Pas n’importe quelle pièce rapportée : mon gabarit, de taille moyenne supérieure, un mètre soixante-dix-huit, très mince, se glissait n’importe où ; je m’insérais sans difficulté dans tous les intérieurs, les restaurants, les cafés, même les plus étroits, et m’adaptais à toute compagnie.: , , , , ; , , , , . Tout ça pour une seule phrase ^^.
l’odeur de marée que j’appréhendais ne pouvant se camoufler dans la neutralité du riz blanc.Alors là, de deux choses l'une : soit ton narrateur n'a jamais mis les pieds au bord de l'océan et méconnaît l'odeur de la marée, soit ce restau sert des sushis largement avariés :P
Je ne vainquis pas le « boss de fin de niveau », ce jour-là.Pourtant c'est ce qu'il y a de meilleur ! *se roule allègrement dans les sashimis*
Enfoncé dans mon canapé, je continuais à regretter ce manque d’audace qui avait scellé, dès ce stade, mon sort et l’avenir de notre relationEn voilà une fin abrupte ! :???:
Certains passages sont moins élégants, comme la phrase "poli comme une roche" qui est ni-bon mot ni mauvaise blague est juste... là (c'était un gage de le mettre ?)Tu as raison ce passage n'est pas élégant ! ce n'était pas le but, je voulais une expression un peu pataude pour être péjorative avec le narrateur et traduire l'idée qu'il est lisse, mais lisse… :/
je comprends que tu utilises cette notion parce qu'en entrant dans le restaurant il doit se faufiler. C'est juste... assez mal amené, d'autant qu'on parle de "taille moyenne supérieure" ?Il faudra que je présente mieux les choses si je reprends ce passage - il ne se faufile pas partout qu'en raison de sa taille mais aussi en raison de son caractère conventionnel, il y a adéquation entre son apparence et son caractère, à développer.
Cependant, doit-on comprendre la dernière phrase autrement que divagation du narrateur, à laquelle on n'accorderait pas beaucoup de crédit parce qu'il passe un moment très déprimant ?Oui ! Si je poursuis le projet, le narrateur est noyé dans une profonde dépression en début de récit, il réalise qu'il n'a pas de personnalité propre et déteste tout ce qu'il représente.
Lorsque je reposais, encore couché, sur le canapé défoncé et que ma conscience trouvait...L'assonance en "é" est-elle voulue ? Si oui, c'est parfait, si non peut-être alléger le tout. Après je rouspète parce-que je n'aime pas les assonances. Aussi, il y a ce "encore couché" qui me gêne, qui, je trouve, te coupe le rythme. En faite, le mettre entre "reposais sur le canapé" me donne l’effet d'une parenthèse, ou plutôt d'une chute en pleine course (peu importe), ce qui fait que tout le passage "sur le canapé défoncé et que ma conscience" broute un peu, comme pour s'en remettre. J'essayerais de varier l'agencement, le mettre après "Lorsque" : "Lorsque, encore couché, je reposais sur le canapé défoncé et que ma conscience trouvait..." Mais après peut-être que là ça donne un faux départ, je sais pas, et que la suite manque de respiration, et dans ce cas il faudrait enlever ou raccourcir l'adjectif "défoncé" ; ou sinon il ne faudrait pas mettre de virgule, mais c'est un rythme trop rapide pour ton texte etc... Je sais pas trop, je te donne mon impression, fais ce que tu peux avec xD
Il ne s’agissait que de souvenirs, la plupart du temps ; je les ressassais, les mâchais et remâchais jusqu’à ce qu’il ne me reste qu’une bouillie de mémoire en guise de nourriture spirituelle.Donc sa nourriture spirituel est uniquement des souvenirs ? Si c'est le cas je trouve que ça serait intéressant d'insister là dessus, qu'il est tellement déprimé qu'il ne lui reste plus que ça, et dans ce cas enlever "la plupart du temps". Après, ce n'est sûrement pas ton idée, je propose seulement.
mon esprit glissait comme une ombre derrière les traces qu’elle avait laissées et je m’en voulais de continuer à la suivre de si prèsLà pareil, assonance en "é" ; voulu ou pas voulu ? telle est la question.
Pas n’importe quelle pièce rapportée : mon gabarit, de taille moyenne supérieure, un mètre soixante-dix-huit, très mince, se glissait n’importe où.Je trouve qu'ici on peut faire un effet intéressant, au bon vouloir : " Pas n’importe quelle pièce rapportée : mon gabarit, de taille moyenne supérieure, un mètre soixante-dix-huit, très mince, se glissant n’importe où."
Je m’insérais sans difficulté dans tous les intérieurs, les restaurants, les cafés, même les plus étroits...J'aime bien le fait que tu utilise le verbe "insérer", mais j'aurais trouvé ça plus drôle (et plus triste) que tu dise "On m'insérait"... En plus ça fait écho avec le fait qu'il dise qu'il n'est qu'une "pièce rapportée" donc une chose qu'on manipule etc... Après ça ne correspond pas forcément à ton personnage ou à ton idée je ne sais pas mais je propose blabla... (insérer digression).
Je ne souffrais pas tellement de ces déplacements contraints. Ils ouvraient mon horizon restreintIci je n'aime pas du tout la rime ! En plus il me semble que c'est la seule du texte, donc elle est encore moins légitime ! Après, c'est une affaire personnel, il ne faut pas trop prendre cette remarque au sérieux. Je ferais des manifs anti rimes.
