Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes mi-longs => Discussion démarrée par: LonelyFox le 17 Août 2020 à 08:52:12

Titre: Histoire de la Forêt
Posté par: LonelyFox le 17 Août 2020 à 08:52:12
(Une histoire écrite il y a 1 an sur la demande d'une amie très proche, qui m'a fait sortir de mon registre habituel (poésie), et qui n'est plus là aujourd'hui. Merci de votre indulgence face à mes piètres talents de nouvelliste)




Si sa vie était simple, elle était avant tout trop simple. Il faut dire que pour elle, le mot simple était surtout péjoratif. Elle était enfoncée dans une routine qui l’emmenait comme dans une spirale d’ennui et de morosité. Il lui fallait un exutoire, une porte de sortie. C’est d’ailleurs sans aucun doute pour elle que la forêt existait, car seule la forêt lui rendait son calme, et elle seule, à vrai dire, était son amie. Toutes les deux avaient établi une relation étroite, tant et si bien que l’une ne pouvait vivre sans l’autre et elle se complaisait à se persuader de la réciprocité de cette situation.

La forêt était pour elle un monde complet, régi par ses lois, habité par ses habitants et toutes sortes de choses qu’on ne retrouvait que là-bas, et en fait qu’elle était la seule à voir. Elle paraissait un peu étrange à son entourage, cette petite fille qui n’ose pas parler mais que personne n’ose approcher. En fait, personne n’aurait pu dire avec certitude la couleur de ses yeux tant elle se tenait éloignée des autres. Il faut dire que quand son corps n’était pas dans la forêt, son esprit y était pleinement et elle n’était jamais réellement à un endroit, sinon dans la forêt

Il suffisait qu’elle n’y pense ne serait-ce qu’un peu pour partir instantanément dans des rêveries sans fin, et la voir vraiment réveillait en elle une sorte de pulsion primitive et irrépressible de courir et de se jeter dans ses bras. Une fois rentrée, le reste disparaissait et seules elles restaient. Alors elle marchait sans but précis et les choses venaient à elle d’elles-mêmes, comme autant de visions qui se jetaient devant ses yeux, comme pour être la première à lui apparaître, pour être celle qui la plongerait dans le rêve éveillé le plus doux et profond. Chacun de ses pas la rendaient plus légère, plus lointaine et il suffisait d’une dizaine de mètres pour la transporter loin, très loin du monde dont il ne restait rien une fois passée l’orée.

Une fois plongée dans les délires de ses visions, elle retrouvait pleinement ses sens et tout s’éveillait autour d’elle. Il faut dire qu’elle avait toujours considéré la forêt comme une entité vivante et c’est tout logiquement pour elle que les fougères n’étaient par-delà la forêt qu’une seule et même Fougère, et ainsi les chênes étaient le Chêne, et les rivières la Rivière. Seuls les animaux, uniques sujets du royaume des bois étaient tous eux-mêmes, comme de fidèles messagers de sa majesté des arbres.

Si les oiseaux étaient paisibles, il ne planait aucun doute quant au fait qu’ils étaient ses propres échos (à elle ou à la forêt, elle n’aurait pu le dire, mais après tout, n’était-ce pas la même chose ?) et qu’ils étaient les présages du bon comme du mauvais, car comme tout esprit, la forêt renfermait une part d’obscurité bien plus grande qu’il n’y paraît, et c’était d’ailleurs un atout imparable, car elle aussi sentait une obscurité croissante en elle et cela ne faisait que la rapprocher de la forêt et la rendre semblable à elle, car elle s’était faite fille des cimes.

Un héron vola, suivi du murmure du vent (son frère) sur la chevelure de la Fougère, ce qui ne manqua pas de la rassurer.

C’était donc à partir de ce moment-là que la petite fille devenait héritière des sommets et elle arpentait le sol qu’elle chérissait. Le bruit de ses pas, répété comme des échos par la Rivière la plongèrent très vite dans une transe profonde et inévitable, et la Rivière lui chuchotait ses pensées les plus intimes si bien qu’elle devenait Rivière elle-même et espérait que la Rivière deviendrait un peu d’elle.

Si les ronces lui lacéraient les mollets, et faisaient couler son sang au sol, c’était tant mieux, car les corbeaux diraient à tous qu’elles étaient unies par le sang.

