Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: vinzWallbreaker le 17 Septembre 2020 à 15:26:21
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En réponse à l'étrange AT du moment
Pour info cette scène s'intègrera (ou non selon les retours que j'en aurai) dans un plus long texte qui dort dans mes cartons... Mais que je vais peut-être réactiver. :\?
Sans même prononcer un mot ni s’encombrer de cérémonial, il m’attire vers lui avec force et envie. C’est un de ces rares moments de l’existence où plus rien ne se contrôle. Plus de pensée construite. Plus de retenue. Juste une pulsion. Primale. Sa main droite remonte à l’intérieur de mes cuisses et glisse entre mon aine et le bord de ma culotte pour venir se blottir contre mon sexe déjà prêt à l’accueillir, lui.
Sa main gauche m’attrape la nuque et m’attire vers lui. Il m’embrasse fougueusement comme s’il voulait m’étouffer du trop plein de désir qu’il a pour moi. Je sens ses doigts venir exciter ma zone érogène intime. Une décharge m’électrise. Je lui mord presque la langue tant notre baiser est torride et sauvage. Fébrilement, mes mains s’en prennent aux boutons de son pantalon, arrachant presque ceux-ci dans ma frénésie de le laisser me prendre comme une bête trop longtemps mise en cage. Sa main droite s’extirpe pour me saisir la hanche gauche, son autre main vient me prendre à l’opposé. Il me soulève alors comme si je ne pesais rien. Sa verge à peine libérée vient se presser contre mon sexe et s’y engouffre d’un coup. Je lâche un petit cri où se mêlent surprise, plaisir et… désir. Soudain, il semble perdre plus ou moins l’équilibre et je me sens partir en arrière. Mon dos heurte la pierre froide, lui, me pénètre plus profondément. Je lui mords la lèvre inférieure qui saigne immédiatement. J’halète… Lui aussi. Mes doigts s’enfoncent presque dans son dos. Ses coups de reins deviennent brutaux. J’ouvre les yeux. Les siens sont grand ouverts, les pupilles dilatées à l’extrême. J’y vois la tornade de désir qui l’anime. Ma jupe est remontée et je perçois le froid du marbre sur mes fesses dénudées et exposées. Je me laisse alors glisser pour finir totalement allongée sur la froide table mortuaire qui accueille nos ébats insolents en ce lieu. Il se crispe et m’assène un profond coup. Je peux presque sentir sa semence quitter son corps pour se nicher au creux de ma féminité en chaleur alors même que j’atteins l’orgasme, mes petits doigts nerveusement agités là où il faut. Il se retire presque, avant de revenir au plus profond de moi tout en douceur et maîtrise retrouvées. Ses yeux semblent revenir progressivement à la réalité, son esprit suit le même chemin. Je passe ma main gauche sur ses fesses et l’empêche de se retirer. Je veux sentir son sexe en moi encore un moment. Il baisse la tête, me regarde, les yeux pétillants puis plonge son visage entre mes seins y laissant une trace sanglante tracée par sa lèvre mutilée par mes soins. Il relâche mes hanches et m’enlace amoureusement et fermement. Je ne veux pas qu’il me quitte. Je voudrais rester des heures ainsi empalée sur sa verge. À sentir sa langue me faire durcir la pointe des seins. À continuer de goûter la saveur ferreuse de son sang. Je lui attrape alors le bras droit et attire son poignet vers mes crocs. Il se raidit de surprise lorsque je le mords, mais me laisse faire. Son précieux fluide pourpre tapisse les parois de ma bouche et vient délicieusement flatter mon palais. Deuxième orgasme. Je stoppe la pression de ma mâchoire. Inutile d’en prendre plus. Ce n’est que de la gourmandise. Finalement, je laisse son bras retomber et par-là même je le libère de ma prise utérine et laisse son sexe s’en aller. Presque à regret. Il lève alors sa tête, me fixe puis se redresse. D’un seul coup, il donne l’impression de réaliser où l’on est. Il prononce alors cette petite phrase de deux mots, tout en regardant la stèle noire ornée d’un portrait et de lettres dorées qui lui renvoie une part de notre reflet immoral :
- Pardon, Berlioz.
