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j'ai pas fait du nano depuis deux jours mais je viens de pondre ce trip un peu déraisonnable sur mon portable alors que j'essayais de dormir... Du coup pas de mise en page flemme de coder à partir d'un vieil écran tactile
Dotkeur, vous êtes malade? Je lui ai demandé ça et il m'a donné un rendez-vous, et puis j'étais là il m'a incité à me déshabiller en mots, et j'ai exécuté sa volonté, froidement, parce que y'avait un faux chauffage inactif dans son bureau, ça m'a surpris parce que je croyais que le chauffage c'était pour garder la santé, alors que lui a dit que c'est ça qui nous l'ôte mais bon, tout ce qu'il y avait de sûr, je ne pouvais lui dire, les chaussettes d'hiver, les manteaux d'été, les gants pour frotter ou les écharpes pour se pendre, ces trucs sereins et fiers que mon slip rendait un peu moins ridicules, parce que le chauffage ne faisait pas le froid que je ressentais à lui déballer mon intimité afin qu'il me soigne, et franchement, y'avait, de quoi avoir froid dans son bureau de médecin, un peu à l'atmosphère aseptisée, sans vie, mais qui semblait le rassurer lui, alors j'ai rien dit juste j'ai baissé mon dernier slip pour qu'il me reluque les pieds emmêlés jusqu'à la tête penchée, et j'ai tiré la langue sur son bout de bois vomitif, j'ai pas entendu le son de son stéthoscope, mais il gueulait le pauvre, silencieusement, dans ses oreilles de médecin, et moi je savais pas quoi faire parce que j'étais malade et lui aussi, et j'étais bien incapable de le soigner lui qui est médecin, donc j'ai payé la consultation remboursée et je suis reparti aussi malade que j'étais arrivé, mais avec une ordonnance miracle qui allait me sauver au moins un temps jusqu'au prochain check-up, donc je lui ai dit salut et c'était trop de la proximité avec lui alors qu'il m'avait déshabillé afin de me soigner et puis, il savait pas trop ce qu'on avait à être des trucs de malaxe mou, il m'a quand même dit de faire attention avec ce papier c'est dangereux de trop s'y conformer, alors je lui ai dit au revoir et on s'est pas revus...
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Merci pour le partage de ton texte
Je vois que je progresse car j'ai compris l'histoire :pompom:
Le personnage n'aime pas aller chez le médecin et je le comprends.
Le médecin est un malin qui fait volontairement de faire déshabiller ses patients pour qu'ils tombent malade, comme ca ils reviennent.
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hey yo Cendres
alors oui, tes mots sont une bonne interprétation d'une partie de ce qui me traversait en tête ; le personnage n'aime pas aller chez le médecin, mais c'est un détail qui est plutôt présupposé à l'histoire que réellement le propos du truc ; c'est dit un peu simplement que la culture de la maladie est effectivement un travers de notre société, où on aime se rassurer sur la santé et où, surement, quelques profiteurs vont consciemment abuser du sentiment hypocondriaque de leurs patients, mais je crois j'incrimine encore plus les 'bons', qui font la même chose inconsciemment, d'où que je n'incrimine que peu la volonté propre, celle de ce médecin ou en général dans mes textes, parce que je sais que ce n'est pas la volonté à faire le mal qui le fait
après, d'autres pistes de lecture si tu veux comprendre réellement ce qu'il peut être à interpréter de mon ambition :
- évidemment, le titre : l'inversion drôle où c'est le toubib qui est malade
- l'hallu complète : ici le langage enfantin et déconstruit apporte une incohérence qui détruit la volonté de mon texte, volontairement
- l'engagement que j'éprouve à l'encontre de ce qui se fait en matière de médecine, notamment clinique et occidentale : on remet en question aujourd'hui la pertinence de la rigidité obstétrique par exemple, optimisée pour le médecin mais par pour la future mère...
- la culture de l'aseptisation, en parallèle, que je trouve anti-vie, anti-écosystème, anti-plein-de-trucs, enfin du moins dans son caractère exagéré bien sûr...
- le propos sur le vêtement, où j 'insinue qu'on cache le sexe qui pourrait être perçu comme l'objet de la perversion du médecin, par un slip, qui est ridicule, alors on ajoute un pantalon, une chemise, et à la fin un masque stylé... nan jdec, c'pas la fin y'a encore pire on verra, on construira ça bien comme des apôtres
- la transduction des entités : il est évident que le 'je' de ma narration s'allie sans inconscience, avec le rapprochement phonétique entre le Dotkeur et un 'je' de moi Dot Quote ; alors là c'est mes conceptions apparemment hegelienne et à l'opposé du cartésianisme qui pose la distinction des individus, ce que par trouble pathologique de l'identité, je développe plutôt dans des conceptions inter-fluidifiées, je sais pas trop comment dire, où tout est mélangé dans une substance synthétique... j'suis un peu dans le monde des démons de Stroud, en gros, on est tous mélangés et l'un et l'autre sont une même substance partagée en relief étout...
heu entre autres...
merci Cendres
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Bonsoir
Tu me donnes l adresse ? ( pas de toubibe ni carte vitale ) et cela fait longtemps que je n ai pas visite de diafoirus ! :)
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o pas besoin
tu es déjà très adroit je pense
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hmm en fait je savais pas si je voulais faire un znthrp ou un spèces, ça parlait à la fois de singe et de ratatine, donc du coup j'suis qmm parti sur l'idée principale et initiatrice ; c'est pas vraiment la suite scénaristique de ce dotkeur, mais c'est disons, la suite conceptuelle, en terme de publication, et une sorte de préquel atemporel si l'on prend la chronologie sans temps de ces morceaux que j'entendrais volontiers résonner à nouveau pour plus de détails philosphiquement pensés pour cette question de la santé et de sa pratique...
tiboub
#face b #dialogue #absurde #médecine
- dis...
- hmm ?
- comment t'as fait quand t'avais mal au dos ? je me souviens t'étais tout courbé tu grimaçais, tu te plaignais, t'avais mal au dos, quoi...
- eh bin ?
- comment t'as fait pour plus avoir mal ?
- pourquoi ça ? t'as mal au dos ? on dirait pas que tu te plains, que tu grimaces tout courbé...
- non non, je dis pas que j'ai mal au dos ; juste je voulais savoir comment t'avais fait pour plus avoir mal au dos, parce que pour plus a... 'fin plus avoir mal, quoi
- ouais ?
- bin ouais ! apprends-moi à plus avoir mal, tu peux ?
- j'en sais rien, t'as mal où ?
- mais peu importe où j'ai mal, juste si je peux apprendre auprès de toi comment ne plus avoir mal, ce serait top
- si je sais pas où t'as mal...
- bin mettons que j'ai mal au dos alors, on est sûrs que tu peux me raconter ton expérience
- tu m'as dit toi-même que t'avais pas mal au dos, prends moi pour un con...
- bon, j'ai mal là où j'ai pas envie d'en parler, c'est pas visible mais ça me gène alors voilà, tu vas pas commencer à faire chier, dis moi comment t'as procédé pour plus avoir mal au dos, je me démerde avec ça, après...
- ok...
- ok, cool, donc ; faut faire quoi pour plus avoir mal, au dos ?
- bin moi perso de moi, j'avais mal au dos parce que ma colonne était pas assez droite pour que y'ait pas un truc qui foire dans la mécanique du dos, tu vois ? genre c'est moi, par rapport à ma propre forme, j'étais déformé ; c'est chaud hein ? ça faisait mal parce que en fait, mes muscles du dos se sont atrophiés parce que je suis feignant, et du coup ma colonne n'avait que moins de force pour supporter le tout, et du coup elle s'est affaissée et en se déformant ainsi par perte de structure, elle est devenu le centre névralgique de tout un tas de phénomènes perceptifs douloureux...
