L'hirsute marchait à cet endroit où la forêt de bambous grinçante et pataude célèbre le vent par des remousj'aime bien cette entrée en matière, par contre, une forêt pataude, ça ne m'évoque rien.
curieux de savoir si un bâton allait sortir des poches de son blouson dans lesquelles il avait mis ses mains, pour supporter le poids de ses bras davantage que pour les réchaufferici, il conviendrait de re-spécifier qu'il s'agit des poches etc. de son maître, parce que la manière dont tu pronominalises pourrait laisser croire qu'il s'agit des poches du chien, puisqu'il est le dernier sujet avant le pronom.
Je parlerai de gens, leurs visages seront notre réconfort et leurs voix notre raison d'être. Même si je n'ai des relations qu'en superficie : donc peut-être que des bribes de visages et des morceaux de voix seront notre réconfort ; je veux dire qu'il faudra se contenter de cela, au risque de devoir agencer bribes et morceaux pour constituer un être complet avec lequel s'oublier et se faire peur à la fois.j'aime beaucoup cette entrée dans les pensées de l'hirsute. Ça sent le mystère, l'esprit original, la nouveauté.
Mais on ne s'oubliera pas tellement, à moitié pour ainsi dire, continuant à souffrir d'une solitude capricieuse à distraire avec les petites plaisanteries que sont les visages ou la voix de ceux-qui-m'aiment, plus encore avec leurs propos qui n'existent même pas, mort-nés dans la bouche mais plus encore à l'origine de la conscience, aussi fantomaux que la réalité fugitive à la manière d'un prisonnier, éternellement recherché pour avoir commis l'homicide involontaire, soudain, accidentel, de naître : il me faudrait de grandes plaisanteries d'histoires ou de drames ambitieux comme des cathédrales, mais ce n'est pas ça...là par contre, j'ai de la peine à le suivre. Je suis en pleine digestion de mon repas de midi, et la digestion du paragraphe par-dessus passe mal :mrgreen:
de la politesse, des regards fuyants, des gênes proche de la torture, des silences et, malgré tout, une prière maladive pour se revoir, pour les mêmes politesses et les mêmes gênes, les mêmes silences parsemés d'anecdotes sur ce qu'il y avait la fois d'avant entre les silences, les gênes, c'est-à-dire sur les rires nerveux, résultat de blagues tout aussi nerveuses nées de l'inconfort au silence : jamais, avec mes amis, on a su relâcher la tension.j'aime bien, mais à la moitié, je me suis de nouveau essouflée. J'aime beaucoup ce que ça dit par contre.
(et de rester ici à subir ce qu'il faut de la vie, dans toute sa banale fade et affligeante sévérité ou délicatesse, et même dans sa propre fadeur, sans ne jamais devoir se manifester, sans même ne jamais pouvoir le faire : ou en essayant de le faire, et en constatant que jamais ça ne marche, que jamais qu'un petit bruit de couvert ou des pas dans le sable s’entendent et se retiennent de l'effort qu'on a donné par tous les moyens, avec toute la violence dont est capable l'insecte pour ne pas succomber des prises de son bourreau)ici je me suis perdue de nouveau
Et tout se résout et s'annule ou se mélange à la fois, pour la question d'un drame qui n'en est pas un : l'indifférence de ceux-qui-m'aiment et ce que je m’évertue inconsciemment à leur devenir étranger.j'aime beaucoup, mais j'aurais arrêté la phrase après les deux points.
à force de voir l'autre à nu dans un monde en couette, en pyjamas, en calme et en pénombre qu'impose la nuit, pénétré l'intimité de l'un et de l'autre.:coeur:
et une boulimie de se dire:coeur:
dans la négligence de nos retenues:coeur:
(petites menottes avec lesquelles on s'est attaché le corps sans atteindre la pensée folle qui ne peut donc jamais sortir : on a enfermé la pensée en menottant le corps)parenthèse inutile selon moi, qui alourdit sans ne venir ajouter rien de très pertinent
d'angoisse magnifique:coeur:
(du monde, de vivre le monde, de vivre – d'encore le monde, d'encore la vie, etc.)celle-ci elle est cool :)
inombrabilité:coeur:
(« Viens, abandonnes toi à moi je suis ton seul repère : le maître qui te remue. »)en fait, peut-être qu'il conviendrait de trouver un autre format pour ces parenthèse, qui ne sont pas toutes inutiles, mais qui, en l'état, alourdissent toutes un texte sur lequel il faut déjà fortement se concentrer.
pour la raison que tu tiendrais à la vie sans même la comprendrec'est un détail, mais j'aurais préféré : "Sans même le comprendre" c'est à dire, sans même comprendre qu'on a cette volonté, plutôt que sans même comprendre la vie. Car qui peut se targuer de la comprendre ?