Alors que l’on déambule dans la nécropole endormie du cimetière de Montmartre, il me demande, visiblement gêné : Ça t’arrive souvent de t’envoyer en l’air sur les pierres tombales ?
Je me fends d’un sourire espiègle et mutin et lui réponds que non, c’est bien la première fois que je commets ce genre de sacrilège. Mais je lui avoue que se laisser aller à pareille cabriole sur la tombe de celui qui a écrit l’opéra La Damnation de Faust c’est juste grandiose. Je m’arrête. Il stoppe à son tour et me contemple, l’air fasciné. « Tu dégages une aura ensorcelante » me chuchote-t-il. Je lui réponds que j’ai encore envie de lui. Malgré la puissance de notre récente fornication, je ne suis pas rassasiée. Il s’abandonne alors à moi et vient appliquer délicatement sa langue sur mes lèvres avant de la glisser langoureusement à l’intérieur de mon sexe encore affamé de sa présence. Deuxième outrage de la nuit. Je savoure sa maîtrise du cunnilingus adossée à la stèle de Jules-Antoine Castagnary, critique d’art de son vivant.
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Salut Vinz :)
J'ai lu par curiosité pour me donner déjà une petite idée de barème pour mon texte. Bon, ce sera visiblement beaucoup moins "hardcore", mais ça me rassure un peu :D
Je peux presque sentir sa semence quitter son corps pour se nicher au creux de ma féminité en chaleur
Oh mais et moi qui commençais à m'inquiéter sur à quel point je me ferais ramasser si je fais comprendre que mes personnages le font sans protection, en fait yolo :aah:
C'est drôle aussi comme j'ai l'impression que ce genre de texte est 1000 fois plus simple à lire qu'à écrire. Déjà que rien qu'en résumant la scène je n'arrêtais pas de tourner autour du pot...
Bref, je ne sais pas si c'était la première fois que tu écrivais une scène de ce type, mais je la trouve réussie ^^
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Bonjour. Pas d'avis sur le texte. Juste un petit commentaire (pour rester dans la note) sur la phrase de MoonAngel. Dans un texte érotique c'est logique, au départ, de tourner au tour du pot... :miaw:
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Ouah, c'est sauvage!
Je trouve également que c'est réussi, il est certain que ça se lit très vite!
Les phrases sont bien construites, et les adjectifs rendent le texte très réaliste.
J'ai passé un bon moment à lire ton texte ;)
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@ MoonAngel :
Si tu veux participer, je crois qu'il n'y a pas de restriction particulière. Fait-le à ta manière.
Pour ma part il s'agit du deuxième texte de ce genre que j'écris mais le premier était beaucoup moins osé.
Non, le plus dur c'est de tenter d'écrire ce texte du point de vue féminin
@ Laoghia
Sauvage !? Un brin :-[ :-¬?
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Salut Vinz' ;)
Lorsque j'ai vu que tu participais à cet AT, je me suis précipité. J'avoue avoir été un peu déçu, parce que je trouve ce texte un peu court. Il manque quelques moments que tu aurais pu ajouter pour enrichir. Par exemple la façon dont disparait la culotte de la femme entre le moment où la main de l'homme la frôle, et celui où il la pénètre. J'ai presque l'impression que l'orgasme arrive trop vite, un peu comme un cheveu sur la soupe.
À côté de ça, il y a pas mal de répétitions qui m'ont un peu gêné dans la lecture :
Sa main droite remonte à l’intérieur de mes cuisses et glisse entre mon aine et le bord de ma culotte pour venir se blottir contre mon sexe déjà prêt à l’accueillir, lui.
