Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Feather le 22 Octobre 2019 à 20:43:14
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L’étang se donnait à voir sous son plus bel apparat, les saules pleureurs cambraient au-dessus de l’eau vert émeraude et leur feuillage brillait sous le soleil ardent de l’automne.
C’est dans cet endroit bordé de verdure que jaillissait la plus belle des natures. Elle s’affichait telle une femme se pavanant dans ses plus belles étoffes, et souriant à la bonté des jours naissants.
Clamant la venue des aigrettes se mirant dans la clarté du midi, tout s’adonnait à la splendeur du lieu. Communiquant avec les royales ramures des flamants, les gracieuses danses des amantes frivoles annonçaient les parades nuptiales. La sérénité faisait de cet antre un paradis terrestre d’où s’élevait la paisible atmosphère des temps jadis prisés pour leur calme apparence.
Et comme à son habitude, Diane se fit l'épouse d’une harmonie divine en plongeant de tout son corps effilé dans cette lagune à l’allure féminine qui offrait à cette silhouette féline la grandeur d’une humeur bienheureuse. Elle bravait les incontournables labeurs de sa vie forestière, l’instant d’une évasion dans cet élément d’adoption qui l’appelait à chaque fin de saison dans la candeur d’une journée ensoleillée.
Jeune et ravissante, elle faisait de son être une parfaite élue pour cette immersion dans ce nectar dont la fraîcheur laissait perler le fluide gracieux sur ses membres fragiles telle une guerrière bravant les éléments.
Cette nature glorifiait la création par sa beauté naturelle, et faisait d’un Tout les farandoles éternelles pour lesquelles les hirondelles virevoltaient dans le ciel bleuté en décrivant des spirales clairsemées.
Sans une quelconque amertume, la fin de l’été s’éteignait pour donner son éclat à cette scène théatrale. Les oiseaux chantaient la venue d’un paraître déjà là.
Fredonnant les mélodies des rythmes enlacés, la contemplation se voulait ascension vers cet élan d’adoration où communiait la vitalité d’une majestueuse sensation.
Le terrestre s’alliait à la méditation, et tout augurait la joie du pardon et permettait à l’aigreur des émotions la survie d’une délectation.
Et c’est dans les bras de cette luxuriante végétation que Diane s’offrit la jouissance d’une dévotion pour cet endroit aux charmantes prédilections, où l’éternel embrasse le surnaturel.
En pareille situation, le dévot trouvera la prière pour parfaire la communion du divin sur l’esprit sain et la glorieuse élévation du sacré sur le destin.
Le spiritus sanctus de l’amour, par la ferveur du moment, semait au vent la fraîcheur de la vie. Diane comprit alors que sa mission serait d’en protéger la précieuse pérennité en plantant ses flèches au cœur de cette osmose privilégiée.
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Bonsoir, 8)
J'avais l'impression que quelqu'un me décrivait le tableau d'un peintre célèbre, je l'ai cherché ce satané tableau sans qu'il me revienne en mémoire. :noange:
Ce texte est magnifiquement écrit et très beau. J'ai plongé dans son ambiance feutrée, un fois, deux fois et une petite troisième pour relire la tournure de certaines phrases. ^^
L'auteur a du talent et l'utilise de la meilleure des façons.
Bravo. ;)
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Elle s’affichait telle une femme se pavanant dans ces plus belles étoffes
Comme il n'y a aucune référence explicite aux étoffes, ne serait-ce pas plutôt :
Elle s’affichait telle une femme se pavanant dans ses plus belles étoffes
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Bonsoir Baghou,
Merci pour cet élogieux sentiment. J'en apprécie la sincérité. Elle me va droit au coeur.
Il n'y a pas plus beau cadeau lorsqu'un texte trouve du répondant esthétique et suscite un intérêt pour la poursuite de la lecture.
Bien à toi et au plaisir de te lire.
Bordeec.
Merci pour cette remarque très pertinente, je l'ai immédiatement corrigée.
À bientôt
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Salut salut Feather
les saules pleureurs cambraient au-dessus de l’eau vert émeraude
Sauf erreur, cambrer est transitif, c'est donc forcément "se cambraient" ou "cambraient quelque chose"
sous le soleil ardant de l’automne.
ardent
Tu as quelques tics d'écriture à mon sens ("telle blabla bla", l'accumulation de démonstratifs., de gérondifs...)
et faisait d’un Tout les farandoles éternelles pour lesquelles les hirondelles virevoltaient dans le ciel bleuté en décrivant des spirales clairsemées.
Je ne comprends pas cette phrase
et tout augurait à la joie du pardon
sûr de ton "à" ?
J'ai pas vraiment aimé. Sur le fond, j'ai trouvé que derrière l'exercice de style, c'était un peu creux. Et l'exercice de style... j'ai un peu l'impression d'une accumulation de termes pseudo-complexes sans vraiment chercher d'harmonie d'ensemble, sans chercher à raconter quelque chose, ni même à décrire. La dernière phrase est assez caractéristique à mon sens.
À mon avis tu gagnerais dans un premier temps à simplifier ce que tu essaies de dire.
A une autre fois.
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Merci pour les corrections, j'ai l'impression que la rédaction depuis un téléphone est plus approximative🙂.
Et si j'en crois vos commentaires, tout le reste aussi.
À bientôt peut-être.
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Hello Feather
Je viens de fermer ton texte "nudité en clair obscure", et ai le plaisir de lire ce texte de ta main qui est, comme le précité, plus accessible pour un lecteur tel que moi, un peu perdu dans la complexité et l'abstraction de certaines de tes précédentes diffusions.
Ce texte magnifiquement pictural cette fois, et bien sûr élégant et poétique.
À nouveau un regret sur sa conclusion, qui clôt un peu trop tôt à mon goût, et pourrait laisser supposer une certaine " hâte à boucler et poster " de ta part...
Merci en tout cas pour ce beau texte.
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Merci Fred,
Au plaisir de te lire.