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Le goût du feu
Ecrit pour l'appel à textes au contenu sexuel explicite
(https://eclecticlightdotcom.files.wordpress.com/2016/12/moreauapparitiondorsayd1.jpg)
J’entends son rire éclater au fond de la salle comme un verre brisé. Il m’agace. Je crains qu’il agite la surface lisse de mon vin. La gamine s’en moque, s’avance entre les tables et entame quelques pas de danse. Je la laisse s’amuser et l’ignore, jusqu’à ce que le premier voile tombe.
Son jeune visage m’apparaît, splendide, dangereux. Je repose ma coupe en or bien plus terne que l’éclat de ses yeux et cède au plaisir de la regarder ondoyer, transfigurée par le mouvement et la boisson. Les hommes à ma table se laissent eux aussi ensorceler par la beauté dont les pieds martèlent le sol au rythme enivrant des percussions. Devant nous, l’enfant Salomé se métamorphose. Elle me confirme, d’un clin d’œil discret, ce que je pressens : c’est avec moi, qu’elle joue.
Un roulement habile de son bassin fait tomber le deuxième voile. Sans cette entrave, elle peut se livrer davantage au rythme de la musique et se soumettre à mes pupilles. Elle les hypnotise sans peine.
Une flûte entêtante rejoint les tambourins. La mélodie aiguë l’enveloppe si bien qu’elle s’en habille et abandonne un troisième voile. J’entrevois le grain doré de sa peau de sable et ne peux m’en détacher, même pour m’assurer que je ne suis pas le seul prisonnier de ses charmes. Son corps vibre, ondule au gré des notes, comme une flamme à laquelle j’aimerais me réchauffer.
Elle doit percevoir mon envie de la sentir près de moi car elle approche, m’offre son quatrième voile, le dépose à mes pieds. J’inspire pour la retenir à mes côtés. Elle choisit ce moment pour libérer sa chevelure insolente. Son parfum d’encens, de bois de santal, s’insinue jusqu’à moi sans me rassasier. Je ramasse le fragment de son corps déposé au sol, m’en imprègne. Les muscs de sa peau s’engouffrent dans mes poumons, me possèdent. Je la respire et enrage de la voir me sourire, quand j’expire.
Elle s’éloigne déjà, ses cheveux voltigent autour d’elle, l’enveloppent et la révèlent. Les instruments forcent l’allure de ses pas. Elle piétine, se courbe, se relève, saute, tourne, recule, j’aimerais tant qu’elle revienne. Qu’elle me brûle. L’étincelle de son regard crépite dans mon ventre, sème des charbons ardents au fond de mes entrailles. Je devine ses formes, la rondeur délicieuse de ses hanches et ses seins, ses seins prêts à glisser sous mes doigts… Je rêve d’atteindre ses cuisses, de m’emparer du ventre dévoilé par un autre de ses mouvements envoûtants. Ce ventre nu m’obsède, fait trembler mes mains moites et, par éclairs, je les vois enserrer la taille féminine, attiser la braise, parcourir le corps-flamme qui les calcinerait et les régalerait…
L’enlèvement du sixième voile me rappelle à la danse irradiante. Seule une étole irisée subsiste et sublime la nudité du corps d’or. Les sursauts que ma danseuse impose à ses formes en suivant le rythme rapide, toujours plus rapide des percussions rebondissent entre mes reins, sous mes côtes, la brûlure qui s’y trouve se répand encore, descend, m’enflamme et je voudrais… Je voudrais la sentir frémir sous ma caresse, la dévorer, ma bouche se remplit d’une envie de mordre sa gorge voluptueuse et de descendre jusqu’à la pointe de ses seins. Je l’embrasse. Comme j’enfonce ma langue dans le poison de ses lèvres, je sens qu’elle diffuse sa chaleur au plus profond de mes os. Elle a le goût du feu. Je flambe.
Elle ondule toujours sous les variations des instruments endiablés et je n’en peux plus de la voir se dévoiler. La contempler sans fondre sur elle me torture, puis-je résister à l’appel de sa chair incandescente sans exploser ? Pour oublier sa présence ardente, je ferme les yeux. Elle me poursuit, incendie mon rêve, me touche, j’agrippe ses hanches, mon sexe s’affermit contre elle, prêt à se consumer en elle. Pourvu que la musique s’arrête avant de nous réduire en cendres.
Elle est accroupie sur le sol quand, enfin, le silence revient. Mes sens embrasés se satisfont de la voir haleter. Déjà, elle se couvre. Je mêle mes applaudissements à ceux des convives et nourris l’espoir qu’elle se livre encore, si je la comble.
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Hello,
J’entends son rire éclater au fond de la salle comme un verre brisé.
