Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Niitza le 17 Septembre 2010 à 22:08:57

Titre: Angel
Posté par: Niitza le 17 Septembre 2010 à 22:08:57
B'soir les gens.

En me baladant parmi mes textes finis (vous savez, ce dossier sur votre ordinateur qui a un rapport proportionnel de 1 à 3 avec votre dossier "textes en cours"), j'ai vu celui-ci, que j'ai écris en fait il y a quelque temps (quand j'étais en prépa), voulu continuer puis laissé tel quel (l'an dernier). Et qui, en raison de cette biographie compliquée, était resté dans son coin. Et je me suis dit, pourquoi ne pas vous le faire partager ?

Ce texte est très ouvertement inspiré par une chansons d'Aznavour. Ah, Aznavour, que j'ai beaucoup (trop ?) écouté pendant ma prépa (que voulez-vous, les cours me mettaient d'humeur à ça, étrangement). Ceux qui connaissent la chanson la reconnaîtront sans doute illico et les autres... Eh bien, je leur donnerai le titre à la fin, faudrait pas non plus que je spoile le tout. Mais je tenais à rendre à César ce qui appartient à Jules.

Comme le texte est assez long, j'ai décidé de le poster en trois parties, en espérant que les coupures ne seront pas trop abruptes même si elles n'étaient pas prévues au départ.
Je vous laisse à votre lecture, n'hésitez pas à commentationner.


----------------

Angel

     Je suis tellement penché sur ce fichu fil que je louche, je le sens. Ma tête doit être affreuse. Mais enfin, le nœud se fait, je me redresse avec un soupir satisfait tout en coupant ledit fil d'un geste habile et expert. Puis, tenant le vêtement devant moi, j'observe mon travail sous toutes les coutures – c'est le cas de le dire – l'œil critique. Des jours que j'y travaille. Ça a intérêt à valoir quelque chose. Et ça a l'air. C'est terminé.

     Repliant le châle, je me lève et quitte ma petite chambre obscure après avoir éteint la lampe de chevet à la lumière jaune et vibrante, qui éclairait mon travail. Avançant à pas de loup, je pénètre dans le salon, me dirige vers le fauteuil usé placé tout contre la fenêtre aux rideaux brodés mais grisés par le temps et la saleté. Une saleté tellement incrustée qu'on ne peut plus la faire partir, même en frottant fort et longtemps. Je le sais, j'ai essayé. Et j'ai renoncé, avant de réduire le tout en torchon effiloché.

     C'est avec un sourire que je dépose le châle sur les épaules de maman, qui à ce contact s'éveille en sursaut. Elle s'était assoupie. Encore. Je maintiens mon sourire en place tandis qu'elle me regarde sans me voir, désorientée. Puis elle reprend ses esprits et baisse les yeux vers le vêtement dont je l'ai couverte.

     « Qu'est-ce que c'est ? » fait-elle de sa voix si faible qu'on ne l'entend presque pas.

     « Un cadeau, » réponds-je. Je rabats bien le coin du châle contre elle. « Avec ça, tu auras moins froid. »

     Sans répondre, elle touche le tissu, comme si elle ne le sentait pas assez sur ses épaules et avait besoin de s'assurer de sa réalité. Peut-être qu'elle ne se souvient même pas de ce que c'est, un châle, aujourd'hui. Je la laisse avec sa découverte, et passe à la cuisine, pour m'assurer que tout est en ordre. J'ai passé pas mal de temps, terré dans ma chambre, à coudre. Des fois, elle se lève et commence à préparer des trucs. Puis elle s'épuise et va prendre une pause, retournant à son fauteuil. Puis elle s'endort. Ou oublie.

     Mais pas cette fois. La cuisine est aussi nette que quand je l'ai quittée. Le seul endroit en bordel, ici, c'est ma chambre. Le reste, je le laisse bien rangé. Bien propre. Pour maman. Comme ça, elle pense qu'elle fait toujours bien le ménage. Que ça ne fait pas si longtemps depuis qu'elle l'a fait, la dernière fois. Il y a bien trois ans.

     Quand je reviens dans le salon, elle dodeline de la tête et menace de basculer sur le côté du fauteuil. Je pose la main sur son épaule. De nouveau, elle sursaute, de nouveau, elle se réveille. Elle a un sourire. Fatigué, sur son visage plombé et pâle. Mais toujours un sourire.

     « Quelle chance j'ai, d'avoir un fils qui s'occupe si bien de moi. »

     Je prends ça comme un remerciement pour le châle. Après tout, elle se plaignait beaucoup d'avoir froid, ces derniers temps. Elle a même toussé, un peu. Faut dire que le temps n'aide pas. Fichue flotte. Je me penche vers ma mère, mon sourire chaleureux plaqué sur le visage. Qui sait, peut-être que ça la fait avoir plus chaud, ça aussi. Comme un châle sur son âme éreintée. J'espère.

     « Allez, viens, » dis-je avec douceur. « Tu es fatiguée, tu ferais mieux d'aller dormir. De toute façon, c'est bientôt l'heure pour moi d'aller travailler. Je ne pourrai pas t'aider à aller te coucher, de là-bas. »

     Je lui tends la main. Elle la regarde sans trop réagir.

     « J'ai sommeil ? » demande-t-elle, comme si je pouvais le savoir mieux qu'elle. Comme si elle ne sentait pas qu'elle s'assoupissait sans cesse. Puis elle secoue la tête. « Pourtant, je me sentais mieux, ce matin, » ajoute-t-elle.

     « C'était ce matin. Maintenant, la journée est passée. Il faut aller dormir. » J'essaye de rester toujours aussi doux. Mais moi, je dois me préparer. Sinon, je vais être à la bourre. Encore.

     Elle regarde dehors d'un air absent. Tout commence en effet à s'assombrir. C'est bleuté. Sauf en haut des cheminées, en face. L'or du soleil s'en va, lentement.

     « Tu as raison, » dit-elle finalement. Même si elle est fatiguée, même si c'est lent, son cerveau marche. Bien. Très bien. « Il est tard. Allons dormir. » Elle m'adresse un autre de ses sourires, puis prend ma main. Enfin.

     Je l'aide à se lever, pas trop vite, à se stabiliser, puis je la soutiens pour marcher jusqu'à sa chambre. Ça sent bon, dans sa chambre. Il y a son odeur de maman. Partout. C'est comme un cocon rassurant. Je la fais s'asseoir sur son lit et lui donne sa chemise de nuit, puis je m'affaire à mettre de l'ordre dans ses tiroirs pendant qu'elle se change. Ce matin, elle se sentait mieux, elle l'a dit. Elle s'est habillée toute seule. Tout est donc un peu dérangé. Je remets tout bien. Comme ça, elle n'aura pas de problème à trouver, si, demain aussi, elle se sent mieux.

     Une fois qu'elle est prête, elle laisse ses chaussons au bord du lit, et j'entrevois ses petits pieds blancs avant qu'ils ne passent sous les couvertures. Elle s'installe confortablement, bien appuyée sur son grand oreiller. Moi, je me penche vers elle pour son baiser du soir. Mais aujourd'hui, elle se redresse, passe ses bras autour de mon cou, et c'est elle qui m'embrasse, sur le front. Puis elle se laisse retomber tandis que je me redresse, levant la main pour éteindre la lampe.

     « Tu es beau, mon fils, » dit-elle, encore avec son sourire.

