Tu dictes et cites l’univers depuis ta chaire fragile qui spinnechair ?
Je te veux, plus rouge, plus vive, plus énorme encore en ce monde taillé pour une version de toi qui n’aurait pas de jambes.
Éclate ! Mâche les grêlons qui t’empoignent la gueule engivrée d’éructantes soliloques. Tu dictes et cites l’univers depuis ta chaire fragile qui spinne /tisse-tourne/ les soies d’étoile dans lesquelles tu t’empêtres un peu pétrie des angoisses héritées de vieux ogres, je te vois.
Classe tes côtes, casse les dents du loup trop noir au mufle embrassé de sang.
du coup j'imagine que l'amante n'est pas humaine (et le narrateur est un canidé?) ?Je vais partir du principe que c'est une question qui attend réponse ^^ Je pense que la poésie permet les glissements d'identité avec plus de naturel que beaucoup de formes narratives, mais dans l'idée, les interactions évoquées entre le narrateur et son amante partent bien entendu d'une expérience humaine à laquelle on confronte des séries de comparaison pour en évoquer les singularités et les détails intimes un peu plus indicibles.
Quelques passages un peu plus fragiles : "fille petite", "obstruent ma gorge quand....", les barre obliques de "spinne/tisse..." (des virgules ça ne va pas?).
chair ?
sinon, tu m'as perdue... je ne suis clairement pas la bonne lectrice pour toi je n'aime pas quand c'est nébuleux ou obscur dans les formulations, et j'ai besoin de trouver du sens aux formes décalées. par exemple "s’o.uv.re.nt" ne m'a rien procuré et du coup je capte pas l'intérêt
Éclate ! Mâche les grêlons qui t’empoignent la gueule engivrée d’éructantes soliloques. Tu dictes et cites l’univers depuis ta chaire fragile qui spinne /tisse-tourne/ les soies d’étoile dans lesquelles tu t’empêtres un peu pétrie des angoisses héritées de vieux ogres, je te vois.
Classe tes côtes, casse les dents du loup trop noir au mufle embrassé de sang.
après sur le fond, j'en comprends une relation passionnelle décrite comme forte et à la frontière de la douleur. Du coup un tableau, un portrait de couple. ça peut être des textes qui me touchent, mais là je suis restée en dehors...
(sinon autant écrire un roman, qui est d'abord une histoire dans laquelle on cherche un sens plutôt que du sens brut dans lequel on peut à loisir chercher des histoires).ben non, y a des romans qui me restent obscurs aussi, et je vois pas la même division que toi sur la façon d'aborder la prose et la poésie, je pense. Je trouve pas que l'objectif soit le sens pour l'un et le sens brut pour l'autre. Mais bref, je voulais surtout répondre pour dire que j'ai rien contre ce que tu nommes "sens brut", je crois même que c'est quelque chose qui me fait particulièrement vibrer parfois, mais pour que ça marche (chez moi) j'ai besoin que mon inconscient (ou le truc qui fait mes émotions et impressions d'entre les lignes) puisse s'approprier cette matière brute, qu'elle résonne à un niveau que je contrôle pas mais que je ressens. Breeeeeeeeef, là où j'ai relevé et que tu m'as expliqué, bah y a pas eu d'écho chez moi... ce qui ne veut pas dire que chez d'autres ça marchera pas. Et du coup oui j'ai perçu l'idée général du texte mais je suis passée à côté de sa substance et de là où j'aurais dû vibrer, donc dommage.
qui s’impriment en ma rétine.“sur” ma rétine ?
Puis le vent revient pour te soulever le ventre, mais la montagne en ton centre se contente de trancher les nuées folles qui se cabrent contre ses flancs.j’aime la première proposition, ses sonorités, le maniement des mots. La deuxième partie (“mais la montagne...” me semble pleine d’images moins maitrisées, moins pertinentes ou précises ?
pour une version de toi qui n’aurait pas de jambes.plutôt percutant
aux portes de tes possiblesun peu revu, comme expression ?
jamais résignée à la douleur toujours assoiffée de bonheur le courage en typhon qui t’emporte aux tumultes de nos langues de glace ; belle !soliloque est masculin ; “belle ! / Éclate !”, ce rythme hyper lyrique me séduit pas des masses. Et la rime me semble un peu maladroite entre “douleur” et “bonheur”
Éclate ! Mâche les grêlons qui t’empoignent la gueule engivrée d’éructantes soliloques.