Impression d’avoir entendu cette expression dans ce contexte quelques fois
Je crains qu’il agite la surface lisse de mon vin. Elle s’en moque, s’avance entre les tables et commence à danser.
chouette entame
je ne comprends pas bien pourquoi son visage est dangereux et pourquoi il y a du poison dans ses lèvres
Les hommes à ma table posent eux aussi leur regard sur la beauté dont les pieds martèlent le sol au rythme enivrant des percussions.
La beauté a des pieds… bin oui, je ne sais pas pourquoi ça me semble étrange
La mélodie aiguë l’enveloppe si bien qu’elle s’en vêtit
Cool aussi
ses seins mieux dessinés que les pommes des Hespérides
des seins comme des pommes je pense que c’est assez répandus comme représentation, c’est même la représentation idéale des seins mais j’imagine que c’est voulu
Qu’elle me brûle. L’étincelle de son regard crépite dans mon ventre, sème des braises au fond de mes entrailles.
J’aime bien ce rappel au titre
J’aime bien le dernier § aussi, mais moins la dernière phrase qui casse quelque chose (et qui est un peu convenue)
C’est le titre qui m’a attiré pour savoir de quoi le texte retournait. Un bémol du texte selon moi est que je me représente difficilement la façon dont Salomé est habillée : elle a environ 7 voiles mais comment tiennent-ils ? sont-ils en robe, en tunique ? j’ai trouvé ça étrange. Sinon la lecture est fluide et intéressante. La tension, tout du long, m’a semblé légère mais pas longuette grâce à la petitesse du texte. Le personnage de Salomé ne m’a pas trop touché à titre perso parce qu’elle était décrite avec des expressions courantes et pas très singulières (le rire comme un verre brisé, les seins comme des pommes, la longue chevelure, etc). Pour moi, tu aurais peut-être pu plus jouer sur la métaphore du feu pour accentuer un peu la tension entre les deux protagonistes même si en l’état c’est subtile et bien décrit. J’ai bien aimé que ce ne soit pas long et que ça ne s’étire pas en longueurs.
Mon commentaire peut paraitre très tiède mais c’est parce que c’est un thème qui ne m’emballe pas trop, et au final j’ai plutôt été intéressé par le texte et son déroulement (je ne pensais pas vraiment le finir ni le commenter au départ, tout comme j'ai survolé les autres textes de l'AT :noange:)
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Salut Persona :)
Au fil de la lecture :
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Au total, j'ai bien aimé, j'ai trouvé ça sympa d'avoir un texte érotique qui ne passe pas par l'ultra-explicite. La métaphore filée du feu est chouette ; il faudrait peut-être vérifier s'il n'y a pas trop de répétitions, ça m'a semblé un tout petit peu long ou redondant, mais vraiment ce n'est pas grand chose. L'ensemble m'a bien plu :) .
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Salut Persona :)
Bon, j'ai dû relire deux fois ton texte pour tout comprendre. Mais ça c'est moi et mes difficultés à décoder les phrases implicites :D
Du coup j'ai eu du mal à comprendre que certaines phrases sont des fantasmes du gars plutôt que ce qui se passait réellement.
D'ailleurs j'ai beaucoup mieux visualisé où se trouvaient les voiles à ma seconde lecture, car chaque fois, la phrase d'avant ou d'après parle de cette partie du corps (sauf pour le troisième et le sixième). Donc finalement ce n'est pas un si gros problème, je trouve.
Sinon, j'avais déjà entendu parler de Salomé dans la BD Tamara, et ton texte m'a donné envie d'en découvrir plus sur le sujet. Du coup je suis tombée sur une représentation de l'opéra (https://www.youtube.com/watch?v=iMiqgTw5QoQ) et j'ai pu remarquer à quel point ton texte est fidèle au matériel d'origine. C'est chouette de faire ce genre de parallèles ^^
(Et j'ai réussi à plus sentir ce désir pour Salomé dans ton texte que dans la vidéo, c'est rigolo :D )
Donc merci beaucoup pour ce texte. Ce fut tant intéressant à lire qu'instructif ^^
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Hello o/
Eh bien. J’ai beaucoup aimé ton approche sur cet AT. J’ai beaucoup aimé que tu aies fait dans l’érotique, justement, dans la séduction plutôt que dans l’explicite.
Le premier mot qui m’a sauté aux yeux quand j’ai ouvert ton sujet a été sa chute… >< Du coup, ma lecture a forcément été influencée par ça. Je ne sais pas à quel point quelqu'un qui n’est pas familier avec l’histoire de Salomé et de la danse des sept voiles, ou seulement avec le concept de la danse orientale, sera réceptif au texte, ceci dit. Certaines images peuvent aussi paraître bof sans leur contexte, comme l’image des pommes, de la chevelure envoûtante, de la fille nue sous ses voiles, nue sous ses bijoux… ça peut paraître très plat.
