ah ? tiens étrange HELLIAN, même si j'aime la pudeur de l'intériorité, je considère que l'art est sensé le soulever avec le plus de transparence possible... ?
mais pourquoi pas, et je suis pas vraiment contre, non plus...
intrigante réflexion en tout cas...
et je plussoie un peu sur la banalité du titre, mais ça va
Elle porte l’Afrique sur sa tête. L’Afrique entière.Ca annonce la couleur...
Y compris la savane et le KilimandjaroOui l'Afrique porte ces lourds clichés. Ta statuette en est le premier exemple.
Elle porte une bassine d’eau.Ah oui tant que ça ?
Toute l’eau de l’Oubangi et du Congo.
Elle porte un grand sac sur le dos, plein du poids des bananes.Faudrait arrêter un peu de faire rimer Afrique avec banane. Y a quand même d'autres choses a en dire non ? Pourquoi revenir à ces images, qu'est ce que ça cache ?
Elle porte le dernier né sur la poitrine.Il me semble qu'il y a plus de chances de le voir sur le dos pour le coup, nan ?
La bouche pleine de sein
Elle porte le prochain au fond du ventre.Encore un sous entendu tendancieux colportant son cliché bien connu. + érotisation de la fertilité.
Elle porte un boubou de coton.Bah non. « L'égyptienne » ne porte pas un « boubou » et ne joue pas du « tamtam ». « La massaï » non plus d'ailleurs. Et « la lobi » villageoise qui portait les cheveux rasés jusqu'à il n'y a pas si longtemps aime aujourd'hui à exprimer sa féminité à l'aide de rajouts tressés synthétiques. « La malienne » a des chances de porter un foulard et « la mahoraise » jeune, rien du tout, peut-être une perruque.
Pompidou sur une fesse, Bokassa sur l’autreC'est trop léger pour être une dénonciation de la françafrique. Par contre c'est encore une occasion d'érotiser.
Elle porte le souvenir du morceau de chair entre les jambesC'est tout un champ lexical, je ne fais pas erreur. Là encore l'excision n'est pas partout pratiquée, et la où elle l'est elle obéit à des enjeux sociaux, culturels et sanitaires complexes. Sous cette image lapidaire, le résumé qui est dressé implicitement de cette question est aussi mal affûte que le coupe-légume. Ce qui en ressort c'est la sauvagerie et l'arriération d'un continent tenant dans l'image brutale de ce coupe légume mal aiguisé (forcément) sur la chair d'un clitoris.
Et du coupe-légumes mal aiguisé.
Elle marche depuis que ses ancêtres ont traversé l’Océan en marchant.Alors ça faudra m'expliquer :
Au fond d’une cale
Elle marche sur le bord de la route.Forcément, l'africaine n'a pas de voiture, c'est tout juste si elle est capable d'en conduire une !
Elle marche sur la terre rouge d’AfriqueOui elle préfère user ses pieds ou mieux, être en harmonie avec la terre rouge de ses ancêtres ancestraux, quitte à recevoir quelques épines. Où peut-être simplement qu'elle les a enlevées momentanément car elle a mal aux pieds, comme le ferait n'importe qui.
Sandales à la main.
La fatigue glisse sur elle comme une goutte d’eau sur une plume.Ben voyons... C'est la version grand voyageur de « ils ont le rythme dans la peau ? »
Elle traverse l’Afrique. A pieds. Sur la chair des chemins.Ca j'ai pas vraiment compris ce que ça venait faire, tu parles certainement du parcours véritable de la statuette, qui doit-être ton propre parcours...
Du Nord au Sud. Du Sud au Nord.
Un peu dans l’Ouest. Dans l’Ouest du Sud. Et dans l’Est aussi.
Toujours droite. Fesses fermes.Encore ! No coment
Son nom est dit par les scarifications sur le visageBah ça dépend où...
Son prénom aussi
Deux étincelles vivent au fond de ses yeux.Vraiment il a osé ? Tous les hommes ont les dents blanches. Si y a bien truc qui n'est pas différent d'un humain à un autre, c'est l'intérieur de la bouche !
Et toujours le sourire.
Toujours ce sourire africain.
Ce sourire aux dents blanches
fleurs d’orangers.Pas compris mais ça doit se justifier par le simple fait que ça sonne exotique
Cette peau noire. Cette peau d’ambre noire.Ouf, on était à deux doigts de lire « ébène ». Enfin, on l'a tous pensé. Ici l'image n'est pas meilleure.
Cette odeur de sueur et de mangue.Ah oui l'odeur de sueur des noirs, comme si les autres humains n'avaient pas d'odeur de sueur... Certains en font un objet de dégoût, de rejet, certains un objet de fantasme érotique. Tout ça ne sent pas bon du tout et ce n'est pas là une question d'humeur corporelle, crois-moi bien !
Cette peau perlée. Ces grains de soleil qui étincellent.Ah oui il manquait plus que ça pour parfaire le tableau : la noire (on ne dit plus l'africaine à ce stade), la noire est une pute. Sous le soleil de 17h, quand elle marche les pieds nus sur la route en sueur, elle est objet de tous les fantasmes, elle paraît forte et désirable. Mais sache que la nuit tu peux la posséder car comme elle est pauvre, sans voiture, sans pudeur, tu pourras facilement l'acheter. Et puis elle a déjà vu pire !
Cette peau pour 5 Francs CFA la nuit.
pour moi cette statue symbolise la femme africaine, force, fierté, beauté, le vrai pilier de l'Afrique.Là tu corrobores complètement ma lecture. C'est bien ta vision de « la femme africaine » que tu exprimes. Et si ton intention est louable (je ne mets absolument pas en doute ta sincérité), celle de valoriser, de "rendre hommage", mais à qui rend-t-on hommage ? il me semble que le résultat est plutôt catastrophique.
Le femme africaine domine l'homme de toute sa hauteur (système matriarcal). Je n'ai jamais entendu qu'un homme aurait battu sa femme.Non pas du tout.
Par contre les femmes qui battent leur marri , oui.
(elles doivent encore se le raconter le soir à la veillée)Ah oui, elles vont raconter jusqu'à la nuit des temps, « à la veillée », le jour ou le blanc (? autre ?), le seul qu'elles n'avaient jamais vu avant, celui qui a eu l'immense privilège de les « découvrir », n'a pas réussi à porter une bassine qu'une gamine de 14 ans apprend à faire tous les jours...
Gant d'or,
Je ne saurais partager votre point de vue. La poésie n'est pas, n'est surtout pas un récit de vie C'est là un grave malentendu. Pour cela il y a le roman ou mieux l'autobiographie. La poésie,je crois est soit un ailleurs de la vie, soit une quintessence .