Sa main gauche m’attrape la nuque et m’attire vers lui. (...) Fébrilement, mes mains s’en prennent aux boutons de son pantalon, arrachant presque ceux-ci dans ma frénésie de le laisser me prendre comme une bête trop longtemps mise en cage. Sa main droite s’extirpe pour me saisir la hanche gauche, son autre main vient me prendre à l’opposé.
Il se retire presque, avant de revenir au plus profond de moi tout en douceur et maîtrise retrouvées. Ses yeux semblent revenir progressivement à la réalité, son esprit suit le même chemin. Je passe ma main (encore la main) gauche sur ses fesses et l’empêche de se retirer. Je veux sentir son sexe en moi encore un moment. Il baisse la tête, me regarde, les yeux pétillants puis plonge son visage entre mes seins y laissant une trace sanglante tracée par sa lèvre
Quelques coquilles aussi :
comme s’il voulait m’étouffer du trop plein de désir
-> trop-plein
Je lui mord presque la langue
-> mords
J’halète… Lui aussi
-> Je halète
Ça t’arrive souvent de t’envoyer en l’air sur les pierres tombales
-> ça (minuscule)
« Tu dégages une aura ensorcelante » me chuchote-t-il
-> manque une virgule à la fermeture des guillemets
Bon, je ne suis pas certain de faire mieux, mais je m'y colle.
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Salut Dieter,
Toujours aussi pointilleux... Bon bah on va couper quelques mains (jeu de mains...).
Pour la culotte : qu'est-ce qui te fait croire qu'elle n'est plus là ? Ce n'est pas très compliqué de déplacer un petit bout de tissu sur le côté. ::)
Et si tu as trouvé ça rapide, lorsque l'acte est sauvage (dixit Laoghia) ça ne dure jamais vraiment longtemps, non ? :-¬?
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Ce n'est pas très compliqué de déplacer un petit bout de tissu sur le côté. ::)
Oui, mais il aurait justement fallu l'expliciter : je trouve que ça fait partie des gestes érotiques qu'il ne faut pas hésiter à décrire dans ce genre de texte, histoire de faire monter la température >:D
Et si tu as trouvé ça rapide, lorsque l'acte est sauvage (dixit Laoghia) ça ne dure jamais vraiment longtemps, non ? :-¬?
Plus c'est long, plus c'est bon ;D
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Justement, après t'avoir répondu, je me suis dit qu'il fallait finalement le préciser. En effet, ça a une certaine incidence sur l'ensemble. Ce côté direct sans réelle "tendresse" fait partie de la scène.
Pour ta deuxième remarque, je ne nie pas, mais il existe des situations explosives où ...
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Pour ta deuxième remarque, je ne nie pas, mais il existe des situations explosives où ...
Sauf que les situations explosives adviennent généralement après des préliminaires, même s'ils ne sont que suggestifs. Exemple des deux êtres qui se rencontrent dans une soirée, qui se plaisent au premier regard, se tournent autour et se chauffent pendant des heures, avant l'explosion finale à la va-vite... Dans ce genre de cas, ce n'est pas la situation finale, qui fait l'érotisme du texte, mais tout ce qui se passe avant, les non-dits qui passent à travers les gestes et les regards et que seul un texte permet de retranscrire.
Je trouve ça dommage de restreindre à la scène finale, lorsque les mots permettent de créer une atmosphère chauffée à blanc qui tiendra le lecteur en haleine bien plus longuement et lui procurera donc bien plus de plaisir. Parce que le thème de l'érotisme dans la littérature, c'est aussi faire partager le plaisir qu'on a connu ou imaginé au lecteur. C'est réussir à le rendre voyeur.
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En effet, mais pour être tout à fait honnête, cette scène a été écrite d'un jet ( :-[) sans que j'aie pensé à développer l'avant (ni l'après, d'ailleurs). Pourquoi, comment se retrouvent ils tous les deux dans un cimetière pour aller faire des cabrioles ? J'en sais (foutrement) rien. Faut que je creuse la question.