J’imagine que le narrateur n’est autre qu’Hérode himself. Si c’est le cas, ça ajoute forcément une autre couche de complexité à ce jeu de la séduction, et cette phrase à la fin « Je m’efforce d’apaiser mes sens embrasés. Je me souviens… Il m’est interdit de la désirer. » enfonce le clou et nous ramène, nous aussi, à la réalité des faits. Elle nous sort, nous aussi, de l’envoûtement dans lequel la danse nous plonge.
Le jeu avec les images du feu est bien pensé, bien fait, mais je trouve qu’il en manque un peu. Plutôt que d’être le thème du texte, il semble plus utilisé comme un effet de style qui revient quand il a sa place, et je trouve ça dommage. Je crois qu’il aurait mérité de s’affirmer plus que ça.
Ce passage est redondant :
Ah ! Sa danse la ramène vers moi, vers le bout de mes doigts. Connaît-elle le plaisir qu’elle m’inspire ? Elle piétine, fléchit les genoux, je rêve d’effleurer ses cuisses hors d’atteinte, de m’emparer du ventre dévoilé par un autre de ses mouvements envoûtants. Ce ventre nu m’obsède, fait trembler mes mains moites et, par éclairs, je les vois enserrer la taille féminine, attiser la braise, parcourir le corps-flamme qui les calcinerait et les régalerait…
Pas répétitif per say, mais le narrateur n’a pas dit grand-chose de différent que dans le paragraphe précédent, qui est mieux ficelé.
La chute m’a surprise. Pas le fait qu’il s’agisse de Salomé (ça, c’était déjà foutu ;D ) mais le fait qu’il lui dise qu’elle peut faire de lui ce qu’elle veut. Parce qu'on a n’a pas vu Salomé s’intéresser à lui une seule fois. Alors, d’accord, l’histoire veut que, mais il manque une interaction entre eux pour que la réflexion ait du sens, même avec le contexte. On n’a vu que Salomé lui offrir un voile au début, mais ensuite, elle ne lui prête pas plus attention qu’aux autres convives et c’est dommage, comme une occasion ratée.
Tu me diras que dans l’histoire, Salomé est trop jeune pour comprendre ce qu’elle fait, c’est sa mère qui le sait. Ce détail-là aussi manque. Du coup tu es à cheval entre les deux, sans jamais vraiment prendre position. Soit elle séduit pour de vrai, et il manque de l’interaction ; soit elle ne séduit pas, elle ne fait que danser, c'est lui, vieux pervers lubrique, qui se fait des films, et cette innocence manque.
Pour le détail :
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Bref, tu l’auras compris, c’est surtout la construction de ton texte et ses images qui m’ont intéressée. Encore du beau boulot ! ^^
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Le premier mot qui m’a sauté aux yeux quand j’ai ouvert ton sujet a été sa chute… >< Du coup, ma lecture a forcément été influencée par ça. Je ne sais pas à quel point quelqu'un qui n’est pas familier avec l’histoire de Salomé et de la danse des sept voiles, ou seulement avec le concept de la danse orientale, sera réceptif au texte, ceci dit. Certaines images peuvent aussi paraître bof sans leur contexte, comme l’image des pommes, de la chevelure envoûtante, de la fille nue sous ses voiles, nue sous ses bijoux… ça peut paraître très plat.
Du coup je me doutais qu'il y avait tout ce background mais j'ai volontairement pas fait de recherches pour voir si le texte pouvait me parler en lui même, sans l'appui d'autres choses ^^ (reste que je vois toujours mal comment les 7 voiles tiennent d'eux mêmes, sans non plus l'aide de l'image tout au dessus)
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Les voiles sont un accessoire de la danse orientale. Les danseuses tiennent souvent le premier (voire les deux premiers si elles sont douées), puis les autres sont noués ou agraphés (un peu comme des paréos) de façon à pouvoir tournoyer et être dénoués ou dégraphés au fur et à mesure. Le nombre de voiles utilisés, retirés, gardés, etc. dépendent entièrement de la danse. Le coté stip-tease n'est normalement pas à l'ordre du jour, même si c'est forcément sensuel, toute la danse passant par les hanches et les épaules :)
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D'accord, effectivement je passais à côté de quelque chose parce que je ne connais pas du tout... mais j'ai appris un truc, merci
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Bonjour Persona,
Beau texte, très subjectif, bien écrit, on imagine la scène et au détour de quelques phrases, les couleurs et les odeurs. 8)
J'ai lu d'autres contributions relatives à l'Appel à Textes sur le thème de l'érotisme et je coince toujours sur une définition standard. Ma connaissance littéraire n'est que moyenne et je constate que chaque auteur(e) y voit sa propre conception, alors cela me plait.
Explicite, suggéré, volcanique, cru, imagé, poétique,.. tout le monde peut trouver ce qui lui convient.
Merci. :)
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Bonjour,
Un grand merci pour votre passage et vos retours :coeur:
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Lu. De l'érotisme dans sa plus proche définition. Du désir, de l'envie sans aller jusqu'à l'instant cru.
