Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Kailiana le 21 Mars 2007 à 19:35:11
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Allez, je vous poste un de mes derniers nés, histoire que vous n'ayez pas l'impression que je viens les mains dans les poches :P
Mais ce n'est pas un texte comme j'en écris beaucoup. Je l'ai écris un jour où je déprimais très fort, et je me suis inspirée d'un autre texte que j'avais écrit il y a environ un an - sous le coup d'une déprime, lui aussi. C'est presque plus un poème qu'une nouvelle, en fait, enfin vous verrez.
Et, non, je ne suis pas totalement Hobbsédée, mais ... c'est comme ça, j'avais envie d'un Fou ^^
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Je suis le Fou … !
Je suis le Fou, le Fou, le Fou … Viens ici, petit enfant ! Viens, viens voir le Fou !
Non, n’ai pas peur … allons, approche, viens voir la vie, viens, ouvre les yeux, ouvre tes sens, viens, viens !
La rue tournoie, il fait sombre, il fait clair, tout se mélange. L’enfant regarde, étonné. La mère le tire, non, ne regarde pas, c’est un fou, ce n’est rien, rentrons à la maison !
Le Fou fait une grimace, l’enfant sourit, tend la main. La sans-cœur le tire en arrière, non, ne fais pas attention, rentrons ! Allons …
Du calme. Reculons, il est fou, nous n’y pouvons rien. Reviens, reviens … rentrons.
Les larmes emplissent les yeux du Fou, il regarde l’enfant s’éloigner. Il est triste pour lui, le pauvre, il voulait juste lui montrer ! Pauvre petit être … Il se retourne, saute sur les murs, grimpe sur les toits. Il est le maître du monde ! En hauteur, il observe les multiples lumières de la ville, reflets des vies cachées derrière les fenêtres de verre. Il les absorbe, les intègre … venez, venez à moi ! Venez, je vais vous montrer, je vais vous montrer ce qu’est la vie … Venez !
Un frémissement, au loin. Un passant lève la tête, regarde la lune si ronde cette nuit là, s’interroge. Puis il repart, retourne à son occupation première. Il a des choses à faire.
Pourquoi ne voulez-vous pas venir ? Je vous offre le monde ! Le Monde sur un plateau d’argent, un beau plateau lustré, bien plus raffiné que le vôtre … Venez, venez, venez ! Pourquoi me laissez-vous tout seul ?
Le Fou pleure. Ses larmes tracent des sillons sur ses belles joues pâles. Il renifle, s’essuie le nez.
Pourquoi pleures-tu ?
Le Fou relève la tête, étonné. Un monstre de sous les lits se tient devant lui, il paraît grotesque, disproportionné, mais il tire sur l’une de ses longues oreilles poilues et la tourne dans la direction du Fou.
Je suis tout seul ! Tout seul, tout seul … Ils m’entendent mais ils ne m’écoutent pas ; qu’y puis-je ?
Le monstre secoue la tête, hausse les épaules. Son travail se borne à glisser une patte de sous un lit, parfois, juste pour faire peur, un peu. Il ne connaît pas de réponse. Il essuie le visage du Fou et s’en repart, d’une démarche maladroite mais tranquille.
Toujours fragile mais déterminé soudain à aller de l’avant, le Fou redresse les épaules ; ses yeux se fixent loin, très loin, et prennent un air déterminé. Il sautille à nouveau, parcourt les rues d’un pas allègre. Il attrape une fleur que lui tend un arbre, le remercie et accroche le cadeau sur son pourpoint. La vie lui sourit, à nouveau. Pourquoi ne pas en faire profiter le monde ? Le Monde est à lui !
Il se glisse dans un immeuble semblable aux autres, pénètre dans un bureau bien éclairé où un homme seul regarde désespéré une feuille presque vierge. Il ne sait plus quoi écrire, le pauvre ! L’inspiration l’a quitté, il se sent vide, seul et chagrin. Il veut écrire pour amener un peu de rêve aux enfants, mais pour lui le monde est devenu tout gris.
Le Fou se penche vers la feuille, fait un clin d’œil à l’homme, qui ne le remarque pas, tout absorbé qu’il est par son malheur, par son avenir qui s’annonce terne et sans couleur. Le Fou soupire. Il le comprend. Le comprend mais ne lui pardonne pas ce laisser-aller. Il ne faut pas baisser les bras, que diable, jamais, jamais jamais jamais !