« Je peux pointer ici bas le sol et le connaître ; enfin, j'ai le droit à savoir l'oubli total par la souffrance et mieux encore le droit d'arrêter l'effort de vivre et de me laisser vivre par un autre .»j'aime bien
mais au final qu'on l'enfante ou non sa nature reste la même:D
Je ne trouve pas qu'on est envie de pleurerait?
alors même qu'il montrait la mouche collée à l'écran.:D
les mêmes problèmes de sexeje trouve étrange d'utiliser même ici, alors que c'est la première fois que tu évoques les problèmes de sexe. Ou alors je n'ai pas compris.
et mon prénom mourant dans une bouche pleine et s'envolant d'une autre béante.:coeur:
Bon, que dire. J'ai lu ce texte avec enthousiasme, comme si je découvrais quelque chose de neuf, une nouvelle manière de dire, et j'adore quand ça m'arrive. Par contre, j'ai peiné à travers ma lecture, et je ne peux pas prétendre que j'ai tout compris, ni tout lu, car certaines phrases débordaient vraiment de mon attention.Ce qui ressort de cette conclusion me plaît, surtout quand tu parles d'une "nouvelle manière de dire", qui est l'unes de mes intentions quand j'écris. Bien sûr, tout ça n'a rien de nouveau et il ne faut pas que je m'illusionne (j’empreinte à un peu tout le monde, c'est comme ça que je fais, rien d'ici est à moi, tout est un peu de Pessoa pour l'introspection, de Simon et de Faulkner pour les parenthèses/phrases longues et alambiqués, de Biély pour les images, de Beckett pour le peu d'humour, de Proust pour l'épisode de l'amitié, enfin rien de moi, assurément !), mais je suis content que tu penses une telle chose, ça me réjouit et m'encourage à continuer !
Il est difficile de suivre ce ruban emmêlé de pensées, d'autant plus qu'il ne s'agit pas de plusieurs rubans arrangés par couleur etc, mais d'un seul ruban, et on s'essouffle, et on oublie le sujet de la phrase, et on finit par laisser tomber. Mais, malgré ça, j'ai trouvé ici et là des morceaux de rubans superbes, qui m'ont vraiment réjouie, et des idées originales, ou du moins, des images très cool.
Donc en conclusion, je dirais que j'ai trouvé dans ce texte un grand potentiel de me plaire dans son entièreté, mais que, vu la complexité du pavé, je n'ai su m'y immerger complètement.
Bravo en tout cas pour ce travail et cette ambition.
c'est plutôt que c'est eux qui t'ont appris à écrireOui, c'est exactement ça ! Plus que n'a pu le faire ma prof de français ;D
Ensuite, la, c'est plus personnel, il passe son temps avachi dans le canapé alors que sa mère fait le ménage. Déjà, s'il participait au ménage, il serait moins triste. C'est le fait de ne rien faire qui nous fait cogiter et nous fait broyer du noir.Ah oui, tu as tout à fait raison, c'est une vraie larve cet hirsute ! mais justement le propos était tourné à la fois de façon désespérante et drolatique, c'était le but de ce passage. Rien de vexant dans ce que tu dis, tu ne fais que t'en prendre au personnage et ça prouve qu'il suscite des réactions ;D
Sa mère doit juste penser que c'est un fainéant de le voir toujours engluer dans ce canapé. Je ne pense pas qu'elle doit le voir comme une coquille vide dont elle est obligé de s'occuper car elle l'a mit au monde. Mais simplement parce qu'elle l'aime.
je suis très en éveille"très en éveil"
petit bruit de couvertLà je mettrais couverts au pluriel
Dans ces moments règne à la fois une tendre timidité et une boulimie"règnent à la fois"
l'euphorie nous avons que survolé"que nous n'avons que survolée"
Viens, abandonnes toi à moi"abandonne"
goûtes cette folie"goûte"
et puis dès fois elle me regarde pas vraiment"des fois... elle ne me regarde"
Pleins de personnes voudraient"plein de personnes"
que je ne pourrais plus éluder"pourrai"
Heureusement que je n'y assisterais pas."assisterai"
Et moi je n'est pas besoin"n'ai"
Je ne trouve pas qu'on est envie de pleurer"qu'on ait"
on ne peux pas dire, ni ne pourra dire jamais"on ne peut"