Je n'ai pas eu de problème à capter qu'il ne se passait rien de vraiment concret entre les deux protagonistes. Il se fait clairement un film... (bon d'accord à l'époque les films n'existaient pas).
Quant à la question de savoir comment tiennent les voiles... Mais on s'en balance ! Ils sont là et c'est l'essentiel. Non mais. ::)
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Salut Personna :D
Premier texte de l’AT érotique que je lis et que je commente.
Je ne sais pas ce que me réservent les autres auteurs de ce forum mais ton texte sonne presque comme une introduction, comme pour entrer doucement dans l’érotisme.
Je te trouve très mesurée, très délicate dans ta façon d’invoquer le charnel. L’image de la danse du voile est extrêmement bien choisie, car elle te permet une montée en tension progressive, lascive, qui, personnellement me séduit. Le fantasme a une vraie place dans ce texte, le narrateur a des pensées bien plus sulfureuses à l’esprit que ce qui se déroule sous ses yeux. Et je pense que c’est ce qui fonctionne bien dans ce texte : l’attente, le désir sont ce qui a de plus tangible. A mesure où les voiles tombent, les pensées, l’obsession du narrateur deviennent de plus en plus impérieuses et violentes, jusqu’à ne plus pouvoir l’ignorer, même les yeux fermés (superbe boucle avec le début de ton texte).
Je suis presque déçue que ce texte se termine ici tant il est réussi. Belle écriture, beau rythme, de l’érotisme en retenue, magnifique. Franchement bravo <3
Merci infiniment pour ce texte !
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Bonjour Persona,
L’idée des six voiles est très intéressante. Six voiles, six étapes vers le désir. Côté structure, je trouve l’idée très riche en potentiel.
Mais, il manque quelque chose. Le texte n’entre pas dans l’esprit du narrateur, pas assez en profondeur du moins. Alors dans ce cas, l’auteur est forcé de dire essentiellement ceci :
Premier voile, je la désire
Deuxième voile, je la désire beaucoup
Troisième voile, je la désire beaucoup, beaucoup...
Quatrième voile, je la désire beaucoup, beaucoup, beaucoup...
C’est là le piège de ne pas insérer une sous-histoire en filigrane.
Par exemple :
Premier voile, les premiers désirs dans ma pré adolescence
Deuxième voile, le premier baiser
Troisième voile, le premier amour, chaste celui-là... etc...
Ça peut être n’importe quoi... mais il faut quelque chose de porteur.
Globalement, j’ai quand même trouvé ton texte intéressant. Riche en image, la montée du désir, ça se tient, car cet AT est à propos de ça, alors ... :)
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Hello :)
Merci d'être passés lire !
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Hello Persona ! :)
Vu ton pseudo et ce texte, j'imagine que tu t'intéresses beaucoup à l'antiquité ? ;) C'est une bonne chose pour nous, si tu nous livres des beaux textes comme cela !
J'ai malgré tout l'une ou l'autre remarque :
J’entends son rire éclater au fond de la salle comme un verre brisé. Il m'agace. Je crains qu’il agite la surface lisse de mon vin.
Cette phrase m'a vraiment fait penser à Nuit rhénane d'Apollinaire, tout comme le reste de ton texte, du coup. Je ne résiste pas à le poster en spoiler parce que c'est un de mes poèmes favoris. Mais de ce fait, la première phrase m'a un peu dérangée à cause de cette similitude.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Pour le reste je trouve juste que tu gagnerais peut-être à être plus explicite dans les réactions du narrateur (Hérodote, sans doute ?). Dans le début du texte, tu focalises beaucoup l'attention sur Salomé (ce qui est logique), mais tu aurais peut-être une plus grande montée en puissance si tu parlais déjà de ce que ça fait naître comme désir chez ses spectateurs. Vers le milieu du texte, tu abordes "enfin" les fantasmes et désirs en question, mais je trouve que c'est un peu tard.
Par ailleurs, vu ton titre, c'est probablement volontaire de ta part, mais je trouve le champ lexical du feu un peu trop présent, surtout sur la fin :
Ce ventre nu m’obsède, fait trembler mes mains moites et, par éclairs, je les vois enserrer la taille féminine, attiser la braise, parcourir le corps-flamme qui les calcinerait et les régalerait…
L’enlèvement du sixième voile me rappelle à la danse irradiante. Seule une étole irisée subsiste et sublime la nudité du corps d’or. Les sursauts que ma danseuse impose à ses formes en suivant le rythme rapide, toujours plus rapide des percussions rebondissent entre mes reins, sous mes côtes, la brûlure qui s’y trouve se répand encore, descend, m’enflamme et je voudrais… Je voudrais la sentir frémir sous ma caresse, la dévorer, ma bouche se remplit d’une envie de mordre sa gorge voluptueuse et de descendre jusqu’à la pointe de ses seins. Je l’embrasse. Comme j’enfonce ma langue dans le poison de ses lèvres, je sens qu’elle diffuse sa chaleur au plus profond de mes os. Elle a le goût du feu. Je flambe.