Alors le Fou souffle sur la feuille, fait un baiser mutin à l’écrivain et s’en va, comme il est venu, plus vite qu’il n’est venu car il a fort à faire. Lui aussi a du travail.
Les yeux de l’homme s’éclairent, soudain. Il se redresse, se retourne, cherche autour de lui, ne voit rien. Etonné, il l’est. Mais il ne s’appesantit pas sur ce qui s’est passé. Il prend son crayon, le tourne un moment entre ses longs doigts, et commence à écrire.
Je suis le Fou … !
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Moi j'aime bien, c'est magique. Parfois sans vraiment de logique (cependant j'aime beaucoup l'intervention du monstre de sous les lits qui parfois montre juste une patte...) mais toujours dans un style très aérien. C'est un Fou innocent, enfant, incompris, et magique.
Merci pour ce texte ! ;)
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Trés trés beau, je ne connais pas Hobbes, mais c'est vraiment bien comme texte :)
Décidemment, qu'est ce que vous etes talentueux !
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Hobb, pas Hobbes. Et si tu ne connais pas ... il n'est jamais trop tard pour s'y mettre :P
Merci à vous, ça fait plaisir :)
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Très beau texte où je retrouve une certaine période de ma vie qui s'y reflète, même si ce n'est pas bien exactement comme tu le décris. J'aime beaucoup, il est fluide et puisque Marygold n'a relevé aucune faute d'ortho, c'est bon signe :P
Bravo!
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Ta nouvelle n'est pas mal du tout Kailiana... Mais, même si j'ai bien vu qu'elle ne reprenait pas le personnage de Hobb, et qu'on le comprend, évidemment, en lisant l'histoire, le nom propre m'a tout de même beaucoup perturbée, surtout le fait que ton personnage aussi ait la peau pâle, par exemple. Du coup, j'ai passé presque tout mon temps à lutter contre mon image mentale du Fou de Hobb...
J'aurais bien vu une ou deux descriptions physiques de plus, histoire de bien différencier les deux personnages... ;)
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J'aurais bien vu une ou deux descriptions physiques de plus, histoire de bien différencier les deux personnages... ;)
Le problème est que le Fou de Hobb est assez ... envahissant :-[ Et sur un texte aussi court je n'ai pas eu le temps de forger mon personnage pour réussir à m'en éloigner. Alors pour une personne qui ne connait pas Hobb, ça doit passer, mais pour quelqu'un qui connait très bien le Prophète Blanc ... effectivement, ils se ressemblent un peu trop :-[ (et maintenant, dés que je pense à un personnage qui se nomme "le fou", je pense à un jeune homme avec des cheveux clairs - car c'est le cas du Fou de Hobb et de la carte du Fou dans God Child). J'ai du mal à m'en échapper :(
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Eh oui, c'est l'effet "foolmaniaque"... :P
Mais peut-être que si tu modifiais un peu ton texte pour présenter un personnage roux, à la livrée orange et jaune, ça passerait mieux, non? lol :D
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Il va d'abord falloir que je laisse reposer le texte pour parvenir à le modifier, ça fait maintenant un moment que je l'ai écris mais je n'y arrive toujours pas :-[ . Mais, oui, je pense que tu as raison.
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Voilà, j'ai lu et j'ai bien aimé... même si je ne connais pas le fou de Hobb (pas lu l'Assassin Royal) c'est vraiment bien, je sais pas comment le décrire, mais on dirait presque un conte ! ^^
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J'aime bien ton fou!!
Le nom ne m'a pas gêner, même si j'ai lu hobb aussi...
Faire un description de ton personnage, pourquoi pas, mais j'aime bien ton texte comme ça!
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Lu! Et maintenant j'apprécie encore mieux ton fou de "une aile"... Et même s'il est très proche de celui de Hobb, je commence à voir se dessiner une notion plus générale du personnage mythique du fou, avec une pensée pour "au clair de la lune", arlequin etc, sans parler des foux/joker des jeux de cartes...
En tous cas ce petit texte est vraiment très beau, très poétique, frais...
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Ce texte est assez magique et je n'ai pas de références pour le comparer à un autre, et même si cela était qu'importe .....
Seuls les enfants et les poètes peuvent écouter les fous, la leçon est belle.
La folie effraye, c'est pour cela que « la sans-cœur » me paraît un poil excessif...
Serais je le seul à avoir remarqué une faute minuscule : « La rue tournoie, il faut sombre, il fait clair » fait et non faut il me semble ?
Le plateau lustré me semble un peu trop concret et terre à terre pour insister dessus. La folie pourrait inspirer une image plus déjantée.
J'adore le monstre de dessous les lits, c'est un souvenir d'enfance ?
Très belle conclusion, la folie est un cercle....
Je suis sous le charme !
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: « La rue tournoie, il faut sombre, il fait clair » fait et non faut il me semble ?
La faute n'est plus sur ma version, j'ai du oublier d'éditer sur le forum, je corrige ça :-[
La folie effraye, c'est pour cela que « la sans-cœur » me paraît un poil excessif...
Hum.
Tu n'as pas tort. Mais je ne vois absolument pas par quoi remplacer, il faut un terme qui puisse paraître "nom", et "effrayer" ne correspond pas à ce que je voulais. Ce n'est pas vraiment de l'effroi, mais du ... repoussement, jsais pas comment dire. (d'autant plus que je veux laisser le lecteur en tirer ce qu'il souhaite). Donc, pour l'instant, je laisse.
Le plateau lustré me semble un peu trop concret et terre à terre pour insister dessus. La folie pourrait inspirer une image plus déjantée.
Le problème de ce texte, c'est que c'est le premier que j'ai écrit avec le personnage du Fou, et j'ai TROP de mal à le modifier :-[ Tu n'as pas tort. J'essaie de trouver quelque chose, mais j'ai un peu de mal. Que pensez-vous de :
Pourquoi ne voulez-vous pas venir ? Je vous offre le monde ! Le Monde sur un plateau d’argent, tel une scène farcie aux petits riens de tous les jours … Venez, venez, venez ! Pourquoi me laissez-vous tout seul ?
C'est pourri ? Moins bien, mieux ? ca s'intègre au reste ? J'ai vraiment du mal >< Mais t'as raison, le "lustré" ne va pas du tout.
J'adore le monstre de dessous les lits, c'est un souvenir d'enfance ?
Pas de sous les lits, non. Par contre je me souviens que quand j'étais toute petite, j'avais très peur, la nuit, d'un tableau avec un tigre (je crois) qui était dans ma chambre :D Je crois que j'y voyais des formes bizarres quand il ne restait qu'un peu de lumière, il m'a fait très longtemps peur. Maintenant ça va (heureusement :D)
Merci :)
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J'aime beaucoup ton texte, Kailiana, je le trouve enivrant. Comme l'a fait remarquer Camdailclot, le rappel de la première phrase à la fin évoque bien le cercle de la folie et j'ajouterais que le rythme donné par tes phrases courtes (surtout dans la première moitié du texte) apporte une dimension de plus. On se laisse entraîner par cette allure. Ton Fou est touchant et tes mots sont très imagés, on se croirait presque face à tableau.
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Salut
pour ta nouvelle proposition elle est bien mais j'ai un problème avec « tel » :
« Le Monde sur un plateau d’argent, tel une scène farcie aux petits riens de tous les jours »
j'ai la sensation que c'est guindé. C'est amusant tu me rappelles une amie qui est aussi très pointue en littérature et qui emploie ce terme elle aussi un peu trop souvent.
Spontanément je mettrai « comme » ou bien j'essayerai une autre liaison.
Ce n'est qu'un avis....
En tous les cas je suis admiratif de ton imagination et de ta capacité à faire jaillir le « verbe »
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Il me faudrait du temps pour étudier ton texte (premier que je découvre donc je préfère prendre mon temps et revenir après si je le peux, surtout que ce n'est pas du même style de texte que moi) et voir s'il n'y a pas plus de profondeurs à ajouter entre quelques lignes mais je peux dire déjà que les idées sont là et que ton univers dans un sens est assez ressemblant au mien. Je connais ce genre de sentiment que tu évoques au départ est c'est une chose qu'on arrive difficilement à oublier, moi même encore aujourd'hui j'ai du mal à oublier certaines choses...et c'est pour cette raison que l'écrivain est dans le besoin d'écrire. D'où peut-être ton besoin d'écrire "Le Fou" ?
Pour ma part, je reviens assez souvent à mes écrits pour les améliorer car je ne suis jamais satisfait de ce que j'écris mais il ne faut pas chercher la perfection, elle n'existe pas. Ce qu'il faut c'est trouver un point d'équilibre, prendre du temps, beaucoup de temps et donner un monde vivant à nos écrits.
J'ai reperé sinon de belles images dans ton texte, il y a même un oxymore je crois.
Je reviendrai dessus,
A bientôt et bonne continuation dans tes écrits !
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Je ne l'avais jamais commenté ???
J'aime bien, le rythme est imposé dès les premières lignes, aussi guilleret que le personnage, qui est finalement pas si proche du Fou de Hobb et même de ce que tu en as fait dans tes textes ultérieurs.
Il manque juste d'un peu de mots colorés, je trouve, tu sais, ceux que, plus tard, tu identifies au texte. Il n'y a pas de grelot ou de costume multicolore, ça manque un peu de personnification j'trouve. J'en ai préféré d'autres avec le Fou.
Mais celui-ci est quand même bien.
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je ne l'avais pas commenté non plus ???
j'aime bien^^
l'image du fou est belle, bien dessinée, simple mais en bien
le rythme est aussi bien varié
je l'aurais peut-être vu un peu plus long...
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Je viens de découvrir ce texte un peu par hasard.
Une chose que j'ai vraiment aimé, c'est l'écho de Je suis le Fou... !
Ensuite, je trouve les images simples et agréables, avec juste ce qu'il faut de compréhensible pour ne pas tout saisir sans être pour autant perdu
Sinon, tu m'as rappelé qu'il fallait que je pique les Robin Hobb de mon père, un de ces quatre :), mais pas tout de suite non plus (parce que j'ai déjà d'autres lectures en cours). Parce que j'avais commencé l'Assassin Royal alors que j'étais en manque de livres pendant les vacances et qu'il m'était resté un arrière-goût de Pourquoi pas, mais plus tard... Pour apprécier, trop jeune je devais être :huhu:.
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Ah tiens je n'avais pas non plus répondu aux derniers commentaires, mais bon, ça date :D (genre 7 ans... *soupire*)
Et merci Luna ^^ Et pour l'Assassin Royal, je ne s ais pas quel âge tu avais, mais il y a quelques personnes qui n'aiment pas trop, hein, ça peut arriver, même si je ne les comprends pas :mrgreen:
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Et pour l'Assassin Royal, je ne s ais pas quel âge tu avais, mais il y a quelques personnes qui n'aiment pas trop, hein, ça peut arriver, même si je ne les comprends pas :mrgreen:
Je ne sais plus, peut-être 8-10 ans :-[. Je me souviens que j'arrivais pas à le lire et que mon père avait fini par céder et m'acheter un Bibliothèque Verte avec une enquêtrice blonde dont je ne me souviens plus le nom.
Mais je lirais le premier tome un jour, c'est sûr et certain. La suite, je le saurais en fonction de ce premier contact à venir.
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Ah oui, ça faisait quand même sacrément jeune, surtout que certaines scènes ne sont pas faciles et j'aurais vraiment pas donné ça à quelqu'un de 10 ans :D
Bibliothèque Verte avec une enquêtrice blonde
Alice ? enfin je crois qu'elle s'appelait comme ça, je sais plus.
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Mettons que ma mémoire flanche et que j'en ai eu deux de plus, c'est pas impossible non plus. En tout cas, j'avais pas 15 ans, ça c'est sûr. La tranche d'âge certaine est entre 7 et 14, mais plus vers les 10, après 8-10 ou 10-12...
Peut-être Alice, je ne sais plus ><. Ces livres ne m'avaient vraiment pas marquée, juste aidée à passer les vacances.
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Moi, je ne connais pas le fou de la carte alors la référence, je m'en moque.
A la place de "beau plateau lustré": "un plateau bien poli" (pour le double sens ) peut-être.
La "sans-cœur" gomme en effet la mise à distance, ton jugement ne doit pas interférer.
Sinon, il fallait oser. Le texte est léger, déroutant, plein de malice, à la Prévert quoi. J'aime beaucoup.
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Salut !
J'ai bien aimé ce petit texte, certains details m'ont beaucoup plus, comme le monstre des dessous de lit et le fait qu'il s'en aille d'un démarche maladroite mais tranquille. Le personnage est comme une bonne fée incomprise et contagieuse, le traitement que tu en faot st très intéressant. La fin fonctionne très bien avec ce côté "folie contagieuse" et inspiratrice, on aurait presque envie d'être ce Fou mélancolique, rien pour pouvoir écrire cette première phrase.
Bref, merci pour ce petit texte :)