Salut ! (Ben dis donc, désolé d'avance c'est pas une bonne série pour moi aujourd'hui)
Gant d'or,
Je ne saurais partager votre point de vue. La poésie n'est pas, n'est surtout pas un récit de vie C'est là un grave malentendu. Pour cela il y a le roman ou mieux l'autobiographie. La poésie,je crois est soit un ailleurs de la vie, soit une quintessence . Et je persiste, non par esprit de contradiction, mais par conviction profonde au maintien de ce parallèle entre magie et poésie. Un poème est un véritable tour de prestidigitation ! Rien n'est plus artificiel, fabriqué, dosé mesuré, contrôlé qu'un poème. Quant à l'effet produit par la poésie, cela tient d'une alchimie miraculeuse. Parfois, ça marche, parfois pas du tout et il est bien difficile de savoir pourquoi.
Je pense que vous n'avez pas très bien comprisOh je crois que j'ai trop bien compris au contraire, mais que tu ne veux peut-être pas le comprendre. J'ai décortiqué et analysé ton poème attentivement et vers après vers. Il faudra plus que ce timide revers pour démontrer ce que je n'ai pas compris.
Je ne parle pas d'autres choses que de quelques souvenirs à moi.Mais si justement. Tu parles bien d'autre chose. Tu mets en scène un stéréotype, c'est toi qui a fait ce choix de dire "l'Afrique entière" et pas "le village bidule" (et ça vaut pour tout le reste dans ton poème). Je crois que là tu prends la fuite en essayant de faire croire que tu n'as pas dit ce que tu as pourtant écrit noir sur blanc. C'est tout l'enjeu de mon analyse. Le filtre par lequel est passée ta mémoire mérite d'être interrogé. Tu aurais pu dire des tas de choses, inventer des tas d'images, parler de choses précises propres à l'endroit que tu as fréquenté, mais tu as retenu et dit ce qui sonne "Afrique" dans l'imaginaire collectif, et surtout tu as convoqué tous les pires clichés racistes en les édulcorant avec un vernis esthétique érotique/"bienveillant". A l'arrivée c'est presque pire comme supercherie ! Tu n'es coupable de rien bien entendu, mais je vois mal comment faire croire maintenant que tout ça ne sont que quelques souvenirs à toi.
Je ne connais de l'Afrique qu'un morceau de brousseC'est bien le problème alors. Comme quoi plus on en sait sur l’œuvre et son auteur, mieux on comprend (et je ne demande qu'à comprendre). Tu ne connais pas l'Afrique mais tu prétends dresser un portrait de l'Afrique(aine) entière et totale à partir d'un coin de brousse. Et par ce procédé au lieu de grandir ton sujet ou plutôt objet et lui donner, nan, lui rendre toute sa richesse, tu le réduis misérablement. C'est au mieux une inconscience.
un endroit sans eau (on filtrait l'eau de la rivière dans des bougies de porcelaine)Comme beaucoup d'endroit du monde... Mais ce n'est pas l'Afrique.
sans électricité (un petit groupe électrogène quand on avait de l'essence) sans route, sans voitures,
sans médicaments (j'é
Quand vous aurez passé un an dans un endroit pareil à faire une croix sur le mur pour compter les jours qui vous séparent du retour....Et tu penses que les gens que tu as côtoyé font des croix sur le mur ? Non mais ce qu'il ne faut pas lire ! Au lieu de faire des croix sur le mur tu aurais pu observer ce qui t'entoure, essayer d'en comprendre quelque chose plutôt que dresser des jugements définitifs et revenir avec ce genre d’ersatz de souvenir. Ça aurait sans doute donner plus d'intérêt, de finesse et de réalité à ta poésie. Je constate que la posture fait "œuvre" d'elle même. Là encore je parle de la posture pas de ta personne à proprement parler.
Et si je parle de l'odeur des femmes, croyez-moi, je la connais , c'était l'odeur de mes nuits.Tu ne parles pas de l'odeur des femmes, tu parles de l'odeur des noires, "du noir". Il y a un tel décalage entre ce que tu crois avoir écrit et ce que tu as effectivement écrit. c'est inouï ! j'en reviens toujours pas !
Da'ailleur, votre pseudo sur ce site, n'est -il pas en lui même un clihé?Je réponds vite fais à cet ad personam qui n'a strictement aucun rapport avec la discussion.
On vient donc de m’apprendre:Non visiblement tu n'as rien retenu donc rien appris. Ironisera bien qu'ironisera le dernier.
Il est donc interdit de parler de la misère. Nul par aujourd’hui sur le continent africain des femmes [..et blablabla]Où as-tu lu ça ? Soit tu es de mauvaise foi, usant volontairement de l'homme de paille pour t'indigner contre ceux qui s'indignent légitimement en travestissant leur propos (le sursaut réactionnaire comme on le connait si bien), soit tu n'as vraiment rien compris car tu auras très mal lu. Dans les deux cas c'est décevant au regard de la matière investie dans la discussion.
Puis-je émettre des doutes ?C'est pas la questions tes doutes sur un truc que personne n'a dit. Ici le problème est celui de l'essentialisation de l'Autre, de la réduction de la personne humaine à un objet de fantasme, à une "statuette" érotique et exotique (pour reprendre une idée inspirée par Keanu sur le sujet), instrument du fantasme ethnocentrique, support d'un discours totalisant, actualisant tous les clichés racistes. (Je vais pas redire ce que j'ai déjà dit clairement et posément quand même !)
Oui, les yeux bridés asiatiques. Oui, la blondeur suédoise. Oui, le sourire d'une personne de peau noire est plus resplendissant, car contrasté.Déjà, non. Ensuite si c'est ton sentiment personnel, car tu es amoureux tu as l'intelligence de le dire clairement, tu parles de la beauté d'une personne précise, car j'espère bien que tu l'aimes d'abord pour elle même et pas parce que tu la fétichises (tu sors avec une femme avant de sortir avec une noire ou une asiatique je rappelle au cas où), tu parles de ton amour et tu fais pas une généralisation. Et t'érotise pas tout un pan de l'humanité que tu fantasmes à travers une statuette et que tu réduis à des attributs érotiques et des clichés éculés (je répète car ça ne rentre pas : "seins, fesses, noire, banane, à pieds, noire, vulve excisée, scarifiée, esclave, noire, peau, Kilimandjaro, mais souriante, dents blanches, noire").
c'est heureux. Et c'est heureux qu'on puisse le dire et l'écrire.Non c'est malheureux qu'on puisse écrire ça sans se rendre compte qu'on fait de l'altérité un miroir et de l'autre un objet.
censeursIl n'y a pas de censeur ici. Je n'ai jamais ni demandé ni défendu la censure. Je défends la critique sur la place publique, je l'ai déjà répété. Le seul censeur ici, c'est l'auteur, qui a peut-être fini par comprendre en quoi son texte pouvait être problématique. Si c'est le cas je ne peux que m'en réjouir. Par ailleurs mon premier commentaire comporte presque le texte intégral en morceaux, si je voulais censurer j'aurais pris soin de tout effacer. Mais je préfère expliquer, critiquer et rendre visible qu'empêcher et effacer. Tu ne me feras pas porter ce masque.
