« Nous, à son âge, nous n’avions pas le temps de ne rien faire »
Je suis assise sur un banc au milieu du parc, prenant en toute tranquillité mon temps de midi.
Cette réflexion résonne dans mon esprit le temps d’un instant. Je suis là en pleine aberration par le fait d’être si rapidement jugée par ce couple de personnes âgées venant de passer devant moi, traversant le parc à vive allure – à l’allure la plus rapide qu’il était possible pour eux.
À mon estime, non, je ne suis pas là à ne rien faire et c’est même presque le contraire, selon moi.
Je prends simplement le temps de manger mon sandwich à l’extérieur, en cette belle saison qu’est l’automne. Ma saison préférée. Je contemple ce si beau paysage ; les couleurs en pleine transformation des arbres arborant ce parc passant par différentes nuances de jaune, d’orange, de vert, de brun ; les oiseaux se faufiler entre les feuilles tombantes et survolant l’étang devant moi tout en buvant ; les couples traverser main dans la main ; les maîtres promenant leur chien ; les parents courant après leurs enfants apprenant à faire du vélo.
Parce que c’est en ce début du mois d’octobre que je me sens triste de sentir s’éloigner les températures chaudes de l’été pour voir arriver le blanc de la neige de l’hiver arrivé. C’est également à cette période qu’il commence à m’être difficile de sortir de mon lit le matin.
Mais la simple idée que d’apercevoir en ouvrant les volets ce ciel bleu clair parsemé de petits nuages orangés-mauves, éclairés par le soleil levant me réjouit amplement.
Le soir venant, j’aime scruter la vitesse à laquelle le soleil se couche, faisant ressortir les branches d’arbres ayant déjà perdu le surplus de leurs feuilles à travers le ciel passant du bleu au rouge en passant par l’orange.
Chaque début de journée nous invite à danser continuellement durant 12 heures sur cette belle ronde de couleurs, ce qui rend cette période plus gaie à traverser.
Donc au lieu de « ne rien faire », le terme exact à utiliser serait plutôt contempler. Ou profiter. Ou admirer, apprécier, goûter par les yeux et par l’âme, purifier, être émerveillée devant la beauté de ce qui a de plus simple dans la vie.
J’aime simplement profiter de cela, parce qu’après, la couleur principale sera le blanc et le thermomètre avoisinera principalement le 0°C.
Mais là aussi, ça sera beau. Il suffit de mieux regarder si vous en doutez.
« La nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l’observe »
Salut salut,
Et bienvenue parmi nous ! :)
D'abord les détails
Je suis assise sur un banc au milieu du parc, prenant en toute tranquillité mon temps de midi.
Cette réflexion résonne dans mon esprit le temps d’un instant.
je trouve "le temps d'un instant" un peu redondant (un instant, c'est forcément du temps), et en plus il y a répétition de "temps" qu'on retrouve déjà dans la première phrase.
Je suis là en pleine aberration par le fait d’être si rapidement jugée par ce couple de personnes âgées venant de passer devant moi, traversant le parc à vive allure – à l’allure la plus rapide qu’il était possible pour eux.
ce sera une remarque globale, mais j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de tournures un peu lourdes, par exemple "être en pleine aberration par le fait d'être" / "à l'allure la plus rapide qu'il était possible pour eux". Je pense qu'il y a moyen d'alléger en disant la même chose.
Exemples de suggestions (ce ne sont que des exemples, pas une proposition de réécriture, évidemment ^^ ).
"Je suis là, sidérée d'être si rapidement jugée par ce couple …"
"traversant le parc aussi vite qu'il leur était possible"
(autre remarque au passage, il y a beaucoup de participes présents - il y a une phrase plus loin où il y en a 4 ou 5, je la relèverai).
À mon estime, non, je ne suis pas là à ne rien faire et c’est même presque le contraire, selon moi.
Très cool, cette phrase ! C'est fou comme pour beaucoup de gens de cette génération (et même parfois de générations plus jeunes, aussi), ne pas travailler équivaut à "ne rien faire". ça me rappelle une discussion que j'avais eu avec un coloc à ce propos y a quelques années. Faire ce qu'on a envie de faire, on a l'impression que ça n'est pas "faire quelque chose". Du coup cette phrase a un écho assez fort en moi.
Je prends simplement le temps de manger mon sandwich à l’extérieur, en cette belle saison qu’est l’automne. Ma saison préférée. Je contemple ce si beau paysage ;
répétition beau / belle ; je pense qu'on pourrait trouver quelque chose de plus fin que juste "belle saison / beau paysage".
les couleurs en pleine transformation des arbres arborant ce parc passant par différentes nuances de jaune, d’orange, de vert, de brun ;
là typiquement, deux participes présents à la suite, sans virgule pour séparer (d'ailleurs "passant" revient beaucoup dans le texte). Et puis "arbres arborant", c'est pas très très joli la répétition du son "arb", je trouve.
"Les couleurs en pleine transformation des arbres, leurs nuances de jaune, d'orange, de brun" (en fait, j'ai l'impression que tu as besoin de donner beaucoup beaucoup de détails, et ça casse un peu, à mon avis, le côté poétique. A-t-on besoin de savoir que les arbres sont dans le parc ? On le sait déjà, tu l'as déjà dit plus haut, et l'aspect important ici c'est la déclinaison des couleurs, il me semble…)
les parents courant après leurs enfants apprenant à faire du vélo.
même remarque que plus haut pour les participes présents
Parce que c’est en ce début du mois d’octobre que je me sens triste de sentir s’éloigner les températures chaudes de l’été pour voir arriver le blanc de la neige de l’hiver arrivé.
sens, puis sentir
arriver, puis arrivé
là aussi, on se doute que le "blanc de la neige" correspond à l'hiver. Je taillerais un peu dans le gras.
C’est également à cette période qu’il commence à m’être difficile de sortir de mon lit le matin.
:D
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Mais la simple idée que d’apercevoir en ouvrant les volets ce ciel bleu clair parsemé de petits nuages orangés-mauves, éclairés par le soleil levant me réjouit amplement.
j'enlèverais le premier "que", et il me semble qu'il manque une virgule après "levant". Sinon, la phrase est jolie.
Le soir venant, j’aime scruter la vitesse à laquelle le soleil se couche, faisant ressortir les branches d’arbres ayant déjà perdu le surplus de leurs feuilles à travers le ciel passant du bleu au rouge en passant par l’orange.
voici la fameuse phrase dont je parlais plus haut : venant - faisant - ayant - passant - passant
déjà, on pourrait dire "le soir venu", peut-être.
Le "surplus" de leur feuilles, c'est un peu étrange. Il n'y a pas de "surplus" de feuilles sur un arbre.
Donc au lieu de « ne rien faire », le terme exact à utiliser serait plutôt contempler. Ou profiter. Ou admirer, apprécier, goûter par les yeux et par l’âme, purifier, être émerveillée devant la beauté de ce qui a de plus simple dans la vie.
la fin de la phrase me semble grammaticalement incorrecte. Ce "qu'il y a de plus simples" dans la vie ?
J’aime simplement profiter de cela, parce qu’après, la couleur principale sera le blanc et le thermomètre avoisinera principalement le 0°C.
je trouve que vu la dimension poétique du texte, tu pourrais trouver une image, quelque chose de plus délicat et subtil pour dire que "le thermomètre avoisinera principalement le 0°C".
Mais là aussi, ça sera beau. Il suffit de mieux regarder si vous en doutez.[/justify]
je crois que je mettrais plutôt "Si vous en doutez" en début de phrase.
Au global, j'aime bien le tempo du texte, son côté contemplatif.
J'ai un peu buté sur quelques tournures un peu lourdes et pas assez fines à mon goût ; par endroits j'ai eu l'impression que là où tu aurais pu être plus suggestive, tu as préféré donner beaucoup de détails parfois (à mon avis) superflus, et je trouve que ça nuit à la dimension poétique du texte.
Au plaisir de te lire ! :)
Chapart