Elle ondule toujours sous les variations des instruments endiablés et je n’en peux plus de la voir se dévoiler. La contempler sans fondre sur elle me torture, puis-je résister à l’appel de sa chair incandescente sans exploser ? Pour oublier sa présence ardente, je ferme les yeux. Elle me poursuit, incendie mon rêve, me sourit, me touche, j’agrippe ses hanches, mon sexe s’affermit contre elle, prêt à se consumer en elle. Pourvu que la musique s’arrête avant de nous réduire en cendres.
Elle est nue sous ses bijoux à présent, accroupie sur le sol quand, enfin, le silence revient.
Je m’efforce d’apaiser mes sens embrasés. Je me souviens…
C'est joliment fait, du coup ça passe malgré tout, mais c'est tout juste pour moi. Tu es à la limite de rendre les choses trop lourdes, à mon sens tu gagnerais à remplacer ne fût-ce que deux ou trois de ces mots par autre chose.
Par contre j'ai beaucoup aimé :
La mélodie aiguë l’enveloppe si bien qu’elle s’en habille et abandonne un troisième voile.
Elle s’éloigne déjà, ses cheveux voltigent autour d’elle, l’enveloppent et la révèlent. Je ramasse le fragment de son corps déposé au sol, m’en imprègne.
[...] je n’en peux plus de la voir se dévoiler.
L'un dans l'autre donc, plutôt une très belle surprise, et en plus dans un univers qui me parle beaucoup. Merci pour ce texte, à plus ! :)
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@Personna
En fait, je viens de prendre connaissance du commentaire de MoonAngel :
Du coup je suis tombée sur une représentation de l'opéra (https://youtu.be/iMiqgTw5QoQ)et j'ai pu remarquer à quel point ton texte est fidèle au matériel d'origine.
Après avoir vu le vidéo de la danse de Salomé, j’ai mieux perçu ton objectif et j’en ai fait une lecture différente.
Je réalise que je suis passé à côté de la tension que tu tentais d’injecter dans le texte. Mon commentaire précédent tiens toujours mais je l’exprimerais différemment : Il faut que la tension monte d’un voile à l’autre. Or, le narrateur aperçoit la danseuse pour la première fois. Ils ne sont donc pas liés l’un à l’autre. Lorsqu’elle laisse tomber une étoffe à ses pieds... Il faudrait qu’elle la laisse tomber pour lui... qu’une relation existe avant la danse ou qu’elle s’établisse pendant l’exécution, un coup d’œil ici, un message discret là... Comment humaniser ce narrateur et faire en sorte que nous devenions, nous aussi, enrôlés dans son désir ? C’est peut-être à cette condition que nous pourrons sentir la montée en tension que Salomé savait créer face aux hommes de son époque.
Je t’encourage à retravailler ce texte en ce sens ! Car ton idée de base est excellente. Je dois également signaler que le texte tel qu’il est dans sa forme actuelle est très bien écrit sur plusieurs aspects. Y a juste, à mon avis, cette question de tension ascensionnelle qui manque.
Un très bon texte, tout à fait dans l’axe de cet AT sur l’érotisme.
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Salut !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Euh… Un vortex temporal plus tard, me revoilà. Je ne sais pas si tu comptes reprendre ce texte un de ces quatre, but just in case.
J'ai posté le tableau exprès pour guider la lecture, justement. Sans forcément reconnaître Salomé, que l'on sache qu'on est dans un univers oriental fantasmé.
Je t’avoue ne pas avoir regardé l’image, alors nevermind ma remarque :-¬?
C'est vrai, le feu n'est qu'un effet de style parce qu'en faire le thème central me paraissait convenu (parce que désir/ feu, si c'est pas aussi cliché que les pommes... ceci dit, désir/glace, ça marche moins bien).
Hein quoi comment, « Je suis un glaçon de désir », c’est pas sexy, ça ?
Le thème, c'est le désir qui s'infiltre par tous les sens, mais la référence aux sens n'est pas trop évidente. C'est peut être mal dosé et pas assez apparent mais je ne voulais pas non plus que ça se voie trop. Trop parler de l'odorat ou de l'ouïe aurait été super bizarre !
… Bon, mais tu le dis à personne hein.
J’avais pas capté le coup des cinq sens…
Aheum. Bref.