- ah ; tu avais mal au dos parce que tu étais feignant ? et comment as tu trouvé ça ?
- bin j'y réfléchissais depuis un bon moment en fait, sans vraiment y penser, je ne me suis pas étonné que ça me tombe dessus, et du coup je savais un peu déjà où était le problème... ça t'avance ?
- heu... j'ai mal à un sein
- ah
- oui
- ça se sent si on touche...?
- oui ça fait mal, aussi
- reviens me voir quand ça fera plus mal
- heu... si je viens te voir, c'est justement parce que j'ai mal et que ça passe pas ; aide moi, s'il te plait ; je sais plus quoi faire, j'ai mal au sein parce que...
- parce que ?
- c'est pas comme un mal de dos, tu avais raison
- c'en est un peu dommage
- oui
- et heu... bin moi donc, je savais d'où venait le problème, et visiblement ça m'a aidé à le solutionner, donc je suppose que tu dois savoir ce qui te freine avec ce sein
- tu crois ? je pense plutôt sans explication que j'ai un aléa de l'existence, et que j'ai peur qu'il soit à tout jamais
- heu oui, bin alors ça empêche pas de creuser le passé pour savoir, non ?
- savoir quoi ?
- bah rien, juste pourquoi ça fait mal, et plus avoir mal après ça...
- pourquoi ça marcherait ?
- bon d'accord écoute moi bien, pour ton sein je sais pas ce qu'il faut faire, mais si j'étais toi, j'irai trouver un bon masseur, moi je suis mauvais, mais ceux qui massent ont, parait-il, des qualités de thérapeutes appréciées, et je sais plus trop quoi faire avec tes questions qui demandent réponse là où tu n'en envisages en réalité aucune...
- eh, je vais essayer alors, tu es sûr que tu ne sais pas très bien masser ?
- bin...
- parce que si ça marche pas, je pense vraiment faire des choses horribles, ou du moins les contenir avec beaucoup de douleur
- c'est mon problème, j'avoue
- tu peux m'aider alors ?
- oui ; prends cette plante
- laquelle ? là, celle que tu viens de cueillir ?
- oui, une fois on m'a parlé d'un mal de sein qui se résolvait parce que il fallait cette herbe spéciale pour faire du lait, et que sans ça le lait était trop impur pour la sensibilité de cette madame
- tu es sûr ? je n'ai pourtant pas de lait
- alors ça ne marchera peut-être pas, mais nous aurons essayé
- hmm, ça vaut peut-être le coup, j'essayerai
- mais...
- mais ?
- eh bien voilà, j'ai réfléchi deux minutes, et je crois que ton problème de sein n'est peut-être pas à chercher du côté du lait, mais plutôt des muscles
- les muscles ?
- oui, si ce n'est pas ça c'est que c'est les os, mais je pencherais plus pour les muscles, parce que les os sont un peu loin quand même...
- ah oui, je vois
- oui ; donc les muscles ; qu'as tu mangé comme viande dernièrement ? y avait-il des grumeaux ? l'un d'eux est sûrement coincé dans ton système veinal, et il encrasse le reste et c'est pour ça que tu as un problème de muscle du sein
- ah ; je ne sais pas, et je ne vois pas comment savoir ; est-ce si important ?
- au moins pour savoir ce que tu dois manger en attendant que ça draine
- des haricots ?
- ça doit pouvoir le faire, partons là dessus
- mais...
- mais ?
- eh bien, je me disais du coup, peut-être que ça vaudrait le coup que tu touches pour voir, tu penses que tu sentirais mieux ? attention, pas de traite, j'ai pas de lait te dis-je...
- comme tu veux, j'en soupire d'avance ; je suppose que nous nous apaiserons suite au diagnostic définitif
- vazy, mais dis moi juste ce qui va pas
- ...
- hmm, on dirait presque un morceau d'écharde ou de caillou brisé qui circule dans ton sang, c'est gravissime s'il atteint le coeur
- tu déconnes ?
- heu à moitié, je ne suis pas sûr mais je voudrais pas passer à côté d'une raison valable de s'alarmer, même si tout porte à l'envie...
- je fais quoi ?
- on opère, as-tu un scalpel ?
- ça va pas ou quoi, j'ai un silex aussi ?
- bin sinon on prend du feu et on voit si ça te tue avant de tuer le mal ?
- arrête tes conneries
- ouais, bin faudrait voir si ça se dissoud ou pas en fonction de ton alimentation, ou alors c'est que c'est un résidu cosmique
- tu racontes n'importe quoi
- et tu es encore là à m'écouter...
- bon
- bon quoi ?
- bin j'ai toujours mal moi, je repartirai pas tant que j'ai encore mal ; guéris moi
- mais j'en sais rien moi
- il s'agit pas de savoir, mais de me garder en vie, ça t'intéresse ou pas ?
- bin dit comme ça...
- bon
- bon bin quoi ? ouais, on va trouver une solution, moi quand j'avais mal au dos, je suis allé voir quelqu'un pour savoir, et pendant des semaines il s'est rassuré lui-même en croyant qu'il m'aidait, mais ça marchait pas du tout et il ne m'apportait rien d'aussi précis que ma propre expérience m'a apportée après
- t'es sérieux ? je sais pas ce que ça veut dire, s'il était nul ou quoi, mais je pense que soit tu avais un problème trop particulier et que seul toi pouvais te percevoir pour le résoudre, soit c'est que l'expérience partagée ne t'était pas profitable, quoi que tu en aies voulu tirer... moi je pense que je suis perdu, donc mon sein il a besoin de toi, mais c'est vrai que si dans six mois j'ai encore mal malgré toi, je changerai peut-être d'avis, ou de seins...
- bon, bin ok, alors on va étudier ton cas pour la santé partagée, comme ça si un jour toi ou moi on tombe sur le même problème chez quelqu'un, ça fera déjà deux fois plus de chance sur la planète pour que on sauve des vies à partir de ta seule expérience, et non comme si tu avais résolu ça tout seul
- ouais, il faut résoudre ces problèmes de seins ; on commence par quoi ?
- bin...
-
Bonjour
Par tous les saints !!! :)
Tu m a presque reconcilie avec la profession............ :'(
Je vais consulter pour un grave probleme : je suis feneant - faignant - fait neant ( je ne sais ) - et je ne soufre pas du dos ! C est grave ? :-¬?
-
lul mais voyons txuku, tu es une chimière ? qui, ne souffre, pas du dos à notre époque ? hmm ? voyons c'est irrationnel arrêtez les analgésiques cela vous comatise monsieur, préférez-leur les antalgiques vous serez simplement en meilleur capacité de supporter plus de douleurs accumulées ! enfin c'est votre choix
mais moi en tant que consultant en consultations, je vous conseillerais sans aucune prescription de ma part d'un point de vu praticopratique personnel, de revenir consulter, pour une prescription, de oui votre double grave problème que j'ironise simplement pour dédramatiser l'outrecuidante réalité :
- la médecine vous effraie ?
- vous ne souffrez qu'en cas de non-stabilité ?
c'est que vous développez une maladie de plus en plus rare, mon cher, et elle n'est pas remboursée par la sécurité sociale en plus de porter un nom horrible : la bonne santé
ma grand-mère comme d'autres, disait : mange une pomme, ça éloignera le médecin !
en vrai il ne faut pas s'en faire un ennemi, au contraire, mais juste un type qui gagne des sous pour un abonnement addictif, oui, je comprends ta vision... je crois
huhu
-
Si je frappe a la porte d un terapeute j ai l impression que cela fait :
knox knox knox ! :)
-
enseigner à éternuer
#des trompettes #dans le nez #de prose #atchoum
huhu j'ai un peu déliré de
n'importe quoi qui veut rien
dire du tout mais qmm un peu
...