Classe tes côtes(:
la rude caresse des horizons battues par la nuit.battus
Que me dis-tu ? Ce ne sont que les râles du vent froid ?la tournure, l’insistance, me semblent un tout petit peu grossières, je veux dire, théâtrales
Familière fourmi rouge, tu cours mon échine balayée d’écume en chasseresse minuscule. Tes morsures ardentes toujours me rappellent à la rude caresse des horizons battues par la nuit.
Tu spasmes sur la croix de tes os qui s’impriment en ma rétine.
Classe tes côtes,
j’aime la première proposition, ses sonorités, le maniement des mots. La deuxième partie (“mais la montagne...” me semble pleine d’images moins maitrisées, moins pertinentes ou précises ?Oui sans doute, je vais retravailler ça alors.
un peu revu, comme expression ?Oui, c'est embêtant quand un poncif exprime avec précision une idée que l'on souhaite intégrer... Je vais voir si d'autres personnes relèvent ou si une idée me vient pour la V2.
soliloque est masculin ; “belle ! / Éclate !”, ce rythme hyper lyrique me séduit pas des masses. Et la rime me semble un peu maladroite entre “douleur” et “bonheur”Outch pour soliloque. Pour le rythme lyrique c'était un essai, j'ai l'impression que mes points d'exclamation ne passent jamais à la lecture ^^
la tournure, l’insistance, me semblent un tout petit peu grossières, je veux dire, théâtralesOui là par contre je vais le retravailler, maintenant que tu le soulignes.
Concernant la dernière partie, je trouve également que le rythme faiblit. Je pense que cela ne tient pas à grand chose :
le "quand j’y enfonce ta vulve" qui allonge une phrase au-delà de ce qu'on attend. Eut égard au rythme instauré avant.
Les trois questions qui s'enchainent. Pour moi, après "Que me dis-tu ?", il ne peut y avoir qu'une question supplémentaire. Sans doute la seconde en reprenant le "ce ne sont".
Mais il ne s'agit là peut-être que de mon ressenti...
Hello!
J'ai bien aimé la première phrase, puis je n'ai plus rien compris... :/ :/J'ai trouvé que ça n'avait ni queue, ni tête.
Je n'ai rien contre le fait que le texte décrive une vision cauchemardesque avec des corps démembrés, ou que la métaphore de la tempête serve à décrire une sorte de relation sexuelle un peu SM. Mais bon, pour moi, ça n'est pas assez bien structuré et décrit pour que j'y perçoive du sens.
De plus, ça part dans tous les sens. Par exemple au début, qu'est-ce que Dieu vient faire là? Puis la couleur rouge...?
Enfin, ce style d'écriture n'est pas mon style, je n'arrive pas à entrer dedans :/.
Merci pour ces épithètes Eveil, même s'il ne t'a pas convaincu, je suis toutefois étonné par la qualification de "masturbatoire" que j'entends dans ta bouche électronique comme une critique qui porterait sur une écriture poseuse et égocentrée. Peut-être que je comprends mal ton utilisation de ce mot mais je me pose question car j'ai vraiment essayé d'approcher la conception de ce texte dans un état d'esprit humble, quoique expérimentateur, et sincère, bien qu'impudique (mais ça c'est un tic quasi définitoire pour l'instant dans mon écriture). Du coup, si je devais retenir une critique pour me poser problème, c'est celle-ci.enfin je pense que toute littérature digne de ce nom est égocentrée, nécessairement. "poseuse" oui, je pense qu'on n'y échappe pas lorsqu'on expérimente. A nouveau, ce n'est pas un défaut en soi. Terrence Malick se regarde filmer mais ça me touche, ses manies sont au service de l'émotion, voire la subliment (et a contrario Refn dans Only God Forgives ou The Neon demon me paraît donner plus d'importance à son style et son esthétique qu'à une quelconque émotion, et c'est ce que je reproche à ce texte). Je n'ai jamais jugé que ce que j'ai lu. Que vous ayez été dans un état d'esprit humble, soit, je le crois volontiers, mais entre l'intention et le résultat il y a un monde. Mon avis partiel et partial importe peu, je crois que vous savez ce que vous faites. Je ne l'ai pas souligné, mais l'envie d'expérimenter, votre richesse lexicale, ce sont tout de même deux bons points.
Les gémissements rafaleux de mortifères fantasmes ?ça me fait penser à un exercice de style où on t'aurait défié de caser dans un texte 3 mots pêchés aléatoirement dans le dictionnaire, et toi téméraire tu te dis "haha ils l'auront cherché, je vais mettre les 3 dans la même phrase" :-X (mais d'autres passages aussi, comme "gueule engivrée d’éructants soliloques")