Je vous préviens, je ne sais toujours pas comment j'ai pu écrire un texte pareil ! Réponse à ce défi de Taowin :
Zephir, je te defie d'ecrire un court texte ou une nouvelle ou le personnage est un rasciste complet ou la morale prouve sans ambiguité la supériorité de sa race.
Je l'ai tout de suite mis en Revers de la plume ! Par rapport à l'intitulé du défi, on voit peut être pas que le Docteur est un pur raciste...Par contre la morale est on ne peux plus clair. Et la référence au Petit Prince m'indigne au plus haut point, mais je suis allé jusqu'au bout...
Un défi en moins, un !
Gène Hurtis
Depuis les découvertes du Docteur Hurtis, la face du monde avait totalement changée, retrouvant l'ordre naturel qui devait y régner. Cet éminent scientifique était spécialisé dans la recherche génétique et les distinctions entre les hommes. Et c'est en étudiant les gènes de deux races de souris que sa théorie fit irruption dans son esprit, confirmant à jamais ce qu'il tenait comme une vérité depuis son enfance. Le code génétique était exactement le même entre la race A, de poil blanc, et la race B, de poil noir. Presque des jumelles, hormis sur un petit détail, cependant capital : un gène de la domination. Un de ses rongeurs était en effet naturellement supérieur à l'autre.
Le Docteur, scientifique avant tout, avait besoin de preuve pour élargir sa théorie qu'il développa dans sa thèse « De la domination génétique » quelques années plus tard. Il demanda à différents sujets de différents peuples du monde de lui remettre un peu d'ADN. Des Africains, des Arabes, des Asiatiques, des Amérindiens, des Européens, des Slaves, etc. En tout, pas moins de 20 échantillons que le Docteur étudia, compara, et finalement classa par taux de gène Hurtis (nommé depuis en hommage à ce grand homme). Cependant, il avait encore une chose à vérifier avant de conclure parfaitement. Car, parmi ces échantillons, il n'avait pas pris en compte une donnée importante : le sexe du sujet. Et cela s'avéra très judicieux.
En relisant ses conclusions, on dit que le Docteur Hurtis pleura, longtemps. Le résultat était exactement ce qu'il avait toujours pensé, et la science avait enfin prouvé que les hommes n'était pas égaux, et que donc, il fallait les traiter différemment. Quand sa thèse fut étudiée par tous les autres scientifiques, les réactions furent variée: révoltes, agacements ou effusions de joie. L'Histoire même du monde prenait une autre ampleur, éclairant d'un œil neuf les actes du passé. La plupart des Gouvernements mondiaux, après un moment de stupeur, réagirent et prirent en compte ce particularisme animal. Les peuples furent divisés en classes, indéniablement hermétiques entre elles.
Chaque peuple avait sa fonction, son utilité dans la bonne marche du monde. Même la sous-classe, vulgairement appelé « Idiote » était là pour assurer la propreté des villes, tache ingrate pour les êtres doués de l'intelligence et du civisme. Le plan des cités furent repensés, accordant un espace particulier à chaque classe et à chaque sexe. Les femmes toujours en bas des hommes, et les races cloisonnées à jamais. La hiérarchie devint très stricte, mais très juste : au plus bas, les Blancs, ensuite les Latino-américains, les Juifs, les Arabes, les Slaves, les Asiatiques, Les Amérindiens, jusqu'à la classe supérieure, cette classe d'Hurtis, la race des Noirs.
Jamais dans le monde il n'y eu un bouleversement aussi brutal. Hurtis, acclamé à jamais par sa race supérieure, expliqua enfin pourquoi le peuple noir était toujours le plus présent, le plus important au monde, et que les blancs, race vaine pour toujours, n'avait jamais réussir à s'élever au dessus d'elle.
« Il faut exiger de chacun
ce que chacun peut donner. »
Antoine de Saint Exupéry