     « Toi aussi, maman, » réponds-je. Ma voix est bizarre. Je me sens tout retourné, dedans. Elle est si fragile, maman, mais si précieuse. J'éteins sa lampe. Je ne veux pas qu'elle voie mes pensées dans mon regard. Je ne veux pas qu'elle voie que, tout d'un coup, j'ai envie de pleurer comme un gosse qui a fait un cauchemar. « Fais de beaux rêves. »

     Elle ne répond pas. Peut-être qu'elle dort déjà. Je quitte la chambre sans bruit. Séra, notre chatte, me suit, aussi silencieuse que moi. Elle passe contre mes jambes et s'éloigne dans le couloir avec son pas sautillant. Toute guillerette. Chanceuse.

     Je me rends dans ma chambre. Il faut que je prépare mes affaires, et vite. Je fais mon sac. Sur le bureau, j'entrevois l'enveloppe ouverte, et la lettre que j'ai commencé à écrire à mon petit frère. Coucou, ça va toujours bien ? Moi, je vais bien, maman va bien, Séra va bien. Il fait presque beau, ici. Maman s'est levée, hier.

     Beau tissu de presque mensonges.

     Mon frère, il est loin, en internat, il étudie. Il est seul, peut-être. En tout cas, il a autre chose à faire que de s'inquiéter pour moi. Et puis, c'est vrai, ça va pas trop mal. Alors, puisqu'il peut étudier, lui, il faut qu'il le fasse à fond. Non, pas de soucis à se faire pour moi.

     Je me suis arrêté devant cette fichue lettre. Mine de rien, c'est pas facile à écrire. Avec toutes les choses qu'il vaut mieux taire, au final, on n'a plus rien à dire. Je pourrais lui parler de Rosy, tiens. La nouvelle au boulot. C'est son surnom, parce qu'elle a les cheveux teints, et qu'elle ne s'habille que de cette couleur. Rose. Rosy. Une autre fille bien paumée. Pas méchante. Faudrait juste pas qu'il ait envie de la rencontrer. Faut pas qu'il ait envie de venir me voir au boulot. C'est pour ça que je lui en parle, un peu. Comme ça, il est pas trop curieux. Il croit que je suis simplement serveur dans un bar-restaurant.

     La bonne blague.

     Mais ouais, parler de Rosy, ça remplira ma lettre. Mieux que d'inventer encore des aventures sur Séra. J'aurais qu'à la dépeindre comme pas trop sympa. Un peu snob. Après tout, c'est vrai. Elle joue la belle fille.

     Adjugé-vendu. Mon sac est fini, je le balance par dessus mon épaule et je quitte la pièce. Dans le vestibule, je mets mes chaussures, mon imper – un grand manteau sombre – je fourre mes clefs dans ma poche. Je me fais vite fait une queue de cheval. C'est pour que ça gêne pas, dans la rue. Je ne la soigne pas. Je la déferai bien assez vite. Et je suis dans le couloir, dans l'escalier étroit en colimaçon, dans le hall où mes pas résonnent, dans la rue. Il y a peu de monde, surtout des parapluies moroses. Le soleil s'est tiré, la nuit tombe.

     La nuit. Ma journée à moi.
Titre: Re : Angel
Posté par: Krapoutchniek le 17 Septembre 2010 à 22:34:05
Tiens, je croyais que ton narrateur était une fille. Faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de mecs qui coudent  :P

Sinon, c'est pas un texte très gai, mais bon, on est sur le Mde  :mrgreen:

Le personnage de la mère est pas mal fichu. Enfin, je ne sais pas si j'ai compris de travers ou non mais j'ai l'impression que dans ses rares moments de lucidité, elle sait qu'elle va bientôt y passer. Et d'un côté, ça a l'air de la rassurer, comme si sa maladie(ou vieillesse très avancée ?) la rongeait et qu'elle voulait s'en débarrasser. Ou alors elle cache peut-être ses craintes à son fils ? Et en même temps, lui a l'air d'accepter la chose avec fatalité, un peu comme si ça ne le concernait plus. Bref, tout ça pour dire que l'ambiance est très bien décrite  ;)
Titre: Re : Angel
Posté par: Niitza le 18 Septembre 2010 à 18:52:44
Mh, en effet, la couture est un art qu'on a tendance à continuer d'attribuer à la gent féminine, auprès de laquelle il tombe en désuétude aussi. Ça aurait déjà été bizarre que le personnage couse comme hobby si c'était une fille. Mais j'avoue que ce trait de caractère est tiré de la chanson qui m'a inspirée et dont j'ai parlé un peu plus haut, je ne peux donc pas revendiquer les points d'originalité. :p

Et oui, ce n'est pas très gai, mais après mon précédent texte qui était saturé à coup de fleufleurs, fallait bien rétablir l'équilibre...

En tout cas, je suis contente de voir que ce que j'ai fait avec le personnage de la mère t'ait plu. C'est que j'aime bien ce passage, et que je l'aime bien elle aussi d'ailleurs. Je te laisse cependant libre d'interpréter son comportement comme tu le souhaites.

Je pense poster la suite sous peu, si ça t'intéresse. Merci d'avoir lu ! ^^
Titre: Re : Angel
Posté par: Ambrena le 19 Septembre 2010 à 06:17:23
Cool, un texte de Niitza ! Ça se fête ! :P

A cause du titre, je ne pensais pas du tout que ce serait ce texte - je pensais que ce serait, tu sais, celui avec l'ange aux ailes créées par l'homme. Mais comme je faisais un peu le fantôme sur Point Final, peut-être que ce récit n'est même pas du tout de toi xD .

Citer
    « Qu'est-ce que c'est ? » fait-elle de sa voix si faible qu'on ne l'entend presque pas.

     « Un cadeau, »
Il y a un problème, au niveau de tes guillemets. Normalement, elles ne se referment qu'à "cadeau", et avant "un", il devrait y avoir un tiret.

Citer
Le seul endroit en bordel, ici, c'est ma chambre.
Terme un peu trop familier.

Citer
Que ça ne fait pas si longtemps depuis qu'elle l'a fait, la dernière fois. Il y a bien trois ans.
Je n'aurais pas mis de point, mais une simple virgule.

Citer
    « Quelle chance j'ai, d'avoir un fils qui s'occupe si bien de moi. »
Deux remarques : pas de virgule après "j'ai" et puis c'est un garçon ? Mais il coud... Remarque, en lisant ton commentaire, je comprends mieux.

De quelle chanson d'Aznavour t'es tu inspirée ?

Bref, dans l'ensemble, malgré quelques soucis de forme, ce n'est pas mal. Ce n'est toutefois pas ce que j'ai lu de meilleur de toi, mais bon, ça se lit bien quand même.

Vivement la suite ! :)

Titre: Re : Re : Angel
Posté par: Niitza le 21 Septembre 2010 à 21:15:28
Merci d'avoir lu et commenté, Ambrena !

Cool, un texte de Niitza ! Ça se fête ! :P
Ah bon ? ^ ^" Ben tu m'en vois ravie !

A cause du titre, je ne pensais pas du tout que ce serait ce texte - je pensais que ce serait, tu sais, celui avec l'ange aux ailes créées par l'homme. Mais comme je faisais un peu le fantôme sur Point Final, peut-être que ce récit n'est même pas du tout de toi xD .
Mh en effet, ce n'est pas vraiment le même genre d'histoire. Mais je vois tout à fait le texte dont tu parles, et oui c'est bel et bien moi qui l'ai écrit (si le texte auquel je pense est bel et bien le texte auquel tu penses, qui a pour titre "Hybride") Tu as bonne mémoire, semble-t-il.

