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Résumé de 4ème de couverture, d'abord :
Un groupe d'élite, formé dés l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un noeud de courage : la Horde. Ils sont pillier, ailier, traceur, aéromaitre et géomaitre, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quete d'un Extreme-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.
Expérience de lecture unique, la Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quete d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme ...
Mon avis :
Le livre est paru en poche, donc peu cher, et à ceux qui ne connaissent pas je vous conseille de vous jeter dessus !
Je viens de le terminer. Que dire ? Un livre qui restera longtemps - à jamais ? - dans ma mémoire. Le début d'abord, où Damasio nous jette dans un endroit qu'on ne connait pas, comme ça, et le lecteur doit comprendre petit à petit, juste avec ce qui lui est fourni. La poésie et l'équilibre de chaque phrase : le truc, c'est qu'en lisant le livre il ne faut pas chercher à comprendre à tout prix (certains passages, surtout avec Caracole, sont ardus sinon) mais à ressentir, à se laisser porter par le souffle de l'écriture comme s'il s'agissait d'un vent.
Alors c'est sur, il faut accrocher. On aime ou on n'aime pas. Mais ... ça fou une claque d'écriture :P Allez, juste pour le plaisir, un tout petit extrait du début ; c'est Caracole le troubadour qui a la parole :
Amis du large, encore et encore : bonjour ! Jeunes glyphes des sables, chrones et antéchrones qui s'annonceront sans politesse, je vous attends de pieds souple : accueillons-nous ! Ah, ce furvent, ce vieux père siffleur, j'adore en présentir la venue ailée, bouillone certes, mais quoique !?
Je vous rassure, tout le livre n'est pas écrit comme ça. Car chaque personnage parle à tour de rôle, et si Caracole et Golgoth sont parfois durs à suivre, les autres sont plus simplets. Mais il n'empeche que l'écriture est merveilleuse - la traduction me semble totalement impossible, alors que le livre mériterait d'être lu de tous ;)
Chaque personnage a vraiment une unité, l'écriture diffère selon celui qui a la parole, mais ce qu'on retient avant tout, c'est le lien, le "noeud" qui uni la horde.
Je désespérais de trouver de la très bonne fantasy française, me voilà servie. Vraiment, jetez vous sur ce livre, précipitez-vous, et ... vous verrez bien si vous aimerez. Mais c'est une expérience unique en son genre. C'est bien difficile de se replonger dans un livre "normal" après celui-là, car les mots chantent encore dans la tête après l'avoir fini.
Je ne peux pas résister à l'envie de mettre un autre extrait :P Je pourrais mettre tout le livre, mais bon. Je vais me contenter d'un poème ("stylibre") qu'a déclamé Caracole lors d'une espèce de tournoi. A un autre moment les "combattants" doivent trouver les phrases qui se lisent dans les deux sens (ma préférée est "euh ... hue !" ^^) mais je préfère les poèmes très libres, avec Caracole qui ne s'arrête jamais, c'est plus dans son caractère : (je précise : son adversaire ressemble à un moine et il semble qui soit "du côté" de l'Hordre)
Charabia, baragouin
Palabre et baratin
Chichi, flafla
Blabla, esbrouffe
Que de sons tu étouffes
sous ta prose de palatin !
Tu soliloques tes litanies
Tes homélies en stock
Tu grandiloques, mon chéri
Mais je prends ton tour - et roque !
Car Carac a la faconde
Le flot le flux l'onde
La verve virtuose
Qui tue, qui flue, qui ose !
Le moine est ramollo
Flagada, flabi, à plat
Il caquette et jacasse
Il jase en tremolo
ses mots d'Hordre
contre mes mots de passe
En un mot comme en sang :
Qui ne dit mot consent !
A mots couverts, je passe.
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Je crois qu'il a reçu un prix, non ? Le Grand Prix de l'Imaginaire ?
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Le grand prix de l'imaginaire 2006, oui, et c'est plus qu'amplement mérité. J'ai terminé le livre depuis peu et déjà je ne peux pas résister à l'envie de relire certains passages. Franchement, jetez-vous dessus.
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Je viens de lire le début de "La Horde du Contrevent" en librairie et j'ai souris en repensant à "Je suis" de Kailiana, puisque c'est tout à fait le même style. Par contre, autant pour un texte court je trouve cela très bien, autant pour un roman de 700 pages...je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne idée. En tout cas, je n'ai pas accroché désolé.
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J'en suis page 695 :noange:
Ce qui donne, en langage non-damasien, page 7 xD
C'est d'une écriture indescriptible, ample, puissante. Ca me fait un peu penser aux poèmes de Mallarmé... sauf que c'est difficile à suivre, rien que sur les premières pages.
Très difficile, j'espère que toute cette poésie ne va pas finir par devenir outrancier ! En tout cas, les toutes premières lignes sont d'une poésie maguenifique !
Il faut au moins feuilleter ce bouquin, c'est quelque chose de rare qu'on ne croisera peut-être plus.
Mais j'espère que les 695 qui me restent seront moins laborieuses pour le lecteur, car lui aussi, il doit trouver son compte ;)
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Héhé, moi j'en suis à la page 193, je crois... Au début il a vraiment fallu que je m'accroche, je trouvais tout trop bourré de termes "techniques" inventés, mais maintenant je suis bien accrochée et je suis toutes les émotions des personnages, et elles sont nombreuses...
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*contente*
Vous direz ce que vous pensez de la suite, hein ? :noange:
(oh, tiens, quelqu'un a rajouté le Monsieur Vert :mrgreen:)
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L'ai fini ;D
La fin est épatante, même si pas tellement étonnante, en fait. Ou plutôt, à la hauteur de ce que j'imaginais ^^
En tous cas, même s'il faut s'accrocher au début pour rentrer dans l'univers, se retrouver dans les personnages et toutes les originalités/bizarreries, dès qu'on persiste un peu on est très vite happé dans la structure de l'univers, et à partir de là c'est complètement prenant, et bourré d'émotions, de réflexions philosophiques et métaphysiques, avec des personnages tous très bien campés: ils ont beau être nombreux et signalés dans le texte seulement pas un symbole, très vite on n'a plus besoin de se reporter au marque-page ou à la première page pour savoir de quel personnage on a le point de vue...
Très vite on les connaît tous parfaitement, comme des amis.
Il y a aussi le duel verbal à Alticcio qui vaut le détour :P
Et les musiques du CD font un bon complément, même si c'est pas indispensable.