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En effet, mais pour être tout à fait honnête, cette scène a été écrite d'un jet ( :-[) sans que j'aie pensé à développer l'avant (ni l'après, d'ailleurs).
Et alors ? J'ai écrit le mien dans la nuit, sur un coup de tête, et pour faire plaisir à madame parce que l'idée que je reprenne un peu la plume l'enchantait. Ce qui me fait penser que j'écris comme je fais l'amour, pour prendre du plaisir à en donner, et que c'est ça le plus important. Or, perso, les préliminaires sont aussi importants que le reste. Alors je ne me vois pas écrire un texte érotique sans y faire référence.
Bon, j'avoue que je suis aidé par le fait que je n'ai que peu de pudeur, et que je n'écris que des textes autobiographiques. Je n'ai donc pas besoin de faire d'efforts d'imagination, ce qui me facilite grandement la tâche. D'autre part, je suis toujours soutenu par ma compagne dans mes idées (je ne poste jamais, et encore moins dans ce cas, sans son accord).
Néanmoins, à moins de vivre comme un moine, chacun peut piocher dans ses souvenirs pour se lancer dans ce genre de thème, même s'il faut romancer un peu, ou incorporer une partie de fantasmes. De ton côté, tu as en plus la chance d'avoir une imagination très fertile, tes textes longs en sont la preuve. D'ailleurs, moi qui n'apprécie guère la SF, j'ai toujours eu plaisir à te lire. Alors écrire d'un jet ne devrait donc pas être un problème sur ce thème. Enfin, c'est mon avis.
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En effet aucun problème, juste que je n'ai pas pris le temps d'imaginer l'avant. En gros cette scène s'est imposée à moi alors que j'étais dans l'écriture de mon histoire. La scène était belle, osée mais je n'avais aucun moyen de l'intégrer dans mon texte au moment où elle est venue. :D
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hey hey vinz,
je sais pas si tu m'as lu et relu écrire que j'ai du mal avec la culture indirecte qui à mon sens aliène parfois (c'pas ma seule intuition, d'où que mon présent avant-propos peut paraitre foireux), et justement, toi que je ne connais nullement, je crois que tu viens de me faire approcher de très près ce switch entre une dimension humaine du partage, et une dimension telle qu'on la connait tous quand on achète un bouquin, ce truc pas direct du tout de que tu sais pas en quoi tu peux avoir confiance... or donc là, tu me lis, tu réagis à moi, et ô divine grâce, tu m'invites à aller te lire et à réagir ! alors je lis, et à présent avant mon commentaire, je vais relire un coup ! àtute !
heu bon ce sera court, parce que je suis trop effervescent à l'idée de cet échange entre nous deux, pis faut aussi que j'aille te répondre sur le sujet relatif à ton invitation (pour une fois que j'ai la flemme de me linker moi même O0)
- j'ai failli m'outrecuider (ahah) de ce que tu justifies bien : la difficulté de ce mettre dans la peau de l'autre sexe, surtout pour le propos sexuel : a-t-on déjà lu du porno d'homme écrit par une femme ? moins que les pleins d'hommes qui tentent plus ou moins avec succès l'exercice du point de vue féminin
- j'ai noté ce qui a fait réagir également : l'absence de préliminaires... alors je nuance : pour apprécier les préliminaire, j'ai qmm, je te soutiens, vécu des situations où c'est tellement torride et attendu que y'en a pas besoin au contraire x')
- le côté sanglant car vampirisant de madame, je le connais un peu ahah, j'aime
- plein de petits détails un peu remarquables sur ta vision qui, au final, se targue d'être sexuée d'un côté, on pourrait le croire facilement de l'autre côté, alors que c'est juste une histoire de choix qui n'appartient à aucun sexe
- la fin, très belle ouverture autant dans le propos que dans ce qu'il apporte à la dimension littéraire...