Citer
    « Qu'est-ce que c'est ? » fait-elle de sa voix si faible qu'on ne l'entend presque pas.

     « Un cadeau, »
Il y a un problème, au niveau de tes guillemets. Normalement, elles ne se referment qu'à "cadeau", et avant "un", il devrait y avoir un tiret.
Ah, ja, désolée, j'ai tendance à oublier de corriger ma ponctuation au niveau des dialogues quand je relis (j'y peux rien, quand j'écris, c'est plus pratique de n'utiliser que des guillemets dans le style ponctuation anglaise et de corriger à la relecture / mise en forme). Mea culpa.

Citer
Le seul endroit en bordel, ici, c'est ma chambre.
Terme un peu trop familier.
Oui, mais en même temps, je voulais essayer de rendre les pensées du personnage, qui comme tout le monde mixe un peu tous les registres. Mh.

De quelle chanson d'Aznavour t'es tu inspirée ?
Ah ah, je ne le dirais pas... tout de suite. ^^ J'attends la fin. Peux-tu patienter ?

Bref, dans l'ensemble, malgré quelques soucis de forme, ce n'est pas mal. Ce n'est toutefois pas ce que j'ai lu de meilleur de toi, mais bon, ça se lit bien quand même.

Vivement la suite ! :)
Je veux pas paraître geignarde ou quoi que ce soit, mais c'est assez déprimant qu'on fasse toujours référence à mes autres textes d'avant (avant la prépa et, mh, les trucs assez stupides que j'ai écrits sans aucun souci de qualité juste pour me vider la tête) puisque je sais que cette période est passée (ah, l'âge d'or du lycée, qui l'eût cru ?) et ne reviendra jamais  :'( (ouah, ça fait super tragique dit comme ça)
Mais bon. Ça veut dire que je dois faire plus d'efforts, donc ce n'est pas vraiment négatif.
Et pour la suite, je la posterai en fin de semaine, quand je n'aurai pas l'impression de vous détourner de tâches plus augustes avec mes scribouillages. :mrgreen:
Titre: Re : Angel
Posté par: Ambrena le 21 Septembre 2010 à 22:24:29
D'accord, pas de problème !  :)

Je ne voulais pas du tout te vexer en te parlant de tes textes plus anciens, hein. C'est juste que je préfère être franche et le dire aux gens, pour qu'ils sachent que de mon point de vue, ils n'étaient pas à leur top. Je préfère ça à la vile flagornerie. ^_^

Merci pour ma mémoire ! Et je serais ravie si tu postais "Hybride", je pourrais ainsi enfin le commenter - je crois l'avoir fait sur PF, mais ça date un peu, il faut l'avouer, et puis ce post est de toute manière perdu à jamais, snif.

Bien sûr que je vais patienter pour ce titre ! Ce n'en sera que meilleur quand je l'apprendrai...

Bonne continuation !
Titre: Re : Angel
Posté par: Milora le 23 Septembre 2010 à 11:31:15
J'ai beaucoup aimé. C'est peut-être en raison de ma situation familiale, mais j'ai trouvé ça très juste, très doux et très poignant. J'ai eu l'impression de retrouver la sensibilité, l'impression de vrai, que j'aime tellement dans tes textes, et qui me manquait dans les derniers que tu as postés. Vraiment, j'ai beaucoup aimé, j'en suis encore tout émue ^ ^

Par contre, je crois que j'ai reconnu la chanson (c'est pas Comme ils disent, ou je sais plus le titre exact ?), et je me demande comment la suite va tourner ^ ^
Suite que j'attends avec impatience !
Titre: Re : Angel
Posté par: Ambriel le 24 Septembre 2010 à 08:52:07
J'ai bien aimé ! (je vais pas développer j'ai pas le temps  :-[ )
L'ambiance est là, c'est très bien écrit et... Voilà quoi, c'est cool !!  :)
Titre: Re : Angel
Posté par: Kailiana le 24 Septembre 2010 à 14:07:29
Citer
et passe à la cuisine, pour m'assurer que tout est en ordre. J'ai passé pas mal de temps

des fois/trucs/bordel  pas trop dans le ton du reste, trop parlé

Citer
     « Quelle chance j'ai, d'avoir un fils qui s'occupe si bien de moi. »
je voyais une fille pas un fils o_O
Citer
Tout commence en effet à s'assombrir.
j'aime pas trop le "en effet"



J'aime beaucoup et je veux la suite !
Je sais pas trop quoi dire de plus... j'ai trouvé les personnages bien plantés, et la fin intrigue et donne envie de lire la suite. J'ai eu un moment peur que ce soit un peu longuet mais en fait non, juste quand on commence à trouver ça long, on arrive à la fin du passage et on change de lieu. Bref, poste la suite que je puisse me faire un avis sur l'ensemble  :coeur:

Ah par contre si, un défaut que je ne suis pas seule à avoir trouvé : le fait qu'au début, je pensais que le narrateur était une narratrice. Du coup quand on comprend qu'on s'est trompé il faut changer son image mentale du personnage, c'est dommage.
Titre: Re : Angel
Posté par: Niitza le 25 Septembre 2010 à 22:43:14
Wah, une pluie de commentaires ! Y a pas à dire, c'est mieux que celle qui tombe au dehors depuis ce matin.

@Ambrena : ne t'en fais pas, je ne suis pas vexée. J'essaye juste de ne pas me laisser décourager et que parfois, c'est un peu dur ^^

@Milora : Contente que ça t'ait plu ! Et que tu y retrouves les éléments qui t'intéressent dans mon écriture (mh, ça fait pompeux de dire ça). Je dois cependant rappeler que ce texte date d'il y a quelque temps, donc peut-être qu'il s'y trouve encore quelque chose que j'ai perdu entretemps. Mh. Prépa je te hais.
Et tu as raison pour la chanson, mais je te laisse lire pour savoir comment ça continue ; )

@Ambriel : Merci d'avoir pris le temps de lire et de laisser un commentaire, même court. Contente que tu aies apprécié ! J'espère que la suite ira aussi.

@Kailiana : Contente que ça t'ait plu. Pour les éléments parlés, je cherchais à mélanger un style oral avec une certaine qualité de narration. Pas sûre que ça ait marché.
Pour le coup du narrateur pensé narratrice... N'est-ce pas dramatique que dans notre société actuelle, on attribue toujours automatiquement la pratique de la couture à une femme ? Hommes couturiers, libérez-vous ! :mrgreen: Non, plus sérieusement, c'est vrai qu'étant auteur, je pars avec l'idée claire que c'est un homme et n'imagine pas autre chose. Mais il est vrai que je pourrais trouver un moyen de mettre quelques indices...
Titre: Re : Angel
Posté par: Niitza le 25 Septembre 2010 à 23:08:32
Tiens, et tant que j'y suis. J'avais dit que je posterai la suite ce week-end, non ? Non ? Mh, je l'avais dit, c'est juste que je me parlais à moi-même visiblement :mrgreen:

Bref. Voici la suite. J'espère qu'elle vous plaira... *va se ronger les ongles avec anxiété dans un coin*


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     Je n'ai pas fait cinq pas dehors que le crachin se transforme en vraie pluie. J'ai pas le temps de remonter chercher mon parapluie. Alors je voûte les épaules, je me réfugie dans les plis de mon manteau un peu trop grand, les mains profondément enfoncées dans ses poches immenses, et j'accélère encore mon pas rapide. Comme Séra, je suis entre le pas et la course. Je sautille légèrement. Mais je ne suis pas guilleret, ça non. Je rase les murs. Je ne regarde pas les autres, ils ne me remarquent pas. La lumière décline, remplacée par celle, sinistre, des lampadaires. La pluie redouble. Je marche dans les flaques. Il fait froid. Fichu temps.

