-
Salut à tous ! :moutunjour:
L'équipe du Mout est en pleine préparation de son appel à textes, dans le plus grand des secrets... mais nous avons décidé de vous faire quelques révélations.
D'abord, sachez que la sortie du 12ème numéro de la revue est prévue en mars 2020 !
Ensuite... Nous lançons aujourd'hui le premier - et UNIQUE - jeu du Mout pour ce numéro ! Nous l'avons élaboré en nous inspirant du thème de la revue... en attendant de vous dévoiler le thème de l'Appel à Textes (pour celui-ci, rendez-vous le 3 novembre ;))
Comment on joue ?
Le but du jeu est d'écrire un petit texte de 300 mots maximum, soit en prose, soit en calligramme, qui devra employer au moins trois mots de cette liste :
AIR
AURO
VENT
ONDEE
ECLAIR
RAFALE
TYPHON
OURAGAN
TONNERRE
DEFERLER
SOUFFLER
TORNADE
GRAIN
RADEE
BISE
Alors à vos éclairs, tourbillons et tornades de mots : nos participations préférées figureront dans la revue !
-
Auro ?
-
Arf, pour celui-là, il faut réviser sa langue d'Oc ! ;)
Auro : vent, souffle. Par extension, désigne un vent du nord. Ses variantes sont l’Auro caudo vent chaud venant du sud ; Auro rousso, Auro bruno sont des vents d’est ; Auro drecho, Auro d’aut sont des vents du nord.
-
Ouaaaais c'est comme un dimanche dico !
-
Que le vent souffle sur vos plumes et que tourbillonnent vos mots au bout de vos doigts ! Les vagues déchaînées de votre imagination rempliront les pages du nouveau Mout !
Bonne écriture à vous, et n'oubliez pas de deviner le thème de notre nouvelle revue !
:coeur: :coeur:
-
wa quel suspens à dévoilement...
oserai-je qualifier ceci de strip-tease ?
un mammouth à poil '-'
coolcoolcool tout ce que ça a l'air de promettre
mais...
oh y'a pas de mais là, je vous imagine en brain storming mouthesque, ça a du charbonner !
blu !
EDIT : ah faut deviner ?
j'ai regardé deux secondes, j'ai vu '3' (novembre) et 'mars', l'éclair grammesque, j'ai associé le tout au mot 'triphasé', pis j'ai pensé au convecteur temporel de retour vers le futur, m'étant dit que y'avait ptetr un rapport avec le temps (12)... en dehors de la symbolique numérologique, je pense qmm que y'a des choix de dates pas anodins, mais j'en sais pas plus ^^
-
Il faut poster le texte ici en réponse ? Ou bien en texte court avec la mention "Jeu Mout N°12" ?
-
Vous pouvez les poster ici : ).
-
Alors voici ma première contribution.
Bourrasque
On avait pris l'ouragan de 10h37 ce mardi-là.
Les rafales me retournaient les plumes pendant que nous prenions de l'altitude. Après m'avoir demandé trois fois si je faisais la tête, alors que j'avais seulement mal au cœur, maman avait reporté son agressivité sur papa, criaillant dans les bourrasques, claquant de son grand bec rouge, roulant de l'œil.
En m'absorbant dans la contemplation du tourment des nuages et de leurs boursouflures violacées, je me retrouvais une fois de plus à me demander ce que je faisais là. Je savais bien que ce n'était pas le vent et ses brusques bourrades qui me rendaient malade.
La pluie me piquait les yeux et j'avais bien du mal à me concentrer sur mon vague à l'âme. Le prêche maternel parvenait à s'imposer à travers les ondées, glissant sur le pennage luisant de mon père impassible. Parfois un éclair me révélait à proximité d'autres volatiles malmenés par les éléments, et j'avais honte.
Le voyage n'en finissait pas. J'avais les ailes raides et de plus en plus froid aux pattes.
Nous n'en étions qu'à la moitié du trajet quand retentit soudain un coup de tonnerre aussi puissant que bref.
Maman fut foudroyée en plein ciel, nimbée brièvement d'un halo aveuglant. Je vis son corps disparaître dans les nuées mouvantes et la pluie. Papa continua à braver l'averse sans le moindre tressaillement.
Je me souviens encore précisément de deux choses : le grand silence qui suivit l'accident, et une fugace odeur de brûlé.
-
Eh bien, une fois de plus je m'amuse tout seul ???
Il faut dire que c'est par un jeu du Mout que j'ai commencé ma carrière sur le forum , il y a bientôt 5 ans ! C'était des rimes imposées pour les ternes westerns du Mammouth N°5 !! Hmmm nostalgie, quand tu nous tiens !!
Voici donc un texte violenté par les éléments.
Tempête
Sans nouvelles de Mickaël, Julien s'était décidé à sortir seul. « La Tempête », de Shakespeare, à Chaumont ! Il ne pouvait pas louper ça. Et puis ça ferait diversion à son inquiétude, au moins pendant quelques heures. Surtout qu'Ariel était joué par un bien joli garçon, il l'avait vu dans un programme.
Difficile de représenter grains et radées de manière réaliste sur une modeste scène de province. La mer déferlait bien mollement, étoffes mouillées agitées dans l'arrière-plan. Un ventilateur puissant, dissimulé derrière les rideaux, soufflait assez fort pour décoiffer les acteurs, mais son ronflement couvrait certaines répliques, et Miranda tentait constamment d'empêcher sa robe de se soulever. Une sorte de brumisation collait les cheveux sur les fronts et le torse dénudé du jeune naufragé Ferdinand luisait sous les projecteurs. Une production à petit budget, à la distribution inégale.
Pourtant.
Pourtant chaque éclair bleuté, chaque coup de tonnerre en tôle froissée trouvait en Julien un écho, une résonance qui l'ébranlait en profondeur.
Il avait gagné à pied le théâtre, endurant sa chamade intime, irrégulière comme une houle qui le ballottait du dedans.
Les tempêtes se répondaient.
Si bien qu'il n'avait pas senti contre son cœur vibrer le message, pendant la scène trois de l'acte deux.
Si bien que c'est en se levant à l'entracte qu'il l'avait découvert, alors qu'il patientait, dans le grincement des strapontins qui se relèvent.
Excuse-moi, il fallait que je réfléchisse, et j'ai réfléchi. Voilà...
Les trois mots suivants, trois petits mots en si peu de lettres, explosèrent en Julien d'une manière si puissante, qu'il se sentit mal, s'effondrant entre les sièges de velours rouge, se brisant une côte sur un accoudoir. Son téléphone glissa sur la moquette, affichant toujours le si petit message dans sa bulle grise.
-
Non non, j'ai super envie de participer aussi ! J'attendais d'être un peu posé pour te lire et proposer un texte aussi.
-
Viendez, viendez tous faire la fête des mots dans leur tourbillon bigarré de l'automne et des éléments !!