- ...qui me semble sans faute, la lecture est fluide, la langue maîtrisée, le propos fluide, bréf...
je vais survoler un coup histoire de voir si j'oublie pas qqchose, àtute
ahui, heu alors je vais ptetr développer après sur Taureau des reins, mais le côté suave que tu sembles me chercher, je ne le retrouve pas du tout dans ton texte, au contraire il est sauvage, et ni doux de langueur, ni chaleureux dégoulinant, donc on a ptetr des divergences définitionnelles du terme et des concepts qu'on lui associe...
heu, en tout cas surtout : merci de ton invitation, de tout plein de trucs que j'aimerai à l'avenir te renvoyer si j'y parviens, c'est un peu complexe vu comment c'est complexe !
bye !
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Aucune divergence sur le terme suave, je crois. Ici, j'assume pleinement le fait qu'il n'y pas de suavité dans mon texte, c'est un moment primal entre deux êtres totalement consentants. Par contre le tien s'y prêterait plus, il me semble.
Pour le reste, merci d'être passé par ici et d'avoir pris le temps d'échanger.
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Salut Vinz,
J'ai trouvé l'écriture de ton texte pas mal maîtrisée. Il y a peu de fautes, on est vite pris dans le rythme de la scène. La dureté est bien retranscrite, je pense que tu retransmets ce que tu voulais retransmettre. C'est pas totalement ma tasse de thé (comme souvent, il me "manque un truc", mais c'est trop subjectif pour être pris en compte, j'imagine) mais objectivement je pense que c'est réussi. J'ai bien aimé les moments plutôt vers la fin de l'acte, quand il reste en elle et qu'elle jouit encore. J'ai trouvé que le récit avait de plus en plus de personnalité au fur et à mesure qu'il se déroulait, et vers la fin d'ailleurs on aperçoit un peu + ton univers et ton histoire.
Pour ce qui est des petits détails :
Comme tu t'interrogeais sur le point de vue féminin, je relève les deux micro moments où j'ai eu l'impression de m'en écarter un peu - c'est très subjectif, mais sait-on jamais... Quand tu écris "Je peux presque sentir sa semence quitter son corps pour se nicher au creux de ma féminité en chaleur", j'ai eu l'impression que l'expression "ma féminité en chaleur" reflétait plutôt la vision de l'homme, que cette pensée excite (même si j'avoue que c'est 100% subjectif... :-[). Et idem pour "mes petits doigts", c'est juste un détail mais pour moi l'adjectif "petit" donne l'impression d'un regard extérieur, alors que pour elle, ben, c'est juste ses doigts... Pour tout le reste, je crois que je n'ai pas eu de souci à "croire" au récit à la première personne et au féminin.
L'autre mini bémol, c'est parfois une description un peu trop précise qui tranche avec le côté sauvage et rapide de la scène : par exemple, décrire qu'il extirpe une main pour la poser sur la hanche de tel côté et l'autre main de tel autre côté etc... j'ai eu l'impression parfois qu'une description plus "brouillonne" se marierait mieux au ton du récit.
Merci pour ce partage.
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Merci pour le commentaire. Bon, bah, va falloir s'y remettre un peu pour améliorer. Entre les pinaillages de Dieter et tes remarques fort constructives (le coup de la vision extérieure me paraît très pertinent) (attention, je prends aussi en compte les remarques des autres lecteurs) y a moyen de virer quelques maladresses et le rendre encore mieux.
Donc merci à vous tous.
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Bonjour vinz,
Je ne regarderai plus le cimetière de Montmarte de la même façon. Et dire que je ne le croyais occupé que d'innocents promeneurs et de chats errants.
Merci pour ce partage, très explicite effectivement mais c'est le jeu.
C'est marrant, je me doutais qu'il s'agit d'un texte écrit par un homme sans pour autant pouvoir mettre la main (enfin aheum en tout bien tout honneur) sur ce qui te trahit.