     Heureusement, maman est au chaud, sous ses couvertures, et mon frère aussi, dans son école. Peut-être même à lire un livre super dans sa chambre, ou avec des potes, en train de rire. Tant mieux. Une voiture passe, m'éclabousse au passage. Normal, elle ne m'a pas vu. Temps pourri. Il n'y a que des flaques. J'ai froid.

     Quand j'arrive au boulot, je ne suis pas trop trempé, mais mes cheveux le sont. Au moins sur le dessus. Ça va être galère de me préparer. Et merde.

     Il y a peu de filles dehors. Normal, vu le temps. Les quelques courageuses sont regroupées sous un petit abri en verre, qu'on a peut-être installé pour ça, si ça se trouve. J'en sais rien. Elles fument des clopes à répétition, mâchent des chewing-gums, papotent et rient, en accord avec la pluie qui étouffe tous les sons. C'est qu'y a pas beaucoup de monde qui passe, par ce temps. On s'occupe comme on peut. On se réchauffe comme on peut. Mal. Aucune d'entre elles ne m'est proche. Ce sont pas mes potes, ces filles-là. Alors je passe en les saluant vaguement, et je me dirige vers la porte de derrière, sans m'attarder.

     À l'intérieur, il fait meilleur, bien meilleur. Et il y a de la vraie lumière, au moins. Cet endroit a toujours ça. S'il a rien d'autre. C'est mieux que rien. Dans l'entrée, j'enlève en hâte mes chaussures trempées et mon manteau dégouttant, coinçant les premières contre le mur et accrochant le second à une des patères alignées. Il ne sera pas sec quand je viendrai le récupérer, mais au moins, l'eau sera un peu tombée. Mon sac à la main, je m'engage dans le couloir, furtivement, tout en sachant que je laisse une trace humide sur mon passage à cause de mes chaussettes et surtout de mon pantalon. L'instant d'après, j'ai ouvert et refermé une porte.

     Je suis dans ma ''chambre''. Ce n'est pas bien grand. Il y a un placard dissimulé dans le mur pour mettre mes vêtements de l'extérieur et où sont entreposés ceux du travail, une petite table dans un coin, derrière un paravent, surmontée d'un miroir et couverte de cosmétiques, où je me prépare chaque soir, des tapis sur le sol... et un lit contre le mur opposé à mon coin de préparation. Il servira peut-être plus tard. Souvent pour un petit somme, pendant ma pause. Bien plus rarement, pour autre chose. Pas ce soir, j'espère.

     Je ne perds pas de temps. En un clin d'œil, mes chaussettes, mon pantalon trempé et mes autres vêtements sont en bas du placard, et j'ai sorti mon premier uniforme de la soirée. Même si pour moi, c'est plutôt un costume, que j'enfile pièce par pièce : sous-vêtements, collant résille, pantalon noir souple et long, chemise blanche. Il y a un miroir en pied, derrière la porte. Je m'y regarde. Je suis petit, je suis fluet. Quand je suis ainsi attifé, dans l'uniforme de tous les gens qui servent ici, qui peut faire la différence entre moi et une fille un peu maigre, sans beaucoup de formes ? Pas grand monde. Et ça ne cesse de les étonner. De les intriguer. De les appâter.

     Je passe derrière le paravent pour m'essuyer le visage et le maquiller légèrement : mascara, un peu de fard pour les paupières et les joues, un peu de rouge pour souligner les lèvres. Le tout en subtilité. Pour renforcer le trouble. Je sais m'y prendre, ah, ça, oui. Puis je m'occupe de mes cheveux. C'est moins catastrophique que je ne le craignais. Ils manquent juste de volume après le passage de la brosse. Je n'ai plus qu'à les laisser détachés. Ça séchera plus vite, et bientôt, le tout passera inaperçu.

     Tout en les ébouriffant un peu pour les rendre plus naturels et dynamiques, je tire mes chaussures à talons du bout du pied pour les mettre. Au moins, elles sont sèches, à défaut d'être confortables. Je finis de les enfiler, en vérifiant si tout est au point, quand la porte s'ouvre.

     Paraît un type que je connais bien, en tenue de cuir, des pics à droite à gauche, même comme coiffure plus composée de gel que de cheveux noirs teints de reflets rouges. Et je sais pourquoi il est là : il me cherche. Je devrais déjà être dans la salle. Merde.

     « Oh, Angel, » fait-il en me voyant, avec sa satisfaction inquiétante. « Pas trop tôt. Je commençais à me demander si j'allais devoir te traîner ici et te rappeler le principe de la ponctualité. »

     Menace à peine voilée. Il me regarde de haut en bas, émet un sifflement dangereusement approbateur.

     « Dis donc, même les cheveux lâchés. En forme et motivé, ce soir. Y a intérêt, le client a vraiment besoin qu'on le remonte, avec ce temps pourrave. »

     Au moins, sur ça, je suis d'accord. Sans répondre, je sors de ma ''chambre'' et le suis jusqu'à la salle où je vais passer pas mal des prochaines heures. Toutes, si j'ai de la chance. Ou pas. Le type me laisse à l'entrée pour passer derrière le bar et disparaître comme il le fait toujours.

     Ce type, c'est Sad. Pour sadique, à mon avis. Et selon celui de pas mal d'autres. Toujours au courant de tout. Il est pas bien grand, mais je suis tout de même plus petit que lui. Bien sûr. Si on l'appelle comme ça, c'est à cause de sa façon de toujours tout regarder comme si ça lui faisait plaisir, de nous voir dans le bordel pourri qu'est notre vie, ou comme s'il nous voulait pour lui. Même les filles, même s'il n'en a jamais touché aucune, sauf pour l'inspecter vite fait quand c'est une nouvelle, ou pour l'amener chez le boss. Dans les deux cas, c'est jamais une bonne chose. Je sais pas comment il s'appelle vraiment. Il a l'air d'apprécier son surnom. Et il se la joue parfois un peu androgyne, avec son cuir. Pas aussi bien que moi.

     Pour moi aussi, Angel, c'est un surnom. Pas trop mal. Il aide. Parce qu'un ange, c'est un morceau de rêve, un mythe. Parce qu'un ange, ça peut être déchu, et il y a plein de gens qui ne rêvent que de faire ça, même si ça ne doit rester qu'un fantasme à distance pendant que je suis sur scène. Parce qu'un ange, ça n'a pas de sexe, et moi non plus. Pas vraiment. Car c'est moi, Angel.

     Je suis entré dans la salle comme on entre sur scène. Pour le moment, je suis serveur. Je peux aussi être plus. Je serai plus, pour ceux qui peuvent se le permettre. Mais plus tard, en tout cas. Pour le moment, je ne mens pas à ma mère, je ne mens pas à mon frère. Je prends les commandes, prépare des cocktails, virevolte entre les tables en employant ce ton de voix ambigu qui n'est ni d'un homme, ni d'une femme, évitant les mains baladeuses, car tous le savent : on n'attrape pas un ange comme ça. Oh, que non.