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J'avance très très lentement, dix/quinze pages par rapport au dernier post xD
Il ne se passe pas grand-chose, mais c'est génial. Les personnages se construisent une profondeur, progressivement, et... et j'adore les jeux de ponctuation, l'apprentissage de Caracole à l'art de Sov... :mrgreen:
"Mais avec des phrases, ce serait tellement plus poétique !"
"Ce système a été inventé pour clarifier ><"
^^
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Fini.
Je ne vais pas faire original en disant comme les autres que c'est une écriture vraiment particuliere, un peu rebutante au debut, mais apres on finit par s'y habituer
c'est une belle expérience de lecture pourca
j'ai un peu été décue par la fin, je m'attendais a plus... original ><
sinon j'adore la joute verbale de Caracole et quelques répliques :coeur:
mais sinon j'ai quand meme été perdue avec les perso et je trouve ca dommage :-[
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Bon, bah j'ai lu 200 pages maintenant, et, j'ai eu du mal à l'avouer, mais... je me fais chier. J'trouve ça long. Le combat entre Erg et l'ex de la fille avec qui il couchait dans la montgolfière rose (xD) ne m'a pas passionné une seconde.
Voilà voilà...
sinon, comme chaque mot semble hyper-déterminé, vous ne pensez pas que Damasio s'est fait un code, avant de commencer le bouquin ? genre "-----'---,----- - ----i--i-- '--j--- ;' ? xD
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Je viens de le finir, et je serais plutôt de l'avis de Kailliana.
Un bouquin qui remplit, qui nourrit, qui vide et qui lessive. Un truc qui prend aux tripes et qui snife la poésie.
Un début un peu bizarre, avec trop de personnages, trop de mots inconnus, incompréhensibles... mais dés le début il y a la présence de la Horde, en temps que lien je veux dire, et on sent très vite que, si des compagnies de héros on en a vu des pelletées, des soudées comme celle-ci il n'y en a pas eut 2 (peut être la 31ème, mais je m'égare)
Et puis il y a tout ces passages qui scotchent : le duel entre Caracole et le moine, à peu près tout ce que peut dire ou penser le premier, et puis.... il y a Norska : le cri de défis de Golgoth... je sais pas pourquoi ça m'a tellement marqué mais j'ai cru l'entendre crier. Et puis l'annonce de la mort de Caracole par lui même... je mourrais quand il n'y aura plus de couleurs... et la réponse de Sov :'( .
Et des personnage aux quels on finit profondément attachés, pour moi surtout Sov Caracole et Oroshi.
En tout cas je sais que j'aurais besoin de relire ce livre. Par ce que déjà j'ai envie de m'y replonger :coeur:
Un des très rares bouquins pour lesquelles j'ai de véritables images dans la tête... et pas seulement des images, des sons, des sensations... aux point de me sentir légèrement lâche quand j'avance dos à la tramontane :o
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je déterre. Je l'ai dévoré en 1 semaine. J'ai adoré. Il est fort. Tant du point de vue des personnages, auxquels je me suis énormément attachée (Sol, Golgoth, Orioshi, Pietro, Steppe, les Dubka, Caracole...) que celui du style. C'est vraiment un pur style, personnel, inimitable, un peu... électrisant.
L'intrigue est très forte, et Damasio, en peu de temps, parviens à mettre en place un univers complexe et crédible, entier. (par là, je veux dire... Incomparable avec l'univers de Feist, par exemple...)
Dans la Horde, il existe une vraie Histoire, une vraie géographie, des technologies... :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:
La Horde, en fait, c'est une métaphore filée de 700 pages sur l'écriture, la vie, le voyage...
Ceci dit, je pense que c'est le genre de bouquin "qui passe ou qui casse" et qu'on ne peut pas rester mitigé à sa lecture...
Quant à la fin... Je ne m'y attendais pas, mais ça ne me surprend pas... J'apprécie d'ailleurs l'histoire de "chameau, lion enfant" tu dois, je veux, je crée... d'ailleurs, il parait qu'à la base c'est un concept de Nietzche.
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Je suis en train de le lire -j'en suis maintenant à la page 147 en version grand format, ça veut dire que je me rapproche de la fin xD Et j'adore, de manière absolue. Le processus de création littéraire est vraiment très fin, c'est un véritable renouvellement du genre. Je trouve le style magnifique, empli de nuances, notamment grâce au jeu sur les points de vue.
C'est un livre qui bouleverse, qui fascine. J'ai été un peu perdue, dès le début, comme tout le monde, mais je trouve le concept très bien pensé. Je me suis également beaucoup attachée aux personnages, Caracole en tête -que j'adore à peu près autant que le Fou, ce n'est pas peu dire!- mais aussi Sov, Oroshi, Aoi, Golgoth...
C'est non seulement de l'excellente fantasy, mais aussi de l'excellente littérature.
[edit] Ca y est, je l'ai fini! Mon avis ne change pas, même si l'issue était un peu prévisible, cela reste un grand roman. Du genre à changer son lecteur ^^
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Je l'ai enfin lu, depuis le temps...
En ce moment je me disais que depuis longtemps je n'avais pas lu un bouquin qui me prenne aux tripes, une histoire pour laquelle je m'attacherais vraiment aux personnages, que je ne puisse plus lâcher... Pas juste un livre qui se lise bien, un pour lequel on puisse dire qu'on "vit avec" ensuite (j'avais lu quelqu'un dire ça sur l'AR).
Bon ben c'est exactement ce qui s'est passé avec la Horde. J'ai tout de suite accroché au style un peu bizarre et à la pagination à l'envers, qui est tellement justifiée (Caracole, "je m'en souviens dans le futur" : D). Même en étant complètement paumée, quoi, ça ne fait qu'une raison de plus de le relire ! Au début je l'ai lu lentement par économie du bon livre, mais il y a bien un moment où on ne peut plus s'arrêter. J'étais encore dans l'histoire quand j'étais à table ou en cours, à être dégoûtée pour tel ou tel passage triste. Même si la fin était un peu attendue, je trouve qu'elle clôt superbement le livre (et donne une bonne claque).
Plus spécifiquement, j'aime beaucoup Sov, je me sens très proche du personnage (en même temps c'est beaucoup son point de vue qu'on a), Pietro, Larco... Et puis on se sent tout petit à côté de l'écriture, de la diversité des personnages avec tous leur façon de penser propre (ils sont tous tellement différents et en restant tellement vrais en même temps...). Le passage des palindromes m'a particulièrement impressionnée ^ ^
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Je viens de terminer la Horde, dans une période de confinement due à la grippe (la saisonnière, et même si c'était la A, c'est pareil !).