- ça me chatouille
- où ça ?
- ça commence entre les yeux, derrière, quand je respire, par le nez...
- comment respirez-vous ?
- normal, à l'aide de ma cage thoracique
- développez...
- bin ouais, j'ouvre les côtes, ça tire les poumons, ça les écarte, et l'air est aspiré... enfin, il me semble pas avoir de turbines ailleurs que ce moteur-là !
- hmm... mais pourquoi vous chatouille-ce le nez ?
- bin justement, je me dis que y'a un tuyau bouché
- ah ; développez...
- ça me chatouille un peu dans la nuque quand j'essaye d'éviter que ça me chatouille les sinus, vous voyez ?
- la nuque ?
- ouais, et si j'évite encore, cela se déplace à nouveau
- où donc ?
- de la nuque ? cela passe au crâne ou... ou alors dans la poitrine
- le crâne ou la poitrine ?
- cela dépend
- de quoi ?
- du puzzle depaule
- lequel est-ce ?
- celui qui dicte le spirogaphe du clepsydre que je suis...
- je vous demande pardon ?
- essayez de vous figurer un peu ; je respire et ça me chatouille le nez ; parfois il y a un sifflement, et c'est extrêmement désagréable car cela ne concerne qu'une narine ; il y a un débit encrassé, et cela fait ce bruit qui vient appuyer la fraise du caillot, et ça vibre, ça siffle, ça chatouille ; voilà
- bon et lorsque vous évitez que cela chatouille, cela chatouille ailleurs, c'est bien ça ?
- heu... oui
- oui ? mais ?
- mais... bin je sais pas, je crois que ce qui me gène c'est que c'est pas normal de siffler d'une narine ; je sens quelque part, comme à l'intérieur de moi ; comme si les nerfs servaient à quelque chose ; et je sens la tuyauterie ; en fait ce n'est pas un problème directement dû à la torsion du conduit ; non ; je crois que je me ratatine, et que du coup tout s'affaisse, tout ça parce que je manque d'énergie
- de l'énergie ? c'est pas très clinique comme langage, mais je comprends à peu près
- ah ?
- oui ; vous avez besoin peut-être d'une tisane renforçante
- oh
- mais pas que, et je n'ai pas fini
- ah
- oui ; est-ce que... petite question... est-ce que vous êtes sorti par grand froid récemment ?
- bien sûr ; je crois
- vous croyez ? ou vous êtes sûr ?
- je crois être sûr, pourquoi cela ?
- je me demande tout simplement... vous permettez ?
- je vous en prie
- étiez-vous couvert au moment des faits ?
- et bien j'avais le nécessaire vestimentaire
- le nécessaire à quoi ?
- à l'anti-ratatine
- que voulez-vous dire par là ?
- qu'il me fallait me sentir agressé par la réalité pour l'affronter, et que je commence à voir votre piste ; aurais-je pris tout simplement froid ?
- oui, je le pense
- voilà qui est ennuyeux ; que dois-je faire ?
- mais rien du tout, vous reposer en restant au chaud
- ah ; mais...
- je vais vous prescrire des antifroids
- cela existe ?
- non, mais cela devrait vous calmer
- ah vraiment, eh bien...
- oui, et de plus, je vous conseille une petite chose
- laquelle donc ?
- prenez soin de vous, et... oh
- oh ?
- oh, oui ; car, j'ai en mémoire instantanée, la réminiscence d'un remède ancestral, attendez-moi je reviens
- vous...
- oui ; nous allons essayer ceci, je vais vous agiter la plume sous le nez et vous devrez absolument penser à l'encre de vos veines et ne pas lâcher cette idée quoi qu'il en coûte, quoi qu'il advienne, surtout pas
- je... mais qu'allez-vous me faire d'autre que cette plume pour me chatouiller encore plus ?
- probablement une pratique tactile de restructuration de votre intériorité par placébo volontaire, je vous crois sensible à l'hypnothérapie ponctualisée
- si vous le dites
- oh ce n'est pas valeur de vérité absolue, c'est une intuition, tenez-vous prêt à résister
- ...
- ...
- ...
- c'est bien ce que je pensais
- en clair ?
- vous ne savez pas...
- je ne sais pas quoi ?
- nous allons essayer un complément
- mais dites-moi
- je vais d'abord vérifier
- mais...
- attention les yeux, ceci est une lampe au sodium
- mais pourquoi ? aïe ! nan mais pas si près !
- oups, pardon, mais restez là, haussez légèrement le menton...
- vous êtes photographe maintenant ?
- scénariste d'un jour factice, seulement, pardonnez mon humour mais...
- mais ?
- mais je vais vous demander de rester à nouveau maître de vous durant la plume, tout en dirigeant bien vos vaisseaux sanguins vers la chaleur et la lumière de la lampe
- c'est absurde, on y voit parfaitement clair
- j'ai juste besoin de dilater un peu le système d'irrigation de votre corps afin de révéler ma théorie, ce ne sera pas long
- mais quelle théorie ?
- chut, maintenant, admettez la plume et taisez-vous
- ...
- ...
- ...
- la lumière ne traduit pas encore de certitude, vous semblez souffrir d'un mal vraiment complexe mais qui se confirmera peut-être avec le test suivant
- vous vous foutez de moi, je suis très sérieux avec ces chatouillis, ils m'envahissent l'existence je ne peux plus penser, soignez-moi, je vous prie
- ne vous méprenez pas, je suis sur la bonne piste ; alors, pas d'inquiétude, cette poudre noire n'est pas toxique ni dangereuse, mais vous risquez de la trouver désagréable
- j'ai l'habitude avec les soins, merci
- oui...
- que dois-je faire ?
- respirer
- cette poudre noire ?
- rien de plus simple...
- ah... ah... ah...
- vous sentez ?
- heu...
- bon, alors dernier petit test et je vous enverrai peut-être aller voir un spécialiste plus compétent que moi en la matière
- j'ai pris froid et cela nécessite de se résoudre en brassant toute la planète ? non, franchement, je veux bien être crédule en tant que j'ai jamais pris froid, mais ne me prenez pas pour un con pour antant, s'il-vous-plait donnez moi, je sais pas, en ces circonstances, un pansement de chatouille ? un cachet à diffusion nasale ? je sais pas vraiment, ce doit pas être compliqué de soigner du froid, vu ce que les gens s'en plaignent, non ? vous avez vraiment besoin d'un spécialiste pour moi ?
- c'est un froid étrange je pense ; tout ceci n'est pas anodin ; vous n'avez jamais pris froid ? jamais jamais ?
- bin... j'ai pas vraiment essayé, désolé
- heu oui, bon, passons, alors le dernier test, ce...
- ...sera ?
- oubliez ; on ne va pas en faire tout un plat
- vous m'envoyez chez le spécialiste du froid ?
- oui un peu, enfin disons que d'une ordonnance j'ordonne à un ORL de vous ausculter les capteurs
- ah ; et...
- et de ce spray en bouteille, je vous autorise à vous soigner les sinus en les aspergeant d'humidité iodée ; vous pourriez ne pas sentir de bénéfice immédiatement, cependant je vous assure qu'avant le prochain froid que vous attraperez, cela aura déjà modifié votre rapport somatique à cette maladie ; vous allez vous adapter, et je crois qu'à terme, selon mon pronostic, vous vous retrouverez à nouveau en pleine possession de votre attention, celle-ci ne sera plus un problème lorsque vous ne sifflerez plus ni ne chatouillerez de l'intérieur
- ah ; bon ; j'imaginais bien un truc du genre oui
- oui
- bon
- bon ? et maintenant le spécialiste
- qui est ce monsieur à l'intrigante discipline ?