Ce passage est redondant :
Ah ! Sa danse la ramène vers moi, vers le bout de mes doigts. Connaît-elle le plaisir qu’elle m’inspire ? Elle piétine, fléchit les genoux, je rêve d’effleurer ses cuisses hors d’atteinte, de m’emparer du ventre dévoilé par un autre de ses mouvements envoûtants. Ce ventre nu m’obsède, fait trembler mes mains moites et, par éclairs, je les vois enserrer la taille féminine, attiser la braise, parcourir le corps-flamme qui les calcinerait et les régalerait…
Pas répétitif per say, mais le narrateur n’a pas dit grand-chose de différent que dans le paragraphe précédent, qui est mieux ficelé.
C'est juste, il ne se passe pas grand chose de différent. Le paragraphe précédent porte sur l'odorat, celui-ci sur le toucher. Et j'ai bien galéré, vu qu'il ne la touche pas XD. Je me note quand même d'introduire une variation.
Je crois que la redondance vient du fait qu’il « ne fait que » décrire ce qu’il voit pour la seconde fois. En fait, je crois qu’il y a une partie du paragraphe précédent qui devrait appartenir à celui-là. Je m’explique.
« Elle approche. A-t-elle perçu mon envie de sentir près de moi son corps parfumé ? Elle dépose à mes pieds son quatrième voile et libère sa chevelure insolente de bois de santal. J’inspire pour la retenir à mes côtés. Elle s’éloigne déjà, ses cheveux voltigent autour d’elle, l’enveloppent et la révèlent. Je ramasse le fragment de son corps déposé au sol, m’en imprègne. Les muscs de sa peau s’engouffrent dans mes poumons, me possèdent. Je la respire. » = Odorat, donc paragraphe/idée/aspect/concept à part.
« Je devine ses formes, sa taille svelte, la rondeur délicieuse de ses hanches, ses cuisses tentatrices et ses seins, ses seins mieux dessinés que les pommes des Hespérides. Les instruments forcent l’allure de ses pas, elle se courbe, se relève, saute, tourne, recule, j’aimerais tant qu’elle revienne. Qu’elle me brûle. L’étincelle de son regard crépite dans mon ventre, sème des braises au fond de mes entrailles. » = Visu/danse, donc nouveau paragraphe/idée/aspect/concept.
« Ah ! Sa danse la ramène vers moi, vers le bout de mes doigts. Connaît-elle le plaisir qu’elle m’inspire ? Elle piétine, fléchit les genoux, je rêve d’effleurer ses cuisses hors d’atteinte, de m’emparer du ventre dévoilé par un autre de ses mouvements envoûtants. Ce ventre nu m’obsède, fait trembler mes mains moites et, par éclairs, je les vois enserrer la taille féminine, attiser la braise, parcourir le corps-flamme qui les calcinerait et les régalerait… » = Visu/danse/toucher (avec l’effleurement) donc paragraphe/idée/aspect/concept redondant avec le précédent, donc à fusionner ensemble. Et là tu évites la redondance, parce que tu sépares tes concepts, tu n’empruntes pas un à l’autre.
...mais le fait qu’il lui dise qu’elle peut faire de lui ce qu’elle veut. Parce qu'on a n’a pas vu Salomé s’intéresser à lui une seule fois. Alors, d’accord, l’histoire veut que, mais il manque une interaction entre eux pour que la réflexion ait du sens, même avec le contexte.
C'est tout à fait ça, l'histoire veut que, mais il manque au moins un regard, ou une réplique ou... quelque chose
Du coup tu es à cheval entre les deux, sans jamais vraiment prendre position. Soit elle séduit pour de vrai, et il manque de l’interaction ; soit elle ne séduit pas, elle ne fait que danser, c'est lui, vieux pervers lubrique, qui se fait des films, et cette innocence manque.
Hérode projette ses impressions, je ne sais pas si c'est possible qu'elle paraisse innocente car tout est centré sur ses sensations à lui ? Peut-être intégrer une intervention extérieure qui rappellerait qu'elle n'a pas bien conscience de ce qu'elle fait.
Vais mettre ces deux-là ensemble, parce que je crois que tu peux en faire quelque chose ensemble, sans interaction ni intervention extérieure, rien qu’en restant dans le POV d’Hérode. Hérode peut très bien se faire la réflexion que Salomé n’est pas consciente de sa beauté ni de sa sensualité, en mode « Elle ne sait pas ce qu’elle me fait, l’état dans lequel elle me met, le brasier qu’elle allume, etc. » Ce qui ne serait pas fou vu le contexte, justement : ce n’est qu’une danse.
Tu connais très bien la danse orientale dis donc.
Je suis Libanaise… ;D
A plus tard quelque part o/
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Bonjour Persona,
Ah ! Un texte qui parle de fantasmes, d'illusions et de légendes, voici qui ne pouvait que me séduire. ^^
Je n'ai pas tellement eu le sentiment de lire un érotisme bon vivant avec deux personnes qui s'offriraient un moment de plaisir pour partager des bons moments ensemble, érotisme à propos duquel les désirs et préférences seraient le reflet d'une époque, de mœurs, des idéaux d'une génération, de leur façon d'être, de leur identité de couple. Je n'ai pas non plus eu le sentiment de lire un érotisme poétique avec une personnalité hors du commun, une singularité, une histoire d'amour à part sans commune mesure, une rencontre comme on n'en connaîtra plus de sitôt.