Mon avis va rejoindre la plupart de ceux déjà énoncé. J'ai eu du mal au début, entre tous les personnages, les termes inconnus, les sens un peu différent par rapport à notre langage... Mais, assez rapidement, je suis vraiment rentré dans le livre, dans l'émotion, la poésie et la sensation même du vent (élément que j'affectionne tout particulièrement !). Les personnages ont vraiment une psychologie et ne font pas juste posé-au-hasard-sans-réflexion... Il se complètent, s'aident, créent des liens, et même parfois plus. Vraiment, j'adore.
En pls, je ne lit pas beaucoup, pour ne pas dire jamais, de fantatique ou de science-fiction, parce que je trouve qu'il manque quelque chose d'humain et de réel. Et je sais pas où il se trouve, mais je l'ai trouvé dans la horde. Il porte une vrai philosophie, et il est extraordinaire. Après je comprend que d'autre n'aiment pas. Mais ça a été déjà dit, il y a pas de demi-mesure avec cr livre !
Au niveau des personnage, je les ai tous adorés, mais j'ai des petites préférences : Sov, Pietro, Oroshi bien sûr, mais aussi Aoi et Steppe. Je sais pas pourquoi, mais je les adore vraiment.... Je relirai le livre pour comprendre ^^
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Sous une influence fortement mdéienne, je l'ai demandé à Nowel ; et ayant fêté Nowel en avance avec une partie de ma famille, je l'ai reçu hier... Et commencé dans le train ce matin !
C'est... comment dire, décoiffant ! Les conseils de Kai sont bons pour commencer la lecture : ne pas chercher à tout comprendre, mais se laisser porter. On visualise le monde peu à peu, et on apprend à connaître les personnages. Pour l'instant, je les adore tous et je suis déjà de tout coeur avec eux.
Ca m'est devenu rare de rentrer comme ça dans un roman, alors j'apprécie d'autant plus. Donc, merci Mdéiens qui ont chaudement conseillé ce livre ! Je le savoure en pensant à vous ! ^^
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(désolée pour le doublon)
Ayé, fini ! ça a été dur sur la fin parce que j'avais plus le temps de le lire alors qu'il ne me restait qu'une vingtaine de pages ; du coup, je l'ai fini en 5 pages par jour, et c'était hyper frustrant !!
Bref, je n'ai qu'une chose à dire : MERCI d'avoir autant conseillé ce livre ! Je me suis laissée totalement emportée par la horde, j'ai presque versé ma petite larme à chaque hordier qui partait, enfin surtout pour ceux que j'appréciais et qui sont morts brutalement (Caracole, Talweg, Pietro, Golgoth, L'autoursier...), j'ai adoré la joute, simplement géniale.
Maintenant, je vais écouter mon petit CD vendu avec le livre (je sais pas du tout à quoi m'attendre, alos ça sera la surprise) !
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Yo : Alain Damsio répond à vos questions (http://www.actusf.com/forum/viewtopic.php?t=11626) sur le forum dActuSF. Attention : il faut venir bien coiffé.
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Non mais c'est trop COOL. Qu'il fasse ça.
C'est vraiment intéressant, aussi, je le savais pas si politisé. (En fait j'ai lu que la Horde, je devrais me mettre à la Zone du Dehors ou lire d'autres choses ^ ^)
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Oh, en effet, c'est une démarche vachement agréable ! Perso, on m'avait prêté la Horde, et le hasard a voulu qu'on me le redemande avant que j'ai pu finir (une histoire de vacances, si je me souviens bien). Ca fait un an, et j'ai pas eu le temps de reprendre, mais de ce que j'ai gardé en mémoire c'était... waow.
Le mieux, ça reste la différence de style. Ca donne une vraie vie aux personnages *o* Un jour, je le lirai, pour de vrai.
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Les débats sont super intéressants. Et ce mec a dû lire une tonne de bouquins de socio. Cool aussi, l'assurance d'une suite et le fait que la Horde ait été pensée comme un diptyque.
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Je creuse, je déterre, je dépoussière !
Après les 200 premières pages, j'ai un peu lâché, faute de temps... mais dès le début des vacances, j'ai tracé, contré, sans pour autant me hisser à la hauteur du 9ème golgoth !
Un peu dérouté dans les premiers temps, j'ai eu du mal à associer les signes au personnages ; mais finalement, ça n'a pas trop entravé ma lecture.
Après avoir passé le barrage de la langue très imaginative de Damasio, on découvre un monde unique, des personnages hors du commun et une quête vers l'impossible, un élan de folie. C'est comme si on se retrouvait aux côtés de la horde, à contrer à leurs côtés et à découvrir ce monde, au-fur-et-à-mesure qu'ils le découvrent ! La magie n'est pas dans des artifices de style, dans des métaphores pompeuses ; mais plutôt dans une langue unique qui semble tirer la vie du vents même.
J'y ai découvert une autre façon d'écrire, plus libre... une grande inspiration ! Et je crois bien que je vais le relire parce que je pense qu'il me reste encore des choses à découvrir :)
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Je viens de le finir à l'instant.
Comme la plupart, j'ai adoré. Le style est particulier mais très fort. La différence de points de vue est géniale. Que du bonheur. La fin est évidemment prévisible (pour tout dire, depuis Alticcio au moins je m'y attendais) mais tout de même parfaitement amenée. Et ce n'est qu'à la dernière réplique que Damassio nous le confirme ^^
Et nous donne donc aussi l'explication de la notation inversée des pages :-¬?
Bref, je recommande à tout le monde la lecture de ce bouquin hors norme ;)
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Commencé dimanche, finit mardi matin
J'ai pas pu décroché...
J'ai trouvé ça très très fort, très poétique
Bien sur je m'attendais un peu à la fin mais bon paraitrai qu'un jour il nous feras la suite faudra voir
Les différents perso oui bien sur, un peu hard au début mais j'ai fini par m'y faire
Des personnages absolument géniaux, Caracole et sa joute, Les derniers instants de Golgoth ( où il Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
, le devenir de Sylamphre,
Bref plein de belle scène épique
Une superbe claque
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Oh, ça me donne envie de le relire... :'( je veux ma Horde !
Des personnages absolument géniaux, Caracole et sa joute, Les derniers instants de Golgoth
Les derniers instants de Golgoth, c'est tellement génial ! Par rapport aux autres, ce personnage est peut-être un peu difficile à apprécier, par son caractère et sa personnalité dans son ensemble, mais il est devenu l'un de mes préférés à la fin.
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Tout a été dit dans le fil, pour ma part. Je l'ai lu en trois jours, impossible de décrocher ce bouquin. On est plongé direct dans le truc, c'est fabuleux, en plus le scénar' est somme tout assez basique, incroyable tour de maître que nous joue Alain Damasio ici. Que du bonheur, avec un immense vide lorsqu'on a fini de lire. :-\
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un immense vide lorsqu'on a fini de lire. :-\
bô, si c'est si bon que ça, il suffit de le relire :)
ça donne envie de lire des extraits ce que vous dites (si y en a qui en ont sous le coude... ^^ )
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Tiens, je n'avais jamais commenté... ?
Je me souviens très bien de quand j'ai fermé le livre. C'était juste avant le début d'un cours en amphi.
Je suis restée hébétée pendant quelques minutes. Comme un besoin de reprendre mon souffle, de me rassembler. Ça m'arrive rarement (enfin : la littérature me fait rarement autant d'effet). Bluffant. Le scénario a beau ne pas être très original, le texte t'emporte.
Oui, la fin de Golgoth est vlam. De toute façon, tout le livre a une force interne phénoménale.
Désolée Meilhac, je n'ai pas d'extrait sous la main... !
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ça donne envie de lire des extraits ce que vous dites (si y en a qui en ont sous le coude... ^^ )
Le problème, c'est que quand j'aime un bouquin, je finis par l'offrir, et là je l'ai tellement aimé que je l'ai offert dans la foulée
En plus je ne suis pas tout à fait sûr qu'un extrait sois si représentatif
Mais je vais le récupérer et essayer de trouver
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ça donne envie de lire des extraits ce que vous dites (si y en a qui en ont sous le coude... ^^ )
Le problème, c'est que quand j'aime un bouquin, je finis par l'offrir, et là je l'ai tellement aimé que je l'ai offert dans la foulée
En plus je ne suis pas tout à fait sûr qu'un extrait sois si représentatif
Mais je vais le récupérer et essayer de trouver
en tout cas je suis curieux ; j'avais jamais entendu parler de ce gars, il a l'air intéressant
(à part ça tu es héroïque Baptiste, moi j'ai la maladie inverse, quand j'aime un livre je refuse de le laisser s'éloigner, et donc de le prêter (par contre j'en achète d'autres exemplaires pour offrir :--))
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(à part ça tu es héroïque Baptiste, moi j'ai la maladie inverse, quand j'aime un livre je refuse de le laisser s'éloigner, et donc de le prêter (par contre j'en achète d'autres exemplaires pour offrir :--))
Il n'y a rien de plus beau, me semble t'il que d'offrir des mots qui t'ont plu
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(à part ça tu es héroïque Baptiste, moi j'ai la maladie inverse, quand j'aime un livre je refuse de le laisser s'éloigner, et donc de le prêter (par contre j'en achète d'autres exemplaires pour offrir :--))
Il n'y a rien de plus beau, me semble t'il que d'offrir des mots qui t'ont plu
Ben disons qu'un bon livre, c'est un livre qui nous aide à lire en nous
Et on est tous peu ou prou différents
Donc y a des fois où tu offres, le coeur palpitant, un livre que tu as adoré, et ça fait un bide.
Ça amène à se demander si on est si altruiste que ça quand on offre un livre qu'on a adoré.
Et sinon y a un truc qui est très, très, très beau, c'est de relire un livre que tu adores ; qu'il t'accompagne toute ta vie; et pour ça, il faut le garder chez soi; mes livres préférés, je les ai en plusieurs exemplaires : un à côté de mon pieu, un sur la table de la cuisine, un aux chiottes, un dans mon sac.
ce qui ne m'empêche nullement de les offrir, que ce soit clair ; mais l'exemplaire que j'offre, c'est jamais celui que j'ai lu et aimé (celui-ci je le garde), c'en est un autre, que je rachète exprès 8)
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T'as de la chance que j'aie le bouquin avec moi ! Voila deux extraits, j'ai ouvert le livre au hasard, deux personnages différents, la Horde assiste à une fête chez les Fréoles.
(les éventuelles fautes sont dues au recopiage)
Sov
J'ai assisté au spectacle cannéole que nous ont offert trois danseuses-musiciennes plutôt splendides. La cannéole, telle que je la connaissais jusqu'alors, se jouait avec un long bambou troué de deux mètres que les musiciennes présentaient face au vent, sous une série variable de figures, afin que le souffle traverse le bâton et y produise ainsi un son agréable. Au mieux était-ce, bien mené, une sorte de concert de flûte un peu haché, avec quelques gesticulations plus ou moins bien intégrées qui y répondaient. Mais ce que j'ai vu m'a fasciné. C'est un art automoteur où la musique, qui naît du mouvement du bâton, donc du geste, donc de la danse qui l'apporte, suscite la danse qui suivra, laquelle relance naturellement la mélopée du vent et s'entretient d'elle-même, dans une volte entre sons et gestes qui n'a ni début ni fin, et s'enspirale. Outre que la vélocité du ballet m'a surpris, ne s'autorisant que les silences nécessaires au tempo et jouant continûment un air mélancolique enroulé par les danseuses avec une désarmante sensualité. Le bambou, entrave des chorégraphies ordinaires, prend ici une force visuelle de porte-étendard, de fer de lance, c'est un arbre, un sexe, une hélice lente, selon les inflexions musicales. Après le spectacle, je n'ai pu m'empêcher d'aller féliciter la danseuse qui m'avait le plus touché.
[...]
Larco
La plupart des nanas ont choisi d'écrire au cerf-volant enflammé, sur le ciel noir, ces fameuses tirades de plus en plus longues que dictent les trouvères. J'y suis donc allé (confiant le Larco... ) Jeu pour mioches, j'entends souvent ! Hé ben, c’est plutôt redoutable (croyez moi) pour maîtriser la trajectoire de l'écoufle dans l'air sans éteindre la flamme ! Je n'ai tracé que la première phrase - « Bienvenue à la Horde » - en ratant lamentablement le H. Ces Fréoles sont extraordinairement habiles (on entraînés ?). Certains vont si vite que le mot semble écrit à main levée (le feu est leur encre !). J'aimerais tellement apprendre, ne serait-ce que pour frimer devant Coriolis, lui écrire à la cage (tiens, c'est une idée ça... ) sans que les autres puissent comprendre ce que je fais. Ce serait notre secret !
et un autre :
Pietro
Quelqu'un a coupé la pluie. Quelqu'un a coupé la giboulée de grêle aussi. Le vent a subitement cessé. Devant moi, l'espace est désormais ouvert sur des kilomètres. Le paysage est clair et lisible. Je vois sans flou tous les autres, toute la horde, les vingt-trois, répartis sur ce qu'il faut bien appeler un archipel.