, c'est de cela qu'il s'agit. Réussir à faire supprimer un poèmeDonc non ce n'est pas de cela qu'il s'agit, mais alors pas du tout. Vraiment je me contrefiche de la suppression à titre personnel. Elle rend même moins visible ce type de production, ce qui est appréciable je ne dirais pas le contraire mais en même temps trompeur. La suppression par l'auteur n'est qu'une conséquence de la discussion.
Je te demandais d'écrire, de nous proposer des textes où tes aspirations, tes idées, tes analysesMais c'est bien ce que je fais en commentaire mon cher ami, ce que je t'ai déjà répondu :D
je te demandais de prendre des risquesNon mais c'est votre problème à vous auteurs prolifiques si vous prenez des risques que vous ne considérez pas et que vous portez le flanc à la critique. Je ne vois vraiment pas ce que ma propre production vient faire là dedans. Si tu as envie d'aller défoncer mes textes qui sont peu nombreux mais bien présents, je t'en prie.
Tu as réussi à faire supprimer une poésie. Félicitations.Je te remercie
Ensuite j'aurais adoré lire un texte de toi sur les clichés véhiculés par les sociétés occidentalesJe ne vois pas l'intérêt de refaire ce qui a été décrypté par tant de personnes. J'vais pas faire des textes de prévention sur tous les sujets potentiellement à risque. Il se trouve qu'ici des gens postent des textes et qu'on peut librement les commenter. Mais peut-être est-ce une activité en voie d'extinction...
J'aime beaucoup tes idéesJe te remercie encore (tu m'en voudras pas je tronque la citation :noange:)
si on me traitait de racisteJe tiens tout de même à préciser, ce n'est pas un détail, que je n'ai jamais insinué que Gant Dor était raciste (j'ai même pris des précautions pour défendre ses intentions). D'ailleurs pour ceux qui s'intéressent à la question, il est très imprudent de décréter que quelqu'un EST raciste, sous entendu, par essence. Ce qui est raciste ce sont les actes, les comportements, les discours et les pensées. c'est bien de cela dont il est question ici, du texte de Gant Dor, de son acte d'écriture, pas de sa personne. Je crois qu'on combat le racisme sur le terrain des imaginaires, pas en éliminant les personnes (sauf situations d'extrême nécessité... ).
puisque être raciste, historiquement, c’est être Hitler en puissance, sinon en acte.Oulala, en plus du point Godwin, on a une belle minimisation du racisme ordinaire par effet de contraste. C'est bien ça camarade. Mais tu sais, le plus important dans cette histoire ce n'est pas de clamer que se sentir insulté de raciste, c'est vraiment la pire insulte parce que le racisme c'est trop trop mal, le plus important c'est de balayer devant sa porte avant, de voir effectivement ce qu'on défend en prenant position dans le débat public. Il ne suffit pas d’abhorrer publiquement le racisme pour en être défait. C'est un travail de tous les jours sur le lots des représentations communément partagées sur les Autres. Toi tu as choisi ta voie
mais le pire qu’elle puisse prendre, c’est celui de l’intelligence.Je ne t'en demandais pas tant vieux briscard.
Je vous en prie,
Ce débat est demeuré de belle tenue et les idées qui s'y trouvent exprimer ont été formulées dans le respect de chacun, quand bien même certaines analyses auraient-elles été acerbes. Je n'ai vu dans les propos de « loup taciturne » aucune attaque à la personne. Je n'y ai vu aucune volonté de censure, mais uniquement un exercice élaboré de la critique. J'irai jusqu'à dire qu'un tel échange est à l'honneur du forum et qu'il me soit permis de remercier la modération de s'être abstenu de toute intervention.
Aussi, s'il vous plaît, ne ternissez pas pas cette conversation par des allégations sans fondement. C'est en effet lorsque l'on passe de l'analyse au jugement que s'ouvre la porte de tous les dangers, celui de l'insulte et celui de la censure notamment.
Sans doute est-il regrettable que Gan dort ait estimé devoir retirer son poème dont j'ai personnellement apprécié la qualité, mais cela relève de sa seule initiative pour des raisons qui le regardent et je dois dire que, très probablement, dans la situation présente, j'aurais fait de même. C'est un acte responsable que l'on ne peut objectivement pas imputer à loup taciturne.
Encore une fois, oserais-je le dire,, il existe sur ce forum de belle plume et de beaux esprits et c'est pour ça que la controverse peut y fleurir avec prospérité. Félicitons nous en !
PS : merci de bien vouloir pardonner les erreurs orthographiques dont ce texte peut être pollué. En effet, il s'agit du produit d'une reconnaissance vocale que ma très mauvaise vue ne me permet pas de corriger.
Oui, j'aimerais qu'il y ait plus de lecteurs ayant l'acuité de Loup, et qu'ils prennent autant d'énergie et de temps que lui a commenté. Bien sûr, ils n'ont pas à tous être des adeptes de la socio-critique, mais je ne peux que m'amuser de voir les réactions épidermiques que ce type de critique soulève chez beaucoup d'entre vous, signe qu'on en a peut-être besoin d'encore plus. ;)
Mais je m'étonne beaucoup que tu participes au travail de l'équipe de modération !
Je te répondrai simplement, HELLIAN, que dans cette affaire, tu confonds l'oppresseur avec l'opprimé.
Vos attaques personnelles me désemparent, je dois bien l'avouer.Il ne faut pas, ça fait partie des personnages, on s'y habitue vite et on renvoie la baballe.
le fait de critiquer un poème le "salit" ? Et Angie, tu viens ensuite nier la légitimité de qqn à s'exprimer, sous prétexte qu'il le fait peu souvent ? Je suis stupéfaite et désolée de lire de telles chosesTu m'as enlevé les mots de la bouche
manquer de sensibilité littéraire et avoir l'esprit étroit. Cette rigidité t'empêche de capter l'énergie et la beauté poétiqueVenant de quelqu'un pour qui la poésie se réduit à enfiler des mots baudelairiens comme on enfile des perles tape-à-l’œil sur un fil en nylon, ça ne me bouscule pas trop. On a pas la même notion du beau. le beau comme le laid ne sautent pas aux yeux, c'est le mensonge et l'artifice qui sautent aux yeux. Tu devrais te méfier des apparences ou tu risques en sautant sur le prince de coucher avec la bête. La belle, elle, grâce à l'amour du vrai beau, a su trouver le prince dans la bête.