En suivant la Rivière, elle sentait le soleil perdre de son intensité dans son dos, et la lumière, semblable à l’or faisait grandir son ombre et ses pas résonnaient en cœur avec la Lumière, et la Rivière, chantant son approbation, la mena dans une clairière qui était le cœur de la forêt. Le terrain, au fond d’un vallon était protégé de tout et de tous par le relief et la Rivière y coulait en de multiples canaux ; la végétation folle mais douce accueillait les pas de la petite fille qui ouvrait ses yeux, et ses yeux voyaient, et la forêt se refermait autour d’elle, comme pour l’adopter à son tour. La flore se faisait belle pour elle et, comme pour une cérémonie en son honneur, la beauté sauvage de la nature qui réside en son désordre semblait l’attendre et n’attendre qu’elle. La faune paissait et ne semblait guère intimidée par sa présence. Elle semblait même sereine depuis son arrivée car un royaume dans lequel les sujets craignent leur princesse n’a pas lieu d’être. Et c’est dans ce cérémonial rituel que se dressait, orgueilleux, un pont sans âge, dont les pierres, usées et grises, n’avaient pour seule utilité que de rappeler que l’homme n’a pas sa place dans le royaume parfait, et le pont trônait comme le sacrifice vivant de la cérémonie, fier d’être celui qui meurt après avoir vanté pendant toute sa longue vie l’incapacité de son peuple à créer une copie de monde, car n’est réel que le monde de la Forêt.

Et c’est donc avec une émotion difficile à décrire qu’elle observait le pont et ses pierres sans âge et qu’elle se jurait de ne jamais être de ceux qui oublient le bonheur, car le bonheur et la forêt son liés, car le bonheur est la forêt, et la forêt était sienne.

Au milieu de cette scène hors du temps, il y avait le miroir, cet étang d’eau limpide qui lui reflétait qui elle était, et quand elle y plongeait son regard, l’eau se teintait de noir, car l’obscurité croissait en elle. Et le miroir lui montrait qui elle était et elle voyait qu’elle était seule, seule à suivre les traces de la forêt et seule à partager le trône de cimes. Et ses yeux pleuraient et ses larmes coulaient, et le miroir les recevait et grandissait, car le miroir n’est jamais qu’un vase, un réceptacle pour les larmes de ceux qui ouvrent les yeux et voient, voient qu’ils sont seuls. Et le miroir conservait les larmes car une larme est une âme et une âme se garde, se garde dans un vase. Ainsi elle voyait ses larmes et ses larmes la rendaient belle, car n’est belle une fille que si elle pleure. Du haut de sa solitude, elle aurait voulu une main à prendre, ou bien qu’une main la prenne mais il n’y avait qu’elle et un merle chantait. Aussi ce lieu s’appellerait-il « la Vie », car ses yeux s’y ouvraient et la révélaient pleinement.

Elle se releva et marcha, et le soleil se couchait sur ses pas, comme pour la couvrir de sa lumière orangée et la guidait vers le bout du chemin, là où quelqu’un prendrait sa main. Les sujets du royaume la voyaient et elle leur disait d’aller et ils allaient. Quand le renard fut là, elle lui dit d’aller mais le renard resta. Il s’approcha d’elle et glissa son cou dans sa main, aussi fut-elle heureuse car le renard était libre mais le renard était sien, et elle était libre mais elle était sienne. Aussi choisi-t-elle son roi et le renard fut roi, roi d’un royaume qui n’était pas sien mais la petite fille était sienne. Quand il partit, elle savait qu’il reviendrait et lui savait qu’il la reverrait. Et le renard alla au miroir et y versa ses larmes, car un roi ne voit pas sa reine pleurer sans pleurer avec elle. Aussi la forêt était-elle sa sœur par le sang, lui était son roi par les larmes. Puis le renard disparut car c’est sur sa reine que trônait la Lumière, le miroir le lui avait dit et les larmes ne mentent pas.

Quand la nuit tomba, la petite fille, reine des cimes, s’allongea. Ses yeux se fermaient, la Fougère la couvrait et la Rivière la berçait. Et elle entendit une chouette lui dire que tout était bien ainsi, et ainsi elle se laissa couler. Elle s’endormit, et le renard dormait contre elle.

Quand elle ouvrit les yeux, le renard était parti car on ne peut hanter et le jour et la nuit, aussi fut-elle seule, et la Brume était là. Elle avait toujours pensé que la Brume cachait quelque chose d’obscène, car la Brume était l’obscurité de la forêt et la forêt était la brume et la brume était la forêt et la forêt était elle, aussi la brume l’enveloppa comme une pensée mauvaise nous assaille dès le lever et sa vision fut troublée, troublée par sa solitude qui faisait surface et lui rappelait son existence.

