Ce texte est surement mal placé dans le forum. Mais je ne savais absolument pas où le poster. Veuillez m'en excuser si j'ai fait une erreur. Par ce texte, je ne veux pas ouvrir de débat politique. C'est juste une réflexion, une des choses qui me marquent (inutilement me direz vous certainement).
C'est beau la politique.
Dans les dictionnaires, quand on cherche la profession de Ben Laden, il y a inscrit "terroriste". C'est une profession. Pour Himmler, il y a généralement écrit : "homme politique". Himmler avait donc été un "homme politique" - comme Paul Deschanel, Jean Jaurès, Jean Lecanuet, Helmut Schmidt ou encore Antoine Waechter. Voilà. Antoine Waechter et Heinrich Himmler avaient exercé la même "profession". Ils avaient été des "hommes politiques". Leur truc, ç'avait été la politique. Himmler avait été un homme pétri de politique, la chose publique le souciait. Tout ces cadavres, carbonisés parmi lesquels il dansait, botté, sanglé, arme à la ceinture et brassard cousu, ces milliers de morceaux de femmes éventrées et d'enfant désossés, parmi l'amas desquels il trébuchait, parfois dans lesquels il shootait, à cause desquels il manquait parfois de se tordre la cheville, sa cheville de nazie, tout cela avait fait de lui un "homme politique". Sa politique. Il remplissait ses fonctions, il incarnait, botté, rasé de frais, la nuque raide et dégagée, sa fonctionnarité, sa fonctionnalité, son fonctionnarisme. A quel moment peut on dire que tout n'est qu'un devoir ? A quel moment, la politique devient-elle meurtrière ? Parce que Ben Laden et Himmler ne sont absolument pas considéré à égalité selon le dictionnaire. L'un tue car il est terroriste, l'autre tuait parce qu'il était un homme politique. Où est la frontière ? On ne peut décemment pas pardonner un homme qui a tué des millions de personnes simplement parce qu'il était un homme politique. Alors oui, bien sûr, il y a eu des jugements, des procès. On a accusé la politique d'être une cause de décès. Mais aujourd'hui, les dictionnaires portent à confusion. Le monde n'a pas changé son point de vue. Un meurtrier qui à la base était un homme politique, reste un homme politique. Même dans la mort. Faut il retenir d'un meurtrier qu'il a été un homme politique ? La réponse restera sûrement un mystère. Et les élucubrations de ce genres, ne sont jamais bien positives ...
C'est beau la politique.