Le Monde de L'Écriture
Encore plus loin dans l'écriture ! => L'Aire de jeux => Discussion démarrée par: Obofix le 10 Avril 2020 à 07:37:55
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Après le quatrain en alexandrins, Angeblue m’a invité à lancer un exo sur le quatrain en assonances et contre-assonances.
Késaco ?
J’connais un gus, il joue du bugle,
toujours tiré à quatre épingles
et certains soirs, carrément cinq
à la façon d’un Archi-Duc.
Dans ce quatrain, les vers ne riment pas.
Mais presque.
bugle/Duc et épingles/cinq ont la même voyelle en finale.
Ce sont des assonances. On y recourt souvent dans les chansons.
En revanche
bugle/épingles et cinq/Duc n’ont pas la même voyelle, mais la même consonne en finale.
Ce sont des contre-assonances.
Le quatrain suivant est composé suivant le même principe. Les rimes y sont remplacées par le jeu des assonances et des contre-assonances.
Sa silhouette est diabolique
et le promeneur la reluque
lorsqu’ell’ descend de la colline
zinzolinée sous la callune.
Le but de l’exercice est de composer de tels quatrains. Vous avez le choix du thème et de la longueur des vers
À vous lire
Bonne inspiration. :)
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Que vois-je au fond des bois, en plein confinement ?
Trente bêtes poilues, sans doute des belettes,
Se tenant par la main pour danser la gavotte.
Garde champêtre, holà ! Arrêtez ces gamins !
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Merci Vétille
Le ton est drôle et le sujet d'actualité
Confinement/gamins , belettes/gavottes, sont des contre-assonances
il n'y a pas d'assonances, mais plutôt que modifier ce fort joli quatrain pour en y insérer, je t'invite plutôt à en composer un second
:)
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Et peut-être que pour commencer, je devrais mettre confinement au pluriel pour aller avec celui de gamins ?
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Pourquoi donc ?
Nous sommes en territoire inconnu. ;)
Les contre-assonances sont rarissimes en poésie et lorsqu'elles sont employées, c'est au grand dam des règles de la poésie classique. ;)
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Voici ma version prolongée. Je ne suis pas bien sûre d'être dans les clous.
Que vois-je au fond des bois, en plein confinement ?
Trente bêtes poilues, sans doute des belettes,
se tenant par la main pour danser la gavotte.
Garde champêtre, holà ! Arrêtez ces gamins !
De plus, constatez-le, aucune n'a de masque.
Avez-vous réfléchi à l'incroyable risque
qu'elles nous font subir ? _ Taisez-vous,triste mine !
Vous, vous postillonnez. Je vous colle une prune.
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Bonjour O'Bofix,
Preuve est faite que tu ne perds pas un temps pour rimer !
À priori, ces règles singulières me semblent accessibles, sans certitude pour autant d'en avoir saisi toutes les nuances.
Je trouve qu'Angie a eu une bonne idée en te poussant vers l'Aire de jeux pour nous apprendre de nouvelles façons de versifier. Je me prête volontiers à l'exercice pour proposer mes propres assonances ou contre-assonances, en espérant surtout en avoir bien respecté l'esprit et la forme. ^^
Je vois que le ton est populaire pour ne pas dire grivois, me voici donc à écrire sur les joies du quotidien :
Son télescope acquis chez Optique 2000
Lustre la plage, au mieux, de Fécamp jusqu'à Dieppe.
Le p'tit pervers adore assez les fesses molles
Pour s'y frotter au point d'en faire une syncope !
Je me suis bien amusé à écrire cette petite scène cocasse. :mrgreen:
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Coucou,
C'est encore plus casse-tête que les quatrains classiques :D.
Alan,
ça me semble ok au niveau des consonnes:
mille/molles Dieppe/Syncope
Mais pas pour les assonances:
Molle/syncope ok pour le son "o"
Dieppe/mille Là il n'y a pas d'assonance :/
Enfin, si j'ai bien compris comment ça fonctionne :/.
Sinon, il est bien rigolo et grivois ton poème :D.
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Coucou Angie ! ^^
Ah ! J'espérais faire passer Dieppe en douce, mais à l'évidence je suis pris la main dans le sac.
Je ne suis pas encore suffisamment rompu à cette nouveauté, ce qui explique mes petites maladresses et vices de forme. Je vais voir si quelque chose me vient pour être en règle dans la procédure, et si quelque chose me vient, j'apporterai une nouvelle contribution. ^^
Heureux de t'avoir fait rire.
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Ha Ha Ha, je vois tout! >:D
Moi aussi, je suis entrain d'essayer, mais je galère sur le compte des syllabes. Je veux quand même que les vers soient réguliers :).
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Vétille
sur le fond c'est super
les contre-assonances sont au top
il y a une assonance : risque/mine
Alan
je confirme l'analyse d'Angieblue
;)
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Alors, voici ma tentative: :-[
Dehors, les arbres sont en fleurs,
Impassibles face au fléau.
Flotte une langueur vaporeuse
Plus pesante qu'une hérésie.
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@Angieblue
Les contre-assonances sont nickel
fleur/fléau vaporeuse.hérésie
vaporeuse/fleur est une assonance
15/20 ;) comme Alan
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Et aussi l'assonance Fléau/hérésie
Et les allitérations en "f" et "p" dans tout le poème...
Pourquoi seulement 15? :'(
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Fléau/Hérésie ?
Pour que l'assonance tienne lieu de rime, il faut que la voyelle concernée soit dans la finale du vers
par exemple fléau/épautre ou hérésie/pique
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Ah mince! Je n'avais pas compris qu'il s'agissait de la dernière syllabe et non du dernier mot :(.
De ce fait, je vais réfléchir à une autre proposition :).
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Hello,
J'ai revu ma copie en gardant la même base :-[.
Dehors, les arbres sont en fleurs,
Impassibles face au fléau.
Pas un nuage belliqueux
Pour fendre le silence glauque.
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Eh ! Angie,
Un bien sombre présage que voilà. Je trouve surprenante cette inversion entre queu et auque ; finalement, quand on commence à toucher à la règle, on finit par être obligé de sans cesse aller en jurisprudences pour interpréter les zones d'ombre. Ta version me semble correcte étant donné que c'est la dernière consonne qui sonne en [k] : non seulement ça me paraît correspondre à la règle, mais en plus faire preuve d'une grande inventivité, j'aime bien.
Pour rester dans le parler populaire, personnellement j'ai rasé la table et tout repris à zéro, j'y ai mis beaucoup de cœur, juré craché, croix de bois croix de fer, etc.
Pour Fanfan la Tulipe, un bon vieux jeu de cartes,
Ça fait passer le temps d'une vie bien déserte.
Solitaire ou tarot, sept familles, poker,
Ce fat veut tout gagner. Oh ! C'est un gros vantard...
Finalement, je trouve cet exercice très surprenant, ça rafraîchit. :)
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Hey hey mon cher Alan, il me semble au top ton quatrain, et je l'aime beaucoup :D.
Je trouve que tu t'es vachement amélioré en poésie. On sent le travail et la rigueur, et en plus tu as fait des alexandrins.
Je suis vraiment fière de toi :).
Oui, le mien est un peu sombre, mais ça correspond bien à mon style d'écriture. J'aime écrire des choses sombres, un peu mystiques ou fantastiques.
Franchement, je le trouve difficile cet exercice, bien plus dur qu'écrire un quatrain en respectant les règles classiques :(.
Mais, c'est ça aussi qui est passionnant et truculent :mrgreen:.
Et franchement, ça sonne les contre-assonances mêlées aux assonances :roidumonde:!
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J'ai eu le même sentiment que toi, mais je me suis fait la réflexion selon laquelle la difficulté résidait dans le fait que je n'avais pas l'habitude de faire des assonances, et que c'était dans mon manque de pratique que résidait le plus gros défi.
Je trouve que tu t'en sors bien, toi : tout le monde n'est pas en capacité d'adapter son propre style à un exercice sous contrainte, à mes yeux c'est une bonne façon de t'exercer dans des domaines que tu maîtrises mieux avec des règles classiques, comme pour te renouveler. J'espère que d'autres membres tenteront prochainement l'expérience de la contre-assonance, je les lirai sans hésiter.
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Angieblue et Alan
20/20
Je suis ravi :)
Avec un peu d'entraînement, cette technique est aussi facile que la versification classique.
Chez Angie, j'aime bien l'évolution du "fond" du poème pour respecter la contrainte. Je ne pratique pas autrement.
En poésie classique aussi, l'inspiration vient souvent de la recherche de la rime ad hoc.
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Bonjour O'Bofix,
Merci pour ton commentaire.
Et je vais m'entraîner en coulisses pour être moins bornée. 8)
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Yes, 20/20! :pompom:
Oui, c'est vrai que la contrainte de la rime guide parfois le sens, et ça peut créer de belles surprises. Mais, tout cela reste contrôlé pour ne pas trahir son style et le tableau que l'on a en tête. C'est pourquoi, lorsque l'on est perfectionniste, ça demande beaucoup d'énergie, et c'est une vraie gymnastique intellectuelle :/.
Je renouvellerai peut-être l'exercice ;).
Encore merci pour le partage de cette subtilité poétique :coeur:.
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Vétille, ton octain est super et j'aurais bien aimé le pondre car il correspond pile-poil à ma vision de la poésie. :)
Il y manque seulement des assonances pour répondre à toutes les contrainte de l'exercice.
Tu peux essayer de le modifier. Mais avec le risque de lui ôter de sa saveur. ;)
Aussi, ne puis-je que t'encourager à en pondre un second, tout aussi cool sur le fond et méritant 20/20 sur la forme :)
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Joyeuses Pâques à tous o><o!
Voici un nouvel essai:
Mystère
Je suis venue des étoiles
Dans ma robe blanche en tulle
Épousant le vent du soir
J'ai soufflé sur tes blessures
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@Angieblue
En heptasyllabes !
Soluble dans l'air et romantique à souhait.
Mais avec une touche un peu magique, que n'auraient pas donnée les rimes ordinaires.
:)
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Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees :pompom:.
Au départ, j'avais mis "tu es", puis je me suis rendu compte du hiatus, alors j'ai changé :(.
Le "e" de venue, c'est moins grave :mrgreen:.
Oui, l'heptasyllabe est plus léger dans l'air, et c'est pour cela qu'il passe aussi très bien en chanson :D.
Youpi, youpi, youpi o><o.
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Bonjour !
Et bravo à O'Bofix, Alan Tréard et Angieblue.
Je fais des essais et crois chaque fois avoir pondu un truc présentable. Mais je me relis, et... patatras ! Y a toujours un os :'(
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Courage Vétille! Continue!
Moi aussi, j'ai ce sentiment de toujours tomber sur un os comme un hiatus, un mauvais nombre de syllabes, le sens qui n'est pas forcément ce qu'on voulait faire passer, des sonorités pas suffisamment harmonieuses etc. ,mais à force de chercher, de recommencer, et recommencer, au bout d'un moment, ça devient bon :).
Moi, perso, chaque quatrain que j'ai proposé m'a pris au moins une bonne journée pour que j'en sois à peu près satisfaite :/.
Parfois, c'est bien aussi de laisser passer une nuit, la solution se présente parfois au réveil, on a les idées plus fraîches et le cerveau moins fatigué... :)
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Brassens mettait au moins six mois à écrire les paroles de ses chansons. Bien qu'il se défendît d'être un poète, c'est un des tous meilleurs de son siècle.
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Ah! Brassens et Brel, mes maîtres!
Je conseille cet enregistrement où Brassens explique comment il écrit une chanson, et l'importance pour lui des paroles.
Il explique la création de la chanson "Le testament" à partir de 5.00.
https://www.youtube.com/watch?v=I7d4GDnBZVc
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Merci Angieblue
Je viens d'écouter l'enregistrement. C'est la première fois que j'entends un poète raconter le processus de fabrication de ses œuvres.
Quand on lit un poème de Rimbaud, de Baudelaire, de Mallarmé, etc on s'imagine qu'il a été écrit du premier coup, tant il apparait naturel. Mais on n'en sait rien, peut-être le premier a-t-il noirci quelques pages avant de mettre au point son bateau ivre.
Depuis que je traîne sur les forums de poésie, j'ai croisé pas mal de gens qui se vantaient de ne poster que des premiers jets, parce que, prétendent-ils, corriger serait dénaturer. ::)
Bof. Chacun sa route :)
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Je pense que pour écrire un chef-d’œuvre de perfection comme le bateau ivre, ça a dû prendre des mois...
Oui, une belle chanson, (comme un bon poème), c'est beaucoup de travail, mais qui ne se voit pas. C'est Allain Leprest qui disait cela.
Brel aussi travaillait énormément ses chansons, des nuits entières...
Oui, ça me fait marrer cette histoire de 1er jet...Enfin, ce que tu dis illustre la différence entre un amateur et un maître. Et quand on s'y connaît un peu, on sait facilement à qui on a affaire... ;)
On peut avoir une bonne idée de départ, mais le résultat final est souvent bien différent et surprenant. C'est le résultat de réécritures, de réflexions, d'utilisation de techniques...une quête de musicalité, de rythme, d'images, de sensations, de perfection... Brassens l'explique très bien quand il explique être parti sur des alexandrins, puis au bout d'un certain temps tout changer et partir sur des octosyllabes...
Brel disait aussi qu,'en plus de tout cela, il faut un miracle...
Et pour en revenir à des poèmes comme "Le bateau ivre", en plus de l'immense travail technique qu'il y a derrière, on sent aussi qu'il y a quelque chose qui relève de la magie...Enfin, je crois au don... :-[
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Je ne trouve que des contre assonances. Quand je crois avoir trouvé une assonance, je m'aperçois que ce n'est qu'une rime.
Au passage, merci pour la jolie discussion qui précède. Agréable à lire.
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On peut peut-être t'aider :).
Balance ta base de quatrain, on va t'en trouver des assonances :mrgreen:.
Il faut juste que les dernières syllabes des 4 vers, par groupes de deux, aient le même son de voyelles. Et idem pour les consonnes, les contre-assonance.
Observe bien les exemples qui ont été proposés! :)
Edit:
Regarde, je t'ai mis en gras les assonances par pairs dans mon quatrain:
Je suis venue des étoiles
Dans ma robe blanche en tulle
Épousant le vent du soir
J'ai soufflé sur tes blessures
Assonances: Vers 1 et 3 puis vers 2 et 4
Contre-assonances: Vers 1 et 2 puis vers 3 et 4
Propose-nous quelque chose demain, on va t'aider! :)
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Bonjour Vétille,
Moi aussi, je suis ok pour essayer de t'aider à trouver des assonances si tu nous proposes tes recherches de quatrain, c'est une très bonne idée : après tout ce fil est proposé à tout un chacun pour s'exercer dans l'entraide ! Mes plus bienveillants encouragements. :mafio:
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Merci Angieblue, Alan et Vétille d'animer cet exo.
Pour info, voici le seul poème que je connaisse utilisant intégralement ce mode de versification. C'est un Sonnet de Tristan Derême
Ni les roses, ni l’air morose que tu siffles
Sous les ifs en gardant ces chèvres et ces buffles
Au crépuscule, vieux berger, joueur de flûte,
Sous la lune que frôle un ibis insolite,
Ni le soir calme, ni ces palmes immobiles,
Ni les astres montant comme de lentes bulles,
Rien ne me distraira de la source où se mire
Son blanc visage au vert de la fraîche ramure.
Et dussè-je mener par les aubes allègres
Le troupeau jaune et noir des tigres et des zèbres
Ou cueillir sur les monts la branche souveraine,
Que j’entendrais sa voix douce sur les fanfares
Et que son souvenir embaumerait mon rêve
Comme une rose à mes couronnes triomphales.
C'est en le découvrant que j'ai éprouvé l'envie d'explorer cette veine.
Je choisissais un mot de façon aléatoire (il y a des machines pour ça sur le web) Je notais ensuite quelques autres en dérivant par assonance et contre-assonance, puis d'autres dérivant de la même manière de ceux-ci. J'utilisais enfin ce matériau pour composer un poème d'un ou deux quatrains en bouts rimés. Qu'il fût ou non poétique n'était pas le sujet. 8)
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Merci à tous trois pour votre gentillesse et votre aide.
Je puis affirmer que mon oreille n'est pas malléable au point de réussir un tel exercice, et je sens que cela va me turlupiner un moment, avant de pouvoir pondre un truc valable. En attendant, pour ne pa jeter l'éponge, je commets cela, en redoutant l'échec, mais résolue à accepter le 0/10. :)
Quand les heures s'écoulent
et que le temps s'étale,
rien, ni même l'amour,
ne le rend moins amer.
Oups ! Je vois une erreur. V2 et V4...
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moins saumâtre ?
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"S'étale" ne va pas, il faut le son "k" comme dans "s'é/coulent"
Essaie un truc comme "s’éclipse" ou "s'écrase"
Ensuite, il te faut une assonance en "i" comme dans "éclipse"ou en "a" comme dans "s'écrase" dans le dernier vers.
Niveau assonances dans ton quatrain "s'étale" ne va pas avec "amer".
Par contre ok pour la contre-asonance "amour" et "amer".
Voilà un exemple de ce qui conviendrait:
Quand les heures s'écoulent
Et que le temps s'éclipse,
Rien, ni même l'amour,
Ne m'en fait un ami
Edit:
ok, si on garde la contre-assonance en 'l' "s'écoulent"/ "s'étale",
au dernier vers on peut aussi écrire "Ne le rend plus aimable" pour l'assonance en "a" qui va avec "s'étale".
Quand les heures s'écoulent
et que le temps s'étale,
rien, ni même l'amour,
ne le rend plus aimable
Ou comme propose O'bofix
Quand les heures s'écoulent
et que le temps s'étale,
rien, ni même l'amour,
ne le rend moins saumâtre
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Bonjour Vétille,
Alors, en ce qui me concerne, je propose avare ou bavard.
Ou en i, je propose commis, crime ou pantomime.
C'est vrai que le sens pourrait s'en trouver altéré, il faut que tu fasses un choix.
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Je reconnais que le "saumâtre" de O'Bofix est vraiment excellent et n'altère pas le sens!
Bien vu! :)
Et puis, je crois qu'il faut éviter les mots de la même famille, donc aimable et ami pour aller avec amour, ça n'est vraiment pas top! :/
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C'est vrai que c'est plus pratique de n'en changer qu'un seul mot, tu n'as pas tout à fait tort et je me joins à ton sentiment.
En i, il y a pandémie, aussi, mais ce n'est plus notre sujet, je crois. ^^
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bonjour,
il y a maintenant quelques temps, j'avais glissé ces deux vers qui me semblaient être... disons... une escroquerie , mais j'avais trouvé ça drôle.
question ??? sont-ils dans le thème ? en gros : " est ce que je continue à me prendre la tête ?"
Ce gang agitateur, fait de dix ou de quinze,
Plutôt qu'être debout et s'accouder au zinc...
A+ Pascal
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quinze/zinc est une assonance de la plus belle eau.
remarque en passant, quinze est une "rime orpheline" (comme belge, simple ou quatorze), l'assonance lui permet donc de rompre sa solitude :D
Tu devrais continuer ton poème
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:D Voici qui promet un poème plein d'humour, d'une inspiration endiablée.
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Je remercie encore ceux qui m'ont aidée. On peut dire que vous avez été patients et bons pédagogues.
Et... J'y arriverai, j'y arriverai ... ::)
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bonjour
bon je me lance. j'en est un de deux quatrains et l'autre avec une offre de 50% de produit en plus :-[ :P ::).
je ne suis pas certain de la qualité du produit. Ma crainte est de n'avoir rien compris à la recette.
L’aberrant à béret
Oui ! Cet homme à béret vécu toute sa vie
Sans jamais décuvé et au vice versa.
On savait qu'il était un bel azimuté;
Fou chantant surbrodé; comme on dit : "musical ".
Tous, on lui promettait une mort avant l'heure
Mais ce traître enjôleur savait au demeurant
Que le maître horloger fait des devis sans doute.
Alors ! L'homme aberrant vécu toute sa vie.
Doux fût le cidre
Pourquoi des vagabonds dans le fond du wagon
Semblant être bons gars viennent dire qu'on va
Voir des docteurs sobres du vingt aux trente octobre
Soigner à coups de gnons des loquetots bretons
Qui veulent, Ah les cons ! faire plus doux le cidre
En pressant les trognons, rouler Sire-Du-Doubs
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Il y a pas mal d'assonances et d'alliterations dans le corps de ces deux poèmes
Mais rien de semblable en fin de vers.
Or c'est là le but de l'exo. Dommage car tes deux vers d'hier étaient très prometteurs
Ce gang agitateur, fait de dix ou de quinze,
Plutôt qu'être debout et s'accouder au zinc...
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Allez, je remets ça. Il me semble qu'il y a beaucoup de gneu-gneu... mais c'est venu comme ça.
Entends-tu le chant des rossignols ?
Et le bêlement des agnelles ?
Il me semble que tu ignores
Le printemps, en parfait ignare.
Et je n'ai utilisé qu'un procédé. Flûte !
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rossignols/ignores
assonance
rossignols/agnelles et ignores/ignare
contre-assonance
à la place d'ignare, un mot finissant par "ere" assonerait avec agnelles et contre-assonerait avec ignores
par exemple,
Le printemps, mon cher beau-frère ;)
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Entends-tu les gais rossignols ?
Et le bêlement des agnelles ?
Il me semble que tu ignores
Le printemps, mon très cher compère !
*********
Merci !
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20/20 :)
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Bonjour,
Et celui-là ?
Prenez dans le frigo une tranche de lard
Faite la revenir dans la poêle à feu vif
Une fois bien rôtie, recouvrez de moutarde.
Un plaisir gustatif vous aurez ainsi fait
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Salut Pascal,
ça serait bien que tu relises les consignes de l'exercice, et surtout les exemples.
Par exemple, j'avais bien réexpliqué, en détails, plus haut, à Vétille comment il fallait faire.
Bon courage!
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Mon cher Lavekrep,
J'ai bien peur qu'Angie ait raison, il va te nécessiter encore un peu d'exercice pour répondre à la contrainte. Je mettrais ma main au feu que tu peux nous aligner 13 assonances/13 contre-assonances (nombre quasi-exact de ta première proposition) les yeux fermés, deux temps trois mouvements avec passion, sensationnalisme et ruses d'un jeu tout à fait poétique.
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Je pense qu'avant de se précipiter, il faut d'abord prendre le temps de comprendre la subtilité de l'exercice.
Moi aussi, au début, je n'avais pas bien compris.
Il y a des explications et des exemples. Il faut commencer par le début.
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Je suis d'accord avec toi, j'ai dû m'y reprendre deux fois avant d'obtenir un vingt sur vingt. C'est un exercice tout ce qu'il y a de plus formateur.
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bonjour,
j'ai tout relu, mais mon cerveau primaire refuse d'imprimer. J'ai l'impression d'être retourné cinquante ans en arrière et de lire pour la vingtième fois un problème de robinet qui fuit :'(.
ultime tentative.
Ah ! voir nos compagnons du vingt aux trente octobre
Soigner à coups de gnons et semer le désordre
Dans les rangs de ces cons faisant plus doux le cidre
En pressant les trognons pour rouler quelques pitres
Peut parfois étonner et quelque peu surprendre
Les ignorants bourgeois qui ne seraient pas membres
du clan de “ l’Oignon Doux, Cévenol et Actif “
Qui lutte pour écraser les pressoirs factices.
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Je pense que tu as du mal à comprendre les pairs de contre-assonances.
Dans les 4 premiers vers, ça va à peu près, mais les 4 suivants, non :vaurien:.
Commence par 4 vers, on y verra plus clair et ça sera plus simple de t'expliquer :relou:.
La difficulté c'est aussi que l'assonance et la contre-assonance ne sont pas dans la même paire de vers, ça s'entrecroise dans le quatrain.
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:D Courage, mon cher !
Angie est parfois un peu sévère, je dois dire, mais c'est une excellente formatrice, elle m'a appris plein de choses. Je ne doute pas un instant que tu finiras par trouver le bon filon de l'assonance, un peu de persévérance, et de l'idée ! ;)
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Les assonances, c'est OK.
Contre-assonances :
octobre/membres
désordre/cidre/surprendre
Pitres, actifs et factices assonent entre eux,
mais n'ont pas de partenaire pour contre-assoner :(
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O'Bofix, il y a un documentaire sur Brassens ce soir, sur France 3 :mrgreen:.
https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/04/17/brassens-par-brassens-le-chanteur-qui-se-voulait-d-abord-ecrivain-et-poete_6036868_3246.html
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Non, non, pas sur la tête !!!
Hier on m'amena au vieux pont des soupirs
Pour aller me jeter au fond d'un soupirail
Moi j'aurai préféré pouvoir souper ailleur.
C'est à la nuit couchante et tout près de l'heure H,
Lorsque le coucou chante, au coup de leur hachoir
Au fond du baneton ma cabossa choira
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:vaurien:
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@ Pascal. je souscris à l'analyse d'Angie ;D
@Angie, j'ai bien aimé le docu sur Brassens .
La voix off de Sandrine Kiberlain est inattendue mais colle pile poil au sujet.
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Et ce que je trouve, entre autres, vraiment impressionnant dans ses textes, c'est son travail d'orfèvre sur la richesse des rimes et sur le rythme de ses vers. On sent vraiment qu'il est influencé par la rigueur de la poésie classique :mafio:.
Le "La Fontaine du XXème siècle", la classe!!! :mafio:
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dernière fois promis. désolé d'avoir été le mauvais éléve :-[ :'(.
Brassens...Brassens c'est un nom qui me dit quelque chose...ah oui ! c'est le nom sur la pochette du vinyle que j'écoute...
mais..parlons d'autre chose...( ah ça c'est pas Brassens ;))
PLuton a une bande abondante, dingue et
Farcie de gars en crasse et garces tout en noir
Le monde sans complexe, sa noblesse guindée
comptent comptent les rounds, détournent le regard
adieu bande cruelle :P
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Il y a aussi un télé-film
La mauvaise réputation
https://www.youtube.com/watch?v=HHbJ0e778jY (https://www.youtube.com/watch?v=HHbJ0e778jY)
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Merci O'Bofix, je ne l'ai pas vu, je regarderai :).
Pascal! :vaurien:.