Nos positions délimitent une sorte d'ovale. La jetée où nous marchions le coupe en deux dans le sens de la longueur. Près de moi, il y a Caracole, juché sur le banc de sable à trente mètres. Puis Sov et Orochi guère plus loin, sur les îlots de roche. Les savoir si près me rassure un peu. On reste à portée de voix. En levant la tête, j'aperçois Erg en suspension au centre de l'archipel. Te Jerkka reste introuvable. Le silence tranche. Il est si total... Je scrute le lagon... Les hais de roseaux et de salicornes rouges... Je ne vois pas où la Chose peut se cacher. Je ne sais même pas à quoi m'attendre. Sur un des rochers, je note deux formes... Ah oui, ce sont les jumeau Dubka... Ils ne se sont pas séparés. Ils n'ont pas pu, j'imagine. Inséparables ces deux-là, encore moins dans l'angoisse. Te Jerkka a dit un par rocher ! Il a insisté. Je n'ose pas le leur crier. La peur d'attirer la chose. Ils sont trop loin de toute façon.
– Pietro, il faut que les Dubka se séparent !
– Oui, Oroshi, j'ai vu ! chuchote Pietro
– Ca peut être dangereux...
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Le cosmos est mon campement doit être mon chapitre préféré toutes oeuvres littéraires confondues :D
Moi aussi j'ai super bien accroché au début, mais ça s'essouflait trop vers la fin, depuis le saut de deux ans que l'auteur a fait sans prévenir vers le milieu j'ai commencé à lâcher, j'ai vraiment du mal avec ce procédé, Le déchronologue en a pati d'ailleurs ><
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Je viens apporter ma petite pierre à votre mur d'avis :D
Bon, alors j'ai beaucoup aimé. Moi aussi j'ai eu un peu de mal avec les sauts dans le temps, mais je comprends que l'auteur y ai recouru pour pas faire un livre de 2000 pages qui traîne en longueur :D Avant de le commencer je me suis dit que j'allais galérer avec les symboles pour savoir qui parlait, mais en fait non, ça s'intègre assez vite, surtout que c'est à peu près toujours les mêmes qui parlent. Par contre, j'ai été complètement larguée par les premières pages de lecture, j'ai pas trop compris ce qui se passait, où ils étaient, il a fallu que je m'accroche un peu mais c'est vite passé ^ ^ Damasio m'a aussi un peu perdue dans les exposés compliqués sur le vent (d'Oroshi surtout), c'est indispensable pour qu'on comprenne le tout mais j'ai trouvé ça un peu long...
Sinon, comme pas mal de personnes au-dessus je trouve que le scénar' est plutôt simple. Ce qui porte le bouquin c'est plutôt la poésie qu'on retrouve partout et certains personnages forts, plus que d'autres (Caracole surtout, Sov pas tant au début mais vers la fin, la présence de Golgoth...). Et puis quand même, l'art de Damasio c'est de nous annoncer une grande partie de ce qui va se passer au travers des visions de Caracole (je sais pas trop si ça peut être considéré comme un spoil, alors dans le doute :D), et puis de nous laisser deviner le reste assez facilement, et de nous tenir quand même en haleine jusqu'à la dernière ligne :)
Caracole me fait beaucoup penser à Ellana Caldin de Pierre Bottero... quelque chose dans la liberté et l'aura de mystère, sûrement ^ ^
Oh, et un dernier petit truc de rien du tout : j'ai adoré qu'il reprenne le terme "buron" pour les maisons, ayant des origines occitano-aveyronnaises ça fait partie de mon héritage culturel, et j'apprécie énormément ce petit clin d'oeil ^^
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Je surajoute à mon tour : c'est un roman remarquable par sa qualité d'écriture. La langue est travaillée, retournée, ciselée, et cela fait de la lecture un moment d'émerveillement. Les personnages sont très beaux, et l'aventure en elle-même a un sens initiatique. En fantasy, de nos jours, il est rare de lire de tels textes.
Le seul bémol : pour nous offrir des oeuvres aussi complexes, aussi touchantes, Alain Damasio prend du temps. Beaucoup de temps...
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Il ne prend pas seulement du temps, il écrit peu par choix surtout. Mais j'aime ça; une bibliographie épurée de tout, pour ne garder que l'essentiel, le meilleur.
Ce livre m'a chamboulée dans ma manière d'appréhender mes histoires, mes univers et mes personnages.
En effet, le début est difficile, mais contrairement à la plupart des livres à difficulté progressive, plus le temps passe et plus on est à l'aise, moins on fouille le marque page pour trouver qui c'est, déjà, " ~ ", progressivement tout devient instinctif. Comme les pages notées à l'envers. Comme le groupe qui remonte le vent. On remonte avec eux, on apprend à les connaître tous par leur "nom", on finit par comprendre la différence entre slamino et furvent, entre les chrones. Je trouve très bonne, au final, sa manière de nous jeter dans un univers auquel on ne comprend rien, où on tâtonne à la recherche d'un appui, de quelque chose que l'on comprenne, comme la horde s'appuie sur le vent.
Il y a dans la construction de ce récit, et dans ce récit lui-même, une finesse et une intelligence rare. En effet, c'est parfois dur d'y rentrer, même en tant que grosse lectrice, j'ai abandonné la première fois. Mais à la deuxième, quand je me suis donnée le temps et que j'ai fait l'effort, je ne l'ai plus lâché.
Il fait partie de ces quelques livres qui me laissent à la fois si emplie et si vide, une fois finis.
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Salut tout le monde (de l'écriture),
Je viens de finir le récit de la horde et, quitte à manquer d'originalité, rarement un groupe de personnes si étrangères m'a paru si proche. C'est con à dire, mais j'suis encore sous le choc.
Je complèterai peut-être cette critique très lacunaire une fois de retour dans mes pénates, mais pour l'instant, je ne peux que conseiller la lecture de ce putain de bouquin !
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Bon, je sais pas trop si ça a sa place ici mais je viens de tomber sur un article (?) de Damasio écrit à l'occasion de la nouvelle année et qui revient sur l'affaire Snowden.
C'est vachement argumentatif, mais c'est intéressant je trouve.