     Il n'y a pas beaucoup de monde, ce soir. Parfois, les jours de pluie accentuent la solitude des gens et les poussent à venir. C'est humide, c'est bondé. Pas ce soir. Ce soir, la pluie annule les sorties entre potes ou en solitaire et cloître les gens chez eux. Je ne sais pas si c'est mieux ou pas. Le temps passe moins vite. Mais il passe mieux. Il ne reste pas en travers de la gorge.

     Tandis que je sers, je sens parfois des regards posés sur moi. Des doigts qui se pointent. Je suis l'attraction, comme ça, parfois. Je ne suis pas le seul à être employé pour jouer sur l'apparence et le mystère. Mais peut-être puis-je dire que je suis le meilleur. Je suis trouble. Je suis Angel. Je ne suis personne.

     Il y a une scène, dans notre bar. J'y passe épisodiquement. Parfois plus en homme, parfois plus en femme. C'est la même chose. Je danse, joue au piano mal accordé. Je chante, même, utilisant ma voix si peu identifiable. Mais jamais je ne suis au centre de la scène. Ce n'est que pour les grands soirs, quand il y a vraiment du monde. Ceux où je sens presque l'ensemble de la salle, les yeux rivés sur moi, hypnotisée, ne souhaitant que briser le secret, soulever le voile, et savoir, donner un sexe à l'ange. Leur désir me brûle la peau. Intérieurement, il me glace. Mais je n'y peux rien. C'est mon boulot. Pour payer l'appartement. Les soins de ma mère. Les études de mon frère. Son internat.

     Il y a pire, comme conditions. Je pourrais être comme les filles dehors.

     Vers minuit, j'ai quitté la scène et la salle, je prends ma pause, seul dehors, abrité sous l'échelle de secours à côté de la porte de derrière, qui est l'entrée des gens comme moi. Pour apparaître comme par magie sur scène. Il pleut toujours. Et bien. Sale temps. J'ai froid. Je me fume une clope. Lentement. Je regarde l'heure, pile à temps pour voir la trotteuse passer de la gauche du douze, où son alignées les deux autres aiguilles, à la droite.

     Et voilà, j'ai vingt-et-un ans.

     Sortant mon paquet d'allumettes, je parviens à en craquer une malgré l'humidité ambiante. Joyeux anniversaire. Seul. Mouillé. Maman oubliera sans doute. Si elle se rappelle, peut-être sera-t-elle endormie avant d'avoir le temps ou l'énergie de me le dire. Je ne le saurai jamais. Quant à mon frère, peut-être que ce sera dans sa prochaine lettre. Peut-être pas. Il doit avoir tellement d'autres choses auxquelles il peut penser. Tant mieux pour lui. C'est tout ce que je lui souhaite. Sois trop occupé, trop heureux. Oublie-moi. Ne t'inquiète pas.

     Vingt-et-un ans. Officiellement, trois ans que je bosse ici. Officieusement... inutile d'y penser.

     Je souffle l'allumette. Je n'ai pas fait de vœu. Inutile. Je n'en ai qu'un seul, et il ne se réalisera pas. Je laisse l'allumette tomber au sol, dans l'eau, à jamais inutilisable. Je range mon paquet dans ma poche. Bien au chaud. Bien au sec. Bon anniversaire. Vingt-et-un ans. Il pleut. La fête est finie. Elle n'a même pas commencé.
Titre: Re : Angel
Posté par: Milora le 27 Septembre 2010 à 19:01:30
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Quand je suis ainsi attifé, dans l'uniforme de tous les gens qui servent ici, qui peut faire la différence entre moi et une fille un peu maigre, sans beaucoup de formes ? Pas grand monde. Et ça ne cesse de les étonner. De les intriguer. De les appâter.
Ah c'est marrant, dans la chanson je l'imaginais en drak-queen  xD

Citer
Pour le moment, je suis serveur. Je peux aussi être plus. Je serai plus, pour ceux qui peuvent se le permettre. Mais plus tard, en tout cas.
ça commence à faire répétitif, parce que tu l'as déjà dit plusieurs fois...

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Et bien. Sale temps
Eh bien.

C'est triste. J'ai trouvé moins poignant que la première partie - peut-être parce que je m'y identifie moins (lol, heureusement ! xD), peut-être parce qu'il y a quelques longueurs au début du deuxième post, peut-être parce que le texte gagnerait à être lu d'un trait pour conserver l'ambiance.
J'ai été gênée par la chanson en fait, puisque bien que tu l'as citée au début et que tu en conserves pour le moment la structure, j'arrive pas à lire le texte sans y penser xD
Mais ça c'est qu'un détail sans importance ^^ C'est bien écrit, sobre, mélancolique.
L'âge du personnage m'a chifonnée par contre : il est si jeune et il a une mère dans cet état ? S'il a commencé son travail si tôt... quel âge a donc son petit frère, pour être en internat et ne rien suspecter ?

A part ce truc de l'âge, j'ai trouvé ça chouette, j'attends la suite :)
Titre: Re : Angel
Posté par: Ambriel le 01 Octobre 2010 à 08:26:36
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C'est triste.
+1.  :-\
J'aime bien les androgynes, en personnages, souvent  :) Le coup du bar je le sentais venir, tiens.
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hypnotisée, ne souhaitant que briser le secret, soulever le voile, et savoir, donner un sexe à l'ange.
J'ai pas pu m'empêcher de penser à Beloved...
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L'âge du personnage m'a chifonnée par contre : il est si jeune et il a une mère dans cet état ? S'il a commencé son travail si tôt... quel âge a donc son petit frère, pour être en internat et ne rien suspecter ?
Pour sa mère, elle peut-être malade tout bêtement !
Pour son frère, bah. Il pense à autre chose, je ne sais pas il me paraît étrangement irréel son frère...
Titre: Re : Re : Angel
Posté par: Niitza le 01 Octobre 2010 à 09:15:05
Des lecteurs ! Yay !
Merci d'avoir lu et contente que ça vous plaise toujours.

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Quand je suis ainsi attifé, dans l'uniforme de tous les gens qui servent ici, qui peut faire la différence entre moi et une fille un peu maigre, sans beaucoup de formes ? Pas grand monde. Et ça ne cesse de les étonner. De les intriguer. De les appâter.
Ah c'est marrant, dans la chanson je l'imaginais en drak-queen  xD
Mil, tu as un esprit tout à fait dévoyé. :mrgreen:

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Pour le moment, je suis serveur. Je peux aussi être plus. Je serai plus, pour ceux qui peuvent se le permettre. Mais plus tard, en tout cas.
ça commence à faire répétitif, parce que tu l'as déjà dit plusieurs fois...
Répétitif, ben oui, parce le personnage passe son temps à se répéter la même chose en espérant que ça n'arrivera pas, ou alors dans longtemps. Très longtemps. Je voulais que ça sonne un peu comme un refrain obsessionnel au coin de sa tête.

C'est bien écrit, sobre, mélancolique.
Merci ^^ Comme c'est l'ambiance que je cherchais, je suis contente.

