Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Lester le 28 Août 2010 à 13:14:13
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Ah assez, il y avait dans l’arrière-cours Margot qui pleurait, pleurait de cendres et de passions et de tripes. Elle était molle, toute molle, avec de grand yeux tristes et des désespoirs chevillés au corps, la passion qui se morfond dans des recoins d’âme et ses yeux bien grands, ses yeux biens ouverts, ses yeux bien humides. On s’est dit, et les mots ricochaient a sa lippe ; « adieu adieu, ce soleil a le cou enfin coupé, il émet des gaz et des rots sur les torses étincelant des galériens au hunier, tes bras trempés de sueurs ; le ciel est diapré d’étoiles, Margot, et regarde ces comètes à la queue fanée. »
La haut, la bas, dans un monde forgé par l'aurore et la foudre, les lésines me tombaient en plein sur les bras. Des cerfs, des tripes, des brigands, des estomacs, des estomacs de rois qui baillent et des villes crevés, érigées a travers le sol où l’oubli marche, vertèbres martelés, orbites calcinés. La haut derrière, des clairières de vide pour les insomniaques, des regrets dans les soubassements, des pleurs qu’on a laissé choir sur la commode, et sur les collines, des lits qui craquent. Sous les joies mortes et les cris et les vivats, Margot s’en va un matin a m’attendre. On ne la voit plus, on lui dit : « où étais-tu ? tu es partie ? » la pauvre, la pauvre Margot pleine de peines et de larmes, et ces plaines faite de chair jusqu’au recoins de son corps. Ce grand continent. Cet onanisme du silex, et l’eau devient sel dans la déliquescence de ses mots. Pardonne moi, pardonne moi, Margot, tu sais bien que je n’ai jamais voulu faire de mal. Mais peut importe, si tu es là haut sur la montagne avec des chaleurs de midi sur tes épaules, et la moiteur du ciel sur des horizons qui s’éclipsent, tu peux m’oublier, il y en a d’autre avec toi, tu peux m’oublier et je t’ai laissé partir et ne t’oublierai pas.
On pourrait verser les larmes et le sel dans le pathos troglodyte, ériger des toiles et des vêpres, le lin et le crêpe des enterrements, de grands convois funéraires, mais les mots sont fades et me coulent entre les doigts.
Tu es née sous la cendre, entre la rosée des fleurs et leur première corolle. La braise du matin, la couleur roussie des cloches, les coins titubants tu t’accroches à la rive. Je m’agrippe, je vois bien je suis poison je m’agrippe. L’air étincelle autour de toi, et j’irais tremper mes plaies dans ces volcans éteints, j’irais mouiller mes larmes au fond du chancre, pourvu que tu me dises que plus rien ne t’atteint. Tu es ce chemin de marbre, Margot, tu mènes aux palais, tu mènes aux cimetières ; et ces larmes, partout, et ces cloisons fermes autour de toi.
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La haut, la bas,
là-haut, là-bas
les lésine
s
Tiens, on dirait du Loredan, pour le glauque et les mots compliqués :D
Mais j'ai pas trop accroché. J'aime pas quand ça raconte pas une histoire. Et là, les figures de style, ça m'a vite lassée (mais c'est peut-être juste parce que c'est pas mon genre, hein). J'ai pas ressenti grand chose, pas compris grand chose... Désolée ! :-[
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l’arrière-cours
cour
pleurait de cendres et de passions et de tripes
Pardon, j'aime toujours pas quand y a trop de "et"...
a sa lippe
à
des villes crevés
crevées
vertèbres martelés
martelées
La haut
là-haut
a m’attendre
à
jusqu’au recoins
aux
Pardonne moi
Je crois qu'il faut un tiret.
peut importe
peu
Dommage, une fois de plus je trouve que le texte s'épuise dans des méandres qui le desservent, au risque de semer le lecteur. Il y a des tournures que j'aime bien mais je ne suis pas de ceux qui sacrifient le fond à la forme... ::)
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Je sais, je sais. Ça c'est du premier jet, en plus l'écrivant j'étais saoul. Je suis en train de bosser un texte où le fond s'accouple avec la forme utilisée, - du moins j'essaye.
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Ca m'a fait la même impression que Mil'.
Au début c'était bien puis ça s'est perdu, on ne comprend plus rien. C'est des mots qui s'enchainent mais sans saisir le sens des phrases.
Et puis la chute est plutôt mal menée, plutôt plate.
Bon si c'est du premier jet, faut améliorer. Au boulot !
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[...], pleurait de cendres et de passions et de tripes
Même chose que Kathya, trop de « et ».
Ui, ui, je dois le dire, étant donné l'inutilité de la chose > <
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Ensuite... moi aussi, je m'y suis un peu perdue :-[
La fin était un peu... rustre. Je me suis dit « Et c'est tout ? », alors que le début était génial !
L'écriture est fluide et j'aime vraiment la manière que tu as de décrire la scène, en plus on s'y emporte facilement !
Mais il faut dire : c'est flou, c'est flou... ^^
Toutefois, lire tes textes est un vrai plaisir, alors je ne dirai pas que je n'ai pas aimé !
... Même dans les conditions où tu étais cette fois-là :mrgreen: