Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes mi-longs => Discussion démarrée par: Lilyofthewest le 17 Juin 2020 à 10:23:38
-
Lil- (modifié)
Voici la version re corrigée de mon texte intitulé "Lil" (j'ai enlevé la deuxième partie qui ne constituait pas vraiment une suite).
Une précision: c'est une histoire très très autobiographique. Je ne sais pas quel éclairage ce petit détail va apporter au texte...
D'avance, merci à tous ceux qui voudront bien me faire part de leur avis.
Née parmi sept garçons, Lil comprit très tôt que sa situation était unique, qu’elle avait peu de choses à partager avec ses copines d’école. Dans le village, elle faisait se tourner les têtes dans les venelles, courir les langues sur les seuils des portes. Elle était souvent pointée du menton : « oui, c’est la fille de... , elle a sept frères ! ». Ainsi chuchotaient les femmes dans son dos, lorsqu’elles la voyaient passer dans la rue.
Ces phrases, Lil les avait maintes fois entendues. Elle ignorait quelle teneur leur attribuer. Était-ce une bénédiction ou une malédiction d’être la seule descendante féminine de ses parents? Ce qu’elle savait, en revanche, c’était que ces commentaires, en apparence anodins, donnaient ensuite lieu à des palabres basses sur elle et les siens. De par sa configuration, sa famille se plaçait hors de l’ordinaire et au-delà de toute comparaison. De ce fait, elle se retrouvait au centre de tous les ragots oiseux.
Lil n’aimait pas être l’objet des regards dans son hameau. Elle jugeait cette attention lourde à porter. Elle suscitait en elle des idées dont elle peinait à se départir. En effet, ces réflexions tombaient sur sa fragilité comme des grains de sel sur une plaie ouverte. Elles lui rappelaient à quel point elle se sentait seule au milieu de la foule familiale.
Or, dans un village, on se soustrayait rarement aux yeux dévorants et aux langues infamantes. Lorsque ces remarques lui parvenaient aux oreilles, elle se contentait de baisser la tête et de hâter l’allure, dans l’espoir qu’elles s’évanouiraient dans ses pas.
Un jour, l'un de ses frères, qui rentrait de l’université pour le weekend, lui mit entre les mains un conte. Elle avait sept ans. D’emblée, Lil fut fascinée par la couverture du livre. Celle-ci était épaisse et lisse, imprégnée de couleurs vives. Le titre, aux traits saillants, était rédigé en blanc, dans des lettres élancées et gracieuses : Blanche Neige et les Sept Nains.
Un sourire illumina le visage de la fillette. Voilà un chiffre qui lui était bien familier. De tous les nombres qu’elle avait appris, c’était celui qui lui paraissait le plus parlant . Il la renvoyait à son âge. De plus, elle le voyait partout autour d’elle. Elle le vivait dans son quotidien. Les autres lui étaient trop abstraits.
En ouvrant le conte, Lil s’aperçut que les personnages pouvaient se mouvoir. Une petite languette située au dos de chacun d’entre eux permettait de les redresser. Quand elle découvrit l’astuce, une joie immense l’envahit. Elle se mit à manipuler la bandelette avec frénésie. D’un simple geste, elle sortait les protagonistes de leur univers puis elle les replongeait dans leur sommeil. Pour la fillette, c’était déjà là le début de la magie. Elle n’avait jamais rien reçu de semblable. Les livres qu’on lui avait fournis à l’école, à la rentrée, étaient froids et éteints. Bien qu’ils grouillassent d’êtres en tous genres, ces derniers étaient plats, prisonniers des pages qui les empêchaient de se relever et de s’animer. Lil avait beau se concentrer très fort pour les arracher à leur torpeur, ils demeuraient invariablement inertes.
Sans tarder, elle commença à lire l’histoire. Elle fut émue par le sort de la gamine qui fut abandonnée dans une forêt sous les ordres d’une belle-mère jalouse et perfide. Cependant, le passage qu’elle préféra le plus était celui où Blanche Neige fut adoptée par les sept nains.
Lil s’identifia immédiatement à elle. Soudain, sa solitude desserra son étreinte. Enfin, quelqu’un en mesure de comprendre sa souffrance ! L’héroïne allait désormais vivre entourée de sept hommes ! Lil savait la difficulté que cela représentait. D’ailleurs, elle eut peur pour l’égarée. « Elle regrettera sûrement d’être restée avec eux », pensa-t-elle. Mais elle fut soulagée lorsque, à la page suivante, elle lut que le personnage avait trouvé le bonheur auprès de ses hôtes. C’était donc possible ?! On pouvait partager son quotidien avec un régiment de garçons et être heureuse ? ! Elle éprouva une pointe d’envie qu’elle se pressa de dissiper. Elle reconnut qu’elle avait beaucoup de chance de rencontrer quelqu’un qui soit dans une situation semblable à la sienne.