Au contraire, j'ai vraiment eu le sentiment que tu t'attachais à parler du fantasme, rien que le fantasme, et ceci au risque de perdre un peu d'authenticité dans cette histoire courte. J'y trouve un quelque chose d'universel qui touche à une vision populaire, conventionnelle, traditionnelle non pas d'un érotisme particulier mais plutôt de la séduction en général.
Pour moi, impossible de lire ton texte autrement qu'à travers le prisme d'un fantasme collectif dans lequel les deux personnages sont représentatifs de rôles particuliers, comme s'ils jouaient à se faire des idées plutôt qu'à chercher réellement à entrer dans une relation véritable.
Je dirais donc qu'il m'a manqué un peu de magie, de surnaturel, d'impossible qui me fasse sortir de ce quotidien ennuyeux ; et ce dans l'espoir d'oublier mes petits tracas et de voir le monde d'un autre œil. J'aurais aimé avoir l'impression de trouver-là une histoire qui me hante d'étranges rêveries plutôt qu'un fantasme trop banal, l'irrationnel m'aurait alors permis de chercher des explications magiques à cette situation, vraisemblablement. J'aurais préféré être trompé par toi, l'illusion faisant son chemin dans mon pauvre esprit de lecteur, plutôt que découvrir l'illusion de quelqu'un d'autre, d'être exclu de son sentiment. Tant que tu décris comment il se sent, tu ne me permets pas de me mettre à sa place (tu ne me permets pas de m'imaginer comment j'aurais réagi à sa place).
Je trouve d'ailleurs que ton récit pourrait être le reflet d'un mauvais sort d'avantage que celui d'un fantasme sans danger ; la séduction deviendrait alors l'effet de quelque malédiction effroyable dont le diable tirerait les ficelles... Ceci m'aurait permis, je pense, de mieux sentir l'écart entre la fascination et l’emprisonnement/l'impuissance du personnage masculin, comme tourmenté par une vision vertigineuse de la séduction, à jamais condamné à subir cette vision qui l'accable.
Un sacré défi que tu t'es lancé là, je trouve que c'est une démarche très intéressante, qui relève du mythe plus que de la réalité à mes yeux, et c'est ce qui m'a poussé à le lire jusqu'au bout. ^^
Merci à toi pour cette lecture.
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Envoutante Salomé !
Bravo pour la description très efficace de l’effet de la danse de Salomé sur le narrateur. Les tambourins qui accélèrent sans cesse, la flûte envoutante, la danse incroyablement maitrisée, les voiles qui tombent les uns après les autres : l’effet hypnotique du spectacle est très bien rendu. J’ai trouvé aussi que la montée de l’intensité, jusqu’à l’embrasement final était très convaincante.
« Pourvu que la musique s’arrête avant de nous réduire en cendres. »
Très belle phrase !
Je ne connais pas le personnage historique qui t’a inspiré ce texte. Si je connaissais son histoire, peut-être ne me poserai-je pas les questions ci-dessous :
*/ pourquoi le narrateur s’efforce-t-il à ignorer la danseuse en début de texte ? Il la connaît ?
Je trouve d’ailleurs que sa résistance est bien faible. Elle disparait dès les premiers instants. Du coup, j’ai eu un peu de mal à croire qu’il résistait vraiment.
*/ « Je me souviens… Il m’est interdit de la désirer. Fais de moi ce que tu voudras, ma Salomé ».
Cette fois c’est sûr, il la connaît. Mais pourquoi lui est-il interdit de la désirer ? Cela reste mystérieux pour moi.
A te lire.
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Bonjour,
Un autre vortex temporel plus tard, merci de votre passage !
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Je trouve ton texte intéressant. Il parle d'une danseuse qui est là pour "séduire" la clientèle masculine dans un "bar". Les yeux fixés sur la danseuse et non sur le prix de leurs consommations.
Je suppose qu'il essaye de faire passer leurs frustrations(puisque la danseuse n'est là que pour "enivrer" les hommes) dans leur consommation excessive en alcool.
J'imagine qu'elle se déroule dans un temps passé, peut être du temps de la bible vu les prénoms.
J'aime bien car il reste poli sans description déplacé.
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Bonjour Persona,
J'ai bien aimé ton texte, sensuel et voluptueux. Il est juste un peu court à mon goût.
Si tu ne le connais pas, je te conseille de lire ce chef-d'oeuvre, la tragédie d'Oscar Wilde : "Salomé".