- voici son adresse, présentez-vous avec cette feuille de soin il saura quoi faire
- mais il y est inscrit un charabia arachnéen ; que veut-ce donc dire ?
- ne vous préoccupez pas
- c'est ma santé
- hippocrate me contient, je suis désolé de ce silence malencontreux, mais je me dois de garder le secret médical
- c'est honnête mais un peu gênant
- tout-de-même, oui
- on peut dire que ça jette un froid
- vous le dites, bon, heu... alors je vous prescris également de la rééducation
- de la rééducation ? mais pourquoi faire ?
- le kiné vous expliquera
- m'expliquera quoi ?
- ce pourquoi vous devez faire de la rééducation, maintenant je crois que j'ai résolu votre problème ; la complémentaire santé n'incluant pas toutes les charges qui vous incombent pour l'exceptionnel de l'occasion, vous me devez trente six euros
- ah c'est si cher la défaillance des originaux ?
- la dette de la société se paye d'elle-même, rassurez-vous
- je suis bien content de profiter d'un tel système, oui
- oui
- et pourtant je reste sur ma faim
- pourquoi donc ? je vous ai soigné, ou du moins ai-je lancé les pistes dorénavant immanquables, de votre guérison ; je vous l'assure, d'ici peu vous ne souffrirez plus de chatouilles, d'évitements, d'attention saturée ; vous pourrez respirer comme quand il fait chaud
- il fait chaud
- vous trouvez ?
- bin... c'est un piège ?
- je crois bien que oui, je n'avais pas noté ce détail dont je vous passe le détail : peut-être développez-vous une insensibilité au froid, ce qui est potentiellement plus grave que simplement prendre froid
- ah mais oui ! mais...
- non ! je me dois d'agir ! je vous inscris ici des chaussettes irlandaises, une couverture en aluminum renforcé, la bouillote spéciale infusion, ainsi qu'un radiateur Eudes & f., de la nourriture cuite encore en état thermal de cuisson, et... hum, il me faut une armada pour vous sauver je crois
- vous m'effrayez un peu
- ne vous tracassez pas j'ai la situation en main
- ah, vous me rassurez
- oui ; bon, alors, je vous recommande ces lunettes de soleil
- des lunettes de soleil ? vous m'avez aveuglé avec votre sodium, mais tout-de-même, je suis pas désensibilisé des yeux...
- alors prenez un appartement sur la côte d'azur, cela justifiera leur port
- ah d'accord, c'est sur ordonnance aussi ?
- oui ; et avec ceci vous aurez besoin d'une écharpe et d'un short de surf
- d'accord ; vous le notez bien à l'intention de la pharmacienne ? je veux dire... la posologie et tout, je vous fais confiance hein, ça commence à faire beaucoup pour moi je suis perdu dans votre bouquin de médocs
- j'ai la situation en main ; où en étions-nous ?
- le short...
- ah oui, et donc, avec tout ceci, de la biafine mais pas uniquement ; il vous faudra une corde quantique à quadrature circulaire ! ainsi que de l'huile essentielle de coude, en inhalation trois fois par jour tant que la météo reste en ce climat ; attendez seulement, car de surcroit je vous ajoute sans frais puisque ce traitement est totalement remboursé, un écran de télévision à rayons incidents ; la télécommande est souvent fournie, mais n'hésitez pas à la demander s'ils l'oublient, ce qui arrive parfois
- ah oui...
- oui ; bon, ai-je fait le tour ?
- j'espère, je crois que je n'aurais pas assez de bras pour tout porter votre prescription, et si je m'en sors indemne je ne suis même pas assuré de ne plus subir ces chatouilles ; je n'ai pas confiance en ces promesses ; quelle garantie puis-je avoir ?
- une garantie ? mais il n'y en a aucune auprès de la médecine ; je tente simplement, je tente
- vous tentez ?
- oui ; de vous améliorez les conditions de vie en bonne santé
- bon... et alors j'ai pris froid et il me faut aussi un thermostat somatique ?
- non non, ne vous inquiétez pas vous n'êtes pas handicapé ; en extrême urgence nous aurons recourt à cette technologie, mais pour l'instant je ne vous vois pas assez gravement atteint de froid
- bon... un piment scoré sur scoville ?
- si vous le souhaitez, cela donne chaud plus de quelques picôtements dans le nez... ce qui peut provoquer...
- des chatouilles ?
- heu... vous verrez bien, je ne peux rien vous garantir
- vous me prescririez des allumettes aussi ? je suis pour la médecine traditionnelle
- bien entendu
- bon, c'est tout ?
- je crois bien que je ne peux pas vraiment faire mieux
- alors, vais-je guérir ?
- vous me direz la prochaine fois si vous n'êtes pas mort
- bin ok, vas pour...
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Salut
Un poil en manque de cafe ce matin j ai eu du mal a me rappeler de quel sujet il s agissait........... :(
Ce patient soufre manifestement d une maladie etiopathique nasale compliquee de Knock et de Devos ! :)
-
x')
hihi un tel diagnostic semble proférer un pronostic profané à coups d'âmes déliropathes !
merci d'être passé
-
oulala c'est encore plus surprenant
que l'écriture me tombe dessus
ces temps où jamais...
doc
#mauvaise caricature #tirez la langue #malades #exclamation
toujours un peu ce caractère halluciné de ce que je pige rien à penser des déformations de conceptions, de figurations, d'interprétations, mon filtre qui m'a lassé, m'a fait fuir, m'a électrisé...
ils soignent vraiment tout aujourd'hui, on a qmm de la chance hein, faut avouer ! une sensibilité thermique des gencives ? y'en a plein de nos ancêtres qui sont morts pour moins ! juste à côté, sur les rayons clean de la pharmacie, je te jure pour un billet t'as un traitement pour la gueule qui fouette, sisi, bon alors on voit qu'on est qu'aux balbutiements de la médecine du confort, parce que c'est actif uniquement pendant soixante-trouze heures, donc ça veut dire que si tu te prives de manger pendant quelques jours, la péremption de ton microbiote buccal en mal de travail, sera tout simplement annulée par une haleine de menthe que seuls les rots de ton estomac en diète étrange, viendront demander pourquoi cette impression aseptisée... mais heureusement ! y'a la poudre pour les aigreurs d'estomac eh oui, tu l'avales et ça fait de la chimie à l'intérieur de ta nature, bin ouais pour avoir la bouche fraiche soixante-trouze heures, tu te fais des ulcères faut bien contrebalancer non ? le problème de la poudre pour aigreurs, c'est qu'elle donne le nez qui coule, c'est ballot hein ? parce qu'avant la médecine, tu crachais un coup dans la rue bon, bin c'était crade que sur les pavés, alors que là de l'humus faut aller le chercher pour légitimer l'innocence d'un glaviot grippé... du coup mouchoirs, et surtout, l'autre poudre là, à l'orange pour le nez qui coule ; pis là tu t'inquiètes... que dirait le médecin ? bin surement un truc du genre : "écoutez-moi pour votre baisse de tonus, j'ai un collègue qui suggère l'autostimulation corporelle : il pratique lui-même l'énergisation de son corps par le massage, mais comme il n'est pas toujours assez motivé, il a inventé une crème magique à appliquer sur les bourrelets, c'est remboursé à quarante pourcents je peux vous en prescrire si vous voulez..."