A bientôt
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Bonjour vinz,
Je ne regarderai plus le cimetière de Montmarte de la même façon. Et dire que je ne le croyais occupé que d'innocents promeneurs et de chats errants.
Et encore plus la tombe de Berlioz... :D
C'est marrant, je me doutais qu'il s'agit d'un texte écrit par un homme sans pour autant pouvoir mettre la main (enfin aheum en tout bien tout honneur) sur ce qui te trahit.
A bientôt
Ça fait plaisir, car l'exercice n'est pas évident du tout. Je ne sais pas pourquoi je veux absolument que cette histoire (au sens plus large que ce petit extrait) soit à la première personne et que le personnage qui raconte soit une femme :\?
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Bonjour vinz,
Donc un texte très explicite, avec beaucoup de détails organiques si je peux dire. L’intromission y est décrite avec beaucoup d’attention, certaines sensations physiques sont rapportées, avec en prime le goût du sang dans la bouche. C’est donc très "gore", très blood, sweat and tears.
C’est de la pornographie, avec une atmosphère gothique à la fin. C’était agréable à lire, mais sans plus. Je dirais que parfois les détails nuisent à la transmission de l’expérience vécue par les protagonistes. Parfois, il vaut mieux laisser le lecteur s’imaginer les choses. Il faut faire attention à ça. C’est l’expérience qu’il faut communiquer, pas les gestes. Enfin... il est tard.
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Salut Vinz !
Je ne commenterais pas le coté érotique/porno de ton texte, je n'ai pas été touchée mais ça ne m'étonne pas -un peu trop hard pour moi. Mais j'ai quand même fini la lecture, ce qui montre que c'est au moins bien écrit ! :)
Coté technique pure :
- "Il m'attire vers lui" : en début de premier paragraphe, puis en début du deuxième. En pratique, le premier m'avait suffit pour les "attirer" complètement. :)
- Une table mortuaire, c'est à la morgue que tu va en trouver il me semble, pas au cimetierre.
J'aime beaucoup le dernier paragraphe, même si la dernière phrase est de trop -pour moi. :)
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Bonjour vinz,
Donc un texte très explicite, avec beaucoup de détails organiques si je peux dire. L’intromission y est décrite avec beaucoup d’attention, certaines sensations physiques sont rapportées, avec en prime le goût du sang dans la bouche. C’est donc très "gore", très blood, sweat and tears.
C’est de la pornographie, avec une atmosphère gothique à la fin. C’était agréable à lire, mais sans plus. Je dirais que parfois les détails nuisent à la transmission de l’expérience vécue par les protagonistes. Parfois, il vaut mieux laisser le lecteur s’imaginer les choses. Il faut faire attention à ça. C’est l’expérience qu’il faut communiquer, pas les gestes. Enfin... il est tard.
Tout est affaire de dosage, en effet... Difficile de trouver la recette parfaite entre description factuelle et stimulation de l'imaginaire du lecteur. Si en plus on veut éviter au mieux le côté trop "organique" qui peut vite faire basculer dans le vulgaire, alors l'exercice devient des plus périlleux.
Salut Vinz !
Je ne commenterais pas le coté érotique/porno de ton texte, je n'ai pas été touchée mais ça ne m'étonne pas -un peu trop hard pour moi. Mais j'ai quand même fini la lecture, ce qui montre que c'est au moins bien écrit ! :)
Coté technique pure :
- "Il m'attire vers lui" : en début de premier paragraphe, puis en début du deuxième. En pratique, le premier m'avait suffit pour les "attirer" complètement. :)
- Une table mortuaire, c'est à la morgue que tu va en trouver il me semble, pas au cimetierre.
J'aime beaucoup le dernier paragraphe, même si la dernière phrase est de trop -pour moi. :)
Merci d'être resté jusqu'au bout quand même. Merci pour avoir attiré mon attention sur la redondance... Pour la table mortuaire, stricto sensu, je crois que tu as raison, mais je ne crois pas être trop à côté non plus. Pierre tombale est tellement banal...