| (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/norm-hight-left.png) | (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/one-hr.png) Cette chronique ne vaut pas analyse technique, tout-au-plus figurera-ce en tant que rapport phénoménologique appliqué au souvenir de cette production ô combien fédératrice, dans un passé jamais révolu de mémoire, un album qui marque, de par sa qualité, son originalité, le goût de son obscure raison, peut-être un peu par les codes du genre qu'il se permet de faire évoluer, un peu sûrement par ces bousculements mous et pourtant écharpés, qui incisent l'écoute d'une oreille attentive et sensible à ce qui se fait depuis le mansion de ce club de gentlemen... TCoR, c'est un premier album tel que celui-ci. Une affreuse plainte en rivière de son, parfois tortueuse et parfois libérée, parfois envieuse de se désentortiller, et dont le solipsisme aussi merveilleux qu'un froid de janvier, ne permet pas de s'extraire d'une mélancolie douloureuse, mais bien de s'en extasier. Les vapeurs se succèdent, les instruments n'en sont pas, ils sont les voix d'âmes musicales incarnées, on ne les reconnaît que de manière lointaine. Quand aux vocales, elles-mêmes hurlent comme un grincement de porte sur une queue de chat, quelque chose qui vient on le sait, d'entre le coeur, les tripes, la trachée et d'autres glottes un peu cachées... Des poumons pour ne pas ventiler, la respiration on la retient le long de ce chemin, fournissant à l'auditeur qui l'arpente, une piste pour la ténèbre. TCoR, c'est ce titre ambivalent qu'assure la folie, celle d'une certitude ou d'un doute, on ne sait dans ce paradoxe, ce qui est affirmé. Une philosophie se distingue, elle émerge du club, elle gagne en pertinence de pensée, en poids des mots, des sons, des images, tout un lot de sens qui, dans un melting-pot transductif, ferait des membres dudit club, des agitateurs de la culture comme on en voit peu. Décrire seulement ? Impossible : je n'ai pas la fiche technique de ce qui se fait de codé par transcription de l'audible, à propos de cet organisat de modules sonores. Je n'ai pas la théorie de la construction de cet amalgamme de bruits harmonisés. Et je ne veux pas m'en faire une idée. Pourquoi ? Eh bien : pour toute la magie de ce genre de synchronicités qu'on aime à valoriser quand on est un peu distrait dans sa mélomanie... Pas d'une distraction à teneur irresponsable, non, au contraire la béatitude contemplative forcée par l'affect en osmose avec le produit. Tout ceci, une ôde qui reflète plus en sentiment qu'en étude, ce qui peut être proposé à la relative du travail de ce groupe, qui veut toucher les sentiments, justement, au-delà de ce qui relève d'une technique, alors associée à un engagement émotionnel palpable, donnateur d'une dimension toute particulière à celui qui sait l'écouter. AFOS - TCoR (https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/top-hr.png) |