Le fait que sa nouvelle amie soit un être de papier ne lui déplaisait pas. Bien au contraire. Lil avait le sentiment d’être encore plus singulière. Cela voulait dire qu’elle appartenait au même monde qu’elle. Brusquement, la petite fille interrompit sa songerie. « Et si c’était l’inverse? », s’exclama-t-elle, en levant les yeux de son livre. Blanche Neige pouvait être, comme elle, une mortelle, faite de chair et d’os. Mais cette idée ne lui convint pas. Elle la chassa de son esprit. Elle ne tenait pas à ce que les pieds immaculés de son idole viennent patauger dans la boue du réel . Elle préférait penser que c’était elle qui lui ressemblait. De plus, la réfugiée était à présent heureuse auprès des nains ! Elle n’avait aucune raison de s’évader ! S’il y avait quelqu’un qui avait besoin de fuir, c’était bien elle !
Pendant de longues minutes, Lil oscilla ainsi entre les deux interprétations, avant de se dire que la frontière qui séparait l’imaginaire de la vraie vie était infime, voire inexistante. Elle doutait de la validité de sa conclusion, mais elle se félicita d’avoir poussé sa réflexion aussi loin.
Pour l’heure, ce qui lui importait le plus c’était d’avoir trouvé en Blanche Neige une sœur de détresse. C’est sur cette joie menue, mais intense qu’elle choisit d’interrompre la lecture du conte. Pendant quelques instants, elle se délecta encore de la sensation de bien-être qu’elle lui procura, avant de la dissimuler en son for intérieur. Ce brin de bonheur allait lui tenir chaud toute la soirée.
Elle ignorait les raisons qui avaient conduit son frère à lui acheter ce livre en particulier. Était-ce une pure coïncidence ou était-ce pour l’aider à se sentir moins isolée ?
La configuration de sa famille l’avait, elle aussi, longtemps laissée perplexe. Quelles probabilités y avait-il pour qu’elle naisse dans un milieu si masculin ? Quel cruel hasard l’avait jetée là ? Lil peinait à trouver consolation parmi ses amies, car les moins chanceuses d’entre elles avaient au minimum une ou deux sœurs pour leur tenir compagnie.
Dans ses jours les plus gris, Lil méditait sur sa condition. La solitude s’était enroulée autour d'elle à sept reprises, la dernière fois, c’était à l’arrivée du benjamin, trois ans auparavant. C’était étrange. Elle avait froid et elle étouffait en même temps. En outre, ce voile d’isolement lui comprimait les côtes. Plus elle s’agitait pour le rompre et s’en extirper, plus il resserrait son étreinte.
Sa différence engendrait chez elle des pensées qui étaient peu communes à une enfant de son âge. Elle se voyait comme la faiblesse qui fendilla la virilité incontestable de son père, la fausse note qui détonna dans la performance quasi parfaite de sa mère, réputée pour être une faiseuse de garçons. Elle était son erreur distraite, celle qui gâcha une série de six réponses, qui n’étaient bonnes que parce qu’elles étaient masculines.
Pour ses parents, sa naissance avait été très irritante. Leur déception était légitime. Dans leur schéma reproductif qui semblait planifié et maîtrisé, Lil survint comme une occurrence complètement fortuite. Elle cassa leur dynamique gagnante. N’importe qui aurait été agacé par cette harmonie brouillée.
Fort heureusement, le petit dernier vint corriger cette anomalie. Il rétablit l’ordre qu’elle avait perturbé et les réinstalla dans leur prestige.
Dans le village, l’on considérait que mettre au monde des fils était une richesse. Sa mère s’enorgueillissait lorsqu’on la complimentait sur sa longue lignée de mâles. Pourtant, Lil ne comprenait pas, elle avait beau écarquiller les yeux, elle avait du mal à voir ce manteau d’opulence qui enveloppait les siens dans le regard de certaines personnes. À chaque fois qu’elle repensait à cela, sa voix intérieure l’accablait. Si la fortune les boudait, c’était à cause d’elle. En naissant fille, elle avait compromis leurs chances d’y accéder. Elle les en avait éloignés. Oui, ce devait être cela. Comme à l’école, il fallait un sans-faute pour réussir, et ils en avaient commis une, et c’était elle.
