Salut ! Je réponds à un AT externe qui s'intitule "où emmèneriez-vous votre nouveau sac à dos ?" et je voudrais avec votre avis sur mon humble soumission.
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Yosh
bousculer mes références avec un mode de vie exotique
Cette phrase me fait penser à Lo et le fait qu'il ne croit pas à l'exotisme... il l'a dit ici et là mais je ne sais plus précisément où
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Je pleure quand je rentre d'un grand voyage, un voyage trop loin, trop fort et dépaysant. De gratitude ou de frustration de n'avoir pas pu rester, de relâchement d'être enfin rentré, d'émerveillement devant le curieux sentiment qu'on ne reviendra probablement jamais en ce lieu, en ce temps. Celles et ce qu'on a trouvé si beaux et qu'on ne reverra pas, ceux qui étaient glaçants, ce qui était frappant.
C’est bien là y a de l’émotion
De gratitude ou de frustration de n'avoir pas pu rester
Est-ce que… si on découpe la phrase… vu qu’il y a un « ou », ça pourrait donner : « de gratitude (…) de ne pas avoir pu rester » ? C’est vraiment ce que tu as voulu dire haha ?
d'émerveillement devant le curieux sentiment qu'on ne reviendra probablement jamais en ce lieu
hum
l’émerveillement devant la curiosité, hum
t’es sûr de ça ? enfin oui c’est lié mais ça doit être dur concrètement d’être émerveillé devant sa curiosité non ? (je chipote)
Celles et ce qu'on a trouvé si beaux et qu'on ne reverra pas, ceux qui étaient glaçants, ce qui était frappant.
La phrase est cool avec l’effet miroir masculin pluriel et féminin pluriel
Mais j’aurais joué le miroir à fond et écrit la 2e partie de la phrase (avec « ceux ») en vis-à-vis de la première phrase, en gardant la même construction
Sinon ça fait un peu bizarre niveau construction mais c’est peut-être que moi
Mon univers contigu s'agrège volontiers de passages multipliés dans des endroits familiers que j'atteinds par le rail.
C’cool !
Mais mon correcteur me dit : atteins
Après avoir grignoté une soupe à Brugges, je vais à un cinéma indépendant à Namur
« dans un cinéma » ou c’est un belgicisme saugrenu haha
escalade le centre Pompidou.
Rien que ça toi
Je pense -- et parfois mon sac agrée --
-- oui, oui, fait-il de la tirette --
e cherche les "douze rues cachées de la capitale" ou bien ce parcours BD
pourquoi j’ai jamais pensé à faire ça ‘-‘
pourquoi notre ville natale est-elle un angle mort dans notre visée touristique ?
je vois l’idée derrière cette phrase mais je suis pas sur que « notre visée touristique » l’explore au mieux
et pfouit, je continuerai demain, ma concentration m’a lâché – si je continuais aussi surement je lirais tout en diagonal
et la suite
Six voyageurs se font face sur des sièges quarantenaires, dans un huit clos que beaucoup évitent de partager avec des inconnus.
Elle est chouette cette phrase
Deux Espagnoles ont partagé le même compartiment que moi, un jour de travaux.
Comprend pas très bien si les travaux sont dans le train/le compartiment ou sur le rail
Enfin je me doute que c’est des travaux sur le rail mais pour qui ne connait pas la SNCB je sais pas si c’est clair
Elles venaient de Salamanque, au cœur de la Castille. Je demande toujours aux gens de décrire leur ville natale, comment était leur environnement à l'époque de leur enfance
Tu développes pas en quelques mots comment c’était l'enfance en Castille ?
En branchant ma batterie externe, accroupi contre un mur, je note le témoignage des deux Ibères sur une ville européenne où Hannibal a élevé ce qui sera un nœud culturel et commercial, mais aussi sur un marchand de glace spécifique, un parc où l'on apprend à faire du vélo, et l'histoire sombre du soutien à Franco
Je vois l’idée mais c’est peut-être un peu flou
« a élevé ce qui sera un nœud culturel et commercial » : c’est-à-dire ?
« marchand de glace spécifique » : qu’est-ce qu’il a ce marchand de glace… ?