701000 heures de garde à vue (http://www.playlistsociety.fr/2014/01/701-000-heures-de-garde-a-vue/116176/)
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Moi qui voulais reprendre un peu de fantasy dans mes lectures (overdose de Zola, que j'adore pourtant), j'ai longtemps fureté dans les rayons avant de tomber sur ce livre parce que, justement, j'en avais gardé un écho de ce forum.
Eh bien voilà que j'ai été réconciliée avec le genre, et que le voyage en a valu la peine !
Malgré un début franchement très ardu, parce que l'auteur nous balance en pleine action, qu'il y a un nombre impressionnant de personnages et du vocabulaire totalement étranger, une fois cette étonnante introduction passée, ça y est on est passé par le baptême du feu et on est lancé dans l'histoire.
Ce que j'ai plus qu'aimé, c'est la véritable originalité de l'histoire. Ça ne ressemble à rien de ce que je connais dans le genre, et ça, c'est excellent. Après, l'écriture est belle et soignée, chose à laquelle je suis bien sensible et que souvent je ne retrouve pas dans le genre. Un bon point. Quelques longueurs parfois avec des phases de réflexion, de doute, de questionnement philosophiques dont on ne comprend pas toujours toute l'essence (et on s'en fout), mais pour ceux qui aiment le côté immersif de ces "pauses", c'est parfait, et moi ça ne m'a pas plus pesé que ça.
La fin reste intéressante sans être de la plus pure des originalités, cela dit je trouve que c'est une parfaite conclusion, et que ça n'enlève rien de la grandeur de la quête décrite tout au long du roman.
Bref, pour moi c'est une très belle oeuvre, qui donne une autre dimension à la fantasy. Et ça fait beaucoup de bien.
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(https://s3.amazonaws.com/ksr/assets/003/177/112/c906828fbba12249bcb1ee3c85fbd642_large.jpg?1422024617)
Un projet Kickstarter pour le jeu vidéo sur la Horde du Contrevent (https://www.kickstarter.com/projects/forgeanimation/windwalkers-the-game/description) vient de commencer !
Pour ceux qui ne connaissent pas trop kickstarter : ce n'est pas de la pré-commande, c'est donner de l'argent pour soutenir un projet et aider à son développement ; le projet peut parfaitement ne pas aboutir (ou avoir du retard), ou ne pas être aussi bien qu'on le désirait. Ca peut également aider à produire des projets qui ont du mal à trouver un financement ^^
Dans ce cas là, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de les soutenir (parce que, la Horde quoi), mais il faut garder à l'esprit :
- que le projet traine depuis un moment
- qu'on ne sait pas grand chose sur le jeu en lui même, même après avoir lu la page kickstarter (que je trouve pas super-super bien faite, d'ailleurs)
- ça m'inquiète un peu que Damasio ne fasse plus parti du projet, alors qu'il fait partie d'un autre studio (http://www.dont-nod.com/), mais c'est peut-être qu'il veut passer à autre chose... ou qu'il s'est aperçu que la Horde n'était pas forcément facilement adaptable en jeux vidéo :-¬?
- je sais pas si ils vont obtenir les fonds nécessaires (est-ce que le projet va intéresser des non-français ?)
Ceci étant, la version digitale du jeu coute 29$/20€, ce qui me parait donné, donc y'a pas beaucoup à perdre et personnellement je vais les soutenir.
A noter qu'ils ne prévoient pas uniquement un jeu vidéo, mais également un film et des comics books (manga et/ou comics et/ou bd je sais plus trop, bref un truc avec des images). Ils se concentrent pour le moment sur le jeu vidéo.
Y'a pas mal d'images sur la page kickstarter, n'hésitez pas à aller voir ! Il y a même 4 dessins de Yoshitaka Amano :coeur: (certes un peu brouillon, ce sont des dessins rapides) Ils ont quand même réussi à réunir pas mal de monde.
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Ca a l'air assez éblouissant ! J'ai hâte de pouvoir y jouer si la production va jusqu'au bout, y'a plein de bonnes idées :) En tout cas j'ai apporté une petite contribution pour les y aider. La présentation du projet fait un peu amateur et c'est pas du tout synthétique mais bon, j'ai tendance à pardonner en voyant certaines images.
Sinon, sachez que Delcourt a annoncé (http://www.elbakin.net/fantasy/news/22793-La-Horde-du-Contrevent-chez-Delcourt) l'adaptation BD de la Horde pour le 2e semestre 2016.
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Intervention de Damasio à propos du jeu (sur elbakin) (http://www.elbakin.net/interview/exclusive/Le-jeu-video-Windwalkers-Alain-Damasio-s-exprime-sur-Elbakin-net)
Pour résumer : Damasio soutient le jeu, donne des conseils, mais ne s'implique pas "à fond" car il ne s'en sent pas capable (pas un gros joueur, et d'autres projets à côté) (il avait surtout travaillé sur le film tiré de la Horde, qui est en pause faute de moyens).
Pour le jeu en lui-même : c'est quand même encore beaucoup à l'état de concept, y'a des idées, des illustrations, mais les choix définitifs pour le jeu sont encore loin d'être faits.
Selon moi la campagne kickstarter est pas mal ratée, la vidéo de présentation ne fait pas sérieux, et ils n'ont pas encore assez de "concret" pour attirer les joueurs qui ne connaissent pas la Horde (ce qui est le cas de tous les étrangers... ). Même s'ils ont le financement, je ne sais pas du tout s'ils auront assez pour financer le jeu. S'ils ont fait la campagne maintenant et pas plus tard, c'est peut-être qu'ils sont en situation difficile et qu'ils ne peuvent pas faire autrement... je sais pas.
Quoiqu'il en soit, je compte tout de même participer, car je trouve leur projet très sympa, ils m'ont l'air passionnés avec quelques bonnes idées, même si je ne sais pas s'ils sont vraiment réalistes et si ce sera vraiment réalisable.
A noter qu'Alain Damasio, dans la vidéo, parle un peu de la suite de la Horde qui est toujours prévue mais pas pour tout de suite.
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Avec le concept du roman et son univers il y a moyen de sortir un grand successeur poético-épique à la Shadow of the Colossus ou The Journey, mais bon, cela dépendra des moyens du studio je présume :mrgreen:
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Ne trouvant plus le sujet des AT et me disant que c'est tout de même ceux qui ont aimé et lu ce livre qui seraient susceptibles de participer, je le dis ici :-[
Les éditions Gallimard organise, pour les quinze ans de sa collection folio SF, un concours de fanfictions sur la Horde du Contrevent. Même si ce n'est pas ce que tout le monde aime écrire je trouvais l'idée sympa ^^
Bref, voilà. Si vous voulez en savoir plus vous pouvez aller voir ici : http://fr.calameo.com/read/0002592281ea7938edcda (http://fr.calameo.com/read/0002592281ea7938edcda)
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Alors Pourquoi, Pourquoi ?
Pourquoi ces cinq dernières pages ?
Pourquoi cet échec, cette assurance destructrice ?
Pourquoi après avoir été si subtil, 695 pages de souplesse, dévaster l'entendu ?
Pourquoi poser des mots si rêches sur une fin qui s'achevait avec la plus belle phrase du livre ?
Pourquoi briser l'ambiance de la sixième page ? Elle était magique. Magique, putain.
J'ai tiré un trait sur mon bouquin. Un Trait, les gens. Vous n'imaginez pas combien j'ai été annihilé. J'en suis devenu malade.
Parce que c'était le meilleur, le meilleur des bouquins que j'aie jamais touché.
Dommage...
Dommage.
Qu'après tout tout quitte ; J'ai tracé un trait.
Tu n'as pas été à la hauteur de Caracole, Alain ; et tu n'as pu lever la plume sans baver Sov. Baver l'immense, le Tout.
Une sorte de terrible erreur. T'as greed, Alain. T'as mangé ta fin. J'oublierai, j'oublierai... Mais, au fond, le résidu restera.
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La suite est pour bientôt d'ailleurs. Peut-être que ce n'était pas vraiment une fin, même à l'époque ? :)
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Je n'arrive plus à trouver mon exemplaire (je l'ai peut-etre prêté à quelqu'un, j'ai un trou :relou:), mais d'après mes souvenirs :
- j'avais également été déçue par la toute fin
- déjà à l'époque, Damasio prévoyait une suite. D'après ce qu'il avait dit (quelques années après la sortie de la Horde), dans le premier tome, Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
(ça date d'il y a longtemps, donc c'est possible que ça ait changé depuis). D'où la fin du livre.
Je pense que le tome 2 ne correspond plus trop à ce qui était prévu, mais en tout cas, dès le départ, la fin de la Horde n'était pas une vraie fin.
Je ne peux rien dire de super précis sans le texte sous les yeux, mais de mémoire : j'avais été très frustrée par les dernières pages, et je les avais trouvées bien plus mauvaises que le reste. Ceci étant, je pense qu'elles étaient nécessaire pour le message que souhaitait faire passer Damasio.
(et je dis ça alors que je suis loin d'être d'accord avec tous les avis qu'il expose lors de conférences :-¬?)
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Moi, j'étais jeune et candide (oh oh), la fin ne m'a pas frustré du tout, bien au contraire. Je l'ai trouvé comme l'achèvement risible d'une quête sans fin, sans but, et d'un rêve utopique. En ce sens, cette brutalité et sa rapidité correspondait tout à fait. Je vais le dire, cette fin ne m'a pas déçu. (Il faudrait que je le relise, à l'occasion.)
Du reste : Kailiana, tu m'intrigues.
(et je dis ça alors que je suis loin d'être d'accord avec tous les avis qu'il expose lors de conférences :-¬?)
Je n'ai aucune idée de ses propos, il est rétrograde ?
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Il n'est pas rétrograde, il est très "social" mais est par contre opposé à tout ce qui est technologie et transhumanisme (en gros), ça se ressent beaucoup dans la Zone du Dehors d'ailleurs.
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Non, c'est juste que je l'ai écouté à plusieurs conférences ces dernières années aux Utopiales et que je ne suis pas d'accord avec ce qu'il dit ; et qu'il a beaucoup de fans (ce que je comprends ; je suis moi même fan de la Horde) qui portent un peu trop à mon gout aux nues tout ce qu'il dit.
Disons qu'il n'apprécie pas trop la technologie, le fait qu'on puisse géolocaliser n'importe qui avec le téléphone, qu'on ne possède plus nos données, etc. (Aube a répondu quand je rédigeais ma réponse, il l'a dit mieux que moi) Ce que je peux comprendre. C'est juste qu'il présente souvent son point de vue de manière très extrême (= il l'a en tout cas fait ces deux dernières années dans les conf' où je l'ai vu), du style "il faut aller brûler les data centers".
La manière dont il présente son avis, et dont beaucoup l'écoutent "comme un apôtre", me met personnellement très mal à l'aise.
Aux utopiales 2016, un truc où il parlait seul (http://www.actusf.com/spip/Utopiales-2016-Experience-de,23685.html)
La conférence de 2015 où j'ai pris conscience que ça me dérangeait vraiment (http://www.actusf.com/spip/article-21724.html) (bon, je pense qu'aucun intervenant ne s'attendait à ce que les spectateurs réagissent de manière si enthousiaste dès que Alain Damasio ouvrait la bouche, mais j'ai trouvé l'ambiance de la conférence super dérangeante, et Damasio, selon moi, est un bon orateur, qui en jouait un peu... )
(il doit y avoir d'autres conférences enregistrées sur ActuSF mais je ne me souviens pas dans lesquelles Damasio intervenait, il faudrait reprendre le programme)
Je veux bien que quelqu'un soit opposé à tout ce qui est technologie. Je veux bien qu'il le dise et l'explique. Le soucis, dans le cas de Damasio, c'est qu'il a beaucoup de fans... assez fanatiques (certains d'entre eux sont sans doute d'accord avec son point de vue, hein, mais là j'ai l'impression que c'est pire que "être d'accord" ; c'est plutôt "suivre aveuglément"). Et Alain Damasio a un parlé très franc, dit des gros mots, etc, qui a l'air de plaire énormément (là encore, pourquoi pas, c'est rafraichissant).
Ce qui me dérange profondément, et m'a mis extrêmement mal à l'aise les dernières fois que j'ai assisté à des conférences où il était présent, c'est qu'il me donne un peu l'impression d'en jouer, d'en rajouter parce que ça plait ; et que, comme il a beaucoup de fans... on l'écoute, et on le porte aux nues.
Sauf que selon moi, ok, on peut être opposé à la technologie ; mais il serait peut-être encore plus important de réfléchir par soi-même.
Disons que, la manière dont j'ai ressenti sa manière de discourir, j'ai eu l'impression que Damasio s'adressait à l'émotion plus qu'à la raison. Et ça me gêne vraiment beaucoup.