Contrairement à d’habitude, ce jour-là, Lil eut de quoi affronter la vague de honte qui déferla sur elle. Elle ressortit de son cœur le brin de joie qu’elle y avait enfoui lorsqu’elle avait refermé son bouquin et elle le serra fort contre elle.
Le lendemain, quand elle reprit la lecture de son livre, Lil se rendit compte, le ventre noué, que sa ressemblance avec l’héroïne devenait de plus en plus minime. Au fil des pages, son idole ne cessa de s’éloigner d’elle, elle semblait refuser la comparaison. Pour se distinguer, elle afficha une gaieté de vivre auprès des lutins que la petite fille jugea exagérée. Lil savait d’expérience que grandir entourée uniquement de frères pouvait quelquefois s’apparenter à un vrai supplice. Contrariée par la candeur de son modèle, elle remit tout en question, même ce qu’elle considérait au début comme étant un détail insignifiant — le fait que Blanche Neige ne soit pas réellement unie aux nains par des liens de sang — cela aussi l’exaspérait à présent. Pis, cette différence la mina. Elle rendait tout rapprochement avec le personnage impossible.
La concernant, elle était bel et bien la sœur des garçons avec qui elle vivait. Ce qui l’enchaînait à eux avait quelque chose de définitif, d’irrévocable . Ils se dressaient autour d’elle tels des remparts infranchissables. Elle se sentait prise dans leur étau, clouée au centre du cercle fraternel infernal qu’ils formaient tous.
Quelquefois, elle suffoquait, elle levait la tête pour chercher un peu d’air, tâtonnait la muraille, dans l’espoir de repérer une brèche à travers laquelle se faufiler. Dans ses moments de rage, elle cognait contre ses parois, mais elle finissait toujours par rebondir contre leur dureté.
Bien qu’ils fussent tous capables d’élans de gentillesse envers elle, sa féminité était acculée, poussée dans ses retranchements par leur masculinité dominante et envahissante. Toutefois, elle pouvait difficilement leur en vouloir, puisque six d’entre eux étaient déjà là avant qu’elle n’arrive. C’était elle qui était de trop, elle qui n’était pas attendue.
Ils la toléraient parce qu’elle les aidait à se définir, à déterminer ce qu’il ne fallait pas être, ce qu’ils devaient fuir. Elle leur servait de garde-fou, leur balisait cette zone où ils ne devaient pas s’aventurer. Ils l’observaient avec un air curieux. Ils analysaient ses gestes qui n’en finissaient pas de paraitre nouveaux à leurs yeux. Alors pour éloigner leur regard scrutateur, elle commença à adopter leurs attitudes. Elle faisait tout comme eux, elle s’asseyait comme eux, mangeait comme eux, parlait comme eux, elle jouait également comme eux. Elle voulait se fondre dans leur masse masculine, traquer et effacer tous les indices qui trahissaient sa différence.
Aux prises avec sa propre féminité, sa mère s’impatientait devant le corps maladroit et constamment embarrassé de la gamine, et guettait avec inquiétude les premiers signes de la puberté. Elle lui disait qu’elle était une bombe à retardement. Ce n’est que des années plus tard que Lil comprit toute la signification de cette comparaison.
Ses frangins devaient resserrer les rangs autour de sa fragilité, qui risquait à tout moment de faire voler en éclats leur réputation d’hommes. En ce sens, elle leur permettait d’éprouver leur fraternité qui était incertaine. Peu de choses les unissaient, en effet. Ils n’étaient frères que dans la mesure où elle était leur sœur. Ils ne formaient un cercle que parce qu’elle se trouvait en leur centre.
Elle rassemblait leurs regards, cristallisait leurs peurs et leurs jalousies. Souvent, elle était la cible de leurs railleries ou de leurs querelles. En dehors de ces moments-là, ils demeuraient étrangers les uns aux autres.
L’entente qui régnait entre les nains, dans le conte, prenait des airs de feu de paille au sein de la fratrie de Lil. Un pincement lui tordit le cœur. Il fallait se rendre à l’évidence. Elle n’était pas et ne serait jamais comme Blanche Neige. Celle-ci pouvait retourner à son univers magique, et elle, à son quotidien morne. Dépitée, elle referma son livre et alla se réfugier dans le jardin.
La fillette n’aimait pas se mentir. Très tôt, elle apprit qu’elle devait garder les pieds solidement ancrés dans la réalité, pour que la tête ne soit pas tentée de se laisser bercer par les mirages de ses fantaisies débordantes. La vie avait la fâcheuse manie de la surprendre. Dès que son esprit s’abandonnait à la rêverie, elle se rappelait à son bon souvenir en lui décochant un de ses coups bas. La déception que Blanche Neige avait engendrée chez elle en était la preuve. Portée par son désir de voir en elle une soeur, elle s’était fourvoyée. À présent, elle se retrouvait avec une solitude encore plus glaçante que celle qu’elle avait essayée de briser. Son imagination lui jouait de mauvais tours. Il fallait la brider.
-
Bonjour Lily etc. Joli texte. On se laisse bercer par l'imagination de cette petite fille qui s'identifie, à tort, à Blanche Neige qui vit avec les sept nains mais je pense (c'est mon avis !) que le parallèle n'a pas été suffisamment développé, on survole sans entrer dans son inconscient qui sublime, au départ, la similitude d'environnement et de comportement. J'ai bien aimé. À +
-
Bonsoir
Un texte sympathique....... :)
Il me manque une vraie fin ! :-[
Une coquille :
Cette brin de bonheurce brin.
Et quelques problemes de meteo ( de temps ) :
A chaque fois qu'elle repensait à cela, sa petite voix intérieure l'accablal accablait.
A présent, elle se retrouve avec une solitude encore plus glacée que celle qu'elle avait essayée de briser.se retrouvait.
-
Bonjour Jonathan,
Merci d’avoir pris le temps de lire mon texte. C’est vrai que le parallèle avec Blanche Neige mériterait d’être retravaillé. Je vais affiner cela.
Txuku: merci à toi aussi pour ton commentaire et tes remarques. J’ai parfois du mal avec les temps.
Le texte est tiré de quelques pages que j’ai rédigées. C’est pour cela qu il n’y a pas vraiment de fin. Je posterai peut être la suite dans quelques jours.
Une question un peu bête, si je veux vous lire tous les deux, à quel endroit du forum dois je aller? Y a- il un moyen de faire une recherche rapide?
Merci de votre réponse.
-
Desole : je n ecris pas sauf des commentaires ! :-[
-
Bonjour Lily. Je commente également plus que je n'écris. Voici un lien récent en texte court
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34599.0
et en texte mi-long
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34737.0
Merci de ton intérêt.
-
Bonjour Lilyofthewest (j’aime bien ton pseudo !)
Alors, je trouve ton texte joli et le parallèle avec Blanche neige et les sept nains très bien trouvé (je ne m’y attendais pas).
Mais ce frère qui lui donne le conte ressemble à une main tendue pour la sortir un peu de son mal être. Pourtant Lil n’en fait aucun cas. Seul le bouquin l’intéresse. Je trouve du coup qu’il manque quelque chose pour expliquer le geste du frère.
En gros, si tous ses frères sont contre elle, ne serait il pas plus logique qu’elle tombe sur ce bouquin par hasard ? A moins qu’il lui ait été donné pour se moquer.
Je crois que je ne m’exprime pas très bien. J’espère que tu m’as compris.
-
Bonjour Earth Son,
Merci d'avoir fait une halte devant mon post et merci pour ton commentaire. Le frère en question refera son apparition dans l'histoire (je ne sais pas trop comment pour le moment), mais oui c'est pour l'aider à se sentir moins seule qu'il lui offre le livre. Du coup, tu as raison, il faudrait peut être que je nuance un peu le passage où je dis que tous ses frères se dressaient contre elle...
merci pour la remarque en tout cas :)
où est-ce qu'on peut te lire?
-
Je suis arrivée juste avant toi. Je n’ai donc posté qu’une histoire pour l’instant.
Là (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34742.0)
-
Salut Lily !
Pour le fond :
C'est un joli début, avec quelques points qui me chatouille.
Tu dis que ses frères sont railleurs, qu'ils sont contre elle, mais aussi qu'elle cristallise leurs peurs, leurs jalousies, et leur fraternité autours d'elle ; paradoxalement, elle se trouve très au milieu de sa famille, là ! Et une petite fille un peu maligne apprends vite à en jouer... non ?
C'est cohérent avec le frère qui offre le livre, mais pas tellement avec le ressenti qu'elle en a : qu'elle se sente en manque de repère/compagnie féminine est logique, mais tu donne vraiment l'impression qu'elle subit sans réagire. Elle manque de caractère, ta Lil !
Et puis, ses frères ont sans doute des âges très différents... Ils ne peuvent pas être tous pareils ! Elle grandis avec eux ; elle a forcément des relations différentes avec chacun, non ? En explorant les différences entre les frères (même les sept nains sont soit grincheux, soit simplets, soit... ect ! ) et les relations qu'elle a avec chacun d'eux, tu découvrirais sans doute un peu mieux le caractère de Lil, aussi.
Et ses parents, quelles sont ses relations avec eux ? Ils sont très absents... Elle est en manque de repère coté féniminté ; la première personne à jouer ce rôle habituellement, c'est la maman ! :) En quoi est-ce que sa mère rempli/ne rempli pas ce rôle à ses yeux ?
Son frère aurait du lui offrir l'histoire des sept corbeaux, elle aurait pu s'identifier encore plus ! ^^
Coté manière de raconter,
Sur un plan bien techicochicaneur, tu utilises beaucoup de verbes "faibles" : être, sembler, avoir, paraitre..., de tournures passives, et même, pour parler des villageois, de pronoms indéfinis. Tu utilise beaucoup de généralités "les rumeurs", "leurs railleries", ect.
Tu pars souvent du général pour ensuite illustrer avec un exemple : essaie peut-être l'inverse, partir d'un élément précis et ensuite dire que c'est réccurent/général, je pense que ça pourrait donner plus de force à ces détails.
Essaie de donner des noms/identités (genre "la bouchère") aux ragoteurs ! :p Leurs ragot en seront beaucoup plus réels pour le lecteur.
(si je veux illustrer en exagérant :
"A un endroit, il y avait un enfant pauvre qui avait quelque chose à vendre. Il devait rapporter l'argent à sa mère pour qu'elle puisse acheter de la nourriture, mais il accepta de vendre contre un objet magique et ne ramena pas d'argent."
versus
" Dans une campagne anglaise, vivaient dans une chaumière délabrée le petit Jack et sa maman. Maman envoya Jack au marché du village pour vendre la vache, et rapporter les quelques pièces d'or qui leur permettraient de remplir le chaudron ; mais Jack cédà la belle vache contre trois haricots que l'acheteur disait magique et revint donc à la maison les mains pour ainsi dire vides. "
Dans un cas le lecteur comprends ce que la phrase énnonce ; dans l'autre cas, il comprends ET il se fait son petit théatre intérieur. ça rends le texte beaucoup plus vivant, je trouve ! )
J'éspère que ça t'aide ! :)
Paf
-
Bonjour Paf,
Merci d’avoir pris le temps de commenter mon texte.
Je suis assez d’accord – il faudrait développer la relation qu’a Lil avec les autres frères, mais c’est justement le fait qu’elle soit perdue entre eux que j’ai voulu retranscrire. Elle se sent un peu à l’écart, en étant fille unique. De plus elle est d’un caractère timide (cela aussi il faudrait que je le précise) c’est pour cela que vous avez l’impression qu’elle subit son environnement familial. Elle n’est pas assez forte pour en jouer.
-Par ailleurs, même s’ils sont d’âges différents, ils lui paraissaient tous plus grands qu’elle, Le fait qu’ils soient des garçons contribue aussi à lui donner cette impression de dureté mais il faudra peut être nuancer un peu…
-Quant à la relation qu’elle avait avec la mère, je n’ai pas voulu la développer à ce stade, j’en donne quelques détails un peu plus tard dans le récit.
-Oui, il est vrai que j’ai tendance à utiliser des verbes un peu faibles - c’est un aspect que je dois corriger. Idem, pour le passage du général au spécifique.
Merci encore une fois de m’avoir lue et d’avoir souligné toutes ces petites incohérences. je vais essayer d’y remédier.
Si tu as d’autres remarques, je suis prenante. :)
Merci.
-
Bonsoir Lily,
Belle idée joliment racontée, on se laisse emporter par l'histoire de cette petite fille qui s'identifie à Blanche Neige. Je suis d'accord avec les précédents commentaires sur le fait que les personnages des frères et leurs relations devraient être plus développés.
Je me pose une question : si cette petite a besoin d'une alliée dans sa féminité au sein de la tribu familiale, pkoi ne se rapproche t elle pas de sa mère ?
A bientôt et au plaisir de relire.
-
Bonjour GeGinger,
merci de ta lecture, Lil a une relation un peu compliquée avec sa mère, c'est la raison pour laquelle elle ne se rapproche pas vraiment d'elle. J'en dirai un peu plus dans les prochaines pages, enfin je vais essayer.
à bientôt,