Dans les méandres de ses pensées agitées, elle se disait qu’une princesse seule n’est qu’à demi, et c’était sûr : il lui fallait une sœur, cette amie proche avec qui elles et la forêt seraient Un, l’unité parfaite qui rétablirait l’équilibre et chasserait la Brume par-delà l’orée.

Mais voilà, la Brume était elle et elle était la Forêt et la Brume était elles. Aussi, chasser la Brume la chasserait elle et la chasser elle serait la séparer de la Forêt, or la Forêt était elles. Aussi, elle se résolvait à accepter bien malgré elle que la Brume était là car l’équilibre l’appelait et, elle le savait, il n’y a pas de lumière sans obscurité, ainsi la Brume devait être là comme elle et la Forêt devaient être là, pour être, tout simplement.

C’est donc dans cette étrange résilience que la petite fille continuait son parcours à travers la Forêt et ses pensées la suivait, car elle était seule, le miroir le lui avait dit. Seulement, qu’elle joie ç’aurait été pour elle d’accueillir une sœur, une nouvelle amie qu’elle aurait intronisée reine des arbres car elle était princesse des cimes et qu’il n’y a pas de cimes sans arbres. Toutes les deux, elles courraient et joueraient, parcourant le royaume de la Forêt et aboutiraient, car tout y revient, au cœur de la forêt, à la Vie, et devant le miroir elles se regarderaient, et dans le miroir elles se verraient et elles riraient, des rires comme des éclats d’argent se mêlant aux larmes du miroir et ravivant les esprits venus y pleurer, et le renard trouverait la paix. Mais voilà, si les rires la sublimeraient, ce sont les larmes qui rendent les filles jolies, aussi sa beauté serait imparfaite car aux larmes ne se mêlent pas les rires, n’est-ce-pas ? « Et les larmes de joie ? » voulut-elle crier, mais elle savait. Elle savait que les larmes de joie qui perlaient sur ses joues n’étaient que les reflets brefs de l’éphémérité de son allégresse, et l’éphémère n’a pas sa place dans la Forêt, car la Forêt est et demeure, et seules les larmes de tristesse comptent car seules elles restent et seules elles croissent, car seule la tristesse est durable. Et s’il fallait être triste et seule pour se sentir vivante ? Et bien soit. La petite fille, belle dans ses larmes, accepta son sort et, résolument, elle marcha, alors que le soleil brillait et se reflétait dans ses larmes : elle rayonnait.

Car le geai chantait, elle accentua les pas et reconnu bien vite le chant constant de la Rivière, aussi fut-elle bientôt certaine que le cœur était tout proche, et elle s’en rapprochait car le chant se faisait de plus en plus intense et bientôt elle distingua le pont. De son orgueil, il était toujours là et ses pierres refusaient de s’effondrer enfin car la petite fille devait voir et la petite fille voyait : à son ombre, tranquille, une biche gracieuse aux traits fins était là, calme, couchée dans l’herbe haute qui semblait avoir poussé là spécialement pour elle. De ses yeux noirs (noirs comme la Brume est blanche), la biche la regardait et leurs yeux plongeaient les uns au fond des autres et la biche l’appelait. La petite fille s’approcha, doucement, et posa sa main sur l’encolure de la biche qui la regardait toujours. Si elle ne parlait pas, la petite fille savait que la biche voulait lui dire quelque chose, alors la petite fille se coucha près d’elle et s’endormit, et la biche s’endormait aussi.

Le soleil montait, prudemment, comme s’il eut fallu ne jamais troubler leur sommeil, si bien que la biche et la petite fille dormaient toujours quand le renard vint au miroir.

Quand la petite fille se réveilla, la biche était partie depuis longtemps, et le renard, bien avant elle. Il avait vu sa princesse et savait qu’il ne fallait pas la réveiller, aussi était-il partit bien vite, heureux que la biche veille sur elle.

La petite fille se leva donc et une fois de plus elle s’éveillait seule. Mais cette fois-ci, ce n’était pas un sentiment de tristesse qui l’envahit. En fait, elle aurait eu du mal à décrire ce sentiment. Elle se sentait bien. Comme si la résilience qu’elle s’était forcée à adopter avait enfin décidé de l’habiter vraiment et de l’animer. Elle se sentait bien et savait maintenant que la solitude ne l’effraierait plus, peut-être même arriverait-elle à l’aimer. Cependant, quelque chose restait en elle, comme autant de débris qui lui rappelaient un passé trop proche. Si elle était fermement convaincue d’avoir accepté la solitude, elle chérissait toujours le désir d’une compagnie.