Ton analyse est totalement hors sujet!On peut pas faire plus collé au texte que mon analyse. j'ai rarement autant cité un poème en le commentant. Chaque vers est plein. Si tu ne vois pas le sujet, pose toi des questions, c'est pas mon souci.
Si tu veux t'exprimer sur les clichés, fais-le ailleurs, écris des essais, mais ne viens pas salir un poème dont la seule intention était la poésie.Tu peux piailler et menacer, ça ne fait que fortifier ma persévérance à mettre en lumière ce qui peut parfois se cacher derrière une "seule intention de poésie", visiblement tout le monde à commencer par toi n'est pas encore prêt à en prendre conscience.
Si tu crois que les bouts de phrases de Loup ne sont pas destructivesElles ne détruisent que les idées obsolètes contenues dans les mots du poème, et j'en suis honoré.
Loup Taciturne a été violent, sarcastique, et pour dire platement désagréable.C'est possible. En tout cas je suis rassuré de voir que ton analyse coïncide avec la mienne et que cela plaise à Manu.
Ça ne veut pas dire qu’il a tort.
il ne s'agit pas d'exprimer un jugement de valeur punitif sur un auteur (une personne) mais de formuler une critique constructive sur un texte (un énoncé)
Après tout, pourquoi Gant Dor se justifierait t-il ?Je te rejoins sur ce point !
D'autre part, à partir du moment où le texte est publié, en vérité, son auteur est mort, et le texte même appartient aux lecteurs.
alors autant qu'il les rachète tous où les brûle ?Si certains avaient cette lucidité...
Eh oui, Opercule,
Si la critique de Loup avait été émise avec ta qualité, nous aurions encore le poème pour s'y référer. Nous pourrions se servir de ton analyse comme garde-fou, pour nous rappeler la difficulté d'écrire, à transmettre des idées.
Merci pour ton post.
C'est quand même fou combien la blessure personnelle du poète prend le pas sur son message (Je ne parle pas de Gant D'or
Ce pourrait être l’occasion d’un défi ! Que chacun des intervenants sur ce fil montre clairement les endroits du texte qu'il juge douteux, où il trouve des préjugés racistes...je t'invite à te rendre en page 1, quelqu'un a déjà eu cette idée il me semble ... :???:
si j'ai envie de me mettre dans la peau d'une femme noire, pauvre, homosexuelle, je l'écrirai. Je l'écrirai sans peser mes mots, sans me préoccuper de votre exigence éthique de pacotilles.
Pour améliorer la condition de la femme noire africaine dont vous semblez savoir exactement ce qu'elle souhaite et ce qu'elle pense ? Alors, dans ce cas-là, dans ce cas-là seulement, je prendrai au sérieux vos doctes édits.Non c'est pour ça que contrairement à toi, notre prudence méthodologique et notre éthique nous mettrait certainement en garde contre l'ambition de prendre la parole à la place de l'autre et en son nom. Tu écriras bien ce que tu voudras, tu t'inventes de fausses persécutions mon ami, personne ici ne veut t'empêcher d'écrire. Par contre relis-toi bien avant de publier, surtout si tu comptes imaginer la parole d'autrui et en raconter la vie à sa place. Le faux pas pourrait te conduire à une indélicate usurpation.
Vous accepterez de vivre chichement pour réduire la pauvreté en Afrique ?Sais-tu seulement comment "nous" vivons ?
Alan,
Toujours sans rapport avec les sujets. (on parle bien de lynchage de texte oui, ne te fais pas plus bête...)
Cependant, force est de constater que la socio-critique (qui n'a plus rien à voir avec l'anthropologie initialement promise) devient un outil de légitimation des violences.
Être vigilant, oui. Et dans le cas précis de ce poème, permettre à l'auteur de retrouver toute sa lucidité sans le faire fuir n'était que l'objet de mes trop nombreux posts.
:D :D
Nous allons demander à Gant Dor s'il compte intervenir sur ce fil ou si nous déplaçons cette discussion parmi les autres débats, puisque le texte en lui-même n'est plus lisible et que la substance du fil est la discussion qui s'en est suivi.
Ecoute, Aube,
Ce serait palmas de laisser comme ça. . ça a de la gueule toute cette empoignade autour d'un texte qui n'existe pas. Puissance s'il en est d'un texte fantôme ...
Je trouve qu’il est regrettable que Gant Dor n’ait pas re-publié son texte.
Ce pourrait être l’occasion d’un défi ! Que chacun des intervenants sur ce fil montre clairement les endroits du texte qu'il juge douteux, où il trouve des préjugés racistes...
Au moment où certains rient et se félicitent d’avoir, au fond, un si bel esprit d’équipe, pendant que Gant Dor, lui, se tait, ne serait-ce pas là une chasse salutaire et fort instructive ?
Hors ce n'est pas ce que je fais, parce que j'estime qu'il y a eu dérive, car, dans le cas présent, cette analyse a conduit au retrait d'un texte. C'est en cela que le titre et l'orientation donnés à ce débat me paraissent tronqués. Cette dérive me fait peur et c'est l'analyse socio-critique de cette dérive qui me semble intéressante à comprendre.Encore une fois, juger d'une "dérive" parce que qqn a retiré son texte, ça me semble biaisé, comme si on sacralisait le texte et que l'auteur lui-même n'avait pas droit à des émotions et des réactions de retrait. Ça m'est arrivé plusieurs fois de retirer des textes sans qu'il s'agisse d'une auto-censure ; on peut souhaiter protéger ses émotions sans que ce soit la faute de celui qui exprime son avis par ailleurs.
(certains post me blessent profondément, mais je n'ai pas voulu l'exprimer, pour ne pas prendre le risque de rajouter de l'huile sur le feu au vu de l'atmosphère générale), comportait des choses intéressantes sur le plan intellectuel, des réflexions sur l'abord de la littérature, et sur un forum d'entraide littéraire, je trouve pertinent de valoriser ces réflexions. Mais si c'est impossible d'en discuter sans animosité je cesserai aussi d'intervenir à ce sujet.tellement bien exprimé
Cyr,
ta citation m'a intéressée et elle recèle forcément un part de vérité. Mais je rejoins la réponse que te fait Aube. La poésie a bon dos, elle ne peut pas être une caution à tout. De même que la littérature en général ou le cinéma ne peuvent pas être des blanchisseurs de réputation, des costards de respectabilité, des refuges pour idéologies qui ne s'assument pas, ou un paradis pour des idées infernales. Il est permis de lyncher une œuvre même en ayant tors, même en étant de mauvaise foi. L’œuvre n'est pas sacrée. Le revers de la libre expression artistique, c'est la libre expression critique.