L'âge du personnage m'a chifonnée par contre : il est si jeune et il a une mère dans cet état ? S'il a commencé son travail si tôt... quel âge a donc son petit frère, pour être en internat et ne rien suspecter ?
Ambriel a mieux répondu que moi à cette question donc je n'en dirai pas davantage. :mrgreen:
Envie d'être avocat, Ambriel ? Nan ?

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hypnotisée, ne souhaitant que briser le secret, soulever le voile, et savoir, donner un sexe à l'ange.
J'ai pas pu m'empêcher de penser à Beloved...
Mh, il est possible qu'il ait été une inspiration (inconsciente, je le jure !) C'est qu'il s'infiltre partout, le coco.

Et oui, c'est triste. Mais la chanson de départ n'est pas jojo non plus. Donc...

Je posterai la suite ce week-end. :)
Titre: Re : Angel
Posté par: Kathya le 04 Octobre 2010 à 11:25:05
Et la suite ?  ::)

J'aime bien lire les textes d'une traite, même s'ils sont longs. ^^

L'atmosphère est étrange, parfois davantage mélancolique que triste tant le personnage est mélancolique et ne se plaint pas tant de son sort. C'est vrai que le début du second envoi est moins fluide que le reste mais ça ne m'a pas vraiment gênée.

J'aime vraiment la tonalité du récit et ce sera un plaisir de lire la suite, d'autant plus que je ne connais pas la chanson. x')
Titre: Re : Angel
Posté par: Zacharielle le 05 Octobre 2010 à 08:32:31
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Je suis tellement penché sur ce fichu fil que je louche, je le sens. Ma tête doit être affreuse. Mais enfin, le nœud se fait, je me redresse avec un soupir satisfait tout en coupant ledit fil d'un geste habile et expert.
c'est fait exprès, l'allitération en f qui court sur ce début de paragraphe ? xD ah mon avis tu peux supprimer soit habile soit expert.

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Puis, tenant le vêtement devant moi, j'observe mon travail sous toutes les coutures – c'est le cas de le dire –
je sais que j'utilise aussi ce genre d'écart (les parenthèses appuyant un point), mais je trouve que c'est de trop ici  :-[

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Repliant le châle
c'est sur quoi il travaillait ? un châle a des coutures ?! c'est un patchwork ? :p

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je me lève et quitte ma petite chambre obscure après avoir éteint la lampe de chevet à la lumière jaune et vibrante, qui éclairait mon travail.
promo sur les adjectifs ?

 
Citer
Le seul endroit en bordel, ici, c'est ma chambre.
rupture de ton avec bordel

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Enfin.
ça en fait beaucoup d'enfin-phrase

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La nuit. Ma journée à moi.
j'aime bien

La première partie est bien, c'est bien écrit et le narrateur a de la substance. Maintenant, il ne se passe pas grand chose... Au fait, le titre me plaît extrêmement moyennement :S

2è partie

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Fichu temps.
c'est son expression favorite ? pas étonnant qu'il couse  :mrgreen:

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Une voiture passe, m'éclabousse au passage. Normal, elle ne m'a pas vu. Temps pourri. Il n'y a que des flaques. J'ai froid.
bof bof

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Il y a peu de filles dehors. Normal, vu le temps.
les tics du narrateur commencent à m'agacer xD (normal, normal)

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Je laisse l'allumette tomber au sol, dans l'eau, à jamais inutilisable.
inutile

Moui j'ai trouvé ce passage (du moins le début) un peu moins soigné. Le rythme est particulier, j'ai du mal à accrocher. Mais ça se lit bien, tu as un style fluide. A quand la troisième partie?
Titre: Re : Angel
Posté par: Niitza le 05 Octobre 2010 à 16:59:17
Chic, des lectrices :) Alors...

@ Kathya : Contente que ça te plaise. Comme tu vois, je ne te fais pas attendre (trop) longtemps pour la suite. Je sais que j'avais dit que je la posterai ce week-end... En fait, ça fait partie de mon plan pour que lundi et mardi soient promus au rang de jour de week-end aussi :mrgreen:

@Zach : Merci pour les remarques, je prends en compte les avertissements sur ma tendance à mettre des adjectifs en trop ou répétitifs. Que veux-tu, il y a des jours où je me laisse séduire par leur variété (tu sais, comme face à un étalage de macarons avec des parfums zarbs, on a envie de tout prendre). Impardonnable, je sais...
Pour ce qui est des tics de langage du personnage... J'avais pas remarqué de façon consciente, mais c'est peut-être ce qui me dérangeait dans certains moments sans que je parvienne à trouve ce qui clochait. Ha ! Progrès !


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Repliant le châle
c'est sur quoi il travaillait ? un châle a des coutures ?! c'est un patchwork ? :p
Trois solutions : soit c'est un tricot, et dans ce cas quand on le finit faut faire un noeud pour que ça se détricote pas ; soit c'est en tissus, auquel cas il faut bien faire un ourlet pour que ça s'effiloche pas ; soit en effet, c'est un patchwork.
J'avoue ne pas y avoir pensé plus que ça, mais admire la puissance de ma logique :mrgreen:


Au fait, le titre me plaît extrêmement moyennement :S
Un jour, les poules auront des dents roses. Ce jour-là, Niitza sera capable de trouver un titre qui vaut quelque chose  :huhu:

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Une voiture passe, m'éclabousse au passage. Normal, elle ne m'a pas vu. Temps pourri. Il n'y a que des flaques. J'ai froid.
bof bof
Tu sais quoi ? Je suis du même avis, sans parvenir à trouver mieux. Hélas.

Mais trêves de bavardage, voici la suite et fin. En espérant que ça ira toujours.


-------------------

    À ce moment-là, Mecchi vient me rejoindre. Elle est sympa, Mecchi. Vraiment. Ce serait peut-être la seule personne à me souhaiter mon anniversaire. Si elle savait que c'est aujourd'hui. Mais ce n'est pas le genre de choses dont on parle.

     Elle vient fumer et souffler un peu aussi, Mecchi. Mecchi, c'est pour mécano. Depuis qu'elle a réparé la machine à café en deux temps trois mouvements. Ça a soufflé tout le monde. Avant, c'était Dolly. Pour doll. Parce que les clients, avec elle, ils aiment bien jouer à la poupée, ces cons. Elle est blonde, Mecchi, comme une petite fille. Les yeux bleus, les joues rondes et roses, la bouche rose ou rouge. Elle est jolie même sans ses tartines de maquillage, je le sais, je l'ai vue. Et elle chante bien, avec une voix pure. Le reste du corps, ce n'est pas celui d'une petite fille, ça non, mais on peut donner l'illusion, surtout qu'elle est bien petite, Mecchi, bien plus petite que moi.

     Souvent, quand je passe devant sa chambre, je l'entends chanter. Ils la font chanter, les clients, les beaux enfoirés, des comptines, comme une petite fille. Ils aiment bien jouer, avec une femme déguisée en fille. Pauvre Mecchi. Elle est dans une situation pire que moi. Elle fait partie des ''filles''. Elle va pas sur scène, ou très rarement. Pas comme moi. On n'est pas payés pour la même chose. Normalement. Mais malgré ça, elle ne m'en veut pas, c'est une fille bien. Je crois que je peux dire que c'est une copine. Peut-être même une amie.

