Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Kerdrel le 14 Mai 2020 à 11:52:19
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L'Anaphore minable
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Salut Kerdrel,
j'aime bien l'aigreur qui de temps en temps se dégage d'un vers. Et l'avant-dernier me plait beaucoup.
Le rythme et la valse des sonorités j'ai trouvé ça pas mal aussi, c'est du bon petit boulot je trouve (:
Je suis pas très séduit par le titre, en revanche. Je trouve pas qu'il fasse beaucoup écho à mon expérience de lecture.
Qu'importe les rivières, les lacs et les étangs
je cite celui-ci, parce que partout ailleurs tu as l'air d'avoir tenu à fabriuer des vers très classiques, qui ne s'autorisent pas de syllabe muette à la césure. Mais en vrai je m'en fous ^^
Qu'importe aussi l'endroit qu'il soit à mille lieux.
lieues ? (ou j'ai pas compris)
Ouais les deux derniers vers, ils pincent, je les aime bien.
Bref, merci pour ce travail habile et un peu acide aussi !
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Le titre calembouresque annonce la couleur.
Au cas où on n'aurait pas pigé que ce sonnet ( excellent au demeurant ) était une anaphore.
En prime il y a quelques friandises (vers 3-4; 5-6,)
un clin d'œil à Sagan
NB : pour la métrique, ruisseaux serait mieux que rivières.
Un très bon cru ma foi :P
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Vous avez raison tous les deux,
j'ai modifié le vers litigieux Lieux/lieues
ainsi que les rivières
c'est vrai que j'aime le classique mais sans la poussière
pour le titre j'ai pensé à Stromae en créant ce néologisme
"anaphore minable" ça marche aussi, j'avais hésité
merci de vos remarques constructives
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Tu peux corriger les coquilles en usant du Spoiler
comme dans ce poème :
https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34024.0 (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=34024.0)
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pour le titre j'ai pensé à Stromae en créant ce néologisme
"anaphore minable" ça marche aussi, j'avais hésité
je trouve que ça mériterait de lui trouver un titre qui soit autre chose qu'une autoévaluation pessimiste :mrgreen:
Qu'importe aussi l'endroit quelques soient les milieux.
du coup : "quels que soient"
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merci c'est gentil
d'autan qu'il est sorti aux forceps
mais j'ai fini par accoucher
avec l'aide de Lo que je remercie
;)
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Bonjour Kerdrel,
Voici un texte plaisant, et qui déroute un peu. L'anaphore en «Qu'importe...» est gage de puissance. Le caractère est encore accentué par la qualité des vers et les rimes suivies des quatrains qui, comme souvent, donnent de la force au texte. La lecture est donc très agréable. Mais le sens de l'ensemble est un peu hermétique. On sent du dépit, de l'amertume, surtout vers la fin (de beaux vers), un côté « A quoi bon...» . Et pourtant, certaines exclamations et images, sur l'ivresse, les livres, la vitesse, nous font envisager que tout n'est pas perdu... Une anaphore ambiguë... Un genre intéressant, qui est presque un oxymore, entre la répétition qui martèle et la suite plus complexe.
Merci pour ce poème.
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Bonsoir Kanth
merci pour votre commentaire
je m'aperçois que tout tourne autour de l'ivresse du premier vers
de l'ivresse des mots, l'envie de s'étourdir d'une façon ou d'une autre
par un parfum, par la vitesse comme Sagan, vivre intensément
par forcément dans la durée...
"Il ne faut pas chercher à vivre longtemps, mais vivre pleinement.
Vivre longtemps, c'est le destin qui décide. Vivre pleinement, c'est ton âme.
La vie est longue si elle est pleine." Sénèque
mais la bouteille vide, à la fin symbolise qu'on l'ait bu jusqu'à la lie
le seul message qu'elle contenait, si tenté qu'il y en ait un
c'est le naufrage d'une vie dans une mort prématurée
merci à vous
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Salut Kerdrel,
L'anaphore est bien vue ; le titre sent le bon vieux clin d’œil.
:-¬?
Les images sont très évocatrices, avec un jeu sur le sens qui va bien avec ma conception de la poésie. C'est efficace, bien composé et j'en redemande.
:miaw:
A bientôt,
Donald