porte celle de vos croix ?
De vos mamans le cri d’effroi
résonne encore en ces décombres?
Des obus faits de mains de femme
Déchiquetaient votre poitrine.
L’odeur montait à vos narines
Des chairs brûlées d’un lance flamme.
Et quand le soir il vous restait
L’espoir de vivre encore un jour
Vous priiez Dieu qu'il vous fît sourd
Aux cris que le vent vous portait
Implorant aux vivants la mort.
Toi, Sigismond, bon laboureur,
Qu’en Normandie sa terre pleure,
Toi gars Roger aux bras si forts
Ou êtes-vous et dans quel nord ?
Qui vous aimait à la Saint-Jean
Aux temps des rires et des chants
Sous les étés aux soirées d’or ?
Dans l’océan de notre oubli
Il est des rocs et des ilots
Où la mer gronde en longs sanglots
Quand en novembre vient la nuit.
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Que dire cher Hellian de cet hommage vibrant et si véridique envers ceux qui sont morts pour la France dans une terrible guerre. Ne pas oublier, pour ne jamais recommencer.
Un poème bien écrit, qui mène au bout de ce qu'il veut imprimer en nos mémoires.
Il y a juste un petit vers qui claudique,
Ou êtes-vous, dans quel nord ? je ne compte que 7 syllabes.
Merci à toi, pour eux.
Bien à toi.
Claude
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Intraitable, hein ! Tu as raison encore une fois. Le pire, c'est que j'ai sur mon brouillon corrigé dans l'autre sens., m'évertuant à entendre " Dans queleu nord ? Reusement que tu es là !
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Bonjour HELLIAN,
Un très bel hommage à ces poilus qu'il ne faut pas oublier.
De vos mamans le cri d’effroi
Hurle en ce siècle de décombres.
Ces deux vers m'ont particulièrement émue. Il y avait parmi ces poilus de très jeunes hommes à peine sortis de l'adolescence. Le frère de mon grand -père s'apprêtait à entrer dans la vie active.
Merci pour ce poème poignant.
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Alice,
Ce petit signe de ta part me fait bien plaisir. Il s'agit là, il est vrai d'un exercice que je ne voulais pas être « de commande », sans charge solennelle excessive.
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Un texte émouvant qui aurait sans doute mérité plus d'attention...
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Bonsoir Hellian,
Et merci pour ce poème de circonstance ou d'actualité :).
J'apprécie l'effort rimique et rythmique car je ne compte pas les pieds ni ne vérifie les rimes quand j'écris de la poésie. ça me coupe dans mon élan d'écriture cathartique. Du coup, je reste admirative de ceux qui y parviennent.
J'ai particulièrement aimé la dernière strophe qui clôt parfaitement le poème, selon moi.
Bonne soirée/nuit
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Beau texte :)
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acollias
esther212,
Je suis confus d'avoir laissé sans réponse vos aimables
commentaires. Ce poème, publié sur ce site le 11 novembre est en quelque sorte ma manière de monument aux morts. J'ai moi-même un grand-père qui a laissé une partie de son corps sur les champs de bataille de Verdun, du chemin des dames. Quand j'étais petit,, je ne sais c'est de lui demander de me raconter des histoires de guerre et je lui en voulais de rester silencieux. Quelques décennies plus tard, je comprends la raison de son silence.