     Elle en sait, des choses sur moi, Mecchi. Et moi, j'en sais, des choses sur elle. Je connais son vrai prénom. Même si je ne l'utilise jamais. Je ne sais plus si elle connaît le mien. En tout cas, elle ne l'utilise pas non plus. Comme moi, c'est une fille qui n'a pas eu de chance. Elle n'a plus de parents. Ils sont morts. Pendant une guerre, je crois. Ils étaient dans quelque chose comme l'humanitaire. Et couic. Un peu médecins, aussi. Au moins, ça fait que Mecchi est prudente. Les clients, ils se protègent pour le rapport, ou bien ils peuvent lui dire adieu, à la jolie poupée.

     Elle a une grand-mère qui habite une petite ville paumée, qui lui envoie un peu d'argent que Mecchi n'utilise pas, préférant le garder pour plus tard, quand elle aura une vie normale et n'aura pas honte de le dépenser. La grand-mère, elle pense que sa petite fille est en ville pour étudier et qu'elle travaille dans un magasin de disques. C'est vrai que Mecchi étudie. Je ne sais plus quoi. La mécanique, peut-être, puisqu'elle est si douée. Ça irait bien avec son surnom.

     Pour son boulot, je lui ai permis de parler de moi à sa grand-mère. Un collègue de travail, ça rend tout de suite le mensonge plus crédible. Car quelque part, il est vrai. Je suis un collègue. Mais dans cette ville, on gagne pas assez pour vivre, pour se loger et pour étudier, si on est dans un magasin de disques. Et une fois qu'on a trébuché, qu'on a été embarqué, on peut plus ressortir.

     Parfois, on se l'imagine. Avec Mecchi. On rêve à deux. C'est peut-être pour ça qu'on est amis. On se dit... Si on s'en sortait. On s'imagine des histoires folles. Si on n'était jamais tombés. Si on s'était rencontrés en rentrant de l'université. Ou en cours. Si on était tombés amoureux. On s'imagine... on pourrait être mariés. Deux enfants, un garçon, une fille. Un chien. Une maison. Un vrai boulot. Pas de mensonges.

     Des beaux rêves. On ne les aime que pour ça. Parce qu'il n'y a pas d'amour. Pas ici. Pas entre nous. Et je sais que les enfants, c'est pas pour moi. Oh, oui, je le sais, et je sais très bien pourquoi. Mais c'est du rêve. On s'imagine qu'on est normaux. Tout en se disant que, peut-être, on l'est en fait plus que tous les autres.

     Ce soir-là, on ne parle pas, avec Mecchi. Je lui passe une allumette pour sa clope. Elle a du mal à déclencher l'étincelle. Elle est claquée. Déjà. Je ne demande pas pourquoi. Elle fume, à petits coups, adossée au mur, à côté de moi. La pluie remplit le silence.

     Elle a la vie dure, dernièrement, Mecchi. Depuis que l'autre, Rosy, est arrivée. Avec ses cheveux et ses vêtements, elle fait bien poupée, elle aussi. Et elle est bien nouvelle, bien neuve. Toute prête à être usée comme les autres.

     Je ne sais pas quoi faire pour aider Mecchi. Elle est mille fois mieux que la nouvelle. Mais c'est pas consolateur, de dire ce genre de choses. Pas ici. Ça fait juste mal. Ça fait juste froid. Moi, je sais que je suis mieux. Ça ne fait pas moins de moi un bloc de glace, à l'intérieur.

     Je finis ma cigarette et la laisse tomber au sol. Même pas besoin de l'écraser. La pluie l'éteint et l'emporte. Loin. Très loin. Libre. Si tout pouvait être aussi simple...

     Ma pause est finie. Je laisse Mecchi seule sous son échelle de secours, sans personne pour pouvoir l'aider. Je n'ai pas envie que Sad vienne fourrer son nez dans le coin. Elle a déjà assez de difficultés comme ça.

     Et moi aussi, j'en ai. Certaines même que je voudrais vraiment oublier. Surtout une. Quand je reviens dans la salle, je remarque tout de suite une chose.

     Il est arrivé.

     Lui, c'est un habitué. Il a débarqué un soir, à moitié ivre, à moitié en train de planer, bras dessus bras dessous avec un pote, un grand blond fumant comme un sapeur, et pas que du tabac. À les voir comme ça, on aurait bien pu croire qu'ils étaient gays. Mais non. Ils ont vite prouvé le contraire. Pour le plus grand ''plaisir'' de pas mal des filles, qui en avaient marre des vieux barbons pervers. Les jeunes, c'est plus rare. Autant que les hommes pas mariés.

     Par la suite, il est revenu. Seul. Avec ses yeux et ses cheveux si sombres. Maintenant, rares sont les semaines où il ne vient pas du tout. Maintenant, il a ses favorites. Il a le fric. Donc il a l'attention. Il doit être un des principaux sujets de conversation. Elles le trouvent intriguant, car il ne dit rien de lui, contrairement à de si nombreux autres qui racontent leur vie et leurs petits malheurs comme s'ils étaient face à un psy. Elles le trouvent sympathique. Séduisant. Beau, tout simplement.

     Et moi, comme un con, je suis d'accord avec elles.

     Je ne suis pas de glace, au dedans, quand je le vois, lui. J'ai le cœur qui décide de se taper un marathon, quand j'entends sa voix. Mon meilleur moyen d'être ivre, c'est de le regarder, comme dans les films à l'eau de rose.

     Putain, quel con. Quel con, quel con, quel con.

     Y a pas d'amour, ici. Ça, je le sais. Et pourtant, je suis amoureux de lui. Ça aussi, je le sais. Et je suis le seul. Et je suis con. C'est pas le genre de type qui s'intéresse aux gens sur la ligne. Non, lui, il se tape des femmes. Des vraies.

     Souvent, quand je glande sur mon lit, une fois qu'un de mes fichus clients, bien rares et pourtant bien trop nombreux, a eu sa rasade de perversion et de fantasme, je pense à lui. Je fume mon habituelle cigarette. Je me demande si cela irait mieux, s'il me choisissait, un soir. Sans doute que non. Sans doute que oui. Ça dépend du sens dans lequel on regarde.

     Et, putain, qu'il est beau. Beau comme un dieu. Ou un démon. À côté de lui, moi, Angel, je suis quoi ? La flaque à côté de la mer. Le courant d'air à côté du ciel et du vent. La butte à côté de la montagne. Putain. C'est le cas de le dire. Il est de l'autre côté de la vitre. Là où il y a mon frère. La où il y a les gens. Et ça fait mal. Vraiment mal. Quel con.

     Je ne peux même pas l'imaginer, comment ce serait, s'il voulait bien de moi. Il ne m'a jamais regardé, moi. Je ne sais même pas comment il s'appelle, en vrai. Peut-être que je l'ai oublié, dès que j'ai compris qu'il ne serait pas un client pour moi, ce soir-là. Ce premier soir. Maintenant, il a un surnom, lui aussi. Dark, je crois. Je n'en suis pas sûr, car je ne peux pas le supporter. Encore un fichu mot stupidement anglais pour faire style. Ça me hérisse. Je ne sais pas pourquoi. En tout cas, ''Dark'' m'est totalement inaccessible. Ironie. Un ange, c'est dans le ciel, dans la lumière. Pas pour les ténèbres. Il n'a jamais lancé un coup d'œil dans ma direction. Tant pis. Tant mieux. Je ne sais pas. J'ai mal. Quel con.

