Après une longue période loin du monde de l'écriture, j'ai enfin repris un stylo (et un clavier), et aimerais vous soumettre ce texte, qui n'a pas vraiment de titre mais que l'on peut nommer Escapade. Tout commentaire est le bienvenu :)
En un éclair de temps, ta présence allégea mes peines.
Pour la première fois étaient chassées les ombres de mes pensées.
A toute vitesse sur la route.
Nuit nuire, voiture qui ralentit, s'arrête. Je te vois et entre.
Absence de réflexion.
Que tes traits sont beaux, et ta voix... Hypnotiques.
Les précautions s'envolent, les interdits s'écroulent.
C'est toi et moi, quatre heures du matin à la fin du mois de mai.
Je te parle, tu me parles, assis sur les marches d'une église.
La ville s'éveille.
Tu es comme en songes. Fou, fou de vivre.
Faire ce dont tu as envie parce que c'est possible et pour rien d'autre.
Ton épiderme teinté de mon nom, un jour peut-être.
La lune doucement s'évapore. Ses fumées nous entourent.
Touchés par la fraicheur de la nuit.
Besoin de chaleur.
Voiture à nouveau. Face à la rivière.
Ton rire, mes histoires.
Mes peurs, tes peurs. Tour à tour échange de nos effrois.
Chant craint des grenouilles rieuses sautant sur les rives.
Baiser. Douceur de tes lèvres, parfum de ta peau.
"On va à la mer ?"
A toute vitesse sur la route.
Et la machine à paroles continue et continue. Enfin, nous arrivons.
Plage déserte. Lever du soleil. Toi et moi.
Mes chaussures s'échouent sur le sable. Ma veste tombe et ma robe les rejoint, tandis que tes gestes suivent les miens.
Plus qu'une fine couche de tissu sur nos corps. Main dans la main, on court, on court, tout droit dans l'eau.
La mer nous éclabousse. Si froide. Nos doigts se lâchent.
Je m'éloigne. Tu t'approches, m'enlaces, m'embrasses.
Les filtres n'existent pas, les mots fusent, tels quels, et par leur non besoin de contrôle, cèdent de la liberté à nos corps.
Et tes bras me serrent et me portent, et tes lèvres appuient encore un peu plus fort sur les miennes.
Frissons de bonheur.
Se sentir bien, juste bien. Tension de nos corps détendus.
Nous, l'Adriatique et le soleil levant, plus bel imprévu qui n'aurait pu être imaginé.