C'est mon ressenti de ces dernières années, hein, d'autres l'ont sans doute vécu différemment. Et je respecte complètement ses opinions, même si je ne suis pas d'accord. Beaucoup moins la manière dont il les transmet en conférence.
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Pour ma part, j'ai bouquiné le livre récemment.
Vous m'en aviez parlé le jour même où nous nous étions rencontrés à Paris, il m'aura fallu quand même un peu de temps avant de m'engager dans cette lecture.
Eh ! Bien, je ne regrette pas ; j'y ai trouvé des préoccupations d'actualité, beaucoup d'inventivité, un sincère engagement de l'auteur dans l'univers qu'il a fabriqué ici. Je trouve le monde constitué plutôt cohérent, et surtout je me suis laissé porter par le fil des étapes que passent les personnages une à une.
Je me dis avant tout que c'est une bonne lecture qui aura su m'apporter un quelque chose d'inspirant, d'enrichissant et de valorisant.
C'est un livre qui donne envie de se jeter en avant dans le monde, c'est plein d'enthousiasme.
La Horde ne cesse de nous impressionner, on se demande parfois ce qui leur a pris de s'engager dans une entreprise aussi folle ! (Bon, les raisons de leur quête sont expliquées dans le livre, mais il ne faut pas spoiler. ;) )
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Après m'être accroché tel un lecteur-Golgoth pendant 150 pages aussi repoussantes que le "furvent" damasien, je rends aujourd'hui les armes devant cette fiction certes foisonnante mais dont le postulat ne m'a absolument pas parlé, dont l'enjeu m'échappe, dont la galerie de personnages n'a pas su me toucher, et dont le style néologisant à l'excès m'a plus écoeuré qu'impressionné. Ce qui a rendu ma lecture laborieuse, ce n'est pas une prétendue difficulté du style de Damasio, mais un désintérêt total pour la quête de cette horde, l'impossibilité de croire à tous ces personnages trop "dessinés", l'impression d'avoir affaire à une succession de saynètes décousues et ne menant nulle part...et puis toute cette science et ce langage improbable du vent, pourquoi pas en début de roman sur quelques pages, mais au-delà c'est une vraie torture.
Je comprends que ce livre puisse plaire aux amateurs de récits fantaisistes et colorés, voire aux amateurs de RPG (étant donné la multiplicité des "fonctions" soi-disant complémentaires dans la horde) mais qu'on ne le vende pas comme un livre intellectuel, inspiré de Deleuze. Etrangement, ce livre m'a surtout fait pensé à la BD "De cape et de crocs", que je placerais au même niveau en terme de langage et d'inventivité...
Désolé aux fans (que je respecte) de n'avoir pas, mais alors pas du tout, accroché.
H.
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150 pages c'est déjà un bel effort quand on accroche pas, je pense que tu es tout pardonné :mrgreen:
(J'ai très envie de relire ce bouquin omg)
J'crois que je l'ai lu 3 fois, dont deux "sans faire exprès" (après avoir relu l'incipit en le voyant traîner chez des potes et sans avoir su m'arrêter xD).
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On parlerait d'un tel monument sans ma participation ? Diantre, en voilà une chose déplaisante ! Je m'en vais de suite réparer cette erreur !
J'ai trouvé que ce roman est superbe, déjà pour son univers où l'Homme a dû s'adapter au vent avec toute l'ingéniosité qu'on lui connaît. Ensuite pour la maîtrise des mots, j'ai trouvé la joute entre Caracole et le représentant de ceux qui veulent les empêcher de traverser ( mea culpa ma mémoire défaille) tellement bien construite, c'était subtil, délicat et ça témoignait bien du talent de cet auteur. Enfin pour les personnages, surtout vers la fin. Tous vont jusqu'au bout de leurs convictions.
La fin, parlons-en. Certes on peut s'en douter mais est-ce justement ce n'est pas pas juste la meilleure fin possible ? L'ironie absolue d'une quête sans but ? Un renvoi à notre propre condition, au fait Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Enfin je tiens juste à noter que le fait que les numéros des pages aillent décroissants ( de 600 et quelques à 1) est le petit truc qui nous met vraiment en condition. C'est pas grand chose, mais c'est tellement logique puisque, après tout, ils REMONTENT le vent. C'est ce genre de jeu sur la forme même du livre que j'adore tout particulièrement.
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Google qui m'espionne vient gentiment de me prévenir que le nouveau roman de Damasio, Les Furtifs, sort... demain, le 18 avril.
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J'hésite à me le procurer, j'ai peur d'être un peu déçu comparé au bon souvenir que j'ai gardé de la Horde. :mrgreen:
Remarque : Damasio fait des écrits très intéressants, je pense que ça vaut la peine de me le procurer.
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Je suis sur le point de finir la Horde, et j'avoue que je ne regrette pas. Ce que j'ai aimé :
- les personnages sont :miaw:. C'est clairement la force du livre ;
- le style d'écriture en lien avec le point du dessus ;
- le côté déroutant, j'adore, mais vraiment j'adooore :coeur: être un peu perdu dans mes livres, en tant que lecteur, surtout pour de la littérature de l'imaginaire. T'es balancé là-dedans, et tu découvre ça avec les personnages, tu cherches, tu furtes, et tu tentes de construire ton puzzle. C'est vachement stimulant, on est pas passif du tout à la lecture, du coup !
Bref, un vrai bon moment, je conseille aussi.
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La Horde, la fameuse.
Acheté par hasard, lu avec entrain.
Un livre à l'ambiance assez minérale où les actions d'éclats donnent l'impression d'une explosion de givre plutôt que de feu rugissant. On peine avec les personnages, complicité renforcée par le fait que chaque personnage utilise un langage qui lui est propre, ce qui atténue un défaut (opinion personnelle) que je retrouve dans beaucoup d'histoires, le découpage en chapitre : un chapitre = un personnage. Rien de plus terrible que d'être pris dans une action qui s'arrête brutalement pour passer à un personnage moins aimé. Mal nécessaire ? Effet de "cliffhanger" volontaire ?
Le souvenir de la lecture remonte un peu, m'empêchant de détailler mes impressions.
Déboussoler de se retrouver projeté dans un monde où rien n'est expliqué mais plus accessible que la série "Le livre des Martyrs" de Steven Erikson (moins d'intrigues, moins de lieux, plus de concepts proches de notre monde pour aider la compréhension).
Une pagination à rebours qui m'a laissé pensé que la fin du livre pouvait être son début, j'ai été tenté de lire le livre de la fin vers le début juste pour voir si ça tenait la route.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.