(Non, j'ai rien du tout fumé !! )
-
Bourrasque est bien chouette gage ! (mais triiiiiiste !)
Parfois un éclair me révélait à proximité d'autres volatiles malmenés par les éléments et j'avais honte.
j'aurais bien mis des petites virgules ou réorganisé cette phrase ^^
Tempête
Revoici Mickaël :coeur:
Mais cette fois, pas d'escalier et une immense tristesse
Très joli petit texte, j'aime bien le fait de ne pas citer les trois mots.
-
Bonsoir Rémi !!
Bourrasque : je rajoute une petite virgule !
Tu le trouves triste à quel point de vue celui-ci ? Ne serait-il pas libérateur ? :mrgreen:
Tempête : Tu le trouves immensément triste, celui-là... C'est selon les trois mots que tu auras glissés toi-même, sans doute ! ;)
Merci beaucoup pour ton immarcescible présence dans les allées radieuses du forum, et pour ta gentillesse non moins persistante !
Bises !
-
Gage, tes deux textes sont super bien faits. J'aime toujours autant ce que tu écris, c'est chargé d'humanité et de sentiments. C'est simple et pourtant profond. C'est ce que je ressens à te lire.
Comme Rémi je les trouve tristes, mais tellement vrais. Ils racontent une histoire, ils sont un morceau de vie. Je ne suis pas douée pour analyser leur contenu, mais j'ai apprécié les deux sans distinction.
Et bravo !
;)
-
Merci Dame Claude, merci beaucoup.
La tristesse est un peu ma compagne, mon moi profond, mais je vais essayer d'en écrire un plus ... comique ? :D
C'est un défi comme un autre.
Merci encore pour ce commentaire si gentil. :coeur:
-
Oh gage, c'est beau :coeur:
J'ai surtout aimé Mickael et Julien. J'ai ressenti la violence du choc du message comme s'il m'avait été adressé.
Et puis bon, je vais aussi essayer allez! Je reviens dans quelques heures (ou quelques jours^^)
-
Mais ouiiiii, faut essayer ! Il faut participer ! o><o (je reviens te commenter dès que j'ai 5 minutes Gageounet :coeur:)
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Regard d'éternité
Le yacht, pourtant bien gros, bascule. Droite gauche, droite gauche. Peu sûre de mon équilibre, je préfère me maintenir fermement sur le pont mouillé en m'agrippant à la rambarde. Une brise salée et humide caresse mon visage, le reste de mon corps est enveloppé dans une combinaison. Le guide finit d’énoncer les mesures de sécurité, mais on en a déjà parlé hier soir et il faut que je me concentre. Inspirer, expirer.
Au fond, le paysage. Hautes montagnes striées de blanc qui tombent directement dans le fjord. L’air autour de moi est saturé d’attente. Et de leur bruit. Leur souffle surtout : Pfffouuuu. J’essaie de ne pas encore regarder, de me réserver la surprise pour après. Mais partout en moi, des frissons et des papillons.
À la fin du discours, le vent se lève, comme pour souffler Allez on y va ! Le signal est donné. Je suis le mouvement qui m’emmène dans le zodiac, m’assois sur un des bords renflés. Je respire à peine pendant que le pneumatique fonce dans la mer grise et bosselée. Mes paupières restent obstinément closes.
Le moteur s’arrête. J’entends la voix si proche du guide dire If you feel ready… J’enfile mes palmes, mes mains tremblent. Je me retourne, absorbe le paysage une dernière fois, inspire l’air salé, et puis je me laisse tomber. C’est immédiat, l’eau froide et leur chanson. Des clics, des modulations plus aiguës. Tout est sombre pourtant, au fond, à droite, à gauche. Je nage, mon cœur bat violemment. J’essaie d’ouvrir mes yeux au maximum et en même temps, de tout inscrire dans ma mémoire pour ne jamais oublier.
Enfin, un mouvement. Une ombre noire qui grossit. Un corps fusiforme, un sourcil blanc, un triangle de nageoires. Elle passe, me regarde, et je me dissous dans l’éternité de cet œil.
L’orque.
-
Salut DLM !
Eh bien, c'est un coup à attraper froid, cette jolie plongée !
On a tous un fantasme qui ressemble à ça, je crois, non ?
Merci pour la plongée très dépaysante !
Tu as raison, et je l'ai vécu avec un éléphant, le plus fascinant c'est l'humanité de l’œil...
(Par contre je n'ai pas réussi à retrouver trois mots imposés, je dois pas être doué, ou bien...)
-
Arg horreur, jai mis brise au lieu de bise... Malheur... Sinon cétait air et vent
-
Arghh !! Mais qu'est-ce qu'on va devenir !! Avec la bise, on va être transis !!
-
bonjour à tous,
Envie de m'amuser un peu, voilà ma participation.
Un mout laineux se promène, sa chapka sur la tête. Un petit vent se lève, jazze sa trompette, souffle dans ses oreilles. Elles se gonflent, gonflent si fort… que soudain sa moumoute s’envole. Le mout fait la moue et pince ses lèvres. Il se sent nu et honteux. Aussi fuit-il les siens sans dire un mot.
La pluie tombe, un petit grain. Mout s’éloigne. Il a froid et va mourir tout seul avec son rhume de cerveau. Au triste destin du mout sans sa moumoute, enseveli dans le permafrost, il nous reste cette expression : « mout russe et bouche cousue. »
-
Ouiiiiii pinokio, avec nous !! :)
-
:D :D :D
C'est amusant Pinokio ! et alors, le thème à deviner ? hihi !
;) ;)
-
ben je sais pas moi.
Mais puisqu'il faut proposer, je dirais au hasard: turbulence.
-
Je n'ai pas encore lu les autres mais j'aime bien le ton fantaisiste - enfantin - léger - calembourdesque du texte de pinokio :) .
-
Voilà, j'ai modifié mon texte pour qu'il y ait bien trois mots de la liste ::)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Bref, je participe
J’ai lu l’énoncé de ce jeu du mout et aussitôt, j'ai eu une idée, le genre d'éclair de génie qui te frappe d'un coup alors que tu ne t’y attends pas. Ce n’est pas si souvent que ça arrive, alors il faut savoir les exploiter.
Du coup, j'ai commencé à écrire un petit texte. Ça allait bien, les mots s’enchainaient sans difficulté, mes doigts filaient sur le clavier au rythme effréné de mes pensées dans un vrai tourbillon d’idées. Puis une fois fini, non pas le texte complet, mais l’introduction de ce dernier qui pourrait convenir pour le jeu, j'ai soufflé un coup avant de regarder le résultat final.
Ça avait l'air pas mal, mais bon, le problème c'est que mes textes me semblent souvent pas mal, mais qu'au final, l'accueil du public est souvent mitigé. Mais, comme le dit le proverbe : « qui ne tente rien n’a rien. » d'ailleurs, il devrait rajouter « qui tente n’a pas quelque chose pour autant » Mais ça ferait peut-être un peu trop long.