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Bponjour
Je me porte beaucoup mieux depuis que j ai trouve la traduction d une interjection qu utilisent de nombreux medicastres :
hum - hum ................ = " Cause toujours ! " :)
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Bponjour
x'D
merci de cette authenticité pratico-claviesque ou psycho-numérisée ou quelle que soit la singularité de cette formule qui ne perd de temps en filtre... café donc pour toi, je te l'offres en ascii :
c(_)
par contre tu le remplis tousseul heein, je sais pas débloquer un budget pour des filtres à cafetière '_'
en merci de ce rire compassionnel (tissant) par imbibition de réel hors-lutte-contre-... ata j'ai mieux, c'est comme la technique de l'homme-ivre en kung-fu, mais avec un humour appuyé sur ce point trolol d'y trouver chez toi, ce déambulage cébon j'ai pigé l'orthographe d'une formule de politesse, ce truc que tu ramènes à chaque fois je sais pas depuis quelle remington tu postes, mais c'est énorme comme grain photo métaphorique de ta présence ici
j'sais pas ce que je raconte non plus de a à z...
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j'ai pas fait du nano depuis deux jours mais je viens de pondre ce trip un peu déraisonnable sur mon portable alors que j'essayais de dormir... Du coup pas de mise en page flemme de coder à partir d'un vieil écran tactile
Dotkeur, vous êtes malade? Je lui ai demandé ça et il m'a donné un rendez-vous, et puis j'étais là il m'a incité à me déshabiller en mots, et j'ai exécuté sa volonté, froidement, parce que y'avait un faux chauffage inactif dans son bureau, ça m'a surpris parce que je croyais que le chauffage c'était pour garder la santé, alors que lui a dit que c'est ça qui nous l'ôte mais bon, tout ce qu'il y avait de sûr, je ne pouvais lui dire, les chaussettes d'hiver, les manteaux d'été, les gants pour frotter ou les écharpes pour se pendre, ces trucs sereins et fiers que mon slip rendait un peu moins ridicules, parce que le chauffage ne faisait pas le froid que je ressentais à lui déballer mon intimité afin qu'il me soigne, et franchement, y'avait, de quoi avoir froid dans son bureau de médecin, un peu à l'atmosphère aseptisée, sans vie, mais qui semblait le rassurer lui, alors j'ai rien dit juste j'ai baissé mon dernier slip pour qu'il me reluque les pieds emmêlés jusqu'à la tête penchée, et j'ai tiré la langue sur son bout de bois vomitif, j'ai pas entendu le son de son stéthoscope, mais il gueulait le pauvre, silencieusement, dans ses oreilles de médecin, et moi je savais pas quoi faire parce que j'étais malade et lui aussi, et j'étais bien incapable de le soigner lui qui est médecin, donc j'ai payé la consultation remboursée et je suis reparti aussi malade que j'étais arrivé, mais avec une ordonnance miracle qui allait me sauver au moins un temps jusqu'au prochain check-up, donc je lui ai dit salut et c'était trop de la proximité avec lui alors qu'il m'avait déshabillé afin de me soigner et puis, il savait pas trop ce qu'on avait à être des trucs de malaxe mou, il m'a quand même dit de faire attention avec ce papier c'est dangereux de trop s'y conformer, alors je lui ai dit au revoir et on s'est pas revus...
NE PAS LIRE L'HISTOIRE A VOIX HAUTE.
sous peine de mourir de suffocation :kei:
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Bonsoir
Une infirmiere se propose de mirer- de gouter ? mes urines................
Elle me tend une compresse et ajoute " c est a passer sur les parties intimes ! "
Mon sourcil droit se dresse interrogateur - elle ajoute " sur le gland ! "
Mon dieu que le francais est complique !!! :)
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NE PAS LIRE L'HISTOIRE A VOIX HAUTE.
sous peine de mourir de suffocation :kei:
nan mais boudiou de presque-euréka !
à cause de l'absence de point ?
sert-il sérieusement à respirer ?
scinder les parties du sens écrit, je le vois plutôt en conséquence du truc
mais respirer... '_'
tellement imparable auquel je ne pouvais songer
que ça concourrait possiblement au titre de cause par incontournable
de ouf à essayer de contourner, du coup, ça me motive à réfléchir
merci lepta
txuku... j'adore aussi ta manière d'exprimer ta continuité de propos tout en venant à chaque fois venir parler d'un truc total autre chose... bon après je veux pas trop discriminer la teneur exemplaire de flood, mais il est du coup difficile pour moi en tous cas de donner suite substantielle au renvoi de balle... à la prochaine alors !
merci à vous deux
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J ai parfois du mal aussi avec tes propos ! :)
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d'un pourquoi vertigineux
...même si je vous le demande ?
#caducée #logorrhée aveugle #rien pané #panique
assez sincèrement confus
- doc, j'ai moins mal au reins depuis que j'ai doublé la fume, oui vous faites bien de vous inquiéter pour mes poumons, car déjà j'en peux plus de boire à longueur de temps pour éteindre l'incendie, ça me fait des ballonnements et des gargouillis perceptibles, et comme mon psychiatre me dit hypocondriaque de son point de vue de l'esprit, je pense à des occlusions qui saignent, des ulcères qui macèrent, et tout ça me fait mal digérer le fait que je m'encrasse les poumons pour m'hydrater et me purger, doc... doc ? à force j'ai les mêmes problèmes que les pugs en fait, tout cramer le système respiratoire sur le long terme à haute dose en contexte génétique désaccointant dès la naissance, c'est naze, les toyos dans un prématuré, l'asphyxie perpétuelle, je pouvais que envisager la fume comme un moyen de tailler le vice, pis en vrai j'suis pas le seul à avoir un cardio efficace de fumeur pour pas-trop-long... c'est pas pire pour moi doc, car avant de fumer j'étais endurant au contraire, à l'école c'était remarquable autour du stade je me suis pas méfié de suite en commençant à boire de l'eau par plaisir, plaisir de la fume, me direz-vous c'est étrange pour moi non, l'eau j'adore encore pluss depuis que j'ai le feu dans mon corps, la fume ça appelle l'hydratation qu'un autre moi aurait pu remplir mécaniquement avec du powerade d'endurant fluo, ou avec des tisanes diurétiques pour jeûniste, ou avec du café d'open-space à dératatiner par énergique, tout comme re-ou, avec de la taurine pour casqués d'arceaux comme pour feignant de soirée, ou ou ou, je sais pas, avec du coca de mon-cerveau-a-besoin-de-sucre-en-cinéma-popcorn, ou ou ou, aller, du un-peu-pas-facile-à-trouver sur le radeau de la méduse d'une note de restauranterre un peu salée, attendez y'a quoi, hydratation par grenouillage, elles boivent par la peau aussi, ou respirent je sais plus, sinon nan ! hydratation du désert gerbille, la gerbille ne boit jamais, elle s'hydrate uniquement en mangeant, et pas de la pastèque si ? j'en sais rien mais ou ! ou ! le chameau qu'a un réservoir de quatre-vingt bordel de litres et qu'est pas foutu de mettre une jauge et un signal d'alerte, non il te clamse sous le cul sans broncher si tu l'as pas rempli et qu'il tombe en rade, raide, il parait hein pareil si ça se trouve j'ai pas vérifié avec mon chameau personnel, j'voulais pas risquer le dèl mortel donc je le remplis tous les 79 litres consommés et une fois tous les quatre-vingt fois je gagne un plein gratuit, bon, ou ? ou... ça devient dur doc, parce que vous voyez je sais pas ce qui se passe dans mon corps d'humain, et je viens vous voir parce qu'il parait que