Les créatifs sont condamnés à subir les foudres des critiques car avant tout les critiques sont condamnés à subir le torrent des créatifs. Il faut de tout pour faire un monde...
Disons que ces actions présentent le camp des défenseurs des droits de l'hommeMais qui t'as parlé des droits de l'homme , :-\ ?
je pensais participer à un débat sur les dérives inquisitrices des moralisateurs bien- pensants (est-ce que la modération peut le rajouter en titre ?) . Et pas du tout sur les valeurs sociales d'un texte ou d'un commentaire.Non, tu voulais participer à ce type de débat parce le sujet de fond tu t'en carres pour vouloir le reléguer au second plan. D'ailleurs c'est systématique du traitement de ce genre de question, on trouve toujours quelque chose pour faire dévier le sujet et ne pas parler de la question qui fâche (c'est à croire que ce qui insurge la « pensée blanche », c'est bien plus l'accusation de racisme que le racisme lui-même).
Et dans ce cas là, pour le poème en question, le sarcasme n'est justifiable que si Loup croit au racisme intrinsèque de Gant d'or. Et alors, c'est une toute autre histoire, Loup, avec sa rectitude, ne manquera pas d'aller porter plainte dans la vraie vie.Non mon sarcasme est justifiable parce que j'en ai décidé. J'ai décidé d'employer ce style pour ce commentaire, c'est mon choix esthétique et s'il ne t'a pas plu tu peux te le mettre ou je pense. Toi tu pigne sur la menace de ta liberté d’auteur alors que personne ne t'as rien dit mais tu viendrais policer les textes des autres selon le style et le ton qui te conviennent ? Vous criez à la censure mais vous êtes les pire apologistes de la censure dès qu'on ose égratigner vos totems. Vous vous regardez ?
La socio-critique est légitime lorsqu'elle correspond au texteMerci, tu n'as pas besoin d'en dire plus
une socio critique justifiée et pondérée aurait permis un dialogue bien plus constructif avec l'auteurJe n'écris pas seulement pour l'auteur du texte
Je participe à un débat sur les dérives inquisitrices, je parle également de libertésMais de quoi tu parles ? En quoi j'ai un quelconque pouvoir inquisiteur qui permettrait d'entraver la liberté d'autrui. Faut arrêter la paranoïa. Mon émotion fait partie de mon propos et si elle participe à lui donner de la force je ne peux que me réjouir. Si elle me disqualifie aux yeux de certains c'est tant pis pour moi et pour « ma cause ». Mais personne ici ne s'est pointé chez Gant Dor pour l'obliger à retirer son texte, c'est ça qu'il faut te rentrer dans le crâne. La vérité c'est celle là, elle est simple. Les raisons qui l'ont poussé à le faire lui appartiennent. Moi j'ai dit ce que j'avais à dire sur ce texte, pas sur son auteur dont j'ai très peu d'info, et contrairement à ce que Versus tente d'insinuer pour faire croire que j'attaque personnellement l'auteur. Je revendique le droit d'user du ton qui me convient dans mon écriture, c'est quand même insensé ça. Des « auteurs » qui se permettent tout, qui revendiquent et s'attribuent toutes les libertés dans leur propre écriture mais qui viennent prôner le policement du texte des autres pour la seule raison qu'il est produit en réaction d'un autre texte dans la section commentaires.
Cependant, force est de constater que la socio-critique (qui n'a plus rien à voir avec l'anthropologie initialement promise) devient un outil de légitimation des violences.Personne n'a promis d'anthropologie ici. Arrêtez de tout mélanger et de coller des étiquettes. Quand on analyse un texte, on le fait en piochant dans sa boite à outils personnelle qui est faite de sentiments personnels, d'outils critiques, de notions esthétiques, d'outils de critique littéraire notamment du style etc. C'est quand même pas à la quantité de « littéraires » présent sur ce forum qu'on va rappeler ça. La critique littéraire, cinématographique, artistique en général est un exercice en soi. Les posteurs n'ont pas droit à plus de liberté d'expression que les commentateurs. Ce sont deux formes de l'expression et de l'interaction dans cet espace.
n’a eu de résultat que d’attiser et de construire un parti adverse seulement par réaction. D’ailleurs les membres de ce camp adverses sont flottantsTu as peut-être raison Opercule (encore que les trois opposants à mon propos sont des membres qui ne cessent de venir s'opposer constamment sur un tas de sujets,Versus, Angie, Manu, ils ne sont pas flottants du tout, c'est le moins qu'on puisse dire. Il y a Cyr aussi dont j'ai compris qu'elle n'était pas convaincue et qu'elle privilégiait l’aspect esthétique mais c'est pas grave, on peut être en désaccord, critiquer ma forme ou ne pas accepter le fond sans pour autant m'accuser de vouloir faire supprimer les textes ou lyncher les personnes, alors que je m'en suis pourtant défendu noir sur blanc avant même qu'on me le reproche, ce qui a le don de m'agacer légèrement ! À croire que certains lisent trèèèès vite !), Tu as sans doute raison donc, mais ça c'est une question de stratégie et d'éthique personnelle.
Gant D’or, et les autres : ce n’est pas votre faute. Vous n’êtes pas coupable (en tout cas pas responsable). Mais on vous montre, on vous prouve, qu’il faut s’en débarrasser pour le bien de tous.Si tu l'acceptes, je compléterais en disant qu'on n'est pas responsable de nos préjugés mais par contre on est responsable de faire ce qu'on peut pour s'en défaire quand ils apparaissent et de faire ce qu'on peut pour briser leur reproduction dans les imaginaires. Si c'est le sens du geste de Gant Dor, je lui tire mon chapeau. Les autres n'auront qu'à apprendre de lui au lieu de crier au scandale.
car, dans le cas présent, cette analyse a conduit au retrait d'un texte. C'est en cela que le titre et l'orientation donnés à ce débat me paraissent tronqués.Mais ce n'est pas parce que le texte a été retiré qu'il y a une dérive, c'est toi qui dérive Manu, c'est insensé ça. Moi si demain je publie un texte et que quelqu'un vient démontrer que je véhicule des clichés raciste à travers lui, je retirerai mon texte immédiatement car ça ne colle pas avec mon intention et mes valeurs. Gant Dor fait ici preuve, sinon de son adhésion à mon analyse, au moins d'une prudence à l'égard du risque que son texte aille à l'encontre de ses propres valeurs (qui ne sont pas racistes, de toute évidence c'en est une preuve !). C'est plutôt ça le sujet. Tu brasses du vent avec tes accusations de dérive à propos de paroles et de personnes qui n'ont aucun pouvoir coercitif.