En voici un extrait :
Hérode : J'ai des bijoux cachés ici que même votre mère n'a jamais vus, des bijoux tout à fait extraordinaires. J'ai un collier de perles à quatre rangs. On dirait des lunes enchaînées de rayons d'argent. On dirait cinquante lunes captives dans un filet d'or. Une reine l'a porté sur l'ivoire de ses seins. Toi, quand tu le porteras, tu seras aussi belle qu'une reine. J'ai des améthystes de deux espèces. Une qui est noire comme le vin. L'autre qui est rouge comme du vin qu'on a coloré avec de l'eau. J'ai des topazes jaunes comme les yeux des tigres, et des topazes roses comme les yeux des pigeons, et des topazes vertes comme les yeux des chats. J'ai des opales qui brûlent toujours avec une flamme qui est très froide, des opales qui attristent les esprits et ont peur des ténèbres. J'ai des onyx semblables aux prunelles d'une morte. J'ai des sélénites qui changent quand la lune change et deviennent pâles quand elles voient le soleil. J'ai des saphirs grands comme des œufs et bleus comme des fleurs bleues. La mer erre dedans, et la lune ne vient jamais troubler le bleu de ses flots. J'ai des chrysolithes et des béryls, j'ai des chrysoprases et des rubis, j'ai des sardonyx et des hyacinthes, et des calcédoines et je vous les donnerai tous, mais tous, et j'ajouterai d'autres choses. Le roi des Indes vient justement de m'envoyer quatre éventails faits de plumes de perroquets, et le roi de Numidie une robe faite de plumes d'autruche. J'ai un cristal qu'il n'est pas permis aux femmes de voir et que même les jeunes hommes ne doivent regarder qu'après avoir été flagellés de verges. Dans un coffret de nacre j’ai trois turquoises merveilleuses. Quand on les porte sur le front on peut imaginer des choses qui n'existent pas, et quand on les porte dans la main on peut rendre les femmes stériles. Ce sont des trésors de grande valeur. Ce sont des trésors sans prix. Et ce n'est pas tout. Dans un coffret d'ébène j'ai deux coupes d'ambre qui ressemblent à des pommes d'or. Si un ennemi verse du poison dans ces coupes elles deviennent comme des pommes d'argent. Dans un coffret incrusté d'ambre j'ai des sandales incrustées de verre. J'ai des manteaux qui viennent du pays des Seres et des bracelets garnis d'escarboucles et de jade qui viennent de la ville d'Euphrate. . . Enfin, que veux-tu, Salomé? Dis-moi ce que tu désires et je te le donnerai. Je te donnerai tout ce que tu demanderas, sauf une chose. Je te donnerai tout ce que je possède, sauf une vie. Je te donnerai le manteau du grand prêtre. Je te donnerai le voile du sanctuaire.
Les juifs : Oh! Oh!
Salomé : Donne-moi la tête d' Iokanaan
Bien à toi !
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Bonsoir,
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Ooooh un texte avec accent circonflexe dans le titre, parfait pour mon bingo lecture (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=35704.0) !
Le poison que je pressens sur ses lèvres charnues me conduit à éloigner de ma bouche ma coupe en or
Je comprends pas, si le poison est sur les lèvres, pourquoi il éloigne la coupe
comme une flamme à laquelle j’aimerais me réchauffer.
Sûre de ton "réchauffer à" ?
libère sa chevelure insolente de bois de santal.
C'est pour décrire la couleur, le bois de santal ? Si oui je trouve que ça marche pas trop, c'est pas assez clair ce que tu veux dire.
La contempler sans fondre sur elle me torture, puis-je résister à l’appel de sa chair incandescente sans exploser ?
Il faudrait un point virgule ici à mon avis, pour marquer la rupture
Pas sûr de comprendre la référence à Salomé. J'ai compris en lisant les commentaires, mais.
En fait je suis pas sûr que ça apporte à ton texte, tant la dernière phrase en chute tombe à plat ; Miro l'avait relevé aussi. Ça peut éclairer le texte, mais je trouve pas ça très intéressant.
Sur l'explication que tu donnes au poison, je comprends pas du tout le rapport avec la coupe de vin. Pour moi c'est là aussi trop obscur.
Sur les phrases un peu surfaites relevées par Miro, le fait que ça soit une référence à quelque chose comme le signalait Xera n'empêche pas qu'elles soient surfaites.
Sinon j'ai bien aimé moi aussi la progression ; l'emballement vers le milieu du texte où j'ai vraiment commencé à ressentir un peu quelque chose, avant j'ai trouvé ça plutôt terne. Je trouve dommage que tu n'aies pas autant exploité ton début qui du coup tranche vraiment avec l'idée que tu veux envoyer ; je ne comprends pas que ton narrateur soit ennuyé, du coup.
À la prochaine.
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Salut !
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Bonsoir,
Modifications passées en premier post, merci encore pour les conseils !!
C'est peut être encore un peu work in progress mais j'ai un peu de mal à toucher à la structure.
Bonne fin de journée