     Je ne peux pas l'imaginer, et même Mecchi ne peut pas m'aider. Elle non plus, elle n'est pas son type. Lui, il se tape les femmes vraiment femmes, jusqu'au bout des ongles, les pulpeuses aux sourires rouges, aux formes pleines, aux cheveux en cascade, aux sourcils recourbés autour de leurs yeux envoûtants, aux mouvements ondulants et félins. Toutes ces filles qui cherchent à imiter celle que nous appelons Désirée, et qui est presque intouchable. Même lui ne l'a jamais atteinte.

     Désirée a choisi son surnom – rejetant l'anglais, pour une fois – et elle choisit ses clients. Le prix va avec. Et elle ne fait pas dans les jeunots. Elle les laisse aux imitations. Tant mieux. Tant pis. Mais ces imitations, par rapport à Mecchi... Par rapport à moi... Ce sont déjà des mondes à côté du néant. Mecchi s'en moque. Moi, j'ai mal. Quel con. Quel con, quel con, quel con !

     Et maintenant, il est là, dans son coin habituel, sur son canapé que je ne pourrai jamais approcher, son verre de scotch à la main, qu'il ne me fera jamais goûter, avec une fille à chacun de ses côtés, en train de leur parler, de les faire rire, de leur sourire. Putain. Ça fait mal. Quel con.

     Je le regarde, pourtant. Salut, c'est mon anniversaire, vingt-et-une piges, je suis con car je t'aime. Rien à foutre. Je me détourne. Ça fait mal. Penser à autre chose. À ce type, qui vient de m'attraper à la taille, me déséquilibrant. Je fais presque tomber mon plateau. Heureusement, il est vide. Se recentrer. Minauder. Faire planer le doute. S'échapper. Ma vie se résume à ça.

     Je me réfugie derrière le bar, je sens le regard du type sur moi, insistant dans son costume trop chic avec sa montre trop lourde. Il va payer le prix. Fort.

     Normalement, c'est pas à moi de faire ce genre de choses, c'est pas dans mon contrat. Mais je ne peux pas me permettre d'être out pour une semaine comme la dernière fois, la seule, où j'ai refusé pour cette raison, et où Sad a pris un malin plaisir à rendre la remontrance du patron convaincante. Parce qu'être out une semaine, c'est la merde pour maman. C'est la merde pour mon frère. C'est même la merde pour la chatte. Et quand on est dans ma situation, c'est vrai qu'un petit bonus d'un soir, une belle liasse de billets en plus, on peut pas refuser. Pas vraiment. Car c'est tout ou rien du tout. Alors je sais déjà que, ce soir, il fera bien plus que de me prendre par la taille. Et je sais déjà que ce soir, je n'irai pas avec les autres après le boulot. Pas envie de bouffer, pas envie de parler. Envie de me soûler, de dormir. Avant de pleurer, j'espère. Sad a des peaux de banane devant les yeux. C'est pas la forme, ce soir. Ça l'est jamais.

     L'argent a changé de main. Car en parlant de Sad, il arrive toujours comme par magie pour ça. Le compte à rebours a commencé. Je plaque mon sourire sur mes lèvres. Courage. Ce n'est qu'un sale moment à passer. Comme à chaque fois. Au moins, t'as le pognon, Sad vient de t'en donner la moitié. Pour maman. Pour ton frère. Pour la chatte, même.

     Et pour personne d'autre.
Titre: Re : Angel
Posté par: Zacharielle le 05 Octobre 2010 à 17:50:12
J'avoue que la répétition de Quel con ! m'a un peu (beaucoup) saoulée  :-¬?
Sinon c'est pas mal, il y a de l'ambiance et tout. Mais je sais pas, il manque du dynamisme, de la rupture. Oui, c'est peut-être ça qui m'a gênée : le fait que ce soit trop linéaire. Ca suit son cours sans dévier. Et l'arrivée de Dark (le nom m'a fait rire xD), ça fait cheveu sur la soupe : s'il en est amoureux, pourquoi il en a pas parlé avant ?! C'est un peu bizarre. T'inquiète pas : je veux pas dire que c'est mal écrit ! Au contraire. Mais ton texte ne m'a pas emportée.

Citer
(tu sais, comme face à un étalage de macarons avec des parfums zarbs, on a envie de tout prendre). Impardonnable, je sais...
ah, ça fait saliver un bel adjectif <3 mais après les avoir goûtés, on sait lequel est THE ONE ADJ TO TEXT THEM AAAAAALL  (http://www.youtube.com/watch?v=Xcl4HlqgSqY) :mrgreen:
Titre: Re : Angel
Posté par: Kathya le 05 Octobre 2010 à 19:21:55
Citer
lles le trouvent intriguant
intrigant

Je plussoie Zach' pour les "Quel con", y en a vraiment trop pour que ça devienne pas pénible pour le lecteur...  ::)

Sinon j'aime toujours bien l'ambiance. La fin aurait peut-être pu être plus marquée mais elle me va comme ça. Le fait qu'on découvre les personnages au fur et à mesure ne m'a pas choquée non plus vu combien le personnage est "pudique" vis-à-vis de sa propre vie. ^^
Titre: Re : Angel
Posté par: Niitza le 08 Octobre 2010 à 20:56:15
Merci à vous d'avoir lu :) ! Et contente que ça vous ait quand même (en partie) plu.

Pour ce qui est de la répétition de "Quel con", j'avoue y être allée un peu fort. Mais en même temps, quand je relis, j'ai du mal à m'imaginer les enlever : car ça rend le fait qu'il a vraiment envie de se taper la tête contre les murs à cause de ça. Ensuite, j'ai peut-être abusé...

La fin, de son côté, n'est pas plus marquée que le reste du texte car c'est davantage un tableau qu'un événement qu'elle décrit. C'est en partie lié à la chanson qui m'a (beaucoup) inspirée (attention, révélation, il s'agit de "Comme ils disent" d'Aznavour) : elle présente aussi un personnage sans amener d'élément perturbateur ni d'évolution de la situation. Idem pour l'arrivée assez soudaine de Dark (yeah, contente de t'avoir fait rire Zach, c'était le but avec un nom pourri).

Citer
(tu sais, comme face à un étalage de macarons avec des parfums zarbs, on a envie de tout prendre). Impardonnable, je sais...
ah, ça fait saliver un bel adjectif <3 mais après les avoir goûtés, on sait lequel est THE ONE ADJ TO TEXT THEM AAAAAALL  (http://www.youtube.com/watch?v=Xcl4HlqgSqY) :mrgreen:
Mwarf :mrgreen:
Titre: Re : Angel
Posté par: Ambriel le 08 Octobre 2010 à 23:01:54
Hey, oui c'est vrai que ça fait un peu bizarre d'avoir l'apparition d'un personnage aussi important pour lui mais bon, en même temps comme le dis Kathya, il est pudique vis à vis de sa propre vie. Pour les adjectifs, je te comprends moi aussi j'ai souvent tendance à en mettre trop ( et aimer ça et aimer les textes avec trop d'adjectifs :huhu:)
Citer
Le compte à rebours à commencé.
a commencé. Ces fautes de à/a et où/ou ôtent à mes yeux toute crédibilité à la phrase. C'est fort dommage, non ? :huhu: Change moi ça tout de suite  :D
Sinon, ambiance prenante et... sa manière de parlepenser m'a un peu déstabilisée au début de cet envoi, j'sais pas j'étais plus habituée. Valaa