Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Quantum Think le 17 Mai 2020 à 21:04:31
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"Avertissement au lecteur : le texte qui suit porte la mention “contenu explicite” car il contient des éléments susceptibles de choquer la sensibilité des plus jeunes" Le texte a commencé en prose mais a fini en poème, alors par moment le découpage des vers peut paraître maladroit. Bonne lecture!
Dos au mur
J'entends tes murmures
Et l'excitation de le faire
Nous conduira en enfer
L'union après la séparation, se lit aussi à l'envers
Et la salvation ne viendra pas en écrivant des vers
La tentation se transforme en liberté lorsqu'on ne se débat plus
Alors quand je te vois
Je fais semblant d'être ému
L'illusion du pouvoir sur toi
J'efface tes doutes avec les doigts
Chaque inspiration emporte la foi
Et tu te dévoiles à moi
Une seule partie à la fois
L'expiration respire le péché
Alors je tiens mon souffle comme un secret
J'ai longtemps abandonné ma naïveté
Car notre pudeur sonne aussi faux qu'un décret
Il y'a de la simplicité dans ta nudité
Il n'y a pas de pureté dans ma sincérité
Et dans l'orgasme mérité
Tes cris crient à la vérité
qu'on est fidèles à l'infidélité
Aujourd'hui comme une prière
Tes rondeurs se fondent dans le souvenir d'hier
Alors j'espère aussi que demain
Ma peau se fondra dans tes mains
Doucement, violemment, calmement
On le fait proprement
Dans la nuit sous la pluie
Sous la nuit dans la pluie
Mon ouïe n'entend que tes oui
Tu brilles dans la pénombre
Comme la lune d'un soir sombre
L’homme et son ombre
Un est le nombre
J'efface tes peurs
Et tu calmes mes ardeurs
L'averse se mélange à la sueur
Il n'est pas encore l'heure
On est mouillés sans être trempés
Comme si baiser n'était pas tromper
Après le baiser, tu rampais
Passé l'érection je crois que je me suis trompé
On rompait, n'est pas censé être mis à l'imparfait
Toi aussi tu me croyais parfait
Une dernière fois,
Tu me consolais
Pendant que tu brûlais
Tu me consolais
Pendant que tu brûlais
Une dernière fois
La rime n'est pas aussi superficielle que ton existence
Si tu la contemples bien tu en trouveras bien le sens
Si tu comprends le fond
De ma pensée, tu sortiras du fond du gouffre
Mais le faussé qui nous sépare est un plafond
dont tu ne vois pas le fond
Lentement pour moi
Rapidement pour toi
Chaque baiser nous rapprochait de la mort
Mais nos deux âmes criaient toujours : Encore !
La lueur de tes yeux couleur de miel
Est aussi fade que les étoiles dans le ciel
Ton silence m'énerve, alors que ta voix m'enivrait
J’aurais aimé conjuguer l'un au présent, l'autre à l'imparfait
Je pense que les fils du destin sont comme les lacets
D'une piètre chaussure
Heureusement, j'écris comme une pointure
Je sens ta mort dans mes mains
La couleur se teint
L’odeur se peint
La tentation d'être heureux
n'est pas la promesse d'aller mieux
Sans rage, je te jette par-dessus l'étage
Même l'orage
A duré le temps d'un éclair
Ma vision est aussi claire
que la surface de la mer
Comme la vérité dépassée par le mirage
L’imagination qui dépasse l’illusion
Et les réflexions
D'une nuit de pleine lune
Après la rancune
Le un devient une
Je pose ma plume
Le bateau qui pose l'enclume
Et je lis dans l'écume
Que tuer nous fume.