« un parc où l'on apprend à faire du vélo » : ça ça me semble tenir debout tout seul comme anecdote rapportée (si tu vois ce que je veux dire)
« l'histoire sombre du soutien à Franco » : au niveau de l’énumération j’imagine bien que c’est lié maihum
Ta phrase gagnerait à être organisée (peut-être en gradation ?) non ? en lisant un peu vite au début j’ai cru que le « nœud culturel » c’était le marchand de glace
les gens sérieux marchent le regard empressé
ce groupe de mots me laisse dubitatif
pourquoi « sérieux » ? c’est le mot que tu cherchais ?
se trouve la capitale française.
Espace en trop
On s'est retrouvés à se balader dans la ville de Versailles
Too much space avant versailles
et nous avons écrit, dessiné, et goûté.
C’est léli la grande pro pour ça mais je pense qu’elle te dirait que dans ce cas la dernière virgule avant le « et » est superflue
Dans le train du retour, j'ai décrit ma journée avec tendresse et légèreté, un sourire béat sur mon visage tout au long du chemin. Quand je suis rentré chez moi, c'était tard dans la nuit ; je n'ai pas pu m'arrêter de pleurer.
Séquence émotion ‘-‘
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Mon récit a été excisé du carnet, parce qu'il me peinait de le lire.
Virgule nécessaire ? (note que, oui, si tu veux, c’est juste que perso je les enlève dès que je me dis qu’elles ne sont pas nécessaires)
Alors hum par contre si je peux me permettre… ça décrit un ressenti assez difficile je pense mais dans la façon dont c’est rendu au niveau des mots c’est assez froid. On dirait que le narrateur note froidement, de très loin, que le récit lui déplaisait alors il l’a coupé sans trop d’état d’âme. Peut-être qu’il y aurait moyen de rendre ça plus vivant ? sais pas trop comment dire, c’est du chipotage (en l’état c’est déjà très bien)
J'y retrouvais de l'innocence crasse, de la naïveté. La vérité est que j'étais jaloux de celui qui l'a écrit, fier et fébrile, qui deux heures plus tard s'était écroulé en larmes dans son lit. Ce récit, heureusement, je l'ai dactylographié, et il est toujours dans mon disque dur, quelque part dans un dossier caché.
En fait j’ai rien dit, là on sent mieux tout le processus du retrait du passage
J'oublie mon sac entre les Halles et Bastille et dois aller le rechercher au bureau des objets perdus.
Ça c’est le petit détail qui fait tout ^^
Quand j'aurai 26 ans, l'âge de sauter dans un train pour le prix d'un caillou sur l'ongle sera révolu.
Cette phrase fonctionne quand t’es belge je pense
Ayé j’ai fini le détail
Sinon oui il se lit bien ! écriture fluide agréable etc. Il tient la route en l’état je pense, le côté éclaté me dérange pas plus que ça.
Y a certaines phrases, comme celle avec les Espagnoles et les Hibères, qui ne vont pas jusqu’au bout de leur idée je pense. Tu mentionnes une ville ou un évènement mais sans développer un petit peu, d’où il me semble qu’il manque quelques mots pour vraiment comprendre en quoi le témoignage des hibères ou des espagnoles est relevant dans le cadre de l'atmosphère de l'histoire. Mais c’est plus clair quand je cite les phrases.
Par contre en filigrane j’ai cru lire un 2e texte et ce 2e me plaisait davantage. Comment dire : comme si cette phrase « Mon univers contigu s'agrège volontiers de passages multipliés dans des endroits familiers que j'atteins par le rail » était la prémisse de tout le texte. J’ai vu quelqu’un assis dans un train ou dans une gare qui écoutait les récits de voyageurs et qui se gorgeait d’images, de sons etc venus d’ailleurs, mais sans vraiment bouger (de la gare proche de chez lui). Ca m’aurait vraiment intéressé de lire cette histoire-là je crois. Ca ne dévalorise pas du tout le texte n°1, tel qu’on le voit en l’état, mais disons que j’ai eu l’écho d’une autre idée-texte et que, quitte à jouer la carte du non-voyage, elle m’aurait plu. En l’état ton narrateur voyage et apprécie cela, malgré les coups durs je pense (et les sentiments contradictoires).
Pour l’AT je pense que le texte rencontre leurs attentes ^^
Pour moi je dirais qu’il manque d’un peu d’originalité et de « voir plus loin que devant le bout de son nez » (je peux essayer de développer ça mais ça rallongerait ce commentaire déjà long)