J’étais donc au beau milieu de mes réflexions sur les proverbes et ce qu’il faudrait ou non leur rajouter quand soudain, je me suis rappelé la contrainte de 300 mots. Alors, j'ai compté les mots. On était à presque 800.
Bizarrement, c’était trop et retirer 500 mots à un texte sans en perdre ni le sens, ni l’essence, c’est un vrai défi, car sans essence, on ne va pas loin. Mais bon, plus sérieusement, de manière générale, moins de 500 mots c'est un vrai défi pour moi. Une fois lancé, les mots s’enchainent tout seuls et en un rien de temps j'en ai 800 ou 900.
Donc militons pour un jeu du mout avec texte de 500 mots minimum. Sinon je ne participerai pas.
-
Tim :D
J'aimerais militer avec toi vieux frère o/
Mais en fait le nombre de mots c'est parce qu'il n'y aurait pas assez d'espace dans la revue si tout le monde faisait des participations à trop de mots ^^
-
Hello Tim.
Mettre le texte entier dans la section Textes courts du forum et un extrait de 300 mots environ par toi choisis (à cause de la contrainte, comme indiquait extasy, de la place dans la revue) pour le jeu, on aurait un deal ? :mafio:
-
Moi je pense que le texte de Tim est déjà posté :-¬? avec les 3 mots bien insérés :D
Bien joué Tim !
-
:D :D :D
Quel finaud ce Tim ! Il nous a bien eus !
:mrgreen: :mrgreen:
-
oui en effet, c'est bien mon texte avec les trois mots inséré dedans qui est un peu plus haut.
Cela dit pour l'anecdote, j'ai vraiment commencé à écrire un texte pour le jeu du mout et une fois satisfait du résultat, découvert qu'il faisait environ 800 mots.
et c'est tandis que je faisais ma réponse expliquant que mon texte explosait les limites et ne pourrait pas participer que j'ai eu l'idée de faire un texte respectant lui les limites, expliquant pourquoi je ne pourrais pas participer.
donc ma participation explique pourquoi je ne peux pas participer (vous avez dit humour absurde :-¬?)
d'où le fait de l'intituler "bref, je participe" pour aider les G.O à comprendre que c'était là ma participation. (même si vraiment, des textes à - de 500 mots, c'est très dur pour moi)
-
C'est ça les mots bizarres qui étaient en couleur et étrangement familiers ? :mrgreen:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Allez, je n'ai pas écrit depuis trop longtemps, mais un petit jet et une petite demi-heure suffisent pour reprendre pied ;) !
*
Ma respiration s’était apaisée, après avoir tant couru. Mais j’étais enfin à l’arrêt du bus et il n’y avait plus qu’à attendre. Il y a parfois des journées ordinaires, des journées sans éclat annoncé, sans événements fracassants, mais où se niche un instant différent de tous les autres. C’est souvent lorsque qu’il n’y a rien à faire, rien à voir, rien à vivre, juste à être là. Et j’étais là, dans le petit matin. Depuis combien de temps ne m’étais-je pas levé si tôt, à cette heure où la lumière elle-même semblait plus fraîche et plus pure ?
Le vent de la veille s’était enfui, j’étais seul, le soleil levant du petit matin brillait vaillamment. Plus tard dans la journée il me paraîtrait blasé, essoufflé, comme lassé de luire, mais là, à cet instant, il n’éclairait pas, non, mais il donnait la vie aux formes et aux couleurs. Une route, une haie, les cimes de quelques arbres, des habitations d’une petite commune de périphérie, il transformait sous mes yeux tout ce qui était banal. Et il y avait moi, aussi. J’étais à mon tour plus vivant, comme si je n’avais jamais vécu avant cela, comme si j’avais attendu cet instant toute ma vie. Je respirais, le sang irriguait mes joues, je jetais des regards émerveillés sur ce qui, la veille, m’aurait simplement ennuyé. Était-ce ce soleil qui était beau ou moi qui fus aveugle ? L’air immobile était-il plus palpable ? Le chant des oiseaux plus vif ? Ou était-ce juste cet instant, cet œil du cyclone dans ma vie, cet unique éclair de lucidité qui brisait l’enchaînement des secondes insipides ?
Là, pourtant, le temps coulait, il n’allait ni vite, ni lentement, je le voyais passer, je n’étais ni nostalgique, ni impatient et rien ne pouvait arriver qui ne m’aurait ravi. C’était le temps d’une rencontre avec moi-même, avec la vie, avec les sens, et la séparation allait bientôt sonner, le bus arriverait et tout cela s’effacerait dans l’ombre d’un souvenir tendre. Finalement, peu importait où allait ce bus, ni ma raison d’être ici, je regardais une feuille, d’un vert foncé et brillant, avec des reflets bleus, comme une caresse du ciel, et jaunes, comme un baiser de ce soleil si chaud. Elle ne bougeait pas, rien ne bougeait, elle était là, moi aussi. Et la voilà, grosse machine bruyante et dérangeante, le rappel de ma vie dont la porte allait me happer. J’aurais voulu rester ici, dans cette attente infinie. Mais l’instant était passé et voilà que déjà le bus démarre. Toute une journée aura passé, pour n'avoir vécu que dix minutes.
*
Ah, et le thème sera... tempête ! :D
Edit : version corrigée.
-
Moi aussi je veux jouer ! :D
J'adore vos participations :coeur:
Bon, c'est brouillon mais comme dit, j'avais envie de jouer x)
(https://i.ibb.co/98N9TFH/melo.jpg) (https://ibb.co/98N9TFH)
Le texte transcrit :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Il paraît qu'il y a des gens qui n'ont pas encore participé au jeu du Mammouth.
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/27/191027120417721478.png)
(Pour ne pas ébruiter le thème, ce texte s'appelle «Carré de fromage bien fait sur morceau de pain de campagne tiède»)
-
Ton texte est cool Olaf :coeur:. J'ai été déçu que ce ne soit pas pour de vrai, à la fin :D.
Par contre, Verasoie, j'arrive pas à tout lire, mais il y a des bribes qui ressortent. Essaie peut-être de reprendre une photo avec un éclairage plus uniforme... Ou mieux, si tu as accès à un scanner.
-
Il faut montrer l'exemple, alors à mon tour de vous proposer ceci :
(https://zupimages.net/up/19/43/3mh7.jpg) (http://zupimages.net/viewer.php?id=19/43/3mh7.jpg)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Vos textes sont tous très chouettes :) Claudius, j'aime beaucoup ton calligramme !!
Par contre Vera c'est vrai que le tien est pas hyper lisible :mrgreen: faudrait peut-être mettre la transcription en spoiler en-dessous sinon ?
-
Oui, toutes le participations sont sympas et chouettes ! Mais il en faut d'autres ! allez motivés ! Motivés !
Merci Elk, je ne sais si tu as pu tout lire, je peux aussi mettre les petites phrases, genre pensées.
