Plumdor (à dénommer)
Alooors, je suis pas matheux hein, tout comme je suis pas littéraire, ni artiste ou philosophe ou sportif ou je ne sais quel truc que j'aurais soit-disant validé de compréhension d'un point de vue ou pas... Mais quand même !
Y'a un truc qui m'a fait me questionner avec ces petits déterminismes de mes éducations, c'est... Comment dire. En fait je cherche un nom à cet item que je vous décrirai juste ensuite. C'est la galère, il me faudrait à la fois votre aide pour trouver, et vos réflexion pour élargir là où je ne trouve pas :
Comment je suis devenu millionnaire en tant qu'écrivain.
Ici je ne parle pas d'argent tel qu'on se le figure avec l'unité monétaire qui nous sied. Non. J'ai écrit et surtout rendus publics, un million de mots. En tant qu'écrivain, je crois que c'est une donnée, certes modestement quantitative et donc sans réel impact sur la réalité de l'activité, mais pourtant. Pourtant je crois que c'est une donnée donc, au symbolisme fort. Si l'on prend les ordres de grandeur de proximité, on voit que tout perd son sens : mille mots, la plupart des êtres humains qui ont déjà tenu un stylo entre les mains ont dépassé ce nombre, plus ou moins facilement ; au dessus, un milliard... C'est inutile d'y songer ! A part en scriptant l'action, ce qui serait tricher, il faut quelques millénaires de plus qu'une vie humaine si on veut avoir le temps de les saigner. Donc :
La barrière du million de mots est relativement haute, quoique. J'ai mis huit ans à l'atteindre, en une vie d'écrivain, j'ose espérer que la plupart de mes confrères l'atteindront aussi. Ce qui pourtant n'est qu'un gage de quantité ! Je pense à ces nombreux illustres qui ne signèrent qu'un unique et monumental roman de moins d'un million de mots, et dont le talent ou la gloire se rit du chiffre. Et pourtant :
N'y a-t-il pas là la preuve d'un effort ? D'une ténacité ? D'un engagement ? Par la lente progression inéluctable du flot écrit, ne perçoit-on pas au-delà du travail, quelque chose de pesant dans la volonté et la réalisation de l'écrivain, à partir de ce numéro choisi arbitrairement car il est incident dans sa base de comptage ?
Encore une fois, ce n'est pas extra-ordinaire. Il n'y a justement aucun mérite exceptionnel, aucune gloire associée au fait de parvenir à cet élément mathématique qui, en réalité, est coincé, seul, entre mille et le milliard : dans les statistiques simples qu'il est possible de faire dans la recherche axiologique symbolique du métier d'écrivain, le million est cet îlot perdu qui en dépit de ne servir à rien, est remarquable par son unité, son harmonie paisible, sa solitude dans le néant orbital mathématique significatif d'une production.
Donc bin voilà, on pourrait partir sur :
- le nom de ce "trophée" un peu bizarre
- comment chacun envisage de l'envisager
- nos petites expériences relative à ce "marathon"
- des réflexions statistiques
- etc !
Moi en tout cas je m'intrigue ^.^'