contrairement au naturel de ces derniers exemples animaux, l'humain doit aller consulter pour sa santé, et moi je pige pas pourquoi quand je bois mon eau de source en bouteille, j'ai l'impression d'un goût de plastique ; le verre ce serait mieux mais ça coupe les dessous de pieds autant que la soif, pis qmm t'façon, une eau de source c'est bien à la source, pourquoi vante-t-on les mérites médicaux de ce truc de riche ? ils l'encapsulent et nous font croire que c'est l'eau magique, mais moi j'ai l'impression qu'ils se réservent juste le droit d'eux-mêmes savourer dans des bouteilles ce qui les rend riches et qu'ils ont pas tout pigé du truc d'après mon psychiatre, que c'est cool quand t'as pas besoin d'une station de captage pour la dénaturer direct avant qu'elle rejoigne le cycle normal d'épuration de nos déchets les moins dangereux, mais doc... tout ça parce que je vous ai appelé pour ma toux, donnez moi un miel au lait ou j'en sais rien, rembourser ces trucs c'est naze en environnement profiteurs, mais doc, je vous en prie, faites quelque chose pour mon estomac, c'est dur la purge à l'eau, et un coup je bois trop un coup pas assez, et je fume vous me conseillez quel médicament pour tout ce merdier ? je vais pas arrêter le cycle vicieux comme ça, il me faut un échappatoire, mon psy ne veut pas me faire d'ordonnance morale, de type 'dorénavant je jure d'être bien dans mon corps grâce à la volonté de mon esprit', non, je suis ce pug vous dis-je doc, je suis ce teckel au dos fragile s'il faut commencer la liste des exemples de là où d'après mon psy, je n'ai pas réellement mal, oui je suis ce munckin qui aime les paralympiques depuis que c'est bien intégré à la famille, mais que les premières générations pas encore confortables ont dû un peu vivre comme si y'avait des acquis sociaux à conquérir sur la santé, la mienne je vous la traduis comme ça doc, j'imagine bien que vous êtes pas spécialiste des hypocondriaques de l'esprit, hallucinant des douleurs psychosomatiques autant que plus orientées sur l'un ou l'autre du délire, bon ma folie me dédouane de me faire comprendre, je... j'ai mal là, doc, et là, et là, non je vous le montre de mon index c'est aussi là que j'ai mal, cette empreinte digitale qui brule, cette phalange à osselets, ce carpien à copule, tout ce qui remonte jusqu'à l'épaule en coinçant le coude par le poignet, ce qui m'a tordu les côtes, j'ai appris doc est-ce seulement vrai ? que les muscles et ossatures thoraciques sont asymétriques par fouillis de la structure viscérale ? j'ai l'impression je vais fixer dessus et que ça va s'aggraver chez moi, j'ai pas besoin d'antidépresseur pour ça si ? un sourire complexe ? je souffre de souffrir, doc, je souffre de souffrances, et je ne peux que regarder derrière, devant, ici ou ailleurs, pour me dire que je me sans en danger, une atteinte à ma vie, une menace, c'est la santé doc ? que de souffler parce qu'une chaussette me renvoie à ma rigidité cadavérique ? que de peiner trois ans à supporter trois étages d'appartement sans ascenseur et terminer en soufflé retombé par un déménagement au premier qui m'angoisse de flemme-à-entretenir ? que de marcher halluciné comme certains font du fit ou du sport, parce que le reste de mes occupations humaines me demandent d'entretenir... quoi ? une ligne une santé, je sais pas trop quand j'en écoute, ceux qui viennent vous voir et qui repartent avec le sourire ou pas, j'en sais rien la consultation privée, moi j'ai pas l'esprit à voir la tête du précédent quand je sais que c'est enfin à mon tour d'entrer, la santé c'est pudique, moi je me figure bizarrement ce qui est valorisable dans l'amputation de certaines de mes capacités auscultées par la psychiatrie dont je ne fais qu'essayer de rendre un compte, la sérénité de vos clients se négocie-t-elle si elle relève de la santé ? ce sourire à la pharmacie, je ne le connais car j'ai besoin de ce miel-lait pour ma gorge, je crois, plutôt que tel patch, tel chewing-gum, tel conseiller là pour me priver de ce qui me fait souvenir de l'importance de l'eau naturelle, et pourtant je sais que oui, c'est un dangereux vice qu'user du briquet sur du vivant, quelle que soit le biais... doc ? je suis plus en lien pertinent de médecine avec le psy, vous l'avez constaté vu mon état dont je suis conscient, mais vraiment, tout est fou en moi, sauvez-moi un placébo, si tout est dans ma tête ça devrait que marcher, si c'est aussi dans le corps au moins que je sois anesthésié et puisse autrement m'électriser depuis la réalité... doc ? on règle ma ratatine avec la podologue, vous êtes généraliste je vous fais le topo, mais pourtant non, le dentiste du chien il lui prescrit des faux os en croquette le iench il a jamais vu de vrai os, c'est pour la santé de qui ? un ORL pour les pugs ? bin ils manquent de chirurgien j'crois, pas de médecins... la santé doc ! vous savez m'y dire depuis canguilhem ou un autre péquenaud inconnu ? parce que moi franchement, je repars avec votre papelard, je sais pas ce que ça signe, pis le pharmacien il est bien informé aussi, mais va expliquer à tel sans-jambe comment c'est génial la roue les poignées les moelleuseries du siège mais que par contre faudra attendre pour la rampe d'accès, à tel pendant à l'insuline comment il va être pas au top de sa forme s'il se soumet pas régulièrement à sa piquouze, tel épileptique que heureusement y'a des chiens de dentistes qui sentent ces trucs arriver et leur laissent l'occas' de se mettre en condition pour désarcophagiser pas trop pire après coup, tel dyslexique qu'il aura du mal à évoquer le sérieux auprès de légitimes prouts-prouts pendant les millénaires qui les auront vu émerger un jour comme ça peace merci les psy qui étudient le cerbeau ça a mis du temps, tel addict qu'on sait à peine depuis études de stats plutôt que simplement bio que son produit ou comportement problème le dépasse lui autant que la société pour qu'à répression suive timidement sensibilisation contre-intuition-morale, doc sérieux vous gérez quoi depuis votre tas d'ordonnances, la listes des maux de ce monde ? ils viennent vous voir franchement moi c'est parce que j'ai l'impression d'être obligé, moralement oui, mais juste, parce que le pug il a des problèmes cardiaques, de température, de flemmme, tout comme moi, et quoi je fume vous me répétez d'arrêter que ça réglera tout, alors que j'ai besoin d'un orl depuis gamin, au contraire la douleur de mes poumons m'empêche de trop les laisser à l'abandon neuro-conscient, la douleur oui, ils font mal je les aère, avant ça je suis resté longtemps dans l'air ventilé d'une salle informatique je respirais autrement enfermé ainsi, j'ai mal au dos je vous l'ai dit ou pas, ces sièges éternels de quelles générations franchement ? parce que bin je sais plus par quel bout prendre l'alarme, y'a rien qui va doc, franchement ces mille détails qui noient le truc, jamais je parviendrai ni à vous y dire ni même à y penser de manière consciente, j'suis là je pane rien au fait que qmm, oui, je me sens en mauvaise santé, ça justifie que je sois là, mais le vertige ; le vertige de l'autre anthropologue, qui considère la première marque archéologique de l'humanité dans son concept au fédéré-unique-concept ainsi profitable aux éclectiques comme moi, un os fracturé réparé, qui suppose l'aide alimentaire d'un autrui alors touché d'empathie actée pour que survive le blessé incapable de survivre seul ; doc ? vous allez pas me laissr mourir hein ?
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la santé, qmm
ce merdier
doc cod
#vertige anxieux #doc cod #mais wut #juste moi
à la vie ah la mort !
nan mais tu veux je te dise ma confiance en l'état du truc ? ça remonte à loin hein, aussi loin que ces conseils de ma mère, ces conseils à la femina-écolo, je les ai entendus dès l'âge de cinq ans, alors quand l'autre me conseille de manger léger le soir parce que ça aide à dormir, l'a beau être pro de la santé, j'ai envie de casser des ongles au nom d'une relativité bafouée, oui, d'accord, mamy tisane qui a besoin d'énergie juste au moment du sport, ok, le soir elle se couche sereine avec les autres poules parce qu'avant la retraite elle a intégré le rythme capitaliste du quotidien routinier, pis donc le soir elle a pas besoin de calories pour ronfler... moi j'l'entends encore, là, à croire que c'est une norme normale, genre 'je-vois-que-tu-me-crois-pas-mais-j'ai-raison-donc-si-tu-veux-te-soigner-écoute-moi', méwi léger le soir, ajd on est pas comme à l'époque de la cuisine au beurre de maîté, oui ajd les bons conseils sont vrais... hmmlul ; bleurg ; cool pour toi qui as ta routine du jour, moi j'ai des insomnies, déjà rien que ça ça change tout et je sais que tu vois ni comment ni pourquoi, mais même en dehors de cet hors-habitus-stable, bin j'ai bien vu quand j'ai arrêté de suivre les conseils qui me paraissaient inadaptés, je t'assure, je te jure, mais ptetr j'suis le seul à faire gaffe à ma nutrition autrement qu'en lisant des articles d'opinion scientifique, oui, c'est vérifié pour moi toi tu fais ce que tu veux avec ton cerveau-estomac mais juste, arrête de faire genre c'est absolu général naturel et normal de bon, c'est vérifié pour moi, je dors laaarge mieux après une tartiflette qu'après une salade, mais ok, j'avoue, ptetr j'suis le seul ; bon pis ces conseils ok, pis tout le reste qui les mène à leur décalage qu'ils veulent m'imposer, genre l'autre médecin là, je lui parle d'un mal que je sais complexe et un poil atypique, le fait que par abandon de mon effort de vie, je me 'ratatine'... 'me sort quoi depuis ses bouquins ? 'mais non vous n'êtes pas ratatine', sous-entendu, 'par contre vous êtes fou d'après la mdph, donc votre discours qui essaye la raison, pas la peine, j'connais mon boulot', wè, wè, ok, donc la confiance elle est là, je l'ai pas écouté le doc, je lui ai même dit 'ok, je vais me sauver tout seul alors', pis je ressors du cabinet avec mes bouts de gras, mes savates qui trainent, mon sourire qu'a aucun muscle pour exister vers le haut, mon essoufflement perpétuel, bref, cette apathie générale que je nomme ratatine et qui commence à soulever de sérieux problèmes structurels relativement bcp douloureux, dans le dos, dans le thorax, les jambes, partout en fait, mais que quand je trouve un répondeur à sos, tout ça n'a aucun sens même quand on sait mon passé que je sens au delà de la narration de ses faits ; et puis pareil à ce moment là pour une suite, oui, si j'avais écouté l'automatisme apparemment évident comme quoi les dossiers psys devraient se relâcher, se détendre, perdre de la tension quoi, en une activité de corps adaptée, bin un an plus tard j'aurais pas eu l'occas' de remarquer, non sans un sourire amer, que effectivement pour reprendre le terme, oui merci de me répondre qu'effectivement j'ai l'air plus dynamique que y'a plusieurs mois, merci de confirmer, bin wè gens, c'pas en allant m'endormir sur un tapis de salle que j'y serais parvenu, même avec les conseils de cohérence cardiaque que je connais par coeur par éducation, et tous les autres trucs de santé que je suis allé expérimenter autrement que par ceux qui m'écouteraient quand je les dis, ui, que je serais parvenu à quelques débuts de résultat pour ma 'restructuration somatique', entre autres une redynamisation de ma physiologie ; la confiance elle est là je répète ; un autre truc marant en humainerie médicale ? hmmm, ok, j'suis assez scrupuleux pour que mes deux TS ne figurent pas sur mon dossier, mais ricaner à cet aveu quand enfin je crois avoir un réceptacle pour la formule de mes souffrances, c'était pas la bonne solution, machin, je sais que tu te trouveras des excuses pour pas culpabiliser, mais moi de mon côté le vécu est tel, il est gravé, le changer c'est un espoir de l'ordre de vos conseils, va falloir y aller pour me convaincre... sinon, quoi, mon anosmie ? ok, pareil, j'suis pas allé pleurer pour avoir une carte d'invalidité pour mon odorat quasi-nul, ok quand tu dis ça pue chez moi je m'en fous, mais d'une, ça peut être dangereux mais à la limite c'mon problème si t'as des trucs qui pourrissent chez moi tant qu'ils sont cachés de mes yeux, par contre de deux, je vois trop le léviathan et ses moutons, oui, les aveugles visiblement c'est la société qu'a permis leur inclusion, on voit tous à peu près comment ne pas les discriminer, mais l'odorat ? le nombre de fois où ils oublient, commencent à parler d'un truc qui me parle pas du tout comme on parlerait de la beauté d'un tableau à un aveugle, rien que là je me sens insulté, mais bon c'est par ignorance ok, ok, tolérance envers les *, je réinsiste tout gentillet sur le truc, et oh réaction si agréable, ce rire de blague pas grave 'aaaah mais oui ahah j'avais oublié que tu sens rien ahah'... mhouais, allez on passe à autre chose, je vois bien que tu fais des efforts... la confiance elle en est là
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comme d'hab en mode "j'hallucine ce monde de tarés", juste assez peu de temps pour pondre une demi réflexion à forte dose d'émotivité alarmée, paranoe de se dire que j'suis un peu seultou avec ces mots... je me rassure, c'est du moi honnête
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sav humanité
#caducée #+1 #what to do with #my bod
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| sav humanité des réclamations ?
le discount de la biologie anatomique : quand le fabricant qui oscille entre une légalité de plus en plus serrée, et une liberté de plus en plus rare, dans un contexte de plus en plus aliéné, te file une carte fidélité chez le médecin et que tu crois que c'est un truc genre 'avantages' client ; c'est sensé rassurer sur le caractère éminemment professionnel de la santé en condition assistée par cohésion sociale ; bonne sécurité contrôlée efficacement par les autoritaires légitimes ? entre les abonnements gratuits aux grippes et autres rhumes, nous vous proposons un système de garantie vous remboursant les défauts les plus communément douloureux parmis ceux acceptés, pardonnés et conservés, parfois nés d'on-ne-questionne-pas-où, ceux que l'on prétend inévitables à la condition sanitaire humaine et qu'on n'ôterait de notre quotidien pour rien au monde (y'en a des de plus en plus sales j'trouve, des maladies, ça fait pas tilt pour autant) ; des fois hors occident, ils s'étonnent de nous voir nous acharner sur les symptômes sans même prendre conscience qu'il y a des causes en amont ; loin la médecine ancestrale (bien décrite en fiction par jean auel je souviens), loin la stabilité autonome sur le plan de nos corps, même si c'est beau la solidarité, et visiblement pas grave lorsque trop dépendante ; depuis que Pasteur a imposé la discipline intransigeante de l'aseptisation systémique qui régit l'hygiénique et le sanitaire (sacrée révolution pas insensée, mais que j'entends depuis le monde qui l'a suivi, comme la destruction sans sommation ni réflexion sur la part microscopique de la biodiversité, l'échelle du dessous qui nous construit ; je suis oui, contre ceux qui aiment nager dans la javel ou le chlore, en souriant avec les dents blanchies, et ce même si j'ai conscience que nos corps, transformant la matière, créent du déchet, effectivement dangereux en termes de causalité chimique), rien n'est plus sale que les civilisations sédentaires dont l'un des gros problèmes est l'encrassement en masse et accéléré, des lieux de tels regroupements et donc, de leurs occupants...
livrés avec toutes ces faiblesses dont on peut être excusés, ne nous reste qu'à remplir l'agenda avec ces obligations très évoluées... obsolescence programmée des composants de l'individu ? sûrement avec une grosse part aveugle, moi je cautionnerais pas ; j'vais pas gueuler pour un remboursement impossible de ma condition de survie, mais ptetr demander à rehausser la dignité du cahier des charges pour les fabricants et ce qu'ils ont un peu une dette envers leurs produits, dont ils assurent la qualité, afin que ces générations d'après puissent vivre avec moins d'emmerdes... mais que revendiquer ? que construire pour éviter que tout le monde ait besoin d'un mot du toubib pour tel ou tel truc qui ferait partie d'une santé normalement à considérer comme défaillante ou incomplète ?
regarder l'avenir, même proche ou immédiat, sur cette question ? j'ai peur ; les rouages s'entremordent avec leur seul composant : des dents qui tournent en bourrique par le déroulement logique de leur fonction
j'suis ptetr autant hypocondriaque que l'inverse : tjrs malade mais c'est normal
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vaste catalogue - "vous avez fait votre choix ?"
#caducée #+1 #dépassés #over
- dites moi dok, y'en a combien des maladies humaines ?
- heu... comment dire... vous voyez ce gros bouquin là derrière moi ?
- celui au milieu des autres gros bouquins de votre bibliothèque ?
- celui-là même ! eh bien dire que c'est la partie émergée de l'iceberg serait physiquement le grossir au moins mille fois... et à vue de nez, on en est déjà à plusieurs centaines de pathologies
- ah oui je vois...
- pourquoi ça ?
- bin j'ai été sensible l'autre jour à une interview sur la drépanocytose ; ça a l'air terriblement douloureux cette maladie, vous connaissez ?
- oui j'ai du voir passer ça dans une de mes lectures du soir
- il parait que ça touche quelques centaines d'enfants dès la naissance, une maladie génétique
- et vous croyez que vous en êtes porteur ?
- non c'est pas ça, pas celle-là ; mais l'interview était axée autour d'une volonté de sensibiliser, d'informer, et ça donnait envie oui, de regarder jusqu'au bout afin d'être au courant et de soutenir la cause...
- quel est le problème alors ?
- bin... une fois que j'suis arrivé à la fin, y'avait une deuxième vidéo, c'était sur le syndrome d'usher, et puis une sur les dégénérescences fronto-temporales... là je me suis effrayé à l'idée que y'avait plein de maladies peu connues car elles sont rares ; et comme si l'algo avait lu dans mes pensées, les vidéos suivantes étaient sur des maladies pas rares, mais qui malgré tout, sous le prisme de la souffrance et notamment de la stigmatisation, restent méconnues et motivaient ces interviews ; parkinson, schizophrénie, autisme, trisomie, avc, endométriose... et ils étaient tous là à raconter que ça ferait du bien à la société que leur sujet soit moins méconnu
- vous vous êtes senti un peu dépassé...
- exactement ; alors c'est dingue parce que oui, j'crois ce sont des causes tout-à-fait valables, mais franchement, je me suis demandé : qui serait capable de répondre à ces injonctions ?
- eh bien...
- déjà vous, vous êtes médecin diplomé, j'suis sûr vous avez des capacités de mémorisation supérieures à la moyenne, mais j'suis tout aussi sûr que votre gros bouquin vous le connaissez pas par coeur, alors que vous me dites qu'il est tout petit par rapport au grand tout de la médecine... y'a-t-il seulement une solution à tout ça ?
- eh bien oui je...
- et alors ça m'a foutu le cafard, parce que je bosse chez un ophtalmo, et c'est pas parce que la vue est un domaine socialement bien balisé en termes de consciences, que la stigmatisation a disparue, ni que c'est le principal problème relatif à ce problème de santé ; y'a plein de gens qui ont besoin de lunettes, et autant certains ça leur va plutôt bien, autant y'a beaucoup de clients qui passent dans mon cabinet avec des corrections si élevées que leur réputation sociale se voit sur leur visage ; ceux avec des tessons de bouteille, qui louchent d'un oeil et demi, qui se cognent en entrant et qui forcent du visage pour signer les documents, ils sont pas dans cette étape de vouloir démocratiser le savoir social à propos de leurs problèmes, mais c'est pas ça qui fait qu'ils ont une place agréable, même les plus respectés d'entre eux...
- eh bien oui c'est bien triste...
- je trouve aussi ! j'ai un cousin qui est en fauteuil roulant depuis un accident de vacances, et comme je suis proche de lui, ça fait des années que je milite dans une association qui fait pression sur les magasins afin de construire des rampes d'accès aux personnes à mobilité réduite, et je me sentais bien dans cet engagement, je me disais que je valais un peu mieux que certains égoïstes, que j'étais pleinement dans une bonne déontologie à m'impliquer pour la cause... je me la pétais auprès des gens, comme quoi tout le monde s'en fout des fauteuils roulants, que personne sait ce que c'est et qu'il faudrait vraiment nous sensibiliser sur la question ; je me sentais utile, je me sentais comme pionnier d'un mouvement altruiste à faire suivre... et puis j'ai déchanté avec ces interviews, j'ai compris que ce que je disais exiger auprès des gens à propos des fauteuil, j'étais très loin de l'appliquer à toutes les autres causes plus ou moins similaires sur ces différents cas de santé handicapante ; tout ça à cause d'une discussion avec l'un des gars de l'assoc'... ça faisait trois ans qu'on bossait ensemble et que j'essayais d'être sympa avec lui et de respecter au mieux qu'il soit en fauteuil ; et puis j'ai appris que ses difficultées d'élocution ne dataient pas de son accident de moto, non, qu'il était né avec une malformation osseuse et que ça n'avait rien à voir avec sa paraplégie... toutes ces années auprès de lui et je m'étais borné à voir uniquement ce qui était évident sans soupçonner qu'il y avait pire derrière ! j'ai vu que ce n'était pas lui qui m'avait mis à l'écart, que ce n'était pas moi qui manquait de bienveillance, mais plutôt je me suis senti dépassé par rapport à la masse de boulot que demanderait une vraie sensibilisation des problèmes de santé
- eh bien c'est...
- moi-même, à part vous et quelques confidents, très peu de personnes savent que je souffre de dépression ; et bien évidemment que je vais pas aller le chanter sur tous les toits, entre le secret médical, la pudeur, la peur des effets de réputation, j'suis bien obligé d'admettre que si je voulais une meilleure inclusion pour moi, ça passerait par la communication de ces problèmes à ceux que je rencontre, et qu'en plus ils soient assez formés pour ne pas empirer les choses ; mais en pratique c'est pas si simple ! on est tous dans le même bain qui déborde ! mon collègue là, il a sa malformation osseuse, les séquelles de son accident, grâce au ciel il n'a pas de dépression, mais je vais pas aller lui demander d'aller se renseigner sur les comportements à éviter auprès des dépressifs, quand il est là à me raconter sur comment sourire à la vie est pour lui une philosophie de vie très importante et à laquelle il se sent obligé de briller, quand il se plaint des gens moroses dans leur vie qui 'marche' et qui n'ont pas sa joie de vivre, qui n'ont pas la conscience de leur chance, quand il me dit qu'il a transformé son immobilité en une pétillance intérieure qu'il veut faire rayonner au monde, et que tout le monde pourrait et devrait avoir le même pouvoir de positivité que lui, je vois bien que même si ce sourire qu'il affiche à tout le monde n'est pas simplement de la joie innocente, c'est un truc dont les leçons qu'il me donne naïvement me sont tout-à-fait impraticables à cause de mon état dépressif... et donc je ne lui parle jamais de mes problèmes, arrêté par ses propres problèmes à lui
- heu...
- voilà, bon... tout ça pour dire que votre bouquin, j'suis content que vous le lisiez un peu le soir ; mais moi tout ça, ça me donne envie de tout bazarder... l'humanité est malade