;) ;)
-
Je plussoie, les textes sont chouettes ^^
("L'ouragan est un enfant tourmenté "!)
-
Je plussoie, les textes sont chouettes ^^
("L'ouragan est un enfant tourmenté "!)
Oui, la phrase complète commence avant : L'un contre l'autre, choc de puissances, l'ouragan est un enfant tourmenté"
-
On raconte qu’il y a 25 ans, c’était son père qui avait sauvé tout le monde. Alors comme un hommage à l’homme qu’il n’avait jamais connu, il partit. Ses amis lui demandèrent s’il était inquiet et il simula la témérité en s’esclaffant que ce n’était pas une vieille caverne qui allait l’effrayer. Anxieux lui ? Le fils du héros ? Peut être ... Cela ne l’empêcha pas d’empoigner son courage, et de pénétrer l’orifice pour protéger son hameau d’une destruction certaine. Il entendit cette énorme et lourde voix :
BISE A TOI, Ô JEUNE AVENTURIER
AIR TERRIFIÉ TU AS, JAUNE AVANT TU RIAIS
RAFALE TA PEUR ET CRIE MON PRÉNOM
TORNADE S’ABATTRA SUR TON VILLAGE SINON
DÉFERLER LA VAGUE, JE M’OCCUPERAIS
AURO SABLÉ CACHANT DES ASTRES
VENT TRANCHANT COMME UN COUPERET
OURAGANTUESQUE SERA LE DÉSASTRE
SOUFFLER MON NOM T’EPARGNERA CE CALVAIRE
GRAIN DE FOLIE S’ÉLÈVERA ET UNE
RADEE TOMBERA OU BIEN CE SERA UNE
ONDEE SI TU GRONDES CE LIEU ET UN
TONNERRE PORTERA TES MOTS OU BIEN UN
TYPHON DÉTRUIRA TOUT, AURAS TU UN
ÉCLAIR D’HYDROMANCIEN ?
Il s’approcha de la sortie, fit face à la lumière éblouissante et entoura sa bouche de ses mains et hurla ces trois mots :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Trop coool plein de participations ! et des calligrammes ! et de nouveaux membres ! :coeur:
Je rajoute le texte en spoiler mais y'a plein de mots juste pour combler le dessin mdr :mrgreen:
-
Icniv je trouve ton texte envoutant et intéressant... mais 2 questions :
- est-ce que le préambule fait partie intégrante du texte ?
- pourquoi les majuscules ? ça pique les yeux :mrgreen:
sinon, vraiment, les jeux de syntaxe me parlent pas mal, ainsi que des trouvailles ('auro sablé')... ça donne envie de voir ce que tu écris par ailleurs :)
-
Me voilààààààà :mrgreen: :mrgreen: (comment ça "mais on t'attendais pas !" :( :mrgreen:)
@Gage : Bourrasque
Les rafales me retournaient les plumes, pendant que nous prenions de l'altitude.
=> j'aurais enlevé la virgule ici
Après m'avoir demandé trois fois si je faisais la tête, alors que j'avais seulement mal au cœur
=> moooh :)
criaillant
=> je connaissais pas :coeur:
le vent et ses brusques bourrades qui me rendaient malade
=> les sonorités :coeur:
vague-à-l'âme
=> pas de tirets
Parfois un éclair me révélait à proximité d'autres volatiles malmenés par les éléments, et j'avais honte.
=> en la relisant plusieurs fois, cette phrase est jolie, mais pas simple à appréhender à la première lecture
J'aurais dû me douter que j'aurais fini avec les larmes aux yeux. '-'
J'ai trouvé ce texte très fluide et douloureux.
@Gage : Tempête
Une sorte de brumisation collait les cheveux sur les fronts, et le torse dénudé du jeune naufragé Ferdinand luisait sous les projecteurs
=> pas de virgule
Difficile de représenter grains et radées de manière réaliste sur une modeste scène de province. La mer déferlait bien mollement, étoffes mouillées agitées dans l'arrière-plan. Un ventilateur puissant, dissimulé derrière les rideaux, soufflait assez fort pour décoiffer les acteurs, mais son ronflement couvrait certaines répliques, et Miranda tentait constamment d'empêcher sa robe de se soulever. Une sorte de brumisation collait les cheveux sur les fronts, et le torse dénudé du jeune naufragé Ferdinand luisait sous les projecteurs. Une production à petit budget, à la distribution inégale.
=> quel tableau :D
endurant sa chamade intime, irrégulière comme une houle qui le ballottait du dedans.
Les tempêtes se répondaient.
=> :coeur:
qu'il se sentit mal, s'effondrant entre les sièges de velours rouge, se brisant une côte sur un accoudoir.
=> ouch ><
Il est douloureux et fluide aussi celui-là :( :coeur:
@DLM : Regard d'éternité puis "atmosphère" ;)
le reste de mon corps est enveloppé dans la combinaison
=> "une" ou "ma", plutôt que "la" ? (on n'a pas encore parlé de combinaison)
Le guide finit d’énoncer les mesures de sécurité, mais on en a déjà parlé en profondeur hier soir
=> je ne suis pas convaincue pas "mais on en a déjà parlé en profondeur hier soir" : "mais il les a déjà détaillées/expliquées en long en large et en travers hier soir" ?
L’air autour de moi est saturé d’attente.
=> :coeur:
J’essaie de ne pas encore regarder, de me réserver la surprise pour plus tard
=> le "encore" à cet endroit me perturbe '-'
Mais partout en moi, des frissons et des papillons.
=> :coeur:
À la fin de son discours
=> alors, je me doute qu'il s'agit du guide, mais grammaticalement, vu qu'il y a eu un paragraphe entre l'évocation du guide et celui-ci, "son" peut ramener à n'importe qui/quoi (surtout qu'entre deux, on parle de sons qui ne viennent pas du guide ;) ) ; j'aurais mis un truc du genre "le discours se termine enfin"
Je suis le mouvement qui m’emmène dans le zodiac. Je m’assois sur un des bords renflés. Je respire à peine pendant que le petit bateau s’avance dans la mer grise et bosselée. Je maintiens obstinément les paupières closes. Et puis le moteur s’arrête, j’entends la voix si proche du guide dire If you feel ready…
J’enfile les palmes sur mes pieds, je me retourne
=> ça fait un peu beaucoup de "je" à mon goût :-[ (c'est juste un avis perso hein '-')
inspire l’air salé, et puis je me laisse tomber
=> pas de virgule
Elle passe, me regarde, et je me dissous dans l’éternité de cet œil.
L’orque.
=> :coeur:
T'aimes les orques toi, non ? ;D
J'ai bien aimé l'attente présente tout au long du texte et la description détaillée du moment juste avant la plongée :) (même s'il y avait trop de "je" AHMA :P )
@Pinokio : au hasard : turbulence. ;)
J'ai rien cité parce que j'aurais tout cité pour dire que ça m'a fait rire. :D :D :D
@Tim Gab : bref, je participe ;)
alors que tu n’y attends pas
=> ne t'y attends
d’idées. Puis
=> espace surnuméraire
il devrait rajouter « qui tente n’a pas quelque chose pour autant » Mais ça ferait peut-être un peu trop long.
=> :viviane: :viviane:
c’était trop et retiré 500 mots
=> retirer
les mots s’enchainent tout seul
=> seuls
Sinon je ne participerais pas.
=> participerai
Je me suis bien marrée tout le long du texte :D :D Merci pour ce moment de rigolade :)
@Erwan : tempête
Mais j’étais enfin à l’arrêt du bus, et il n’y avait
=> pas de virgule avant le "et" (il fait déjà office de virgule)
il me paraîtrait blasé, essoufflé, comme lassé de luire
=> j'aime bien !
non, mais il donnait la vie aux formes et aux couleurs
=> j'aurais enlevé le "la" devant "vie"
Et il y avait moi, aussi, j’étais à mon tour plus vivant
=> il faut mettre un point à la place de la virgule après "aussi", sinon la phrase n'a plus de sens
Était-ce ce soleil qui était beau, ou moi qui fus aveugle ?
=> pas de virgule avant "ou" (même règle que "et") ou alors la remplacer par un point d'interrogation. Sinon j'aime bien le questionnement ! :)
L’air immobile était-elle plus palpable
=> L’air immobile était-il plus palpable
L’air immobile était-elle plus palpable, le chant des oiseaux plus vif, ou était-ce juste cet instant, cet œil du cyclone dans ma vie,
=> il faudrait remplacer toutes les virgules par des "?" (à part après "instant")
ni impatient, et rien ne pouvait
=> pas de virgule avant le "et"
’était le temps d’une rencontre avec moi-même, avec la vie, avec les sens, et la séparation
=> ici par exemple, la virgule reste avant le "et" parce que les virgules font office de parenthèses
le bus arriverait, et tout cela s’effacerait
=> là par contre, il n'y a pas de virgule avant le "et" :mrgreen:
Finalement, peu importe où allait ce bus
=> "importait", pour la concordance des temps
Mais l’instant était passé, et voilà que déjà
=> :-¬?
Toute une journée aura passé, pour n'avoir vécu que dix minutes.
=> belle conclusion :coeur:
J'ai bien aimé cette description de l'instant, de tout ce qui peut se passer quand on se "pose sur soi-même" et que l'on scrute les environs. :)
@Verasoie :
une bourrasque emporte ce que je croyais savoir de tes élans de pluie et tes pieds nus et mouillés
=> :coeur: :coeur::coeur:
C'est poétiquement doux-amer :)
@Olaf :
Le soleil vient de mourir et la nuit nous a volé l'horizon
=> :coeur: :coeur: :coeur:
La chute est choupi :)
«Carré de fromage bien fait sur morceau de pain de campagne tiède»
=> :viviane: :viviane: :viviane:
@Claudius :
L'un contre l'autre, choc de puissances, l'ouragan est un enfant tourmenté
=> :coeur: :coeur: :coeur:
Chouette calligramme aussi !
@Icniv Ad Odranoel : en attente de proposition de thème ;)
Anxieux lui ?
=> manque une virgule entre "anxieux" et "lui"
Cela ne l’empêcha pas d’empoigner son courage, et de pénétrer
=> pas de virgule avant le "et" (il fait déjà office de virgule)
Cela ne l’empêcha pas d’empoigner son courage, et de pénétrer l’orifice
=> :mrgreen: (pardon :-[)
RAFALE TA PEUR
=> :D :D
RADEE
=> RADÉE
ONDEE
=> ONDÉE
Je crois que t'es celui qui a casé le plus de mots, bravo :D
J'ai bien aimé les jeux de mots, ils sont chouettes :coeur:
Merci à tous pour vos participations ! Encoooooore ! :coeur:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Naufrage
- Va crever !
Je regardai Fanny d'un air hébété. Mes yeux glissèrent sur sa silhouette longiligne, longèrent son cou, roulèrent sur la cascade de boucles sombres, s'attardèrent sur le grain de sa peau quand ils redécouvrirent son visage furibond. Elle était toujours aussi sublime.
Depuis qu’elle avait déferlé dans ma vie, elle en était la tempête qui bouleversait mes habitudes, secouait mes pensées, m'emportait dans sa fureur en ballotant mes émotions comme un déjeuner trop riche pour une virée en mer.
Cette fille te perdra.
Combien de fois ne me l'avait-on pas répété ? Combien de typhons n'avais-je pas essuyés depuis que je la connaissais ? Combien d'éclats de voix, de rafales de mots trop vite prononcés ne nous avaient pas arrachées l'une à l'autre ?
Chaque fois qu'elle revenait, qu'elle déboule comme une tornade ou qu'elle me souffle de doux mots à l'oreille, accompagnés d'une tendre bise, ma rancœur était en un éclair balayée par le vent et nous reprenions le large. Pour, encore et toujours, nous jeter sur des récifs.
Crever ? Nous nous détruirions mutuellement, c'était certain.
- Tonnerre de Zeus, Fanny, je t’aime à la folie.
-
[...]
@Erwan : tempête
Mais j’étais enfin à l’arrêt du bus, et il n’y avait
=> pas de virgule avant le "et" (il fait déjà office de virgule)
il me paraîtrait blasé, essoufflé, comme lassé de luire
=> j'aime bien !
non, mais il donnait la vie aux formes et aux couleurs
=> j'aurais enlevé le "la" devant "vie"
Et il y avait moi, aussi, j’étais à mon tour plus vivant
=> il faut mettre un point à la place de la virgule après "aussi", sinon la phrase n'a plus de sens
Était-ce ce soleil qui était beau, ou moi qui fus aveugle ?
=> pas de virgule avant "ou" (même règle que "et") ou alors la remplacer par un point d'interrogation. Sinon j'aime bien le questionnement ! :)
L’air immobile était-elle plus palpable
=> L’air immobile était-il plus palpable
L’air immobile était-elle plus palpable, le chant des oiseaux plus vif, ou était-ce juste cet instant, cet œil du cyclone dans ma vie,
=> il faudrait remplacer toutes les virgules par des "?" (à part après "instant")
ni impatient, et rien ne pouvait
=> pas de virgule avant le "et"
’était le temps d’une rencontre avec moi-même, avec la vie, avec les sens, et la séparation
=> ici par exemple, la virgule reste avant le "et" parce que les virgules font office de parenthèses
le bus arriverait, et tout cela s’effacerait
=> là par contre, il n'y a pas de virgule avant le "et" :mrgreen:
Finalement, peu importe où allait ce bus
=> "importait", pour la concordance des temps
Mais l’instant était passé, et voilà que déjà
=> :-¬?
Toute une journée aura passé, pour n'avoir vécu que dix minutes.
=> belle conclusion :coeur:
J'ai bien aimé cette description de l'instant, de tout ce qui peut se passer quand on se "pose sur soi-même" et que l'on scrute les environs. :)
OK, je note pour les "et", je n'avais jamais fait attention, effectivement... Les "et" et les "ou", d'ailleurs. Ça va être chiant de changer d'habitude :-¬?, mais je vais essayer.
Par contre, je n'ai pas compris le coup du "et" qui sert de parenthèse, tu peux expliquer ?
Sinon, pour la question de "donner la vie" ou "donner vie", c'est le seul point où je suis en désaccord avec tes suggestions / corrections. C'est assez différent, je trouve. Phonétiquement, je préfère aussi "donner vie", mais là c'est la notion d'enfanter que je voulais retrouver et je trouve que ça passe mieux avec "donner la vie"... Mais je ne saurais pas trop expliquer pourquoi, par contre :\?
Je vais faire tout ces changements, merci ;).
-
Oui, je vais essayer de faire "simple" (j'ai essayé de simplifier et de pas utiliser de gros mots, mais du coup c'était p'têt pas clair ><).
En fait, dans la phrase "C’était le temps d’une rencontre avec moi-même, avec la vie, avec les sens, et la séparation allait bientôt sonner" les groupes nominaux "avec la vie, avec les sens" sont des compléments du nom et les virgules font office de parenthèses (ta phrase, c'est la même que "C’était le temps d’une rencontre avec moi-même (avec la vie, avec les sens) et la séparation allait bientôt sonner") ; tu t'en rends compte parce que si tu supprimes la virgule avant le "et", la phrase devient bancale.
Est-ce que c'est clair ? :-[
Pour le "donner la vie", c'est toi l'auteur, je n'ai fait qu'émettre un avis sur ce que j'ai lu ;)
-
Ah ! J'aime bien ton texte Jonque, le tourbillon des sens et la tempête de l'amour, la folie !
Chouette !
;) ;)
-
Les Mouteux, vos calligrammes sont chouettes, dommage qu'on ne puisse pas les intégrer à la revue^^.
Pour info à tous : les textes proposés par les membres de l'équipe ne seront pas sélectionnables pour intégrer la revue. On compte donc sur vos innombrables participations, y a déjà de très chouettes textes :)
N'hésitez pas à corriger, revoir vos textes (comme en section textes courts), la revue n'en sera que plus belle.
Bisouth
-
[...]
Est-ce que c'est clair ? :-[
Pour le "donner la vie", c'est toi l'auteur, je n'ai fait qu'émettre un avis sur ce que j'ai lu ;)
OK, je comprends mieux là, effectivement la phrase est bancale sans. Pour l'expression "donner la vie", ça n'a pas une importance capitale, je crois. Je le sens mieux comme c'est, mais à vrai dire, l'autre version passe bien aussi ;).
-
Poséidon
Le vent souffle sur la digue. Au loin, on peut apercevoir la tempête arriver. Violente, magnifique. Des gouttes d'eau gelées en rafales harassent les marins, les vagues déferlent sur les navires pour les faire sombrer.
Un homme s'approche de la rambarde. Il ferme les yeux et écoute ces sons, si mélodieux pour lui. Il rouvre les yeux, admire une dernière fois son oeuvre et disparaît ne laissant derrière lui qu'un souffle humide et l'écho d'une chanson qu'il murmurait. Une chanson des Doors, "Riders on the storm..."
-
DrLama, court mais prenant...
Un petit passage que je n'ai pas saisi "admire une dernière fois son oeuvre" de quoi parles-tu ?
Merci pour ta participation, d'autant plus en tant que nouvellement inscrite.
;) ;) ;)
PS : et pourquoi tu parles au passé et ensuite au présent ?
-
@Léli
Merci pour tes commentaires judicieux! J'ai changé en fonction :)
Si moi j'aime les orques, beeeuh je comprends pas ce qui te fait dire ça :-¬?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Merci Claudius :D
-
Merci Claudius :D
J'aime beaucoup tout ce qui se rapporte à la mythologie. Quand j'ai vu les mots à placer j'ai pensé à Poséidon. Capable de très belles choses, il sait aussi tout casser quand il s'énerve ! Et ici "son oeuvre" c'est la tempête.
Pour ce qui est du mélange des temps, soit c'est mon sub-conscient qui sépare ce qu'il se passe au loin et sur la rive, soit c'est une erreur de distraction ;D
-
Ah oui, je n'avais pas saisi Poséidon, tu parles d'un homme donc j'étais loin de comprendre.
Merci pour l'explication, mais tu peux modifier ton texte si tu veux et modifier les temps (en fait passé juste au début)
;) ;) ;)
-
Effectivement, ce n'est pas une mauvaise idée :D :D
-
merci pour les corrections leli (il y en avait peu, je m'améliore vraiment)
-
Bonjour ! Allez je tente de relever le défi !
NUIT D'ORAGE
La nuit est tombée depuis maintenant plus de deux heures. Du fond de son lit, un jeune garçon entend le tonnerre gronder. Au fond de son être, il écoute ses peurs parler. Les nuits d'orages éveillent en lui le douloureux souvenir d'un être qui s'en va, sans prévenir, sans rien dire. D'une mère qui le soir l'embrasse et le borde, et qui au petit matin n'est plus là pour le prendre dans ses bras son fils terrifié par les humeurs de l'air. Il tente de se rappeler son parfum, la douceur de ses gestes et, se rassurant peu à peu, tâche de s'endormir.
La nuit est tombée depuis maintenant plus de trois heures. Du fond de son canapé, un homme écoute le tonnerre gronder. Du fond de son être, il lutte pour empêcher ses larmes de déferler. Cette triste nuit lui rappelle celle où sa femme l'a quitté. Elle a eu beau lui dire, elle a eu beau prévenir, il n'a pas su la retenir. Il se sent comme une tornade, violent et éloignant par l'essence de son être tout ce qui l'approche, quelque chose en lui le fait briser tout ce qu'il touche. Il se lève et entrouvre la porte de la chambre de son fils, qui dort d'un sommeil agité. Il s'approche, pose sa main sur le front délicat et fragile de l'enfant. La lumière d'un éclair lui montre alors les traits de son fils se détendre. L'homme s'arme d'un sourire aussi franc qu'anxieux et prie silencieusement sa propre personne de ne jamais briser tant d'innocence.
-
Bienvenue ici Jeune plume,
Ton texte est beau, simple et efficace. J'aime beaucoup ces deux tableaux, l'enfant et l'homme face à cette tourmente des sentiments qu'est l'abandon.
Bravo !
-
Bonjour à tous, nouveau et égaré, je me risque à livrer ma participation au mout:
Ô mon trublion !
Conte donc ton tourbillon !
Siphon à Aum ! Typhon!
Déferle ta rage,
Qu'au pays du matin calme
Sombre l'orage.
Mais si, en son œil
Brille la sérénité,
N'attends nul Messie !
Mais si, en son sein,
S’éteint sa furiosité,
N'attends nul Messie !
Nul règne à venir,
Seuls sont les serpents en mer,
Nul ne les fait taire.
Leurs petits noms sont
Cyclone Ouragan Typhon
Nul ne peut les taire !
Ni pont, ni sommet !
Tant que les eaux t'assaillent,
Rien pour te sauver.
Surnage en rafale,
Tant que le vent assaille.
Point ne tressaille !
Ne te restera
Que le vague souvenir
D'un grain de folie.
Ne te restera
Que ruines englouties
D'un grain de dépit.
Acini Van Herst « Trublion à Aum typhon »
-
C'est encore moi :mrgreen: :mrgreen:
@Jonque : naufrage
d'un air hébétée
=> hébétée
en ballotant mes émotions comme un déjeuner trop riche pour une virée en mer
=> :D
ma rancœur était en un éclair balayée par le vent et nous reprenons le large
=> reprenions
Crever ? Nous nous détruirions mutuellement, c'était certain.
- Tonnerre de Zeus, Fanny, je t’aime à la folie.
=> :coeur:
J'ai bien aimé la description de cet amour tourbillon et le ton humoristique sous-jacent :) ça rend le texte attendrissant alors que la réalité derrière est plutôt brute :)
@DrLama : titre en attente :mrgreen:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
[/spoiler]
Au loin, on peut apercevoir la tempête arriver. Violente, magnifique. Des gouttes d'eau gelées en rafales harassent les marins, les vagues déferlent sur les navires pour les faire sombrer.
=> mais du coup, on la voit arriver ou elle est déjà là la tempête ? :\?
Une chanson des doors
=> Doors
Sympa la description du paysage de tempête :) par contre, j'avais pas DU TOUT compris qu'il s'agissait de Poséïdon, surtout quand tu dis qu'il chantonne les Doors :mrgreen: :D
@JeunePlume37 : NUIT D'ORAGE
Du fond de son lit, un jeune garçon entend le tonnerre gronder. Au fond de son être, il écoute ses peurs parler.
=> j'aime bien le parallèle :)
n'est plus là pour le prendre dans ses bras son fils terrifié
=> ici, il faut retirer "le" ou "son fils", mais si tu laisses les 2, la phrase ne veut plus rien dire
Il se sent comme une tornade, violent et éloignant
= violant ?
Il se sent comme une tornade, violent et éloignant par l'essence de son être tout ce qui l'approche, quelque chose en lui le fait briser tout ce qu'il touche
=> je trouve la phrase un peu compliquée à comprendre ; tu peux peut-être la simplifier ? (si tu veux, bien sûr :-[)
J'aime bien la fin et le tri-parallèle entre les 2 protagonistes et la tempête. Juste quelques phrases un peu trop complexes à mon goût. :)
@Acini Van Herst : « Trublion à Aum typhon »
N'attend nul Messie
=> attends (2 fois dans le texte)
Ne te restera
Que le vague souvenir
D'un grain de folie.
Ne te restera
Que ruines englouties
D'un grain de dépit.
=> j'aime bien la dernière strophe !
Désolée, la poésie, c'est pas mon dada, du coup je suis incapable de te faire un commentaire constructif :-[
Les sonorités sont sympas en tout cas ! :)
-
Merci Lelwein pour le retour.
Tu as du lire trop vite, les répétitions sont nombreuses et cherchent à insérer un rythme de par leur régularité, façon chanson plus que poésie.
D'ailleurs ce texte pioche dans divers univers (poésie, prose, haïku, chanson, peut-être un peu slam mais c'était pas voulu).
En musique on le qualifierait de fusion.
Au plaisir...
-
Pourquoi j'ai lu trop vite ? :\?
EDIT : je crois avoir compris ta réponse :-[
On s'est mal compris : je ne faisais aucun commentaire sur les répétitions (qui sont effectivement le squelette du poème), je t'indiquais juste qu'il fallait que tu corriges "attend" en "attends" 2 fois dans le texte :)
-
Dacodac...
Je n'avais pas vu le (s) c'était pour la coquille.
Mais tu me mets un doute terrible, pour moi mes "n'attend" renvoient à "en son sein" et à "en son œil"
:???: :o :???: :o :???:
-
Dacodac...
Je n'avais pas vu le (s) c'était pour la coquille.
C'est parce que tu as dû lire trop vite mon commentaire :mrgreen: (je taquine ;))
"en son sein" et "en son œil" sont des compléments de lieux et ne peuvent donc pas être le sujet de ce verbe, du coup j'avais compris que le "n'attends" était une injonction (donc, à l'imperatif) à "trublion" (c'est ce qui est le plus cohérent grammaticalement parlant en tout cas :-[)
-
Il me semble que tu as malheureusement raison, mes idées ne sont plus très claires à cause d'un mal de dos et de dodo.
Le sujet ne peut être celui que je pensais en l'écrivant il y a quelques jours, je n'avais pas trop relu afin d'effacer d'éventuelles erreurs.
Merci.
-
Hello Acini,
Pour moi "N'attends nul messie", s'adressait au "trublion" que tu interpelles tout au long du texte, et par extension au lecteur.
Donc en effet, je mettrais un "s" à "attends".
De ce fait, pour l'identification du lecteur, je me demande s'il ne faudrait pas dire "Mais si, en ton œil" et "Mais si, en ton sein s'éteint la furiosité".
Hey hey, je pense que je nous embrouille davantage :/. Mais bon, seul toi trouveras la solution...
-
:D
J'en rajoute Acini ? :noange: :noange: Non sérieux, je suis d'accord avec Léilwën et Angie,
En ton sein, en ton oeil (ou l'inverse)
Mais mon commentaire ne sera pas très constructif non plus, bien que j'aime la poésie, en style libre je laisse à l'auteur le droit de versifier à son goût.
-
Merci d'y avoir jeté un œil Angie, je pense que mon texte est définitif, donc j'ai rectifié la coquille.
De toute manière aucun remaniement possible.
Tant pis pour l'image:
d'un typhon espérant en vain un messie qui l'empêcherait de tout ravager.
Sniff ! Sniff !
Et encore merci Lelwein de l'avoir détecté.
Merci Claudius d'avoir tenté de soutenir l'insoutenable erreur grammaticale en déviant sur la versification,
belle diversion, mais j'ai décidé de rectifier, pour moi l'image souhaité est encore perceptible aux esprits avisés.
-
Merci Léli :D
correction faite (mais il me semblait que pour "un air hébété(e)", les deux étaient possibles)
-
Merci Léilwën pour ton avis ;D
Haha oui j'ai fait un Poséidon revisité :D
Pour ce qui est de la tempête, on la voit arriver si on est sur la digue mais les bateaux en mer sont en plein dedans :mrgreen:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Merci Léli :D
correction faite (mais il me semblait que pour "un air hébété(e)", les deux étaient possibles)
Tu veux dire avec la formulation "me donnaient l'air hébété(e)"? Comme ça, oui, ça marche pour les 2 (dans un cas "hébété" se rapporte à "air" et dans l'autre, il est attribut du sujet) , mais avec la formulation "un air hébété" je ne suis pas sûre que les 2 se disent... À vérifier !
-
Me voilààààààà :mrgreen: :mrgreen: (comment ça "mais on t'attendais pas !" :( :mrgreen:)
@Gage : Bourrasque
J'aurais dû me douter que j'aurais fini avec les larmes aux yeux. '-'
J'ai trouvé ce texte très fluide et douloureux.
@Gage : Tempête
Il est douloureux et fluide aussi celui-là :( :coeur:
Merci, merci Léilwën pour ton passage bienveillant, malgré le temps de chien qui secoue ma prose.
Je t'envoie plein de bisous en remerciement de tes commentaires sensibles !! (Et j'ai corrigé les escarbilles qui picotaient).
:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:
-
n'est plus là pour le prendre dans ses bras son fils terrifié
=> ici, il faut retirer "le" ou "son fils", mais si tu laisses les 2, la phrase ne veut plus rien dire
Oups, "le" est en trop, c'est une faute de frappe, merci pour la correction. ;)
Il se sent comme une tornade, violent et éloignant
= violant ?
Ici c'est bien l'adjectif "violent" que j'avais en tête. :)
Il se sent comme une tornade, violent et éloignant par l'essence de son être tout ce qui l'approche, quelque chose en lui le fait briser tout ce qu'il touche
=> je trouve la phrase un peu compliquée à comprendre ; tu peux peut-être la simplifier ? (si tu veux, bien sûr :-[)
Oui, je suis d'accord avec toi, ma phrase est peut-être trop lourde, c'est mon défaut souvent ! :noange:
Merci pour tes retours et tes conseils. :)
-
Hello les calligrammeurs et poètes mammoutheux !
L'AT diffusée sur les ondes, le jeu va bientôt être clos. Pour les retardataires procrastinateurs (teuses) et optimistes des délais à rallonge, sachez que le train arrivera au terminus dimanche prochain 10 novembre à 23 h précise.
À vos crayons, vos plumes ou vos claviers si vous voulez avoir un petit coin à vous dans la nouvelle revue !
Bon courage
:mrgreen: :mrgreen:
-
Mercii :mrgreen:
-
Suis-je le seul à ne pas avoir trouvé le mot RADEE dans le dico ?
-
La radée est un régionalisme (Sud-Est de la France), autrement dit : pluies abondantes, averses ...
Comme la drache est plutôt du nord, de Belgique...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Merci. Je me doutait que c'était un peu pareil que pour Auro
-
Et hop, pour encourager les derniers retardataires, une spéciale dédicace à DLM pour son texte "regard d'éternité". J'y ai pensé cette après-midi, en recherche d'inspiration. Bon, je pense que j'ai un peu foiré l'orque, car j'ai pas pris de référence et je ne me rappelais plus où étaient les blancs et les noirs (pis après avoir relu le texte, j'aurais fait l'eau plus bleue, fin bon...) :-[. Mais on voit l'œil de la bête, eh eh ! :)
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/05/191105110642276658.jpg)
Allez les Mouteux :pompom: :pompom:
-
:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:
-
:guillaume: :guillaume:
Oyez ! Oyez ! Il ne vous reste que quelques jours pour participer !
Que naissent les calligrammes et les jets de plumes dans le grand vent d'automne !
:pompom: :pompom: :pompom:
-
Et hop, pour encourager les derniers retardataires, une spéciale dédicace à DLM pour son texte "regard d'éternité". J'y ai pensé cette après-midi, en recherche d'inspiration. Bon, je pense que j'ai un peu foiré l'orque, car j'ai pas pris de référence et je ne me rappelais plus où étaient les blancs et les noirs (pis après avoir relu le texte, j'aurais fait l'eau plus bleue, fin bon...) :-[. Mais on voit l'œil de la bête, eh eh ! :)
(https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/05/191105110642276658.jpg)
Allez les Mouteux :pompom: :pompom:
:-[ :-[ :-[ :-[ :-[ :-[ :-[ :-[ :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: Je surkiffe Erwan (la tache est just derrière l'oeil, mais on s'en fout, c'est tellement joli ! Merci!!! )
-
C'est super beau Erwan :coeur:
Moi faut que je me bouge mais j'ai pas un talent de dessinatrice haha ça arrive :p
-
Moi faut que je me bouge mais j'ai pas un talent de dessinatrice haha ça arrive :p
Jusqu'au dimanche 10 novembre, 23h précises... la clôture approche >:D >:D :mrgreen:
-
:3
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Très chouette DQ ! J'aime beaucoup.
Reste à peine plus de 24h donc !!!
-
mon calligramme est fait. faut plus que je le scanne et ça devrait être fait avant minuit, j'en ai pas chez moi
-
:guillaume: :guillaume:
J'ai hâte de le voir Miro !
:) :)
-
@Miro, faut que ce soit fait avant 23h ce soir, à minuit il sera trop tard >:D >:D :mrgreen:
:calin:
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Désolée pour le délai, ça a mis du temps à être dessiné (bon je ne suis pas certaine que le texte rende bien en fait, les lignes sont un peu rigides pour la robe :/)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Je pense je mets le texte aussi :
Les maladroits délicats
Grâce flocon de neige
En poudre fine,
Les maladroits délicats avancent en ballet sur des plateformes
Équilibristes seuls à percevoir le fil
Ballerines seules à connaître les pas
Voguant sur un auro invisible.
Nous nous mouvons au sol,
Eux dans l’air,
Fendant les atomes d’oxygène
Appuis aériens, alpinistes horizontaux,
Verticaux malgré eux.
Falaises friables dont les grains du temps s’écoulent
Des ressorts ne pouvant s’arrimer au sol,
Évoluent par saccades,
Une phase terrestre,
Et une autre
Une autre qui voudrait durer, un vol interminable,
Des bonds dans l’espace.
Maladroits délicats à la lisière,
Ils évoquent des échos en nous, terriens.
-
(https://zupimages.net/up/19/45/tfg8.jpg)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Y a des trucs qui me satisfont moyen dans le texte
mais c'est déjà ça :)
-
Become Ton dessin est superbe ! Mais c'est dommage on ne distingue pas bien les mots.
Miro j'aime bien le tien aussi ! Il virevolte !
Je peux donc clore le jeu, je ferai ça plus tard, au cas où il y ait des retardataires..
Merci à toutes et tous de vos participations, c'est très chouette.
:mafio: :mafio: :mafio:
-
un peu abstrait et inopinément réalisé...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
et bien joué à tout le monde :)
-
Et c'est sur cette éblouissante participation de Dot Quote que je déclare le jeu officiellement terminé.
Grand merci encore à toutes et tous, et bonne chance pour votre possible parution dans la nouvelle revue.
:calin: :calin: :calin: :calin: