Merci Burnov pour le partage, c'était très intéressant à lire .
Tu as l'autre partie aussi par hasard ?
Moi aussi, pareil, je dirais que je préfère la magie dure, et je pense aussi que ma scolarité scientifique y est pour quelque chose, ou plutôt que ce quelque chose en moi qui m'a poussé vers les sciences y est pour quelque chose quoi :D
Mais c'est juste une inclination que j'ai, et cette inclinaison ne suffit pas à ce que je cède toujours à l'envie de magie dure. Disons que j'arrive à penser plus facilement à des systèmes de magie dure (mais y penser plus facilement, est-ce une preuve de qualité ?), par exemple le temps qu'il me faudra pour avoir trois bonnes idées de magie dure est le même que pour une idée de magie douce, mais c'est lié, je pense, à mes habitudes... Pour être honnête, je me dis parfois que la magie douce est la meilleure (Seigneur des Anneaux magie douce ; Harry Potter aussi, enfin hybride d'après l'essai), que vouloir créer des règles à tout va et des explications de magie c'est empoisonner un peu la beauté brute de la magie douce ; mais je sais pas, tout dépend de comment l'auteur gère ce process (moi par exemple, je n'ai pas toujours une attitude très saine par rapport à la création de règles et d'univers, mon avidité intellectuelle peut me jouer des tours, me rendre confus ou bien encore me faire miroitier des trucs alléchants pour un temps mais après ça devient fade).
Je me dis aussi que peut-être, le potentiel d'une magie dure se trouve déjà dans une magie douce et vice-versa, un petit point de yin dans le yang et un petit point de yang dans le yin, etc. Et que réussir à créer une bonne histoire ça doit être une question de dosage, un dosage qui n'est jamais le même pour deux auteurs et deux textes, donc qu'il n'y a pas vraiment de règle fixe pour ça, et que le vrai secret d'une bonne histoire finalement se trouve toujours autre part.
Sinon, Alan et Dot, ça n'a pas toujours été facile mais je vous ai suivi, enfin je crois, jusqu'à un certain point, dans vos développements et il y aurait plein de points sur lesquels j'aurais voulu rebondir mais rien que d'écrire tout ça m'a pris un temps inacceptable, alors j'aimerais revenir juste sur :
La narration (évoquée par Alan), puisque c'est par là que tout se résout. Et. La logique inachevée de la magie (évoquée par Dot), puisque ça commence par là. Bin euh je pense que vous avez tous les deux raison mais pas au même endroit-moment, et dis ça un peu simplistement naïvement mais voilà ma pensée : on a un bon système de magie et on doit s'en servir pour écrire une bonne histoire, on aura beau sophistiquer le système autant qu'on voudra, pour arriver à montrer tout ça, ultimement il faudra une bonne narration ; donc d'une certaine façon, la magie qui se trouve d'abord dans le monde des idées (notre imagination) finira par trouver son expression dans notre monde sous la forme concrète d'une narration. D'où le fait que c'est super important de se questionner sur la narration. De l'autre côté, on peut dire que tout commence par une idée qui se permet d'étranges libertés avec la logique de notre monde, car pour qu'il y ait magie il faut au moins qu'il y ait une règle illogique dans un ensemble d'autres règles qui elles peuvent rester logiques. Donc toujours il y aura une part d'incohérence dans l'idée même de la magie. D'où le fait que c'est super important de se questionner sur cette incohérence (c'est peut-être pour ça que la magie douce est cool, parce qu'elle ne se casse pas la tête à expliquer l'inexplicable, et c'est peut-être plus judicieux comme procédé finalement).
Donc en fait j'ai rien dit du tout quoi XD
J'ai juste mis ensemble deux notions dont vous vous êtes servis dans vos discussions sans même essayer de légitimer un peu une telle démarche. Mais ptet on peut dire que tenez, prenons deux gars qui veulent chacun écrire un histoire de fantasy : il leur faudra nécessairement passer par les deux étapes d'imaginer leur magie et puis de l'écrire (je veux essayer de démontrer que l'étape une d'imagination, est liée au questionnement à priori sur la cohérence de la magie, et que l'étape deux d'écriture est lié à la narration). Le premier donc dira qu'il faut avant tout bien cerner sa magie et son impact dans l'univers qu'on imagine, et que la narration viendra ensuite avec ce premier travail bouclé. Et le second que le plus important c'est de raconter une bonne histoire à l'aide de la magie, et que ce qu'il faut de magie pour ça se révélera durant l'écriture de l'histoire.
En gros chacun privilégiera une forme de magie, dure pour le premier et douce pour le second, ce qui me ramène à mon concept de yin yang.
Et je trouve important de souligner que dans tous les cas, les deux seront présentes : une certaine part de magie expliquée et une autre part de magie inexpliquée. Même dans le Seigneur des Anneaux, il y a des elfes, orques, nains, etc. qui sont des êtres différents avec leurs particularités magiques, c'est qu'il y a une certaine cohérence même dans cette magie ultra douce (car un elfe n'a pas les mêmes pouvoirs qu'un nain par exemple, il y a quand même certaines règles quoi). De même que dans un immense système de magie il y a une part de merveilleux, qui est le concept même de ce système et qui est tjs un peu inexplicable (j'ai pas d'exemple en tête ><).
Donc pas possible d'apporter une réponse dans l'absolu. Je saurais pas comment faire. Je ne peux qu'essayer de réorganiser un peu à ma façon ce que vous avez déjà tout dit.
Sinon le mets ici la première règle de la magie citée dans l'essai :
La possibilité pour l’auteur de résoudre un conflit par la magie est directement
proportionnelle à la manière dont le lecteur comprend cette magie
Et quelques explications qui se trouve un peu plus loin :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Est-ce que c'est compréhensible ce que je raconte ? Parce que j'ai l'impression d'avoir pris certains raccourcis pour arriver à stabiliser la dualité de vos visions haha x)