| (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/one-hr.png) C'est le livreur de carreaux, il arrive pile à l'heure. Depuis que le vent s'engouffre, par-delà une transparence insoluble, il pédale sur son vélo ailé, et dans la brume ou les nuages, il vient tout éclairer. La vitre est bondée, comme un tram sans horaire, il faut désengorger le trafic sans quoi tout est austère. Et comme une mousse de café, le livreur de carreaux inspecte une demeure avant de s'immiscer. À l'intérieur tout est plié, les fenêtres en quatre et les volets tirés, la lumière manque d'air, il lui faut respirer. Attendant son coli, le renfermé s'embourbe, dans un sommeil de nuit mais non pas sans trouble. Alors le chef à plumes, chevauchant sa monture, de métal il brave l'amertume et sa chaîne est huilée, on lui prêterait volontiers, un aspect posthume. Ce fantôme de livreur, il ne tombe qu'à pique, dans son coeur un autre trèfle, que celui de la fortune, et, pourtant, perçant la transparence des murs de la ville, il vient de son chant amener ce qui brille, des rayons du jour dans sa besace, le velours chaud qui éclaire la populace, il livre le dégivre. C'est le livreur de carreaux, le temps qu'il passe, il n'est déjà plus l'heure. | (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/norm-hight-left.png) |
, mais peut-être pas pour le coup,Il est évident que je me suis étendue sur un détail et suis passée à côté de la substantifique moëlle du texte. J'en ai été consciente, mais je me suis laissée emporter par mon bavardage.
| (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/one-hr.png) nan mais je te jure vraiment, un vélo dans son évier, je lui ai débouché pour cent cinquante balles c'est magnifique la plomberie quand on en vient oui, à extraire tout un écosystème mécanique à l'aube d'un débouchiotte, non, sa cuisine en vrai oui, c'est un peu pire que tchernobyl, et bin il a fallu pompter, fureter, embobiner les coudes et les traverses de toyo bien dégoulinant de huile, végétale, animale, de coude, il fallait une échelle pour remonter la pression, et pis bin du produit hein, beaucoup, beaucoup, de tue-la-merde, pour quoi faire ? bin c'est dit dans l'appelation, c'est, pour libérer les conduits et alors là je tire, et wut ? comme dans le voyage de myiazaki, je tire un peu et y'a le vélo qui sort du toyo comme on épluche une banane de génie pour y trouver un génie de lampe ; bon ? bin c'était bouché, pis un toyo comaç hein, le truc t'y rentres à peine un lampadaire normalement, et dans le bon sens, sinon il éclaire à l'envers, oui, et bien ? un vélo je te jure vraiment comment il a atterri là ? qui le pilotait pour ainsi le laisser se vautrer dans la canalisation ? un indien ailé ? un facteur de biscottes timbrées ? on ne saura jamais car les empreintes disparaissent lorsque le soleil est après la pluie ; bon, et donc, je lui débouche son vélo, la chaine tourne bien les pédales pédestres ne sont plus piétonnes, et puis le pneu, l'autre même, les rayons en spagheti, 'fin bref, un vrai vélo entier étou, avec des ailes, des par-buffles et un steak pour le quatre-heure, bon, oui, toujours, encore, il a fallu démener le toyo, parce qu'il était récalcitrant le bougre, il fomentait son cholesterol comme pas deux, et en vrai, il fallait, que tout ceci se termine par une vanne, n'est-il pas ? alors le héros se débine, le nid bé de ce petit néant de rien du tout paumé entre deux antivols, il y résidait le pauvre, dans son vélo d'appartement, coincé entre deux coudes, et qui d'un, coup de, pouce, finit au bout de ma ligne de fraise de dentiste pour évier, je détartre à la fraise oui, des bouts de tartare, de tard-t'y-fêtes, du gras, souillé, sous y'a des gros sales, des grisous de gros sel, et ça cuisine à la pelle, à la paille, à l'appel des entrailles, en pareil des portails, d'une ribambelle de déchetteries que j'extrais de sa toyoterie, un bon coup, de main, fourré de poil de paume... jusqu'à fluide | (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/norm-hight-left.png) |