les différentes voix ne se superposaient pas vraiment comme je l'avais espéré (elles décrivent des choses différentes plutôt que des visions différentes de la même chose).Oui, je n'avais pas dans l'idée de raconter le même événement de plusieurs points de vue, mais d'avancer dans le récit, une voix après l'autre. En revanche, je tenais à ce que Denys Ambroise se dessine peu à peu à travers les voix des personnages.
Par contre je pense que tu pourrais travailler à mieux démarquer les styles des différents personnages, à jouer sur la syntaxe et le vocabulaire pour accentuer leurs différences. En l'état, même si on ne peut pas les confondre (leur prénom en gras et leurs préoccupations qui différent les uns des autres), ils m'ont fait l'impression d'avoir plus ou moins la même voix.Oui, tu as raison. Hervé est le seul qui se distingue.
Mais du coup j'ai trouvé qu'il y avait des passé simple ou des imparfaits qui tombaient mal. On ne parle pas comme on écrit, surtout si on se parle à sois-même. Et ces "conjugaisons bizarres qui m'ont gênées" sont présentes chez tous les personnages (à la limite, elles pourraient persister chez l'un d'entre eux, pour lui donner une voix justement).Oui c'est une idée. A la limite chez Monique, pour accentuer l'effet un peu guindé.
Sur le fond, je suis entré dans ton texte, comme il se doit après avoir lu le titre et la mention "contenu sexuel explicite", en m'attendant à ce qu'il finisse (voir plus que finir) sur une partie de baisouille plus ou moins engagéeJ'applique les règles du forum en bonne écolière :P
Je me demande comment j'aurais découvert ton texte s'il s'était intitulé "Bacchanales au bureau" ou "Dyonisos bande encore".Ça, c'est justement ce que voulais éviter pour préserver mon petit coup de théâtre. ^^
Bref, je me demande ou tu as pu aller chercher une image aussi percutante.;D Ah Ah Ah ! Chouette ton histoire ! Je te promets que je n'ai aucune expérience en la matière, ni en tant que victime ni en tant que bourreau. Mais il me semblait que ça "sonnait bien" dans la bouche d'Hervé et que ça pouvait rendre l'idée de son degré de contrariété.
Au niveau de la forme, j'aurais eu une préférence pour une narration au présent plutôt qu'au passé simple, le passé simple ici crispait un peu ma lecture.A première vue tu n'es pas la seule ! Il faut que je me remette au boulot sur les temps du récit !
Au début, j'étais intéressée par les différents bouts de vie de ces personnages, mais j'ai eu l'impression que la résolution de leurs problèmes était trop simple (bon, après tout, c'est un dieu alors pourquoi pas),Un peu mi figue mi raisin, quoi...suffisamment présentés pour qu'on s'y attache mais pas suffisamment approfondis.
Si ton but était d'amuser,En fait j'avais surtout envie de parler de Dionysos parce que c'est une figure mythologique fascinante. J'avais envie de mettre en scène dans un contexte minable, avec des personnages tout à fait ordinaires mais qui rentrent dans le jeu, des bacchantes modernes, qu'il aide à se laisser aller, et qui dans l'abandon (aidés par l'alcool , les drogues, le sexe... C'est Dionysos quand même !) trouvent leur voie, se découvrent et s'acceptent.
j'aurais peut-être plus alimenté notre aversion pour HervéLà il me semblait d'en avoir déjà fait presque trop. Il traite hyper mal sa meilleure commerciale, crée une ambiance de merde dans son bureau et moleste sa stagiaire.
A première vue tu n'es pas la seule ! Il faut que je me remette au boulot sur les temps du récit !seulement si tu trouves que le texte serait amélioré. J'ai suggéré ça parce que l'utilisation du passé simple jurait dans ma tête avec cette histoire assez moderne, mais en vrai, le passé simple n'a rien à voir avec la modernité (enfin, un peu si tu considères qu'il existe aussi des modes dans l'écriture). C'est pour ça que j'ai précisé ici que c'était ma préférence (parce que je suis une victime de la mode).
Un peu mi figue mi raisin, quoi...suffisamment présentés pour qu'on s'y attache mais pas suffisamment approfondis.après, vu que c'est un texte assez court, c'est aussi difficile d'approfondir tous les persos. Mais ce que je voulais dire ici, c'était surtout que Dionysos parvenait trop simplement à résoudre leurs problèmes (parce qu'à ce moment-là de ma lecture, je n'avais pas encore compris qui il était, du coup je me disais Wow il est omniscient le mec quand même, trop facile, mais en fait, il était vraiment omniscient).
C'est un peu mon problème récurrent dans les nouvelles. J'en dis trop ou pas assez.
En fait j'avais surtout envie de parler de Dionysos parce que c'est une figure mythologique fascinante. J'avais envie de mettre en scène dans un contexte minable, avec des personnages tout à fait ordinaires mais qui rentrent dans le jeu, des bacchantes modernes, qu'il aide à se laisser aller, et qui dans l'abandon (aidés par l'alcool , les drogues, le sexe... C'est Dionysos quand même !) trouvent leur voie, se découvrent et s'acceptent.ok ok, ben en y repensant avec cette info en tête, je trouve ça déjà beaucoup plus intéressant. Peut-être que ce qui m'a manqué, du coup, c'était un peu plus d'indices avant la chute, que Dionysos était spécial, mais genre, vraaaiment spécial. Parce que je ne m'attendais pas du tout à ce tournant dans ton histoire, et oui les surprises c'est cool, mais celles qui sont vraiment trop inattendues, elles éblouissent un peu et empêchent la compréhension. Enfin, je me suis plutôt dit "What the fuck ce plot twist" comme s'il tombait de nulle part, et je pense que j'aurais été plus fascinée si j'avais, dans une certaine mesure, pu le prévoir (pas exactement de cette manière, mais genre si j'avais pu prévoir que quelque chose se cachait sous les airs humains de ce mec).
Hervé, lui ne fait pas l'effort d'aller vers le divers et devient automatiquement une victime de son hybris.
Ouais, je sais c''était ambitieux ::)
Là il me semblait d'en avoir déjà fait presque trop. Il traite hyper mal sa meilleure commerciale, crée une ambiance de merde dans son bureau et moleste sa stagiaire.oui t'as raison :D
Je voulais quand même pas en faire un assassin.
Ou bien déplorer le fait de n'être qu'un épiphénomène pour la Terre ?Je trouve que, dans la bouche de Monique, le terme "épiphénomène" est un peu trop recherché
Je m'exécutai docilement, comme si j'avais tacitement accepté les règles de son jeu en prenant la pastille. J'eus du mal à focaliser l'image d'une fillette et puis d'un coup je me vis… dans ma chambre d'enfant, une palette de couleurs à la main, en train de peindre. La chambre commença à tourner autour de moi comme une toupie. J'eus un instant de panique. Que m'avait-il fait prendre ? Je ne distinguais plus les murs de ma chambre qui défilaient de plus en plus rapidement et fermai les yeux un instant pour reprendre l'équilibre. Lorsque je les rouvris, je me trouvais au cœur d'un ouragan, avec ma palette comme seule bouée de secours. Je m'y accrochai de toutes mes forces. La palette enfla. Je ne parvenais déjà plus à la tenir dans mes mains. Elle s'élargit encore jusqu'à devenir mon horizon. La chambre avait tout fait disparu à présent. Je marchais sur une surface blanche et lisse; des lacs jaunes et des prés rouges s'ouvrirent au loin et avancèrent vers moi. Terrifiée, je me mis à courir dans la direction opposée. Les taches me poursuivaient, gagnaient inexorablement du terrain. Je discernais des ombres mouvantes sur leur superficie. Je courus longtemps sans autre espoir que de rester debout et résister. À bout de souffle je finis par tomber à genoux. Le rouge n'était plus très loin maintenant. Ce n'était pas un pré, comme j'avais cru, mais un gouffre qui se déroulait vers moi lentement, comme s'il avait la certitude de m'atteindre tôt ou tard. Il était si proche à présent que trois pas auraient suffi pour l'atteindre. Il n'était plus question de fuir, mais je ne voulais pas céder. Je me relevai avec effort et le toisai comme un adversaire. Il n'approchait plus. Il attendait. Vu d'en haut, il paraissait sans fond, et palpitait comme un énorme cœur. Je n'allais pas me laisser avaler passivement. Je pris une profonde inspiration et, avec un grand cri, m'élançai dans l'abîme. Les couleurs explosèrent comme une symphonie autour de moi. Je les respirai à plein poumons et les sentis couler en moi comme une force vivifiante. J'étais toute puissante à présent et je me mis à rire.Il faudrait fragmenter tout cela en plusieurs paragraphes pour aérer le tout
Il ne manque plus que les invitéIl faut un "s" à invités
Denys avait improvisé sur la plus grande des décorations sylvestres avec des branches de lierre qu'il avait coupées sur le mur de la cour et quelques pommes de pins de l'épicéa du jardin voisin dont les branches dépassaient du mur.Répétition de "mur"
Il avait ôté sa chemise, tout comme moi, pour travailler sans se salir et s'éventait négligemment avec une serviette en papier, une jambe allongée par-dessus l'accoudoir. Il était longiligne, et ses muscles se dessinaient à peine sur son torse et son ventre. Il ne semblait pas particulièrement fatigué bien qu'il eut soulevé sans effort apparent des poids bien supérieurs à ce que sa silhouette présupposait. Il entrecroisa les doigts, étira les bras au-dessus de sa tête et fit craquer ses articulations avec affectation, les pectoraux ostensiblement contractés, sans me quitter des yeux. Un peu honteux d'avoir été surpris tandis que je l'observais, et mal à l'aise devant son air narquois, je saisis ma chemise et l'enfilai. J'avais transpiré et le contact du tissu amidonné sur ma peau me parut très désagréable. Il faisait lourd et humide, ce qui n'arrangeait rien. Une fois rhabillé, je me laissai tomber sur une chaise en soupirantJ'aurais vu plusieurs paragraphes pour faire moins pavé.
Et d'un geste décidé, il fit sauter le bouchon et laissa mousser le liquide dans deux flûtes.Répétition de "et"
J'ai bien cru m'être planté d'adresse lorsque je suis entré dans la pièce, et pas seulement à cause de la déco, des bougies un peu partout et de l'odeur bizarre qui y flottaitRépétition de "et", d'ailleurs, dans la suite de ce paragraphe il y a beaucoup de "et", même si ce n'est pas toujours des répétitions à proprement parler, ça alourdi le style.