Pour la première fois depuis son arrivée dans la Forêt, elle se rappela ses parents, sa famille… à coup sûr, ils devaient être terriblement inquiets. C’était tant mieux. Combien de fois avait-elle pleuré sans larmes et crié sans bruit, et eux ne lui avaient pas répondu ? Si vraiment ils voulaient la revoir, ils savaient où la trouver.

Déjà le soleil était haut, et sa lumière irradiait vivement la clairière de la Vie. La Lumière était tellement forte qu’elle dut se réfugier à l’abri des arbres, où régnait un étrange calme, comme un présage funeste d’une journée triste. Une de ces journées où il pleut sur les arbres comme sur le cœur, ces journées qui comme les autres ne durent que vingt-quatre heures mais semblent ne jamais vouloir se terminer, comme si le soleil refusait obstinément de se coucher, voulant se faire spectateur de la peine du monde.

La pluie guettait et, déjà, son odeur planait alentours, et ses nuages, fidèles messagers de l’obscurité céleste, accéléraient leur course et se massaient en surplomb des cimes, comme pour les dominer, la forêt et elle. Elle se blottit au creux d’un rocher et pensa au pont, il aurait pu l’abriter. Mais du pont, elle était déjà loin et l’orgueil aurait refusé l’hospitalité. Elle se résolut donc à attendre, les premières gouttes tombaient déjà.

Elle aimait à penser que chaque goutte qui s’écrasait au sol, telle un morceau de la voûte obscure du ciel, était un bout de nuage qui mourrait et que chaque goutte à l’agonie la rapprochait un peu plus du soleil. Mais voilà, la pluie tombait et les nuages s’écrasaient au sol, mais le ciel se vêtait toujours de noir et s’accrochait à sa tenue de deuil. Lui-même semblait ne plus vouloir lutter, et la pluie l’emportait.

L’eau tombant au sol chantait bien malgré elle une berceuse qui l’apaisait et elle s’assoupit bientôt. A son réveil, la pluie tombait toujours mais elle s’était faite plus fine et moins soutenue ; le ciel, tout de gris vêtu, semblait reprendre goût à la vie et, malgré la fine pellicule de nuages restante, la petite fille distinguait une teinte timide de bleu qui refaisait surface. Les quelques gouttes qui continuaient de tomber produisait un bruit léger, envoûtant, et elle voyait ces perles comme au ralentit quand elles heurtaient le sol, comme un dernier adieu avant de laisser place à la Lumière. Elle n’aurait pas pu dire combien de temps elle avait dormi, mais ses yeux lui semblaient plus légers, et son cœur plus allègre.

Quand la pluie se tut finalement, le soleil, de retour, amena avec lui une chaleur douce de soirée et fit monter une brume très légère depuis la surface du sol, comme pour faire danser les rayons de lumières qui perçaient les feuillages et venaient au sol, tout autour d’elle. C’était comme une magie douce et innocente, à laquelle il ne manquait qu’un rien pour la soulever de terre, tant elle se sentait légère. Non, vraiment, cette brume légère n’était pas la Brume, elle ne portait rien de sombre ni d’obscène en elle, et elle se faisait simplement la toile du magnifique tableau que peignait la forêt, autour de la petite fille et dont elle était le centre. Vraiment, jamais elle ne quitterait cet endroit. La lumière y pleuvait et le soleil se couchait progressivement quand, majestueux dans son costume d’argent de majordome de la faune, un héron vint se poser devant elle, et la regarda d’un air confiant, avant de repartir comme il était venu, comme une créature des cieux venue pour elle, pour l’adouber reine de la terre des arbres.

Une fois le héron parti, elle se sentait envahie par un bien-être profond, et, bien que le soleil fût près de finir sa course et de laisser place à la lune, elle voulait marcher, marcher encore et encore et tout simplement ne jamais s’arrêter. Le bruit de ses pas battait un rythme entrainant, ce genre de rythme qui vous fait chantonner et donc, elle chantonnait, et les bruits de la forêt lui faisaient écho. C’était un chant exaltant qui jaillissait des tréfonds de la forêt, amplifié par le vol des corbeaux qui semblaient vouloir l’emporter au loin, comme pour montrer à tous que la petite fille était heureuse.

Comme guidée par son chant, elle marchait à travers la végétation, et les ronces rentraient en elle et elle effleurait les feuilles de ses doigts comme pour s’imprégner plus encore de la forêt, si bien que le chant ne semblait plus émaner d’elle mais bel et bien du sol même, comme chanté par la forêt. Elle marchait comme guidée par le chant, ce chant qui se fondait tellement dans l’air de la nature qu’elle n’aurait plus su dire si elle l’entendait vraiment, tant il était en harmonie avec le cri du vent, les mouvements des arbres et la mélodie des échos. Elle eut bien vite la certitude de vivre pour la première fois, et ce pleinement, quelque choses qu’elle ne pouvait ni exprimer ni décrire, quelque chose qui la happait hors d’elle-même et l’attirait inexorablement vers le lointain.
Titre: Re : Histoire de la Forêt
Posté par: Persona le 21 Août 2020 à 10:23:11
Bonjour Fox,

Je ne connais pas encore tes poésies, étant complètement étrangère à cette section  :-[

J'aime bien l'idée de fascination jusqu'à la communion avec la forêt. Il y a quelque chose d'envoûtant dont je te remercie. Il y a de jolies images, par exemple
Citer
Elle aimait à penser que chaque goutte qui s’écrasait au sol, telle un morceau de la voûte obscure du ciel, était un bout de nuage qui mourrait et que chaque goutte à l’agonie la rapprochait un peu plus du soleil.

J'ai parfois eu du mal à sentir la progression et à voir où tu voulais aller, dans quelle intrigue nous partons. Cela pourrait venir de phrases longues(trop ? après tout les phrases longues c'est pas interdit, question de goût) dans lesquelles plusieurs idées se mélangent. Par exemple, je n'ai pas compris :

Citer
Si les oiseaux étaient paisibles, il ne planait aucun doute quant au fait qu’ils étaient ses propres échos (à elle ou à la forêt, elle n’aurait pu le dire, mais après tout, n’était-ce pas la même chose ?) et qu’ils étaient les présages du bon comme du mauvais, car comme tout esprit, la forêt renfermait une part d’obscurité bien plus grande qu’il n’y paraît, et c’était d’ailleurs un atout imparable, car elle aussi sentait une obscurité croissante en elle et cela ne faisait que la rapprocher de la forêt et la rendre semblable à elle, car elle s’était faite fille des cimes.

J'ai préféré la fin au début, il y a quelques petites maladresses que tu pourrais corriger sans problème par exemple :
Citer
habité par ses habitants et toutes sortes de choses qu’on ne retrouvait que là-bas
Citer
cette petite fille qui n’ose pas parler mais que personne n’ose approcher.
: pourquoi passer au présent ?

Merci pour cette petite pause de sérénité  ;)
Titre: Re : Histoire de la Forêt
Posté par: LonelyFox le 21 Août 2020 à 15:41:36
Persona

Merci pour ta lecture et tes gentilles remarques. Je suis bien heureux que cette histoire t'ai plu.

Oui, bien-sûr, il y a des choses à améliorer, il y en a toujours. Mais comme dis en intro du texte, j'ai écris une nouvelle à titre exceptionnel et je ne compte pas poursuivre dans cette voie, à noter aussi que j'ai tout écrit tard le soir donc la fatigue peut y transparaître par endroit :)

Ceci dit, c'est vrai que j'ai naturellement tendance à paraphraser, et l'écriture poétique me force à la réflexion pour être plus synthétique. N'hésite pas à aller voir mes poèmes, tu verras, c'est plus concis.

Au plaisir.

Titre: Re : Histoire de la Forêt
Posté par: Anges Addison le 27 Août 2020 à 00:34:22
Ah mais  tu te défends aussi dans d'autres styles d'écriture... Tu racontes si bien les histoires,...  :coeur: :coeur: ::)
Il y a beaucoup d'images poétiques et ça, j'adore !   :coeur: :coeur: :coeur: :noange: :noange: ;)
Titre: Re : Histoire de la Forêt
Posté par: LonelyFox le 27 Août 2020 à 08:48:16
Anges, jusqu'où me suivras-tu ? Et combien de temps mon coeur tiendra-t-il encore si tu  le fait chavirer comme ça ?

Merci pour ta lecture et ton commentaire.