Si je veux rebondir sur le post d'Extasy et considérer la question d'un point de vue purement sexuel, alors je suis catégorique : oui, on peut être heureux sans sexe ! Il y a d'autres manières que le sexe de ressentir du plaisir (pensez au film "intouchable" : le gars qui se fait masser les oreilles pour avoir son pied, c'est caricatural, mais...), voir même de déclancher la production de certaines hormones (CF la grande mode aux US de l'orgasme tantrique ).
Je suis asexuelle (et homoromantique).
Je n'ai jamais souhaité avoir des relations sexuelles avec personne. Par contre, n'étant pas aromantique, je ressens un manque d'une affection plus exclusive que l'amitié.
Donc je suppose que je me classe dans la case "qui n'est pas heureux d'être seule" : mais ça n'a pas de rapport avec le sexe (donc le couple traditionnel ?) pour moi.
Par contre, ce qui caractérise l'aromantisme, c'est bien l'absence de besoin de nouer cette relation particulière avec quelqu'un d'autre ; et ça, sans sensation de manquer de quelque chose (sinon ça relève du problème psychologique/social et non de l'orientation sexuelle).
Certaines personnes sont tout à fait heureuses comme ça.
Petite disgression sur mon asexualité si ça intéresse (et parce que la fille dans l'émission est assez peu claire je trouve) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Et puis... Pour reprendre ce que disait Opercule, c'est quoi "être seul.e" ?
Être célibataire VS en couple ?
Mais alors vous placez de quel coté les gens qui n'ont pas de conjoint mais un amant régulier furtif ? Les gens qui papillonnent, les couples pour 3 jours, ceux qui sont en couple longue-distance, les sexes-friends, les relations à plusieurs, ect ect ?
Mais si on définit le fait d'être seul par le fait de ne pas avoir de relation privilégiée avec une autre personne, ou se situe la frontière avec les amitiés, la famille ? Ou se situe la frontière entre l'ami et le bon voisin/collègue ? Entre la vague connaissance, cette personne à qui on dit bonjour parce qu'on la croise tous les jours sans rien savoir d'autre d'elle, et l'inconnu total ?
Ces frontières seront différentes pour chaque personne, donc "être seule" aura déjà un sens différent pour chacun.
(Comme le montre les deux posts précédents d'ailleurs : Extasy résume à peu près la solitude à la non-sexualité, quand Dot l'étends carrément à l'absences d'autres humains dans sa vie. Mais on peut aller encore plus loin que Dot en prenant en compte les animaux de compagnie ! )
Du coup, je pense que celui qui souffre de la solitude aura tendance à placer la ligne "solitude" au-dessus de sa propre situation, alors que quelqu'un d'épanoui (full social ou full solitaire, peu importe) aura tendance à tirer la ligne en-dessous de lui (CF ceux qui ne compte pas le célibat comme une solitude).