Je ne souffrais pas tellement de ces déplacements contraints. Ils ouvraient mon horizon restreint : après tout, c’est Elise qui m’avait emmené écouter du slam, suivre un cours de yoga, découvrir le Machu Pichu. Avant Elise, je me réjouissais d’une belle pièce de bœuf, elle introduisit le buddah bowl vegan, healthy et bio.Autre proposition, pareil, qui ne colle pas forcément à ton idée, je ne sais gère, mais qui pourrait bien caractériser ton personnage :
Sa conscience écologique n’avait qu’une limite : sa consommation excessive de poisson cru.Ça j'aime beaucoup, ça m'a fait rire.
Elise trouva bien vite le moyen de me caser dans un minuscule restaurant japonais...Autre argument pour ma proposition de "On m’insérait", ici c'est Elise qui le case dans le restaurant !
Je n'avais jamais absorbé la moindre nourriture d'origine japonaise...Absorbé ? Est ce un effet que tu voulais faire ?
...vraie ou supposée et avait exposé...Encore rime pas beau rime. Voulu ou pas ?
...que je dus vaincre pour la survie de notre embryon de couple.Ça aussi j'aime bien, on sent que le mec est blasé, et qu'il a une vision plutôt noire et empreinte d'ironie sur ce qu'il a pu vivre.
...mais ne m’empêcha pas de me glisser complaisamment jusqu’à mon siège...Jusqu'au* siège, non ? Ça allégerait en adjectifs possessif, et ça allégerait tout court.
Je ne me voyais les manger qu’avec les doigts.
...boss de fin de niveau...Je suis pas trop fan de ça. Après peut-être que ça correspond au personnage. De toute manière tout ce qui est référence aux jeux vidéo dans la littérature je ne suis pas fan (ça ne veux pas dire que je ne suis pas joueur hein).
le goût iodé que j’appréhendais ne pouvant se camoufler dans la neutralité du riz blanc.Là encore assonance en "é", voulu ou non, définitivement, je ne trouve pas ça très joli.
« C’est du tofu », expliqua Elise, comme si cela excusait la texture molasse de la pâte blanche.:)
...on sentait assez peu le poisson cruJe trouve que ça fait beaucoup de sss, peut-être enlever "assez" qui ne sert pas à grand chose ?
Je continuai à prélever les California...Ici aussi c'est pour un effet "prélever" ? Parce que je ne trouve pas que ce soit très adapté.
Je continuai à prélever les California puis me dirigeai vers un maki au thon et finit même par m’orienter vers un sushi.Ça fait encore une assonance en "é", mêlée à une autre en "i"... voulu ?
En l’amenant maladroitement à ma bouche entre mes baguettes
un souvenir indélébile de sauce salée.
Je ne vainquis pas le « boss de fin de niveau », ce jour-là.J'aurais vu "Ce jour là, je ne vainquit pas le bosse de fin de niveau".
Enfoncé dans mon canapé, je continuais à regretter ce manque d’audace qui avait scellé, dès ce stade, mon sort et l’avenir de notre relation.Moi je la trouve bonne la fin, elle arrive comme pour nous rappeler que ben la réalité ce n'est pas ça, la réalité c'est qu'il n'est plus avec elle.
Ils ouvraient mon horizon exigu : après tout, c’est Elise qui m’avait emmené écouter du slam, suivre un cours de yoga, découvrir le Machu Pichu. Avant Elise, je me réjouissais d’une belle pièce de bœuf, elle introduisit le buddah bowl vegan, healthy et bio.En faite ma proposition était d'enlever "elle introduisit le buddah bowl vegan, healthy et bio.", comme ça on comprend qu'avant ce mec était tellement désespérant qu'il pouvait se suffire "d’une belle pièce de bœuf" pour être heureux. Ça façonne beaucoup le personnage, mais je trouve ça drôle et triste à la fois ; et en même temps ce temps est révolu, car depuis il sait se délecter, grâce à Elise (au passage ce qui pourrait appuyer le fait qu'elle n'a pas "servie" qu'à faire du mal) d'autres choses : la musique (slam), la méditation (yoga), le voyage (Mashu Pichu) ; de plus, son "horizon exigu" est justifier car, comme je le disais, ses seuls plaisirs étaient la nourriture.
En faite ma proposition était d'enlever "elle introduisit le buddah bowl vegan, healthy et bio.", comme ça on comprend qu'avant ce mec était tellement désespérant qu'il pouvait se suffire "d’une belle pièce de bœuf" pour être heureux. Ça façonne beaucoup le personnage, mais je trouve ça drôle et triste à la fois ; et en même temps ce temps est révolu, car depuis il sait se délecter, grâce à Elise (au passage ce qui pourrait appuyer le fait qu'elle n'a pas "servie" qu'à faire du mal) d'autres choses : la musique (slam), la méditation (yoga), le voyage (Mashu Pichu) ; de plus, son "horizon exigu" est justifier car, comme je le disais, ses seuls plaisirs étaient la nourriture.Ah d'accord, je comprends l'idée, que je trouve bonne. Je ne modifie pas pour l'instant pour garder le peu de description de la bobo-itude d'Elise mais modifierai si je reprends le passage. Merci d'être revenu préciser :)