Cette dérive me fait peur et c'est l'analyse socio-critique de cette dérive qui me semble intéressante à comprendre.Fais toi plaisir...
teintés d'un peu du rouge de la passionc'est tellement ça
Ce qui voudrait dire, ici : la socio-critique appliquée à la littérature, comme toutes les sciences humaines, relèvent de la sententia et non du sensus...On ne parle pas des intentions de l'auteur ici, il faut te le dire comment, combien de fois et en quelle langue ? en latin peut-être ? La question n'est pas de savoir si l'auteur est raciste, ce qui n'a aucun sens d'un point de vue de la socio-critique justement.
celui de la critique de la socio-critique telle que pratiquée par Loup-Taciturne.Si seulement tu te donnais les moyens de tes ambitions. A part le ton de ma critique, tu n'as rien su dire du fond de ma "socio-critique" si critiquable.
Le racisme étant une notion dont seule la Justice puisse trancher la véracité ou nonNon non pas du tout. La justice ne s'occupe pas du vrai, ça se saurait depuis longtemps...
je ne t’ai jamais vu te remettre en question sur aucun sujet te concernantMais le sujet ne me concerne pas ! Il concerne la question du racisme dans un texte.
Il n’y a aucun cliché raciste dans ce poème que j’ai trouvé vraiment très beauon se venge sur la personne pour garder la face. Tous mes propos sont longuement justifiés contrairement aux tiens, mais tu dois avoir ta propre définition de l'arbitraire... :D
(c'est à croire que ce qui insurge la « pensée blanche », c'est bien plus l'accusation de racisme que le racisme lui-même)C'est vraiment 100% ça et ça me désole.
je comprendrais pas ceux qui disent que faut pas parler de moi, sous prétexte que c'est raciste... le silence, je connaisPurée mais on en est encore là ?!!
tu t'obstines à croire que tout ceci est soutenu par la femme africaine, elle te répondrait qu'elle veut la paix dans le monde... et vos petites guerres entre blancs à propos de comment penser les différences autrement, elle voit que c'est votre petit colonialisme de la pensée, comme toujoursHahaha trop drôle Dot qui se fait le pourfendeur du colonialisme contre ceux qui l'ont pourfendu avant lui et qui prend un malin plaisir à renverser les choses.
En fait, je comprends que ce soit un cliché, un stéréotype ou une généralité mais ce que je comprends moins, c'est le mot "raciste"Le cliché en lui-même mène facilement à l'essentialisation et l'essentialisation est le mécanisme sous-jacent du racisme. C'est cette portée généralisatrice et essentialiste qui réduit l'Autre (en tant qu'individu assimilé à un groupe humain) à un stéréotype. Stéréotype raciste donc, puisqu' établi sur des critères ethnoculturels et biologiques. Il conduit à fantasmer la différence, ce qui se traduit souvent par un rejet, la peur, le dégoût, ou au contraire une exotisation péjorative ou idéalisée et une érotisation du corps différent. Dans les deux cas l'altérité n'est considérée pour ce qu'elle est réellement. Elle est objectivée pour les besoins, selon les envies et les choix du « regardeur ».
Autre question, si quelqu'un dit que les françaises sortent les décolletés et les mini-jupes en été, est-ce que c'est un cliché raciste et de l'érotisation?
Bonjour, bonjour,
Je viens en paix.
Pourquoi dire qu'une femme africaine a la peau noire ou la caricaturer portant un sac de bananes ou son bébé etc. est un cliché raciste?
En fait, je comprends que ce soit un cliché, un stéréotype ou une généralité mais ce que je comprends moins, c'est le mot "raciste". Pour moi, ce qui serait "raciste" serait de la comparer à une guenon. (Je repense à ce qui était arrivé à Christiane Taubira quand elle était ministre).
Hahaha trop drôle Dot qui se fait le pourfendeur du colonialisme contre ceux qui l'ont pourfendu avant lui et qui prend un malin plaisir à renverser les choses.ahouais vous pigez vraiment rien
Si vous préfériez que ce débat reste en section poésie et finisse verrouillé pour hors-sujet, en effet, je n'aurais pas dû intervenir, toutes mes excuses. La "possession" d'un fil par un utilisateur qui l'a initié comme d'un espace privé est une idée ontologiquement amusante qui m'est étrangère, je crois y voir les racines de tes griefs, mais sois assuré de ma bonne foi quand je t'assure que cette idée m'est très exotique. Pour moi, plus pragmatiquement, j'ai surtout constaté l'absence et le désintérêt de Gant Dor pour les pages de débat ayant pour point de départ son texte, qui étaient peut-être beaucoup plus un obstacle pour la reprise de son texte que le déplacement du hors-sujet, comme la modération le fait souvent depuis des années pour "dépolluer" les fils des auteurs (si tu veux parler comme ça). Mais, en l'absence de son sentiment à lui, nous en sommes réduits à spéculer.
Quant au titre, j'ai tâché de faire en sorte qu'il soit descriptif pour être le plus ouvert possible. Toi et Manu êtes très virulents et indignés face à ce choix que vous jugez orienté, mais je me trouve démuni. Vous êtes libres de proposer d'autres titres à ce sujet, je n'avais pas l'intention de déchaîner de telles passions mais plutôt de permettre la continuité de la discussion.
Mais j'ai enlevé ce poème parce que je n'ai pas supporté que certain vienne presser ses vers de peau dessus.ah bah voilà, j'avais même pas cette pièce mais ça confirme tout ce que je pensais à propos de la profanation des lieux... et même si toutes les accusations iraient facilement sur la rigidité sérieuse de la socio-critique de Loup-Taciturne, je crois c'est pas du tout ça le truc
« Modifié: 21 avril 2020 à 09:16:09 par Gant Dor »
Si Gant Dor est offusqué, encore une fois, il viendra l'exprimer lui-même.dans un cadre de liberté d'expression un peu plus que simplement revendiquée, peut-être ; mais ici, m'en doute un peu... y'a qu'à voir mes petites offuscations personnelles et comment on me tombe dessus à chaque fois, et je sais que je suis pas le seul
Toutes mes excuses d'avoir ri de la réécriture du texte de Gand. ça n'était pas pour encore enfoncer le clou au sujet des clichés employés inconsciemment et maladroitement par l'auteur du texte d'origine.
Loup me démontrait juste ce qu'il m'avait expliqué précédemment, que le cliché ne fonctionne pas pareil avec les européens. ça n'était pas pour déprécier le texte de Gant Dor., ça n'avait rien à voir.
"Il n'y a pas une pensée dominante qui associe les « blancs » de manière systématique à des images stéréotypées, et plus important, les blancs ne subissent pas de désavantage dans le jeu social (de notre époque, ça pourrait changer) à cause de stéréotypes dont ils subiraient les conséquences. Parce que les stéréotype jouent sur les comportements."
Ce qui m'a fait rire c'est la légèreté, l'histoire de la bière, des piercing, c'était rigolo, c'était de l'humour volontaire, alors que le texte de Gand, ça n'était pas la même intention. Mais bon, ça n'était pas fin d'utiliser le texte de Gand, et moi j'ai eu une réaction spontanée totalement déplacée vu le contexte.
Je suis d'accord avec Dot et Alan.
Attention à ne pas intégrer un système de pensée rigide qui interdit à l'autre de s'exprimer librement. Défendre une cause de façon aussi violente et péremptoire en privant l'autre d'un droit, c'est pratiquer une forme d'oppression et c'est cela qui est dangereux.
On ne peut pas accepter et cautionner cette violence sous couvert de faire de la sociocritique.
La sociocritique est une chose, la manière de la pratiquer en est une autre.
Cyr a le droit de trouver beau ce qu'elle veut et même de l'écrire. Personne n'a le droit de lui dicter sa conduite.
On a bien compris que certains clichés pouvaient influencer l'imaginaire collectif et mener à de la haine raciale. Mais, il ne faut pas voir le mal partout, imposer des interdictions et jeter l'opprobre car ça s'apparente à de la censure, et c'est ce contre quoi Manu a mis en garde tout au long du débat.
Observer et décrire cette culture d'un point de vue esthétique avec un regard d'artiste et en toute neutralité sans intention de juger ou de se moquer n'est pas une incitation à la haine raciale. Ce qui est raciste et indécent ce sont, par exemple, les connotations animalières ou le blackface. Il ne faut pas tout mélanger!même avec toutes ces ’précautions’, réduire une personne à sa couleur de peau* et tous les stéréotypes associés est fondamentalement problématique.
Je suis entièrement d'accord, mais il ne faut pas que la peur de mal faire empêche d'écrire et de s'exprimer, d'où l'importance de bien connaître son sujet, enfin dans la mesure du possible, plutôt que de faire confiance à son seul imaginaire avant de se lancer dans une œuvre qui a pour thème l'Afrique ou un autre pays.Personnellement je préfère me taire quand j'ai peur de blesser une communauté.
Une africaine qui mange des bananes et du manioc, s'habille avec un boubou, porte de l'eau sur la tête et un bébé sur le dos... Les dégâts du colonialisme ne sont pas dans ces images mais dans la négation de la beauté de ces images dans le fait de considérer la culture des colons comme supérieure et qu'il faille rendre tabou cette différence, de n'accepter et de ne parler des gens que lorsqu'ils ont été soigneusement assimilés.
on y peut ptetr rien si le colonialisme fait que au moins la moitié des populations noires actuelles sont chrétiennes
mais c'qu'on peut faire, c'est arrêter de dire que vivre dans une case c'est le cliché raciste parce que notre vision de blanc trouve ça dégrandant... le colonialisme actuel, c'est de croire que toutes les ethnies partagent notre vision de l'universalisme... moi ça me fait rêver de vivre dans une case à traire des chèvres et marcher sous un turban avec un bâton, mais vous vous êtes plutôt du genre à aimer péter dans vos tuyaux d'échappements et penser que tout le monde pense pareil...?
si un chinois ne mange pas de chien, n'est pas jaune, n'a pas les yeux bridés et ne sait pas qui est confucius, moi je dis il est plus trop chinois...
Cyr a le droit de trouver ça beau sans y voir tout un implicite de haine raciale et elle a également le droit de le dire.Oui elle en a le droit.
Observer et décrire cette culture d'un point de vue esthétique avec un regard d'artiste et en toute neutralité sans intention de juger ou de se moquer n'est pas une incitation à la haine raciale. Ce qui est raciste et indécent ce sont, par exemple, les connotations animalières ou le blackface. Il ne faut pas tout mélanger!Il n'y a pas de regard d'artiste qui soit neutre. Et ce n'est pas parce qu'on ne se moque pas ou qu l'on n'incite pas directement à la haine qu'on ne produit pas quelque chose de tout aussi nuisible. On ne sait jamais ce que les autres peuvent comprendre d'un stéréotype. Par ailleurs, qui serait ravi d'apprendre des Autres, qu'il ne correspond pas à l'image conforme de sa propre identité ? Si le chinois de l'exemple précédent ne parle pas chinois mais une langue des nombreuses minorités chinoises, s'il est musulman ouïgour (et non de religion « traditionnelle »), réprimé par le régime, est-ce à dire qu'il n'a pas droit à la revendication, à la reconnaissance de son appartenance à l'identité chinoise ?
ça n'est pas parce que des personnes n'ont pas cette intelligence et ce respect ou sont maladroites en raison de représentations communes erronées qu'il faut bannir les représentations africaines dans l'art.Personne n'a envisagé de « bannir les représentations » africaines, bien au contraire. Là encore c'est n'avoir pas compris le débat. Il s'agit de discuter de ce que nous faisons (c'est à dire fabriquons) de/avec l'image de l'Autre.
Cette représentation réductrice, en +, s'inscrit dans un continuum avec les représentations colonialistes.
il ne faut pas que la peur de mal faire empêche d'écrire et de s'exprimerPourquoi ? Pour moi c'est une évidence que si. La peur de mal faire, ou plutôt, de faire mal, doit empêcher de s'exprimer au sujet de l'Autre. Mais là on en revient à des positionnements éthiques/moraux.
Je vais donner un autre exemple d'oeuvre artistique. Il s'agit là d'une entreprise camerounaise de conception de jeux vidéo qui a imaginé un nouveau genre : l'african fantasyJe n'ai pas eu le temps de regarder mais ma première intuition est déjà de remarquer qu'il s'agit d'une entreprise camerounaise. Ensuite, comme tout le monde ils font bien ce qu'ils veulent. En France nous en avons certains,
ton envie de transmettre par l'exotisme, une distinction d'origine, est je crois, Cyr, à marquer d'une pierre angulaire à l'édifice humain de contemplation de ses diffractions d'être bienheureuses...Si l'on veut comprendre, se satisfaire de la contemplation de l’exotisme des Autres ne suffit pas. Si l'on veut comprendre je dis. Et à côté de ça, personne, (vous les premier j'imagine), n'aime être réduit à son exotisme, encore moins assimilé et réduit à l’exotisme d'une masse imaginée et fantasmée.
personnellement je sais pas si je serai clair, mais j'aimerais que le mot raciste ne sonne pas commeJe ne crois pas qu'on ait à être fier (ou honteux) d'une couleur de peau, d'une origine et il me semble que la mécanique raciste se nourrit de ce sentiment mais ça c'est encore autre chose.
'nous avons des problèmes de dévalorisation de nos communautés'
mais plutôt comme
'nous sommes fiers blancs, fiers noirs, fiers colorés, fiers humains ainsi diffractés'
dire que "un chinois mange du chien à 80% de chances" n'est pas insultantC'est de continuer avec ces histoires sans intérêt, sans réalité, de chinois/mangeur de chien qui est insultant. Ce n'est pas la question de manger du chien, bien sûr que manger du chien n'a rien d'insultant. Mais d'où on parle de chinois qui mangent du chien ? d'où sort ce pourcentage ? C'est cette idée qu'on répand sans l'avoir vérifiée, sans lui donner de substance, alors que pourtant elle n'est venue dans la tête que par préjugé, par ouï-dire, par cliché choquant, qui est insultante.
moi je reste profondément amer (huhu) envers le pays du café l'éthiopie, je ferais bien du vaudou comme du gospel pour l'ésotérisme plus ou moins certains, j'irais bien sûr voir le plus grand lac du monde, mais pas à l'époque des récits colonialistes à son propos... pis en vrai, les canibales c'est vrai que c'est pas un truc que d'afrique, donc c'est surement un peu humain, mais moi j'aime bien, déjà en bouche, c'est assez goûtu...Ici il y a un bon exemple de ce que le mouvement de fascination produit. Le vaudou et le gospel ne sont envisagés que comme des fantasmes ésotériques pour la quête personnelle d'Ego. Si cela conduit à la rencontre, à la connaissance, à la compréhension, c'est une belle alchimie qui se produit. Mais combien d’occidentaux désœuvrés perdus dans dans les bourgades amazoniennes, errant de centre chamanique en centre chamanique à la recherche de l'authentique révélation ? Qu'on-t-il approché de la réalité indigène ? Qu'on-t-ils trouvé à part eux-même, quand-il ne se sont pas tout simplement perdus à l'intérieur d'eux-mêmes ? Quel rôle ont ces Autres dans tout ça ?
« L'enfant est un être multiple, riche en possibilités, mais à mesure qu'il croit, il s'appauvrit, se dépouille de tous les "moi" qu'il aurait pu être pour se momifier dans une attitude sclérosée. Cependant, toutes les personnalités rejetées persistent dans l'inconscient, et souvent, nous aimerions les assumer pour représenter une autre personne. L'homme est un acteur condamné à un rôle unique, et qui cherche à travers les fuites, les voyages et les guerres à échapper à la tyrannie de la tunique de Nessus que la société a collée sur sa peau », Roger Bastide, Images du Nordeste mystique en noir et blanc, Paris, pazndora, 1978. p. 78. » Cité par Laplantine.
« De même que la psychanalyse, en nous faisant pénétrer dans l'univers redoutable de notre archaïsme individuel, a ouvert une brèche inouïe dans le champ du savoir doctrinal de l'Occident, l'expérience du terrain prolonge l'expérience du divan, le discours de l'autre (le "fou", le "primitif"...), tout en nous décentrant de nous-mêmes, ne cesse en effet de nous renvoyer à nous-mêmes. L’ethnopsychiatrie qui est d'abord l'expérience d'un double voyage, à l' "intérieur" (psychanalyse) et à l'extérieur (ethnologie), se trouve alors confrontée à quatre termes : la folie et la non-folie, l'archaïsme et la modernité, qui sont des figures universelles et virtuellement actualisable de chacun d'entre nous. »
Et il note en bas de page : « Ce qu'il convient de souligner ici vigoureusement est que c'est la réalité de ce mouvement de va-et-vient incessant entre ce que nous appelons le fou et le non-fou, d'une part, le primitif et l'homme de la modernité, de l'autre, qui est absolument fondateur des conditions même de possibilité des démarches respectives de la psychanalyse et de l'ethnologie. »
« Ce que nous voudrions maintenant montrer est qu'analyser, même le plus rigoureusement possible, le même phénomène, mais muni d'une démarche exclusive (la démarche psychiatrique ou la démarche ethnologique) fonctionnant dans l'autarcie et l’étanchéité, c'est non seulement réduire, mais détruire l'objet que l'on se proposait d'étudier, alors qu'il s'agit de le construire, en repérant des lieux d'articulation entre ses aspects psychopathologiques et ses aspects socioculturels. »
« Le psychisme n'est pas un produit sécrété par la culture locale dans laquelle on a été élevé (…), l'individu n'est pas un pantin, une mécanique (…), il peut faire preuve de désobéissance, d'insolence, de rire, de distance critique par rapport aux modèles que sa propre culture tend à lui imposer. »
« Ce qui varie lorsque l'on passe d'une société à une autre, ce ne sont nullement les matériaux culturels utilisés – ces derniers sont rigoureusement les mêmes en Patagonie et au Japon, à Madagascar et au Canada – mais la manière dont ils s'organisent. Et de la même façon, la très grande diversité des formations psychologiques – d'un individu à l'autre, mais aussi de nous-mêmes à nous-mêmes dans le temps – ne doit pas nous dissimuler l'unité fondamentale du psychisme humain. (…) Il convient de montrer enfin l'existence d'une véritable homologie structurelle du psychisme et de la culture, dont l'un ne saurait être considéré comme un dérivé de l'autre, car ils sont tous les deux, selon l'expression de Georges Devereux, des "coémergents". Il est impossible de concevoir une culture qui ne serait pas vécue par un psychisme (la première n'existe nulle part ailleurs que dans le second). Et réciproquement il est impossible de penser la formation même de la personnalité, c'est-à-dire les processus d’acquisition cognitifs et affectifs, indépendamment de la culture. Autrement dit les processus psychiques ne sont rien d'autre que la face "interne" de processus culturels, qui peuvent être de ce point de vue qualifiés d' "externes". Le psychologique, c'est le "dedans" de la culture, alors que la culture est le "dehors" du psychisme. Mais le "dehors" nous renvoie toujours au "dedans" et réciproquement, le psychologue et l'ethnologue ne travaillant pas sur des objets distincts, mais à partir de points de vue différents sur un objet rigoureusement identique. »