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Coin écriture => Textes mi-longs => Discussion démarrée par: derrierelemiroir le 03 Septembre 2019 à 14:26:21

Titre: Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 03 Septembre 2019 à 14:26:21
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Pardonnez mes offenses



   3 août 2018

    Voilà, ma psy m’a conseillé de tenir un journal. Je lui ai dit J’aime pas ce mot ça fait gamine qui confie ses crush, elle a répondu C’est des conneries. Enfin, elle a pas dit conneries – on la paie pour être distinguée –, mais elle a patiemment argumenté que c’était important de se confier, que ça permettait de reléguer certaines émotions et pensées comme dans un reposoir et de pouvoir les considérer mais de loin, d'où elles feraient moins mal. Elle a même mentionné la pensine de Dumbledore, comme si je m’intéressais à ce genre de livres pour enfants.
    Ma mère, à qui pour taire d'autres choses j’ai raconté l’histoire du journal, s'est précipitée dans une papeterie. Elle en a rapporté un cahier noir à pages blanches, sans lignes. Elle m’a expliqué, le souffle court, que c’était pour pas que je me sente obligé d’écrire droit. Elle a ajouté que, peut-être, je m’exprimais même mieux en dessins. Je crois que je m’exprime mieux pas du tout. Mais me voilà et j’écris. J’imagine tous les bouts de honte empêtrés dans mon cerveau, collants à mes neurones, empêchants le bon flux de mes pensées ; ce n’est peut-être pas si con de peu à peu m’en délester. Seulement, je ne sais pas encore très bien comment ça fonctionne cette histoire de reposoir. Est-ce qu’il faut que je consigne toute ma vie entre ces pages pour qu’un expert puisse plus tard me révéler pourquoi j’ai fait ce que j’ai fait, et ainsi m’exorciser ? Est-ce que le simple fait de penser mon passé et de l’écrire me rendra plus léger ? J’en sais foutrement rien.


   10 août 2018

    Bon au final, l’autre jour, j’ai arrêté d'écrire parce que tout m’a d’un coup semblé prémâché. Comme si j'étais l'imposteur d'une publicité mensongère animée de mannequins aux sourires vaquants. Je me suis vu de haut penché sur ce foutu journal, j’ai imaginé ma mère et la psy hocher une tête approbative, et puis tout le monde sourire m’acclamer se réjouir car j’étais guéri. J’ai balancé le cahier par la fenêtre. Ma mère me l’a ramené après avoir trébucher dessus dans le jardin. Elle n’a rien dit, m’a juste considéré comme si j’étais une énigme qu’elle connaissait par cœur, sauf sa solution.
    Parfois, j’essaie de me voir à travers ses yeux et ça fait mal, alors j’arrête. D’autres fois, je me la représente enfant, quand elle avait dix ans, et j’arrive vers elle et lui dis Je serai ton fils et je te ferai tellement souffrir que t’auras souvent envie de crever. Elle protesterait, m'assurerait qu'elle m’aime et que j’ai été la meilleure décision de sa vie. Alors je pense à tous les autres choix qu’elle n’a pas pu faire, aux hommes qu’elle aurait pu aimer, aux autres enfants qu’elle aurait pu concevoir, avec en partie mes gènes mais les meilleurs. Et je pense au Kilimandjaro qu’elle rêve de gravir, à tous les livres qu’elle a espéré écrire, et je ne la crois pas.
    Fuck ça recommence. J’imagine un barbu en chemise blanche s’affairer sur ces quelques lignes et marmonner Ah oui l’absence d’une figure masculine qui puisse servir de modèle, la mauvaise conscience d’être un poids pour le parent restant, toute cette merde et j’ai envie de foutre le feu à ces pages.
    Car il faut savoir que j’ai commis un crime abject et si un quelconque dieu existait, il ne serait pas assez puissant pour sanctifier ma rédemption. J’ai commis un crime sans avoir aucune raison valable.


  13 août 2018

    J’étais chez Alex un soir. Enfin, dans le garage. Les mecs fumaient des joints et parlaient de meufs comme si elles étaient faites en pâte à modeler : que du sein, du cul et de la chatte, et à l’intérieur, rien qui perçoive et ressente. À un moment, Geoffroi a rugi que #metoo ça allait beaucoup trop loin, qu’il était sûr que certaines féministes en profitaient pour en retirer de la thune et attirer l’attention, et que si vraiment elles voulaient les mêmes salaires que les hommes, il fallait qu’elles arrêtent de perdre leur temps avec leurs selfies et leurs vernis à ongles. J’ai dit T’as raison, si elles veulent être prises au sérieux, faut pas qu’elles se dandinent devant nous en minijupes, les yeux frits. Il a ri, m’a donné une tape sur le dos. Ça m’a tellement dégoûté qu’il ne perçoive pas mon sarcasme que j'en ai eu le souffle coupé. Mais une part profonde de moi savait que j’avais choisi cette ambiguïté pour me laisser une chance d’être apprécié.
    Je me suis barré. En chemin, j’ai essayé de comprendre comment il me voyait. Sa tape sur le dos brûlait encore ma peau. J’ai pensé à ma mère, à ses ongles rongés. À Vanessa qui m’avait dit non, à qui j’avais répondu T’es frigide. À toutes les fois où je m’étais branlé devant un porno fait par des hommes pour des hommes. J’ai tapé dans un rétroviseur ; ça n’a servi à rien. 


   14 août 2018

    Parfois, je me sens comme un puzzle sur le point d’être achevé, mais dont l’image finale s'est soudain faite remplacer. Toute ma vie, j’ai assimilé des films d’hommes forts et de femmes vulnérables mais belles, j’ai écouté les deux sexes se mettre d’accord sur le fait qu’ils étaient différents, j’ai entendu des pseudo-experts s'en régaler et emballer cette différence dans des théories bancales mais populaires – genre les hommes trompent parce qu’ils maximisent leur succès reproducteur, les femmes ont besoin de sécurité pour la survie des enfants, Mars et Vénus tout ce bullshit. Et depuis peu, j’apprends que tout était faux. Que cette sculpture grecque de force et d’intelligence n’était qu’un fantasme. Qu’une femme a autre chose à foutre que de valoriser James Bond, de le rendre désirable et puissant. Qu'un homme s'il le veut, peut se maquiller et garder ses couilles. Que tous ont assez d'intelligence pour accomplir les mêmes tâches. Je comprends tout ça. Ça a même un goût d’évidence comme si je m’en étais toujours douté, mais mon puzzle était presque fini alors quoi ?
    Le monde était plus stable avant. Quand je dis stable, je ne dis pas équitable. C’est juste qu’il y avait moins d’incertitudes. Maintenant, j’ai l’impression qu’à chaque pas que je fais, je glisse sur un tapis quantique qui ne sait lui-même où il va. Avant, je pouvais rire aux blagues de mes potes sans devoir au préalable analyser si leur contenu était sexiste. Je pouvais faire l’amour à Sophie et exiger d'elle qu’elle soit parfaitement épilée de la chatte aux fesses. Je pouvais dire chatte. Le fait qu’il n’y ait que trois filles dans ma classe de physique et math au lycée était normal, et il était attendu d’elles qu’elles soient laides et mal habillées. Je n’ai jamais rien remis en question même si ma mère, tous les jours, me racontait une autre vérité. Je rejetais tous mes problèmes et mes malformations sur le dos de mon père déserteur et sur celui de ma mère désertée. Et puis du jour au lendemain, tout a changé. On est tous devenus criminels parce que l’image du puzzle s’était transformée.
    Maman, quand elle m’a vu émerger de ma tardive hallucination, m’a dit que j’avais simplement été aveugle, que des femmes se battaient depuis plus d’un siècle pour avoir les mêmes droits que les hommes, que la question du harcèlement sexuel au travail était plus vieille que grand-mère. J'ai répondu Mais alors comment ça se fait que moi, tout ça, je ne l’apprenne que maintenant ?


   18 août 2018

    C’est samedi et ce soir les mecs veulent sortir. Je ne leur ai toujours pas raconté ce que j’avais fait. Comme je suis d’ordinaire plutôt silencieux, ils ne remarquent pas ma dépression post-crime. Si je les rejoins, je risque de vomir. Je verrai toutes ces potentielles victimes qui ont encore tant de souffrance à endurer, et je me dirai que ça aurait pu être elles, et je me sentirai vide et froid et j’aurai peur d’être un psychopathe. Ce que j’ai fait, je l’ai juste fait parce que je le pouvais. Ce que je ne savais pas encore, c’est que chaque fois qu’un crime est commis, Pandore ouvre une boîte. On peut l’ignorer, continuer son chemin et rester un connard. Moi je l’ai regardée, et chaque élément qui en jaillissait était une conséquence qui me tailladait le corps. Pendant des jours et des jours, j’ai essayé de me projeter dans l’instant précis où ça s’était passé. De me souvenir de mes pensées et de mes sensations. Mais la vérité est que je n’ai pas pensé grand-chose. J’ai juste accompli. C’était si simple. Mais ça aurait été tout aussi facile de ne pas le faire et c’est ça qui m’accable.
    Je me demande à partir de quel moment c’était trop tard. Le moment où je suis parti dans la forêt ou seulement quand je l’ai vue ? Ou était-ce déjà bien avant, à l’instant de ma naissance, ou peu après, le jour où mon père est parti ?
    J’ai commis un crime et je ne suis pas allé en prison. Le peu de personnes qui en ont été informées m’ont conseillé de ne pas trop m’en faire, m’ont certifié que ce n’était pas si grave, se sont exclamées Prison, mais qu’est-ce que tu racontes, tu ne vas pas aller en prison pour ça ! À chaque nouveau déni, mon tourment s’épaissit.


   20 août 2018

    J’ai compris le but du journal. Et ma foi, c’est une bonne idée. Ma psy m’avait demandé de l’emmener à la prochaine session. Comme l’heure avait commencé et que comme d’habitude je me taisais, elle m’a suggéré d’en lire un extrait. Me voyant hésiter, elle a ajouté que ce n’était absolument pas une obligation mais que peut-être, il me serait plus aisé de réutiliser des mots que d’en produire de nouveaux. Elle avait raison. Puisque les mots avaient déjà été extirpés de mon esprit une fois, j'ai pu plus facilement me les réapproprier.
    Je comprends mieux ce qu’est ce reposoir à présent. Ces pensées extraites de mon corps ont perdu, sur la blancheur des pages, leur allure de menace. Tant que je ne les avais pas exprimées, il y avait toujours cette possibilité qu’elles soient tout autres, ou qu’elles continuent d’être alimentées par ma rancœur, mes angoisses et ma rage. Qu’elles se transforment en monstruosités. En les déposant hors de moi, ça me permet de les voir pour ce qu’elles sont, comme on reconnaît les meubles de sa chambre une fois les terreurs de la nuit passées.
    Je lui ai lu l’extrait du puzzle. Quand j’ai terminé, elle m’a demandé pourquoi il m'était si terrible de devoir reconstituer une nouvelle image. Je lui ai expliqué cette crainte de ne plus être assez flexible, cette impression d’être comme une cellule biologique déjà spécialisée qui ne peut plus régresser à l’état de cellule souche. Elle m’a dit que le cerveau était, heureusement, ultra plastique, que la première étape du changement, je l’avais déjà amorcée puisque j’étais là, et que petit à petit, je sentirais les pièces du nouveau puzzle s’embrancher en toute harmonie. Ça m’a apaisé.


   21 août 2018

    Bullshit ! Même si mon cerveau est un putain d’élastique, ce que j’ai fait reste gravé dans le passé, irrévocablement accompli. Je ne peux pas oublier. Oh ! Si seulement je pouvais ! Ou retourner en arrière, à ce moment, dans la forêt. Je me souviens encore : l’air était frais et dur comme une vitre en hiver. Il avait neigé, et la neige avait servi de sourdine à mes pas. Je l'ai vue, et cette scabreuse idée m'a traversé comme un ordre. J’aimerais me téléporter dans ma tête à cet instant précis et me supplier à force de décharge électrique de rebrousser chemin.
    Parfois, je me réveille le matin et les souvenirs ne m’ont pas encore rattrapé. Pendant ces quelques secondes, je me sens emmailloté dans une douce béatitude, comme un fœtus sur le point de naître. Et puis bam toute l’horreur de l’acte commis me gifle en pleine figure et la nausée se déverse dans mon estomac.


  23 août 2018

   Sophie, une année après m’avoir quitté, a demandé qu’on se revoie. Elle voulait qu'on parle. Empli d’espoir, j’ai pris une douche, – je ne me suis pas rasé parce qu’elle m’aimait barbu –, j’ai enfilé une chemise repassée et un jeans noir, mes Adidas, et je suis parti la rejoindre en sifflotant (et l'expert de s’esclaffer là-haut). Bref, elle ne voulait pas qu’on se remette ensemble, mais elle m’offrait une chance de comprendre pourquoi elle m’avait quitté. J’ai dit C’est parce que tu kiffais cet autre mec parce que deux mois plus tard elle était avec ce bouffon d’Économie. Elle a secoué la tête, a dit non. Elle était belle, Sophie. Ses longs cheveux ondulés caressaient ses épaules quand elle parlait, et je me demandais depuis quand ils étaient aussi soyeux. Ses yeux étaient à peine maquillés et son teint hâlé. Elle portait une robe longue qui laissait à mon imagination le soin de deviner les formes qui s’y cachaient, et je l'ai revue nue et longue et haletante... Mais devant son air sérieux, j'ai coupé court à mon fantasme. Alors pourquoi ? j’ai demandé. C’était à cause de comment tu m’as traitée elle a répondu. Je n’ai pas compris, alors elle m’a méticuleusement expliqué tous les travers de mon comportement passé : je n’étais pas affectueux, sauf pour la baiser ; je ne m’investissais jamais pour organiser quoi que ce soit, mais quand les choses n’étaient pas à mon goût, je me plaignais. Je la critiquais inlassablement, essayais de la re-former : ces habits lui donnaient l'air d'une pétasse, pourquoi portait-elle un rouge à lèvres aussi voyant ? Pourquoi s'était-elle resservie une troisième part de gâteau ? Etc.
    Je me suis senti agressé. Oui, je lui avais fait remarquer qu’elle avait grossi. Oui ! J’étais un peu déçu. Souhaitait-elle que je mente ? Oui, je me plaignais de sa timidité, mais c’était pour qu’elle se rebelle un peu, pour qu’elle sorte de cette coquille de silence qui me frustrait.
    J’ai passé la soirée rembruni dans ma chambre, à lui envoyer des ripostes télépathiques. Après, j’ai essayé de la virer de ma tête et de m’en foutre. Ce n’est qu’une année plus tard, juste avant mon crime, que j’y ai repensé. Et repensé. Et repensé. Avait-elle raison, m’étais-je mal comporté ? Quand j’en avais parlé à mes amis, ils l’avaient traitée de vache frigide et m’avaient assuré que j’étais mieux sans elle, m’avaient conté les seins de Vanessa et le cul de Mégane. Mais je n'étais pas parvenu à attiser ce qui soudain virait à l'obsession. Était-ce un crime de troquer sexe contre affection ? De lui notifier sa prise de poids et d’insister que le vernis à ongle bleu était de mauvais goût ? De me moquer d’elle si je l’entendais péter et de m’impatienter quand je la devinais mal à l’aise face aux blagues obscènes de mes potes ? Était-ce du sexisme ? Avais-je forcé sur son corps et son comportement un papier calque de femme parfaite conçu pour hommes, sans penser à ses envies, ses besoins et ses blessures ? Même la manière dont je la baisais, était-elle sexiste ?
    J’avais soudain l’impression d’être un putain de cliché masculin. Je ne savais plus comment me dépêtrer de toutes mes imperfections, de mes apprentissages bancals, et mes potes ne m’aidaient pas. Je ne savais plus distinguer mes préférences de celles que j’avais absorbées des autres comme une vulgaire éponge. Ce n’était pas seulement la peur de blesser les femmes qui m’inquiétait, mais aussi la crainte de n’être qu’un assemblage culturel désormais démodé. Et je me demandais Mais moi, qui je suis ? Sans mes potes, sans la télé les modes et l’avis des autres, je suis qui ? Et en fait je ne savais pas. Après j’ai commis ce crime et j’ai appris que j’étais un monstre.


   24 août 2018

   J’avais, comme mes potes, des moments de rebellion. Genre Faut pas exagérer, il y a des différences entre les hommes et les femmes, on ne se comporte pas de la même manière, on n’aime pas forcément les mêmes trucs et c’est bien comme ça. Ces discours sur l’intégration du « iel » dans la langue m’agaçaient. Pourquoi tout uniformiser, pourquoi enlever les reliefs les couleurs, remplacer la diversité par la monotonie ? J’entendais autour de moi des filles s’appeler Eh les mecs et je me disais qu’elles n’avaient rien compris, que tout partait en couille. Ça m’énervait.
    Ma gorge se nouait quand j'imaginais devoir me défaire de toutes les couches dont je m'affublais pour prétendre à la masculinité – mon indifférence, ma supériorité, tous mes ricanements. Les femmes s'indignaient des sacrifices que la société leur imposait, mais ignoraient-elles le prix qu'on payait pour notre virilité ? Ne voyaient-elles pas les balafres dégueulasses qui doraient nos esprits là où notre propre sarcasme nous avait frappés ? J'avais vendu ma compassion, ma sensibilité. J'avais enduré les pics sardoniques que mes amis m'enfonçaient dans la peau parce que c'était la seule forme d'éducation qu'on avait intégrée. Et parce qu'en retour, on s'octroyait des lambeaux de pouvoir. Maintenant, elles affirmaient qu'on n'était pas censés s'approprier ces lambeaux, qu'il ne nous appartenait pas de les distribuer.
    Avec les potes on évitait un peu le sujet parce qu’on se sentait pris entre deux eaux turbulentes. S’avouer qu’on avait tort et perdre la face ? Et à qui le premier pas, la première confession ? Et puis on pouvait quand même s’amuser, les filles aussi comparaient la taille de nos queues. J’en avais une fois discuté avec Alex, et j’avais été surpris de l’entendre exprimer des opinions similaires aux miennes. Je n’étais pas seul mais tout de même confus. Irrité, apeuré. Geoffroi ne semblait pas perturbé. Au contraire il restait fidèle à lui-même et insultait, objetisait, rabaissait. Nous, on ne lui opposait que très peu de résistance. Théo ricanait maladroitement, moi comme d’habitude je me taisais et les joints tournaient.
    Lorsque trop de frustration s'accumulait dans mes nerfs, je la libérais par mes poings. Je frappais mes oreillers, mes murs. Je déchirais mes livres et mes vieux jouets. Comme si de transformer mes sentiments en force brutale me permettrait de mieux saisir ce qui s'enfuyait entre mes doigts.
    Mon rapport aux filles pendant cette période trouble était ambivalent. Parfois, je ressentais, semblable à une urgence de pisser, le besoin de m'agenouiller devant elles. De m'aplatir et de les supplier de m'éclairer. D'autres fois, j'avais envie d'oublier leur humanité, de me concentrer uniquement sur leurs formes angoissantes, de les saisir et les faire miennes.
    Je me dégoûtais. Je pensais à ma mère. Je m’imaginais une petite sœur ; oh ! Comme je l’aurais aimée ! Comme j’aurais fracassé le crâne de quiconque espérait la posséder. Et puis Mira m’abordait au bar, flirtait avec moi, me ramenait chez elle et quémandait fessées et mots vulgaires. J’étais perdu.


   30 août 2018

   L’uni reprend bientôt. Ma psy considère comme une bonne idée que j’y retourne, mais elle me laisse le choix. Je déteste les choix. Visiblement tout ce que j’ai appris est faux, alors sur quelle autre fondation prétentieuse suis-je sensé baser mes décisions ? Et puis dans dix ans on nous dira que ci et ça et il faudra de nouveau tout tracer, tout rembobiner et repartir à zéro.
    Alex m’a dit que je m’en faisais trop, que rien de tout ça n’était difficile. Qu’il fallait simplement écouter les autres – femmes, hommes, intersexes –, simplement les écouter, discuter, et évaluer. Mais qui me dit que je les entendrai ? Que le signal électrique transféré de neurone en neurone ne sera pas au bout d’un moment détourné par mes propres envies, par mes apprentissages antérieurs, qu’il ne sera pas aliéné par mon égoïsme ?
    Je crois que ma mère commence à sérieusement s’inquiéter. Elle a l’air de me considérer comme quelqu’un de bien. Elle est tout d’un coup tendre, elle s’est remise à cuisiner le soir, et m’asperge de compliments. J’espère qu’elle ne pense pas que tout ça est de sa faute.
    En fait je ne sais plus comment vivre. Comment puis-je croire les personnes qui m’assurent que tout ira bien, qu’avec le temps je comprendrai que rien de tout ça n’est grave, quand elles-mêmes ne reconnaissent pas l’horreur de l’acte que j’ai commis ? Tout cela n’est-il pas une preuve que tout le monde est encore aveugle ? Que la culture a pondu ses œufs dans nos cerveaux et que ses larves nous manœuvrent imperceptiblement ?


  5 septembre 2018

    Je suis un putain de monstre.
    Il n'y a pas d'autre vérité.


   10 septembre 2018

   Je n’y arrive plus. Je ne sais même plus quoi écrire mais c’est le seul endroit où je me sens encore être vrai et merde


   13 septembre 2018

   Je ne reconnais même plus le crime que j’ai commis. Était-ce celui de la forêt, celui d’être un homme, celui d’avoir appris des lois d’hommes, ou celui d’être né ?


   Quelques heures plus tard

   Je dois bruler cette putain de forêt. 


  17 octobre 2018

   J’ai foiré. Je ne suis jamais retourné à l’uni. La veille de la rentrée, j’ai pété les plombs, j’ai arrosé un verre de whisky, j’ai pressé des cachets hors de leur emballage et j’ai tout enfilé dans ma bouche. J’ai avalé en espérant ne pas m'être trompé. Dans ma tête j’entendais déjà les gens s'indigner Il n’a même pas eu le courage de se pendre le couillon ou Mon voisin, une balle dans la tête, ça a eu le mérite d’être efficace. J’imaginais ma mère trouver mon corps débile, son désespoir. Je me le représentais très clairement – ses pleurs, sa conscience déchirée – mais mon égoïsme prenait le dessus à mesure que mon cœur s’emballait et puis mon esprit a lâché prise et je suis parti. Je me suis effacé.
    Quand j’ai repris conscience, j’étais à l’hôpital. Ma première réaction a été de me demander ce que je foutais là. Puis, peu à peu, ma mémoire s’est activée, mes neurones ont déchargé ; j’ai compris. J’ai eu honte, mais en même temps je me suis réjoui. D’avoir une autre chance. Tout de suite, j’ai pensé à la forêt, mais sous la charge des médocs, ça m’a fait moins mal. Je me suis dit Ça y est je suis guéri. J’ai compris l’erreur de ne pas mourir seulement plus tard. Parce que quand tu crèves pas, tu dois t’expliquer. Les morts n’ont pas ce devoir-là. Expliquer quoi ? Les gens refusaient toujours d’admettre la gravité de mon crime, même après ma presque-mort. Ils refusaient d’admettre que toute notre société était un ouragan où valsaient oppositions, malentendus, blessures, croyances, jeux de pouvoirs, peurs et j’en passe. Ils affirmaient au contraire qu’on se dirigeait vers des jours meilleurs. Ça me donnait envie d’hurler. Oublie la guerre des sexes, qu’en est-il des catastrophes climatiques promises et de l’apocalypse annoncée ?
    En revenant parmi les vivants, j’ai réalisé à quel point ils étaient hermétiques à toute idée de mort, quand pourtant c’était la seule certitude de nos vies. Un peu comme s’ils jouaient à un jeu de l’oie et qu’une fois morts ils pouvaient recommencer. Un peu comme ce que j’avais fait. J’avais commis une erreur, et au lieu d’en accepter les conséquences et de réagir, je m'étais volontairement jeté sur la case de la mort pour pouvoir repartir de zéro. Ma mère a été la seule à ne pas être impressionnée par mon acte. Elle était en colère et ça m’a fait du bien. De ne pas être traité comme un être délicat qu’il faut ménager, mais comme quelqu’un qui a fait une faute et qui doit la réparer.


   21 octobre 2018

   J’ai fait une sorte de rechute visiblement, alors ils m’ont enfermé en psychiatrie. Enfin, j’exagère, j’ai le droit de partir. Mais je suis dépourvu de toute volonté. Que quelqu’un d’autre s’occupe de mes conséquences, moi je ne sais plus les gérer. Peut-être qu’ils ont raison, peut-être que je ne mérite pas la prison après tout. Peut-être que je ne comprends rien et ils savent tout. Je veux juste me vider. Être une capsule qui vogue sans gravité dans l’air du temps. Au fond, si mon acte n’a pas d’importance, rien n’a d’importance. Sauf que je n’arrive pas à me sortir maman de la tête, ses cernes, ses mains sèches et l’autre fois quand elle est venue me voir, son pull était tâché.


  30 octobre 2018

   J’ai eu une surprise cet après-midi. Sophie m’a rendu visite. Ça faisait sûrement une année que je ne l’avais plus vue. Sa beauté était comme des fleurs après la guerre. Elle était fraîche, joviale, et n’avait pas du tout l’air désolé pour moi. Elle ne m’a pas non plus demandé pourquoi j’étais là, elle a simplement papoté comme au bon vieux temps, lors de ces jours révolus ou je ne connaissais pas mes malformations. Elle est de nouveau célibataire – mon coeur a frétillé en l'apprenant –, elle a commencé la troisième année d’uni, tout se passe bien, elle aime particulièrement les cours de bactériologie et de mycologie. Elle m’a parlé de la fête qu’organisaient les biologistes, et m’a dit que si je me dépêchais de sortir d’ici, on pourrait y aller ensemble et se déguiser comme autrefois. Avant que je ne la casse.
    Sophie, je suis un monstre. Elle m’a regardé, étonnée. Ah bon ? Alors j’ai commencé à vomir tous mes défauts masculins, mes idées abjectes, ma manière de traiter les femmes, de traiter le monde. Elle m’a écouté attentivement sans m’interrompre. Et puis à la fin, quand mon flux s'était tari, elle a répondu Moi aussi, tu sais. Elle n’a pas du tout contesté ma monstruosité. Moi aussi tu sais je suis sexiste, elle a continué. Je l’ai regardée, étourdi. Moi aussi, j’ai cru que tu avais plus de pouvoir alors je t’ai laissé tous ces choix. Celui de ma faiblesse, de mon poids, de ma beauté, de comment te plaire. Ce n'est que plus tard que j'ai réalisé que si j'apparentais approbation masculine et bonheur, c'est parce qu'on me l'avait appris, et non parce que c'était vrai. Et puis elle m’a expliqué que le sexisme était humain et non masculin. Que ce n’était pas un tort d’apprendre ce qu’on nous apprenait. Le tort était de ne pas s’en remettre, de se braquer, de refuser le changement. Mais elle a dit que ce n’était pas facile au milieu de ce chaos de catégories arbitraires qui définissaient nos croyances. Puis elle a ri en s’imaginant des toilettes publiques être divisées non en fonction du sexe mais en fonction de la taille des gens. Elle était sûre que bien vite les grands se méfieraient des petits et les petits des grands, que chacun attribuerait des défauts de taille à l’autre, etc. J’ai presque ri aussi. Elle m’a fait du bien Sophie.


  15 novembre 2018

   Ma vie ici est un labyrinthe ou une montagne russe. Il y a des jours où j’aperçois la sortie, où le wagon amorce la descente juste avant l’arrivée. Mais au dernier moment il bifurque, remonte, redescend et la sortie s'efface.
    Je suis toujours en psychiatrie. Je ne me sens pas la force d’affronter le monde. Ici je me sens protégé, j'ai le droit de dévier des conventions sans que ça ne choque. Mais dehors je devrai être normal de nouveau, et j’ai tellement peur de ce que cette normalité implique.
    Les visites de Sophie me font presque toujours du bien. Elles me font espérer, rire, me décharger. Sa manière de voir la vie est si apaisante. Elle trace simplement des réseaux de causes à effets d’où la marée des jugements s’est retirée. Elle me dit Voilà les conséquences, sans mettre de main devant sa bouche, sans écarquiller les yeux. Je sais que je ne devrais pas compter sur elle pour aller mieux mais à chaque fois qu’on m’annonce son arrivée, mon cœur tressaute de plaisir anticipé. Ma mère a aussi l’air d’aller mieux, ses chemises sont repassées et elle sourit de nouveau.
    J’ai parfois l’impression que je suis prêt, mais alors qu’est-ce que j’attends ? Quelque chose me retient encore. Cette forêt peut-être ? Je ne sais pas. J’ai essayé de la brûler mais elle repousse toujours plus sombre.


   1er décembre 2018

   Je crois que ça y est. Je crois. Hier Sophie est passée me voir, en début de soirée. Mes yeux ne se lassent plus de la regarder ni mes oreilles de l’entendre. Tous mes sens sont réceptifs quand elle est là, et mon envie me pousse, je revis pendant quelques instants. Hier c’était encore plus fort que d’habitude, cette urgence de vivre pour pouvoir partager avec elle. On a discuté sans vraie direction pendant plus d’une heure ; elle n’avait pas l’air de vouloir s’en aller, et moi je sentais que graduellement, je me rapprochais de mon tourment sylvestre, et qu’il fallait le lui montrer.
    Je me suis tu, parce que je cherchais les mots. Elle s’est tue aussi, m’a regardé. Dans ses yeux j’ai lu une détermination qui m’a encouragé. Alors j’ai dit Sophie, je dois te confier quelque chose. Elle a répondu Bien sûr. J’ai commencé. J’ai décrit l’état trouble dans lequel je m’étais trouvé l’année dernière. Mes remise en question continuelles, mon manque de réponses. Cette impression d’être allé trop loin et de me rendre compte trop tard que la ligne d’arrivée était ailleurs. Ma rage, mon écœurement. Mon impossibilité de communiquer ce ressenti, ni à ma mère, ni à mes amis. Mes explosions de violence qui tentaient vainement de ressusciter mon pouvoir déchu. Et puis cette soirée de novembre et l’appel de la forêt. J’ai raconté comment j’avais enfilé ma veste et mes chaussures, une écharpe, comment j’avais quitté l’appartement et m'étais dirigé vers la colline. Sur le chemin, j’avais ramassé une belle pierre, c’était une habitude que j’avais depuis mon enfance.
    La forêt était silencieuse, j’étais le seul perché sur son seuil ce soir-là. Je suis entré. La neige amortissait le son de mes pas. J’avais toujours la pierre en main, je la réchauffais contre ma paume, ça me réconfortait. Tout d’un coup, j’ai entendu un bruit. Je n’étais pas seul. Je me suis approché doucement de la source et je l’ai vue. Une magnifique corneille qui sautillait dans la neige grise. Son plumage reflétait les derniers rayons de lumière. Elle était tout affairée à dénicher je ne sais quelle nourriture et ne m’avait pas remarqué. Et là, comme un éclair, cet ordre dans ma tête. J’ai levé le bras et avec force, j’ai abattu la pierre sur son crâne. Elle est morte sur l’instant. Des gouttes de sang ont percé son corps écroulé, ont noirci la neige tout autour. Je suis resté là, comme hypnotisé. J'ai regardé le sang, la neige, les plumes noires. Et encore. La neige ensanglantée, le corps silencieux, l'oeil mort. Morte la belle corneille, ma frustration mutée en violence avait pénétré le caillou, avait filé dans l'air immobile, l'avait détruite. Ma décision irréfléchie, ma force irresponsable l'avait anéantie, quand certainement, elle était innocente. Mais moi, je n'y avais pas pensé. Dans ma tête, ça avait été presque comme un jeu. Dans la réalité : la mort. J'ai commencé à trembler. Sur le chemin du retour, l'image de ma victime a tourmenté mes rétines, m’a submergé. Elle s’est transformée en mille autres victimes innocentes, elle m’a fait sentir le poids de toutes les injustices commises, enfants violés, femmes humiliées, individualités piétinées. J’ai vomi. J’ai pleuré.
    J’ai dit à Sophie comment, depuis ce jour, mon monde est devenu aussi ténébreux que les plumes de ma victime et puis j’ai arrêté de parler. Je n’osais pas lever les yeux. C’est horrible furent ses premières paroles. Pauvre corneille. Pauvres femmes, pauvres enfants, pauvres hommes. Je lui ai demandé si elle pensait que je méritais la prison. Elle m’a dit que j’étais déjà en prison. Et j’ai compris. Qu’à force de me faire refuser les barreaux de fer, je les avais érigés moi-même. Tu es un monstre, elle a murmuré. Et ce murmure a agi comme une clé dans mon esprit. A ouvert la porte à ma monstruosité que j’ai enfin pu embrasser. J’ai commencé à pleurer et rire en même temps, Sophie m’a accompagné. Je lui ai dit Je crois que tu m’as guéri. Elle a pris ma main, je l’ai serrée. Combattons ensemble, elle a encore dit. Le sexisme ? j’ai demandé. L'abus de pouvoir, elle m'a corrigé. Je l'ai considérée, tour à tour étonné puis ébloui par cette nouvelle vérité. Et je me suis rendu compte que depuis plus d'un an, mon attention s'était immobilisée sur le sexisme, au point que j'en devienne obsédé, vexé comme par une offense personnelle, quand il n'était qu'une des facettes de cet ennemi que Sophie venait de nommer. Pas mon ennemi particulier, mais celui qu'on partageait avec tous les êtres vivants.
    T'as raison, j'ai dit. C'est parti.



 
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: extasy le 03 Septembre 2019 à 15:56:45
Un texte que j'aurais voulu écrire, je crois. J'y retrouve un peu ce mélange de "c'est ça que je veux écrire" et "c'est trop cliché". Tu l'as dit toi-même dans le spoiler. Je pense que ce type de textes est parmi les plus durs à lire pour moi à cause de prétendus clichés qu'ils contiennent comme la bande de potes, les aventures avec les filles, les problèmes intérieurs, l'absence d'objectifs dans la vie, etc. sans même savoir si ces jugements sont fondés ou s'ils n'existent que dans ma tête. Mais d'un autre côté ce genre de texte est un idéal pour moi, j'aimerais vraiment arriver à coucher sur le papier une histoire de ce genre, pour en finir une fois pour toutes avec tous ces clichés.
Mais je trouve que le fil principal choisi, le thème de la culpabilité, est suffisamment bon et bien mené pour justifier tout ce qui généralement ne me plait pas. D'ailleurs plus j'avançais dans l'histoire et moins je me sentais ennuyé.
Je n'insisterai pas sur la chute, je la trouve belle et bien amenée (peut être que c'est ce qui t'as donné l'énergie pour écrire tout le reste).
J'aime beaucoup quand un récit est simple et honnête, même si je n'arrive pas toujours à apprécier ces qualités à cause de tout ce que je perçois comme cliché.

Ce texte était aussi une occasion pour moi de cogiter un minimum, et c'est chouette.

Ça en fait la première nouvelle du Mde :mrgreen:


Édit : ah oui euh, le titre, je le trouve pas top...
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 04 Septembre 2019 à 12:57:45
Salut extasy!

Merci beaucoup pour ton passage!

Citer
Un texte que j'aurais voulu écrire, je crois.
:-[

Citer
et "c'est trop cliché". Tu l'as dit toi-même dans le spoiler. Je pense que ce type de textes est parmi les plus durs à lire pour moi à cause de prétendus clichés qu'ils contiennent comme la bande de potes, les aventures avec les filles, les problèmes intérieurs, l'absence d'objectifs dans la vie, etc. sans même savoir si ces jugements sont fondés ou s'ils n'existent que dans ma tête.
Oui, j´avais justement peur que ce soit trop cliché rédhibitoire, mais je crois que ce texte aurait aussi eut moins d´intérêt s´il ne s´agissait pas de ces clichés que beaucoup d´entre nous ont été. Je crois que ce qui est difficile, ce n´est pas toujours de ne pas écrire sur des clichés, mais de ne pas en être soi-même, parce que ca veut dire qu´on se laisse porter par des préférences qui ne sont très souvent pas les nôtres.

Citer
Mais d'un autre côté ce genre de texte est un idéal pour moi, j'aimerais vraiment arriver à coucher sur le papier une histoire de ce genre, pour en finir une fois pour toutes avec tous ces clichés.
Do it!  :)

Citer
Je n'insisterai pas sur la chute, je la trouve belle et bien amenée (peut être que c'est ce qui t'as donné l'énergie pour écrire tout le reste).
Bien vu, c'est exactement la chute qui m´a tirée en avant

Citer
Ça en fait la première nouvelle du Mde :mrgreen:
:magreren:

Citer
Édit : ah oui euh, le titre, je le trouve pas top...
ah oui heureusement que tu t´en es souvenu, je voulais d´ailleurs ajouter dans le spoiler que j´étais nulle en titre. Va falloir que j´y pense plus.

Une petite question: est-ce que tu ne trouves pas que le chute est tombée trop vite?

Merci beaucoup beaucoup pour ton commentaire en tout cas!!
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: extasy le 04 Septembre 2019 à 16:08:44
Yosh !

Citer
est-ce que tu ne trouves pas que le chute est tombée trop vite?

Je ne trouve pas, non, j'aime bien comme ça à vrai dire ^^

Euh voilà  :mrgreen:
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 05 Septembre 2019 à 08:35:42
Ah cool merci!
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: Mortimer le 05 Septembre 2019 à 17:06:18
Wouah !!! Ce texte m'a ferré en deux phrases !!! Un ton, une langue savoureuse qui surprend, réjouit, réveille des émotions... Par exemple :
" Elle a ajouté que peut-être je m’exprimais mieux en dessins. Je crois que je m’exprime mieux pas du tout. Mais me voilà et j’écris. "
J'aime beaucoup.
Vite, je continue la lecture !
Amicalement
MOrti



Voilà, j'ai tout lu, et vraiment apprécié le ton ("Mais ça aurait été tout aussi facile de ne pas le faire, et c’est ça qui m’accable."), les images, la narration, sur un sujet crucial d'actualité (le sexisme). Parfois, un peu trop démonstratif (notamment les paroles de Sophie), parce que le texte est suffisamment fort pour ne pas avoir à rajouter beaucoup d'explications. On se doute un peu de la fin, mais il demeure un doute (donc une attente) et, en fait, on apprécie beaucoup de ne pas s'être trompé (il n'a pas dézingué sa copine  ;D ).
Bravo Derrièrelemiroir !!!  :D
MOrti

posts fusionnés. Merci d'éviter les doubles posts dans la mesure du possible.
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 06 Septembre 2019 à 11:06:55
Oh merci beaucoup MOrti pour ton commentaire, il m'a touchée !

Je crois que je vois ce que tu veux dire avec des passages trop démonstratifs, je vais voir ce que j'arrive à en faire la semaine prochaine :)

Merci encore beaucoup !
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: Léilwën le 12 Septembre 2019 à 01:24:21
Coucou DLM  :calin:

Citer
elle n’a pas dit conneries
=> j'aurais mis "conneries" entre guillemets
Citer
mais elle a patiemment élaboré sur comment c’était important
=> je suis pas convaincue pas "élaboré"... "argumenté" ?
Citer
Elle a ajouté que peut-être je m’exprimais mieux en dessins
=> il manque un "que" avant "je m'exprimais"
Citer
Je crois que je m’exprime mieux pas du tout
=> hum... je la trouve bancale la phrase. "Je crois que je m’exprime mieux en rien du tout" ou "Je crois que je m’exprime jamais mieux" ?
Citer
J’imagine tous les bouts de honte accumulés dans mon cerveau, et je me dis
=> la virgule est de trop

Vu que le "voilà" à l'air d'être un tic de langage, j'en aurais parsemé un peu plus dans le texte.

Citer
Je me suis vu de haut penché sur ce foutu journal, j’ai imaginé ma mère et la psy hocher une tête approbative, et puis tout le monde sourire m’acclamer se réjouir car j’étais guéri, alors j’ai balancé le cahier par la fenêtre. C’est ma mère qui me l’a ramené quand elle l’a trouvé en jardinant. Elle n’a rien dit, elle m’a juste regardé comme si j’étais une énigme qu’elle connaissait par cœur, sauf sa solution.
=> :viviane:
Citer
Parfois j’essaie de me voir à travers ses yeux et ça fait mal, alors j’arrête.
=> y a un truc qui sonne fort dans cette phrase :coeur:
Citer
Alors je pense à tous les autres choix qu’elle n’a pas pu faire
=> j'aurais enlevé le "n'"
Citer
J’ai commis un crime et je n’avais aucune raison.
=> idem, et il manque un truc après "raison"... "valable" ?

Citer
et à l’intérieur rien qui perçoive et ressente
=> je suis pas convaincue... j'aurais plutôt dit plus simplement "et rien à l'intérieur" (je trouve ça plus percutant)
Citer
rugi  que
=> double espace
Citer
#metoo
=> ça veut dire quoi (à part "moi aussi", mais je crois qu'y a un truc que je comprends pas)
Citer
pour en retirer de la tune
=> thune (ah non, au temps pour moi, on peut écrire les 2 :-[)
Citer
En chemin, j’ai essayé de comprendre comment il me voyait. Sa tape sur le dos brûlait encore ma peau.
=> :coeur:
Citer
J’ai tapé dans un rétroviseur, ça n’a servi à rien.
=> :coeur: (j'aurais viré le "n'" quand même^^)

Citer
Parfois je me sens comme un puzzle presque fini dont l’image tout d’un coup a muté
=>ça coule mieux pour moi dans ce sens là : "dont l'image a muté tout d'un coup"
Citer
Toute ma vie, j’ai assimilé des films d’hommes forts et de femmes vulnérables mais belles, j’ai malheureusement écouté les deux sexes se mettre d’accord sur le fait qu’ils étaient différents, j’ai entendu des pseudo-experts se régaler de ces débats et emballer cette différence dans des théories bancales mais populaires genre les hommes trompent parce qu’ils maximisent leur fitness les femmes ont besoin de sécurité pour la survie des enfants, Mars et Vénus tout ce bullshit.
=> à mon avis, y a des choses que j'aurais enlevées dans ce paragraphe, mais c'est long à expliquer alors je vais te montrer comment ça sonne à mon oreille (si ça te choque, dis-le, j'enlèverai :-[)
"Toute ma vie j’ai assimilé des films d’hommes forts et de femmes vulnérables, mais belles, écouté les deux sexes se mettre malheureusement d’accord sur le fait qu’ils étaient différents, entendu des pseudo-experts s'en régaler et emballer cette différence dans des théories bancales (fumeuses ?) mais populaires - genre les hommes trompent parce qu’ils maximisent leur fitness les femmes ont besoin de sécurité pour la survie des enfants Mars et Vénus tout ce bullshit."
Citer
Et depuis peu, j’apprends que tout était faux, que cette sculpture grecque de force et d’intelligence n’était qu’un fantasme, qu’une femme a autre chose à foutre que de valoriser James Bond de le rendre désirable et puissant et qu’en fait, dire homme et femme c’est trop dichotomique, il vaudrait mieux dépeindre le genre comme une cloche de Gauss.
=> :D
Citer
alors quoi ? Le monde était plus stable avant.
=> :viviane:
Citer
Quand je dis stable, je ne dis pas équitable.
=> j'aurais viré le "ne"
Citer
Le fait qu’il n’y ait que trois filles dans ma classe de physique et math au lycée était normal, et il était attendu d’elles qu’elles soient laides et mal habillées.
=> :D
Citer
la question du harcèlement sexuel au travail était aussi vieille que grand-mère
=> "plus", plutôt que "aussi" ?

Citer
Comme je suis d’ordinaire plutôt silencieux et ténébreux, ils ne remarquent pas ma dépression post-crime.
=> :D
Citer
qui ont encore tant de souffrance à ressentir, et je me dirai que
=> j'aurais viré la virgule
Citer
Mais ça aurait été tout aussi facile de ne pas le faire, et c’est ça qui m’accable.
=> j'aurais mis un point à la place de la virgule
Citer
le jour où mon père partit
=> pour la concordance des temps "est parti" ?
Citer
À chaque nouveau déni, mon tourment s’alourdit
=> hum... le texte mélange tournures orales et tournures soutenues, mais là je trouve que ça fait trop affecté... ou alors j'aurais dit "À chaque nouveau déni, Pandore rouvre sa (saloperie ?) de boîte" ou un truc du genre ?

Citer
c’était moins difficile de m’en réapproprier
=> "me les" réapproprier
Citer
Je comprends mieux ce qu’est ce reposoir à présent. Ces pensées extraites avec difficulté de mon corps ont perdu, sur la blancheur des pages, leur allure de menace. Tant que je ne les avais pas exprimées, il y avait toujours cette possibilité qu’elles soient tout autres, ou qu’elles continuent d’être alimentées par ma rancœur, mes angoisses et ma rage. Qu’elles se transforment en monstruosités. En les déposant hors de moi, ça me permet de les voir pour ce qu’elles sont, comme on reconnaît les meubles de sa chambre une fois les terreurs de la nuit passées.
=> j'aime bien tout ce passage :) (+++ sur les meubles de la chambre :coeur:)
Citer
Ça m’a apaisé.
=> j'aurais mis cette phrase à la ligne

Citer
me supplier à coup de
=> coups
Citer
je me sens heureux comme un fœtus sur le point de naître
=> :D (tu crois qu'il est heureux de naître, le fœtus ?)

Je repasse, il est tard :oxo:
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 12 Septembre 2019 à 13:56:05
Coucou Léli,

Je te réponds déjà sur ça  :coeur:

Citer
=> j'aurais mis "conneries" entre guillemets
arf j'ai hésité, mais j'essaie avec, et si ça m'embête, je rechangerai.

Citer
=> je suis pas convaincue pas "élaboré"... "argumenté" ?
yep merci!

Citer
=> il manque un "que" avant "je m'exprimais"
t'as raison

Citer
=> hum... je la trouve bancale la phrase. "Je crois que je m’exprime mieux en rien du tout" ou "Je crois que je m’exprime jamais mieux" ?
ça par contre je vais garder je crois, j'aime bien

Citer
=> la virgule est de trop
ok :)

Citer
Vu que le "voilà" à l'air d'être un tic de langage, j'en aurais parsemé un peu plus dans le texte.
bonne idée

Citer
=> j'aurais enlevé le "n'"
tu suggères ça plusieurs fois, je vais y réfléchir, merci!

Citer
=> idem, et il manque un truc après "raison"... "valable" ?
oui t'as raison

Citer
=> je suis pas convaincue... j'aurais plutôt dit plus simplement "et rien à l'intérieur" (je trouve ça plus percutant)
mmh "et rien à l'intérieur" ça fait un peu tout nu...

Citer
=> ça veut dire quoi (à part "moi aussi", mais je crois qu'y a un truc que je comprends pas)
c'est ce mouvement qui a été s'est répandu fin 2017 contre le harcèlement sexuel

Citer
=>ça coule mieux pour moi dans ce sens là : "dont l'image a muté tout d'un coup"
yep merci!!

Citer
=> à mon avis, y a des choses que j'aurais enlevées dans ce paragraphe, mais c'est long à expliquer alors je vais te montrer comment ça sonne à mon oreille (si ça te choque, dis-le, j'enlèverai :-[)
"Toute ma vie j’ai assimilé des films d’hommes forts et de femmes vulnérables, mais belles, écouté les deux sexes se mettre malheureusement d’accord sur le fait qu’ils étaient différents, entendu des pseudo-experts s'en régaler et emballer cette différence dans des théories bancales (fumeuses ?) mais populaires - genre les hommes trompent parce qu’ils maximisent leur fitness les femmes ont besoin de sécurité pour la survie des enfants Mars et Vénus tout ce bullshit."
merci beaucoup j'ai modifié quelques trucs en fonction de ça :)

Citer
=> "plus", plutôt que "aussi" ?
ouais ça peu se faire t'as raison :)

Citer
=> j'aurais viré la virgule
quand tu dis qu'il faut virer des virgules, je vire  :D

Citer
=> j'aurais mis un point à la place de la virgule
par contre ici je crois que je garde la virgule, dans ma tête ça se dit un peu tout d'une traite...en fait je pourrais carrément l'enlever  >:D

Citer
=> pour la concordance des temps "est parti" ?
merci de me le dire...il y a des trucs dont je me rends compte, mais je tarde à les changer je ne sais pas pourquoi....

Citer
=> hum... le texte mélange tournures orales et tournures soutenues, mais là je trouve que ça fait trop affecté... ou alors j'aurais dit "À chaque nouveau déni, Pandore rouvre sa (saloperie ?) de boîte" ou un truc du genre ?
ah oui ici ça te choque? mmmh par contre ta proposition est trop longue, faut peut-être que je trouve une alternative courte pas plus orale..

Citer
=> "me les" réapproprier
merci!

Citer
=> j'aurais mis cette phrase à la ligne
je comprends l'idée, mais le truc c'est que tout est toujours écrit en un bloc, alors j'hésite

Citer
=> :D (tu crois qu'il est heureux de naître, le fœtus ?)
>< >< je me suis déjà fait la même remarque... je crois que j'ai un mot en anglais sur le bout de la langue qu'il faut que j'arrive à mieux traduire!

Merci déjà pour ce passage, ça m'aide beaucoup!
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: Léilwën le 13 Septembre 2019 à 02:56:58
Areuh (pour en revenir à nos fœtus :mrgreen:)

Citer
a demandé qu’on se revoit, elle voulait me parler
=> "revoie" et j'aurais remplacé la virgule par un point
Citer
Empli d’espoir, j’ai pris une douche, je ne me suis pas rasé parce qu’elle m’aimait barbu, j’ai enfilé une chemise repassée et un jeans noir, mes Adidas et je suis parti la rejoindre en sifflotant. Et les experts de s’esclaffer là-haut.
=> :viviane:
Citer
elle ne voulait pas qu’on se remette ensemble, mais elle m’offrait une chance de
=> je ne ressens pas la virgule
Citer
Ses longs cheveux ondulés caressaient ses épaules quand elle parlait et je me demandais depuis quand ils étaient aussi soyeux
=> j'aurais viré le "et" et mis un point ou une virgule à la place
Citer
Ses yeux étaient à peine maquillés et son teint était hâlé
=> j'aurais viré le 2e "était"
Citer
et je la revis nue et longue et haletante moi dessus et.
=> pourtant je connais bien ce type de phrase interrompue, mais à chaque fois ça fait son effet ! Je kiiiiffe :coeur:
Citer
je coupé court à mon fantasme
=> "j'ai"
Citer
c’était tout à elle de faire
=> "à elle de tout faire", plutôt ?
Citer
J’ai passé la soirée rembruni, dans ma chambre, à lui envoyer des ripostes télépathiques. Après j’ai essayé de la virer de ma tête et de m’en foutre.
=> môôôô pauv' biquet :coeur: :D
Citer
De me moquer d’elle si je l’entendais péter et de m’impatienter quand je la devinais mal à l’aise avec mes potes.
=> "?" à la place du point
Citer
conçu par hommes
=> des ?
Citer
Même la manière dont je la baisais, était-ce une manière sexiste ?
=> quelques paragraphes plus haut il lui faisait l'amour, maintenant il la baise... elle en a pris pour son grade... :mrgreen:
Citer
je ne savais plus comment me dépêtrer de toutes mes imperfections, de tout mon apprentissage malsain et mes potes ne m’aidaient pas
=> :coeur:
Citer
la crainte de n’être qu’un assemblage culturel désormais démodé
=> :D
Citer
Et en fait je ne savais pas. Après j’ai commis ce crime et j’ai appris que j’étais un monstre.
=> j'aime bien comme ça tombe ! :)

Citer
on ne se comporte pas la même chose
=> je ne comprends pas la phrase ><
Citer
je me disais qu’elles n’avaient rien compris
=> j'aurais viré le "n'" :P
Citer
que tout partait en couille
=> c'est sexiste :huhu: :mrgreen:
Citer
m’en approprier
=> me les approprier
Citer
Et puis Mira m’abordait au bar, flirtait avec moi, me ramenait chez elle et quémandait des fessées, des mots vulgaires et de la violence. J’étais perdu.
=> :D :D :D

Citer
et repartir à zéro
=> j'aurais dit "de" zéro
Citer
Je crois que ma mère commence à sérieusement s’inquiéter. Elle a l’air de me considérer comme quelqu’un de bien.
=> :D

Citer
e suis un putain de monstre je suis..
=> c'est normal les 2 points ?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Citer
Je n’y arrive plus. Je ne sais même plus
=> j'aurais viré les "n'" :P


Citer
appel?
=> manque un espace avant le "?"

Citer
J’ai compris l’erreur de ne pas mourir que plus tard. Parce qu’en fait quand tu crèves pas, tu dois t’expliquer.
=> >< :D ><
Citer
l’apocalypse annoncé
=> annoncée
Citer
En revenant parmi les vivants, j’ai réalisé à quel point ils étaient hermétiques à toute idée de mort, quand pourtant c’était la seule certitude de nos vies.
=> :coeur:
Citer
mais comme quelqu’un qui a fait une faute et qui doit payer.
moneyyyyyyyy :-¬? (désolée :mrgreen:)


Citer
Sa beauté c’était comme des fleurs après la guerre.
=> :coeur:
Citer
Elle m’a parlé de la fête qu’organisait les biologistes
=> organisaient (le sujet est inversé, mais ce sont bien les biologistes qui organisent la fête, et pas l'inverse...  ;))
Citer
mes idées abjects
=> mes idées abjectes
Citer
J’ai presque ri aussi. Elle m’a fait du bien Sophie.
=> :)

Citer
peur de que
=> manque un "ce"
Citer
Elle trace simplement des réseaux de causes à effets d’où la marée des jugements s’est retirée
=> je ne comprends pas bien l'image :-[

Citer
ma cage de fer
=> je n'ai pas compris :-[
Citer
Elle est morte dans l’instant
=> "sur l'instant", plutôt ?
Citer
J’ai levé le bras et avec force, j’ai abattu une pierre dans son crâne. Elle est morte dans l’instant. Des gouttes de sang ont percé son plumage et ont noirci la neige tout autour. Cette image s’est imprégnée sur mes rétines, et sur le chemin du retour, m’a submergé. Elle s’est transformée en mille victimes innocentes, elle m’a fait sentir le poids de toutes les injustices commises. J’ai vomi. J’ai pleuré. J’ai compris l’expression abus de pouvoir. J’ai dit à Sophie comment, depuis ce jour, mon monde est devenu aussi obscur que les plumes de ma victime et puis j’ai arrêté de parler.
=> je crois que j'aurais été traumatisée aussi si j'avais fait ça :(
Citer
Et l’apocalypse climatique ? Elle a ri. Ah ça non, c’est trop tard, mais ravie de t’avoir rencontré. On a ri.
=> :D

Au total, j'ai bien aimé, même si je ne suis pas d'accord avec le fait que son geste n'était pas grave (mais ça doit être mon côté très "on ne touche pas au vivant" :-\). Du coup le fait que tout le monde lui dise que c'est pas grave et qu'à la fin ils en rient, ça me met mal-à-l'aise :-[.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


:calin:
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 13 Septembre 2019 à 10:16:08
Coucou Léli  :oxo:

Citer
=> je ne ressens pas la virgule
ah c'est marrant, celle-ci je la ressens beaucoup  ><

Citer
=> j'aurais viré le 2e "était"
ouais j'y ai aussi pensé, merci

Citer
=> pourtant je connais bien ce type de phrase interrompue, mais à chaque fois ça fait son effet ! Je kiiiiffe :coeur:
Citer
:coeur:

Citer
=> "à elle de tout faire", plutôt ?
si :)

Citer
=> "?" à la place du point
tout à fait

Citer
=> des ?
il est vraiment nécessaire selon toi, ou c'est une suggestion de style?

Citer
=> quelques paragraphes plus haut il lui faisait l'amour, maintenant il la baise... elle en a pris pour son grade... :mrgreen:
:huhu: ah le pauvre, il parle comme il a appris

Citer
=> je ne comprends pas la phrase ><
euh, j'ai changé. Je ne sais pas si on dit ça par chez moi, ou si j'ai inventé..

Citer
=> c'est sexiste :huhu: :mrgreen:
:D

Citer
=> me les approprier
même si c'est "les formes"?

Citer
=> j'aurais dit "de" zéro
ça par contre je suis sûre que par chez moi on dit à...comme "repartir à la case départ"..étrange

Citer
=> c'est normal les 2 points ?
j'en ai rajouté un
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
moneyyyyyyyy :-¬? (désolée :mrgreen:)
:D :D :D

Citer
=> organisaient (le sujet est inversé, mais ce sont bien les biologistes qui organisent la fête, et pas l'inverse...  ;)
merciii

Citer
=> je ne comprends pas bien l'image :-[
Euh, en gros, elle explique les choses simplement comme elles sont, causes et effets, et non à travers ses jugements

Citer
=> je n'ai pas compris :-[
c'est pour dire qu'il se sent enfermé dans sa tête, dans son crime

Citer
=> "sur l'instant", plutôt ?
ah ouais? Ok

Citer
=> je crois que j'aurais été traumatisée aussi si j'avais fait ça :(
oh oui moi aussi

Citer
Au total, j'ai bien aimé, même si je ne suis pas d'accord avec le fait que son geste n'était pas grave (mais ça doit être mon côté très "on ne touche pas au vivant" :-\). Du coup le fait que tout le monde lui dise que c'est pas grave et qu'à la fin ils en rient, ça me met mal-à-l'aise :-[.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci de nouveau pour ton passage Léli  :calin:

Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: Léilwën le 13 Septembre 2019 à 21:08:25
il est vraiment nécessaire selon toi, ou c'est une suggestion de style?
bah ça veut rien dire "conçu par hommes", si ? '-'

même si c'est "les formes"?
=> oui "les" désigne "les formes" (tu t'appropries quelque chose) ou alors tu voulais dire "m'en approprier les contours" ? :\?

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Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 15 Septembre 2019 à 12:28:04
Coucou Léli

Citer
bah ça veut rien dire "conçu par hommes", si ? '-'
J'ai changé :)

Citer
=> oui "les" désigne "les formes" (tu t'appropries quelque chose) ou alors tu voulais dire "m'en approprier les contours" ? :\?
J'ai changé aussi

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: Xeraphia le 18 Septembre 2019 à 01:18:42
Salut DLM!
Ça faisait un moment que j’avais lu ce texte et je voulais le commenter plus en détails, mais je cours un peu ce moment, désolée:/ Donc je fais dans le global (Me rends compte que c’est la seconde fois que je te fais le coup, pas sympa de ma part…)

(Je n’ai pas vu 13 reasons why, donc je ne sais pas s’il y a un contexte ou des références que je suis censée retrouver)

Côté forme : Pas grand-chose à redire. Le format journal + style oral passent très bien. C’est facile, c’est fluide, c’est souple, c’est agréable. L’entrée en matière est top, surtout « Voilà, ma psy m’a conseillé de tenir un journal. Je lui ai dit j’aime pas ce mot ça fait petite fille qui confie ses crush, elle a répondu c’est des conneries. Enfin, elle n’a pas dit "conneries", on la paie pour être distinguée » là ça y est, c’est bon, on ne peut plus que continuer.
Un minuscule bémol, en lisant, je m’étais fait la remarque que certains mots/tournures étaient plus écrits qu’oraux et détonnaient avec le registre. Comme ça, à chaud, je pense à un moment où tu as utilisé les mots « délester » et « quémander » - carrément pas de l’oral, pour moi. Il y en avait d’autres, mais je ne m’en souviens plus.

Côté fond.
On a de la sympathie pour le mec, qui ne s’y retrouve plus, qui ne comprend plus rien au sexisme, au féminisme, au machisme, au patriarchisme, à tout ce qui se termine en –isme, parce qu’on est tous un peu comme lui quelque part, y a des choses qu’on voit et d’autres qui nous semblent normales, y a des combats qui nous passent par-dessus la tête et d’autres qu’on trouve importants, y a des problèmes qui n’en sont pas puis y a des problèmes qui en sont, et nous on est comme lui, au milieu, à essayer de se dépatouiller comme il peut (et il a côté touchant, parce que tu sens qu’il veut comprendre et s’améliorer, mais il n’y pige rien même si c’est normal qu’il n’y pige rien) Bref, le personnage est attachant, même si, par moments, son auto-flagellation devient répétitive et on se dit qu’on aimerait bien voir autre chose.
Le personnage de la mère est crève-cœur. Dès le début, quand elle court lui acheter le journal, ça te met les larmes aux yeux. Et ça ne s’arrête plus. Tu as limite plus de sympathie pour elle que pour son fils. Tu veux qu’il guérisse pour elle.
En revanche, le personnage de Sophie est… je ne suis pas arrivée à en faire quoi que ce soit. Elle est très uniforme comparée aux autres (Le personnage principal, sa mère, même Geoffroi) ; elle est plus lisse, presque banale, comme si elle était là pour servir à quelque chose, juste pour son rôle d’être la personne qui lui accorde enfin qu’il est un monstre, et c’est tout. Bref, je n’ai pas su par où la prendre.

Pour la chute.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Une super lecture tout de même, merci !

PS : Le titre. Accrocheur, mais pas top. J’aime l’idée de « Comment je suis devenu un monstre », mais pas la formulation. Mais je n’ai pas d’alternative (Oui c’est super utile, je sais ;D )
Titre: Re : Comment je suis devenu un monstre [Texte mi-long]
Posté par: derrierelemiroir le 18 Septembre 2019 à 09:57:44
Coucou Xeraphia!

Vraiment contente que tu t'arrêtes par ici :)

Citer
(Je n’ai pas vu 13 reasons why, donc je ne sais pas s’il y a un contexte ou des références que je suis censée retrouver)
non non y avait aucune référence, c'était juste mon inspiration

Citer
Côté forme : Pas grand-chose à redire. Le format journal + style oral passent très bien. C’est facile, c’est fluide, c’est souple, c’est agréable. L’entrée en matière est top, surtout
Cool, merci!

Citer
Un minuscule bémol, en lisant, je m’étais fait la remarque que certains mots/tournures étaient plus écrits qu’oraux et détonnaient avec le registre. Comme ça, à chaud, je pense à un moment où tu as utilisé les mots « délester » et « quémander » - carrément pas de l’oral, pour moi. Il y en avait d’autres, mais je ne m’en souviens plus.
En fait ça c'est fait exprès, j'aime bien mélanger, et puisque c'est un journal, je ne pense pas que ce soit un problème. Ça le serait plus si il parlait à mon avis

Citer
Bref, le personnage est attachant, même si, par moments, son auto-flagellation devient répétitive et on se dit qu’on aimerait bien voir autre chose.
moi qui avait peur que c'était trop court  >< haha mais merci!!

Citer
Le personnage de la mère est crève-cœur. Dès le début, quand elle court lui acheter le journal, ça te met les larmes aux yeux. Et ça ne s’arrête plus. Tu as limite plus de sympathie pour elle que pour son fils. Tu veux qu’il guérisse pour elle.
:coeur: (j'avais pas du tout pensé à l'effet des personnages secondaires, j'avoue)

Citer
En revanche, le personnage de Sophie est… je ne suis pas arrivée à en faire quoi que ce soit. Elle est très uniforme comparée aux autres (Le personnage principal, sa mère, même Geoffroi) ; elle est plus lisse, presque banale, comme si elle était là pour servir à quelque chose, juste pour son rôle d’être la personne qui lui accorde enfin qu’il est un monstre, et c’est tout. Bref, je n’ai pas su par où la prendre.
Ah oui je vois. Comme je l'ai dit, j'avais pas du tout réfléchi aux autres personnages, je les ai juste utilisés quand j'en avais besoin, du coup ça ne m'étonne pas que Sophie te donne l'impression d'être juste fonctionnelle...vais voir si je peux lui ajouter quelques bosses  :D

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
Une super lecture tout de même, merci !
Merci beaucoup Xeraphia!

Citer
PS : Le titre. Accrocheur, mais pas top. J’aime l’idée de « Comment je suis devenu un monstre », mais pas la formulation. Mais je n’ai pas d’alternative (Oui c’est super utile, je sais ;D )
T'es pas la première à la dire haha. Je suis nulle en titre, mais j'y travaille  :D

EDIT: Voilà, j'ai modifié la fin si jamais quelque repasse, vous pouvez me lâcher un mot de si ça tombe moins à plat
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Xeraphia le 25 Septembre 2019 à 14:47:54
Ben...? J'ai loupé ça.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Voilà,  j'espère que c'était plus clair ^^

PS: Chouette nouveau titre!
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 29 Septembre 2019 à 13:03:21
Coucou Xeraphia :)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci beaucoup pour ton passage et de m'avoir éclairée  :)
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: ZagZag le 22 Octobre 2019 à 15:56:29
Yosh !

/!\ alerte cliché enclenchée, donc.

(mini remarque pour commencer, c'est tout con mais mettre les dates à droite ça fait que personnellement je les lis pas du tout  :huhu:)

Citer
Je lui ai dit j’aime pas ce mot ça fait petite fille qui confie ses crush, elle a répondu c’est des conneries.
C'est un peu étrange d'utiliser du discours rapporté direct ici (et dans la suite du texte), je trouve que ça sonne un peu étrangement (surtout au début en fait, on s'y fait par la suite il faut dire, ça donne un peu de vie au récit)

Citer
que ça permettait de déposer certaines émotions et pensées comme dans un reposoir
Répétion entre déposer/reposoir et également plus tard dans le texte :

Citer
En les déposant hors de moi,

Citer
et de pouvoir les considérer mais de loin, et qu’ainsi elles me feraient moins mal.
Je trouve ça un peu maladroit.

Citer
elle m’a expliqué, le souffle court, que c’était pour pas que je me sente obligé d’écrire droit, ou d’écrire tout court.
J'aime bien le détail.

Citer
Fuck ça recommence
Utiliser Fuck est un peu étrange je trouve (sauf si t'es québecquoise, je sais plus qui l'est ou ne l'est pas sur ce forum  :huhu:)

Citer
Car il faut savoir que je suis un monstre. J’ai commis un crime abject et si l’enfer existait, il ne serait pas assez brûlant pour me le faire expier.
Ceci est une alerte cliché de degré 4.

Citer
Les mecs fumaient des joints et parlaient de meufs comme si elles étaient faites en pâte à modeler.
L'image de la pâte à modeler est un peu étrange, je trouve (je vois pas trop ce que ça veux rendre).

Citer
en profitaient pour en retirer de la tune
Il semblerait qu'on puisse écrire les deux, mais j'aurais plus tendance à écrire thune.

Citer
faut pas qu’elles se dandinent devant nous en minijupes les yeux frits
Il manque une virgule, peut-être. (et plusieurs fois après aussi, j'ai pas forcément relevé désolé).

Citer
à toutes les fois où je m’étais branlé devant un porno fait par hommes pour hommes.
par des hommes, pour des hommes ?

Citer
Parfois je me sens comme un puzzle presque fini dont l’image a muté tout d'un coup.
La formulation est un peu maladroite je trouve.

Citer
Comme je suis d’ordinaire plutôt silencieux et ténébreux, ils ne remarquent pas ma dépression post-crime.
L'adjectif ténébreux mord un peu sur la ligne du cliché et post-crime sonne bizarre.

Bon ensuite je n'ai pas relevé grand chose. Le texte est vraiment super intéressant et assez prenant, au final on se retrouve forcément un minimum dans les questionnement du narrateur, je crois que c'est vraiment bien réussi de ce côté-là. Après je trouve que les femmes sont tout au long du texte cantonnées à un rôle un peu "d'infirmières" du narrateur, que ce soit la psy, la mère, Sophie. Enfin je ne sais pas si je suis très légitime de toute façon pour émettre cette critique-là.
Sur un autre registre, tu fais tout un teasing sur ce fameux "crime" commis par le narrateur, et si ce n'est pas exactement rien et que ça a quand même une portée symbolique, ça retombe un peu à plat. De même, la petite phrase cynique finale sur l'environnement me paraît un peu hors de propos, ou alors il faudrait l'appuyer plus.

Merci pour ce texte,

Tcho
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 22 Octobre 2019 à 18:55:23
Salut Zag!

Wow t'as été rapide, merci beaucoup beaucoup!

Citer
/!\ alerte cliché enclenchée, donc.
merci  :D

Citer
(mini remarque pour commencer, c'est tout con mais mettre les dates à droite ça fait que personnellement je les lis pas du tout  :huhu:)
C'est vraiment pas con. Ca faisait un moment que je me disais que quand je lisais le texte, je ne faisais pas attention aux dates, mais je ne m'étais pas trop arretée sur le pourquoi. Paf, je le ai remises à gauche! (Je les avais mises à droite parce que j'écris toujours les dates en-haut à droite dans mes carnets - mais j'imagine comme beaucoup d'autres personnes)

Citer
C'est un peu étrange d'utiliser du discours rapporté direct ici (et dans la suite du texte), je trouve que ça sonne un peu étrangement (surtout au début en fait, on s'y fait par la suite il faut dire, ça donne un peu de vie au récit)
Oui, je crois que je vais laisser. Dans ma tete ca ressemble mieux à comment on se parle à soi-meme, à comment on se souvient des choses. Genre elle m'a dit ci et ca, et après on se remet à raisonner.

Citer
Répétion entre déposer/reposoir et également plus tard dans le texte :
j'aime bien parce que tu mets le doigt sur des choses que j'avais vue mais que je faisais encore semblant de ne pas avoir vues ^^. J'ai remplacé par reléguer.

Citer
et de pouvoir les considérer mais de loin, et qu’ainsi elles me feraient moins mal.
Je trouve ça un peu maladroit..
Ce que tu trouves maladroit c'est le "mais", ou c'est toute l'expression dans ce context?

Citer
Utiliser Fuck est un peu étrange je trouve (sauf si t'es québecquoise, je sais plus qui l'est ou ne l'est pas sur ce forum  :huhu:)
Ah c'est drole, je dis fuck tout le temps, je crois pas que ce soit si rare (en Suisse pour le coup  :D)

Citer
Car il faut savoir que je suis un monstre. J’ai commis un crime abject et si l’enfer existait, il ne serait pas assez brûlant pour me le faire expier.
Ceci est une alerte cliché de degré 4.
ouais merci!! Tu vois, ca aussi à chaque fois que je relis je me dis "mmh c'est un peu prémaché" mais comme personne jusqu'ici n'avait fait la remarque, ben j'avais continué à ignorer... Bon du coup je note, et je m'y pencherai avec les autres modifications que j'ai envie de faire suite à d'autres de tes remarques

Citer
L'image de la pâte à modeler est un peu étrange, je trouve (je vois pas trop ce que ça veux rendre).
ah ok! Dans ma tete c'était si clair haha. Genre t'as des petites figurines en pate à modeler avec lesquelles tu peux jouer, et justement, ce n'est que ca, de la pate à modeler, de l'extérieur jusqu'à l'intérieur. Bon, je note aussi et je regarde si je trouve mieux.

Citer
Il semblerait qu'on puisse écrire les deux, mais j'aurais plus tendance à écrire thune.
je crois que quelqu'un avait déjà remarqué ca, alors allez, hop! je change.

Citer
Il manque une virgule, peut-être. (et plusieurs fois après aussi, j'ai pas forcément relevé désolé).
ici je voulais faire ressentir le fait qu'il balance cette phrase rapidement en une fois, pour s'en débarrasser, mais à voir aussi

Citer
par des hommes, pour des hommes ?
oui!

Citer
Parfois je me sens comme un puzzle presque fini dont l’image a muté tout d'un coup.
La formulation est un peu maladroite je trouve.
mmh j'ai pour le moment remplacé par
Citer
Parfois je me sens comme un puzzle sur le point d’être achevé, mais dont l’image finale a d'un coup changé
tu penses que c'est mieux?

Citer
L'adjectif ténébreux mord un peu sur la ligne du cliché et post-crime sonne bizarre.
ah oui ça mord ça mord. J'ai simplement effacé "ténébreux". Post-crime pour le moment je garde.

Citer
Bon ensuite je n'ai pas relevé grand chose. Le texte est vraiment super intéressant et assez prenant, au final on se retrouve forcément un minimum dans les questionnement du narrateur, je crois que c'est vraiment bien réussi de ce côté-là
super merci beaucoup!

Citer
Après je trouve que les femmes sont tout au long du texte cantonnées à un rôle un peu "d'infirmières" du narrateur, que ce soit la psy, la mère, Sophie. Enfin je ne sais pas si je suis très légitime de toute façon pour émettre cette critique-là.
Je suis contente que tu me fasses cette remarque, parce que je ne m'en étais pas du tout rendue compte, et je trouve que tu as raison. Je vais voir aussi comment modifier un peu cette image qui est elle aussi, très clichée. Je me suis laissée prendre à mon propre jeu...

Citer
Sur un autre registre, tu fais tout un teasing sur ce fameux "crime" commis par le narrateur, et si ce n'est pas exactement rien et que ça a quand même une portée symbolique, ça retombe un peu à plat.
par rapport à ça, je reçois beaucoup d'avis différents, voire opposés. Je vais donc garder
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
, mais essayer si j'arrive que ça retombe moins à plat. Il faut d'une manière ou d'une autre que mon message passe mieux.

Citer
De même, la petite phrase cynique finale sur l'environnement me paraît un peu hors de propos, ou alors il faudrait l'appuyer plus.
Là aussi t'as raison. J'y avais fait une mini allusion plus haut, juste après sa tentative de suicide, mais je vois bien que ce n'est pas assez, et peut-être même pas nécessaire.

Citer
Merci pour ce texte
merci à toi, pour avoir pris le temps, et rapidement en plus, et pour m'avoir fait de très judicieux commentaires!!! :) :)

Titre: Re : Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: ZagZag le 22 Octobre 2019 à 20:59:51
Citer
et de pouvoir les considérer mais de loin, et qu’ainsi elles me feraient moins mal.
Je trouve ça un peu maladroit..
Ce que tu trouves maladroit c'est le "mais", ou c'est toute l'expression dans ce context?
C'est le "mais", ouais.

Citer
L'image de la pâte à modeler est un peu étrange, je trouve (je vois pas trop ce que ça veux rendre).
ah ok! Dans ma tete c'était si clair haha. Genre t'as des petites figurines en pate à modeler avec lesquelles tu peux jouer, et justement, ce n'est que ca, de la pate à modeler, de l'extérieur jusqu'à l'intérieur. Bon, je note aussi et je regarde si je trouve mieux.
J'ai peut-être grossis le trait en disant que je ne voyais pas ce que tu voulais dire, mais ça mérite d'être explicité simplement je pense, parce que l'image peut parfaitement parler (surtout si elle est si claire pour toi).

Citer
Il manque une virgule, peut-être. (et plusieurs fois après aussi, j'ai pas forcément relevé désolé).
ici je voulais faire ressentir le fait qu'il balance cette phrase rapidement en une fois, pour s'en débarrasser, mais à voir aussi
Au pire si je suis le seul à avoir tiqué là-dessus, t'embête pas trop, hein  ^^

Citer
Parfois je me sens comme un puzzle presque fini dont l’image a muté tout d'un coup.
La formulation est un peu maladroite je trouve.
mmh j'ai pour le moment remplacé par
Citer
Parfois je me sens comme un puzzle sur le point d’être achevé, mais dont l’image finale a d'un coup changé
tu penses que c'est mieux?
En fait je relève et après avoir lu le texte je commente ce que j'ai relevé, du coup j'ai probablement oublié entre temps ce qui me gênait : j'aurais plutôt mis dont l'image aurait muté en fait. Mais ton changement est meilleur aussi je crois  :)

Citer
Merci pour ce texte
merci à toi, pour avoir pris le temps, et rapidement en plus, et pour m'avoir fait de très judicieux commentaires!!! :) :)
Nan, merci à toi wesh
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: flulu le 23 Octobre 2019 à 06:31:18
Éblouissant tant dans la forme que dans le fond !
J'ai été fasciné par le récit, comme un oiseau devant un serpent
J'ai été troublé par le fait que j'ai mis un peu de temps à comprendre que le narrateur était un homme (suis je naïf ou distrait)
(il faut dire que c'est vrai : tous les hommes ne sont pas machos)
La fin est étrange, peut être pas tout à fait à la hauteur du reste
je suis resté sur ma faim
Ou plutôt resté sur ma fin, celle que mon imagination fertile avait construite au fil de la lecture
Il y a de très belles pensées humaines, philosophiques peut être, sociétales sûrement
Une très belle maîtrise du langage et de la construction dramatique
Tu as un talent indéniable
je ressens une admiration proche de la jalousie

Juste une erreur : tu donnes à la corneille un "pelage" c'est plutôt un "plumage"
d'ailleurs  tu changes de terme quelques lignes plus tard  ça n'est qu'un détail insignifiant.

J'arrête les compliments je risque de te lasser

Merci ! Mille mercis pour ce cadeau...
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 24 Octobre 2019 à 15:37:23
@Zag merci encore pour tes précisions :)

@Flulu

Citer
Éblouissant tant dans la forme que dans le fond !
J'ai été fasciné par le récit, comme un oiseau devant un serpent
:-[ merci!!!

Citer
J'ai été troublé par le fait que j'ai mis un peu de temps à comprendre que le narrateur était un homme (suis je naïf ou distrait)
Ah tu penses pas que tu avais simplement un a priori parce que je suis une femme et du coup tu t'attendais à ce que le narrateur le soit aussi?

Citer
La fin est étrange, peut être pas tout à fait à la hauteur du reste
je suis resté sur ma faim
Ou plutôt resté sur ma fin, celle que mon imagination fertile avait construite au fil de la lecture
Je suis en train d'y penser justement, parce que tu n'es pas le premier à me dire ça. Je vais garder l'idée mais je vais essayer de mieux l'amener!

Citer
Il y a de très belles pensées humaines, philosophiques peut être, sociétales sûrement
Une très belle maîtrise du langage et de la construction dramatique
Tu as un talent indéniable
je ressens une admiration proche de la jalousie
merci beaucoup!!!

Citer
Juste une erreur : tu donnes à la corneille un "pelage" c'est plutôt un "plumage"
d'ailleurs  tu changes de terme quelques lignes plus tard  ça n'est qu'un détail insignifiant.
arf tu as complètement raison, je vais changer!

Citer
J'arrête les compliments je risque de te lasser
C'est pas un truc dont je me lasse vite quand ça touche mon écriture  :D :D

Citer
Merci ! Mille mercis pour ce cadeau...
Merci à toi!! :coeur:
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 25 Octobre 2019 à 15:44:24
Bonjour Champdefaye,

Citer
Désolé, je ne suis pas très constructif,
Objection, t'as construit beaucoup d'espoir en moi.

Merci, vraiment, pour ce commentaire qui m'a énormément touchée. De dire que mon texte est puissant, je crois que c'est un des meilleurs compliments que tu puisses me faire, alors je te remercie d'avoir pris le temps de le dire!
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Gaëlle le 27 Octobre 2019 à 18:36:53
Bonsoir DLM....j’ai pas beaucoup de temps là mais on s’est lu ton texte a deux  et on en a parlé après on s’est fait vraiment plaisir .... le rythme , l’écriture , le fond et la forme
Lu d’une traite agréable moment merci à bientôt de te lire ...
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Rogojine le 27 Octobre 2019 à 20:58:39
Salut DLM !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 28 Octobre 2019 à 18:12:01
@Gaëlle

Oooh vous l'avez lu à deux! C'est trop cool, et ça me fait tellement plaisir que vous y avez trouvé du plaisir ensemble en le lisant et le discutant han  :coeur: :coeur:

Merci merci de ce joli retour!

@Rogojine

Merci aussi énormément pour ton retour, il m'a beaucoup beaucoup touchée. Ce que tu as écrit, c'est tout ce que j'espère achever quand j'écris. Merci.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Ari le 28 Octobre 2019 à 20:55:53
Coucou :)

(Je n'ai pas lu tous les commentaires et explications, je lis le texte en commentant au fur et à mesure, du coup désolée s'il y a des redit...)



3 août 2018 :

Citer
on la paie pour être distinguée
:D

Citer
argumenté que c’était important de se confier, que ça permettait de reléguer certaines émotions et pensées comme dans un reposoir, et de pouvoir les considérer mais de loin, et qu’ainsi elles me feraient moins mal.
C'est des vrais propos de psy, ça ? (sans critique aucune, hein, mais pour savoir si c'est réaliste).

Citer
Elle a même mentionné la pensine de Dumbledore, comme si je m’intéressais à ce genre de livre pour enfant.
Mais elle est trop bien cette psy  :coeur: .

Citer
Ma mère, à qui j’ai raconté l’histoire du journal pour taire d’autres choses
J'ai dû m'arrêter pour comprendre le "pour taire d'autres choses". Tel quel, à la première lecture, j'ai lu que le journal servait à taire d'autres choses, ce qui m'a fait buter. Pour éviter cette confusion possible (et du coup permettre + de fluidité) tu pourrais écrire : "Ma mère, à qui, pour taire d'autres choses, j’ai raconté l’histoire du journal, ...".

Citer
Elle en a ramené un cahier noir à pages blanches
Ça vaut ce que ça vaut mais je trouve que "rapporté", à cet endroit, serait + joli et + français que "ramené".

Citer
Elle en a ramené un cahier noir à pages blanches, sans lignes, elle m’a expliqué, le souffle court, que c’était pour pas que je me sente obligé d’écrire droit, ou d’écrire tout court.
Syntaxiquement il faudrait un point-virgule après lignes, ou alors remplacer le "elle m'a expliqué" par "et m'a expliqué".

J'aime bien la fin du premier paragraphe.



10 août 2018 :

Citer
Bon au final l’autre jour j’ai plus écrit parce que tout m’a d’un coup semblé prémâché
Je ne comprends pas cette phrase  :-\ Je ne comprends pas si c'est "+" ou "ne plus".

Citer
hocher une tête approbative
pas fan du tout de cette trouvaille

Citer
Elle n’a rien dit
Je trouve étrange de mettre la négation alors que jusque là tu étais dans un style plutôt oral.

Citer
elle m’a juste regardé comme si j’étais une énigme qu’elle connaissait par cœur, sauf sa solution.
:coeur:

Citer
Parfois j’essaie de me voir à travers ses yeux et ça fait mal, alors j’arrête
J'aime bien cette phrase aussi, simple et nue.

Citer
Je serai ton fils et je te ferai tellement souffrir que t’auras souvent envie de crever
Pourquoi l'italique et pas une vraie ponctuation standard type deux-points guillemets ? Je trouve que ça n'apporte rien de plus.

Citer
Elle me dirait que c’est faux,
Je pense que j'aurais laissé au présent, comme ce qui précède : "Elle me dit que c'est faux...".

Citer
Alors je pense à tous les autres choix qu’elle n’a pas pu faire, aux hommes qu’elle aurait pu aimer, aux autres enfants qu’elle aurait pu avoir, avec en partie mes gènes mais les meilleurs, et je pense au Kilimandjaro qu’elle rêve de gravir, à tous les livres qu’elle a espéré écrire, et je ne la crois pas.
J'aurais mis "qu'elle rêvait de gravir".

J'aime bien, encore, la culpabilité qui suinte de ce paragraphe, et la façon dont elle est exprimée



13 août 2018 :

(en cours, j'édite au fur et à mesure  :-[ ).

Citer
parlaient de meufs comme si elles étaient faites en pâte à modeler
Haha, je n'aurais jamais penser à comparer à de la pâte à modeler !  :D

J'aime beaucoup tout ce paragraphe  :coeur: . Chaque phrase.
Temporellement j'aurais juste voulu savoir quel soir (il y a longtemps ? ou bien dans les trois jours écoulés ?).



14 août 2018 :

Citer
j’ai malheureusement écouté les deux sexes se mettre d’accord sur le fait qu’ils étaient différents
Je trouve qu'ici le "malheureusement" réduit l'impact de l'énumération, c'est plus "prenant" à mes yeux si on ne prend pas ce recul, on énumère les faits, tout simplement. (Même si en vrai le recul est bien là, de toute évidence, il me semble plus puissant en implicite).

Citer
genre les hommes trompent parce qu’ils maximisent leur fitness les femmes ont besoin de sécurité pour la survie des enfants
C'est quoi cette histoire de fitnesse ?  :D

Citer
bullshit
Bullshit en italique, normalement.

Citer
il vaudrait mieux dépeindre le genre comme une cloche de Gauss
Je préfère "courbe de Gauss", je vois pas trop l'intérêt de la métaphore.

Citer
Ça a même ce goût d’évidence comme si je m’en étais toujours douté
J'aime bien cette précision.

Citer
Le monde était plus stable avant.
Pour filer la métaphore du puzzle, et bien établir le sens de cette phrase, j'aurais mis "Le monde était plus stable avec cette image-là".

Citer
On est tous devenu criminels
devenuS

Tout pareil, ce paragraphe me plaît tel quel. Je trouve assez touchant le ton que tu emploies, je le trouve bien dosé entre l'analyse fine et la franchise nette et simple.



18 août 2018 :

Citer
Je verrai toutes ces potentielles victimes qui ont encore tant de souffrance à ressentir et je me dirai que ça aurait pu être elles et je me sentirai vide et froid et j’aurai peur d’être un psychopathe
Je trouve trop appuyé le "toutes ces potentielles victimes qui ont encore tant de souffrance à ressentir". Juste "toutes ces femmes qui ont encore tant de souffrance à ressentir" m'irait très bien.
J'aime beaucoup le "je me sentirai vide et froid et j'aurai peur d'être un psychopathe".

Citer
Mais la vérité et que je n’ai pas pensé grand-chose
est

Citer
ont exclamé
Dans le style oral de ton narrateur, "exclamer" sans pronom, ça me semble vraiment très très décalé. Se sont exclamées ?

Ce paragraphe me séduit moins, j'ai l'impression que le suspense est un peu trop appuyé et les phrases m'ont semblé moins fluides.


20 août 2018 :

(je reprends après deux ou trois jours de pause !)

Citer
ce qu’est ce reposoir à présent.
Je trouve ça un peu "ampoulé" par rapport au reste de ses formulations.

Citer
leur allure de menace
Je trouve bizarre "allure de menace", j'aurais mis "allure menaçante".

Citer
Tant que je ne les avais pas exprimées, il y avait toujours cette possibilité qu’elles soient tout autres, ou qu’elles continuent d’être alimentées par ma rancœur, mes angoisses et ma rage. Qu’elles se transforment en monstruosités. En les déposant hors de moi, ça me permet de les voir pour ce qu’elles sont, comme on reconnaît les meubles de sa chambre une fois les terreurs de la nuit passées.
Je trouve tout ça assez bizarre et exprimé assez maladroitement (surtout le début), mais ça ne me dérange pas dans ce contexte. Il y a quelque chose qui à mes yeux sonne très authentique, très sincère dans ton texte, j'ai l'impression que tu l'as écrit comme tu le pensais (tout en sachant que ce n'est pas une autobiographie, ce n'est pas ce que je voulais dire) ; en tout cas, "j'y crois". Du coup je pense que ça passe très bien comme ça.

Citer
cette impression d’être comme une cellule biologique déjà spécialisée, qui ne peut plus retourner à l’état de cellule souche.
Haha ce côté scientifique !  :D (moi ça me parle ; mais je sais pas si c'est très généralisable).


20 août 2018 :

Citer
   Bullshit ! Même si mon cerveau est un putain d’élastique, ce que j’ai fait reste gravé dans le passé, irrévocablement accompli.
J'adore le contraste avec ce qui précède, je trouve ça très réaliste que la guérison demande un peu + de temps, de petits espoirs et de petites déceptions, que juste "ah bah oui c'est vrai ça va aller".

Citer
à coups de décharge électrique de battes ou de couteau de rebrousser chemin
C'est bizarre, j'aurais mis un -s à décharge électrique mais en tout cas pas à batte...

Citer
Parfois je me réveille le matin, et les souvenirs ne m’ont pas encore rattrapé. Pendant ces quelques secondes, je me sens emmailloté dans une douce béatitude, comme un fœtus sur le point de naître. Et puis bam toute l’horreur de l’acte commis me gifle en pleine figure et la nausée se déverse dans mon estomac.
Oooh, je connais tellement cette impression ! (pas nécessairement pour la culpabilité, mais pour n'importe quel passage difficile, une dispute, une grande tristesse, un grand mal-être).


23 août 2018 :

Citer
Et les experts de s’esclaffer là-haut.
J'ai pas compris...  :-[

Citer
et je la revis nue et longue et haletante moi dessus et.
J'imagine que c'est volontaire ce "et" avec un simple point, mais je n'aime pas du tout  :-[ .

Citer
Je n’étais pas affectueux, sauf pour la baiser, elle a continué.
Le "elle a continué" forme un enchaînement bizarre avec ce qui précède, ce serait plus clair de mettre : Elle a continué : je n'étais pas affectueux, sauf pour la baiser... ou autre formule ou autre agencement plus clair.

Citer
ne m’investissais jamais pour organiser quoique ce soit,
quoi que

Citer
J’avais soudain l’impression d’être un putain de cliché masculin, je ne savais plus comment me dépêtrer de toutes mes imperfections, de tout mon apprentissage malsain et mes potes ne m’aidaient pas. Je ne savais plus distinguer mes préférences, de celles que j’avais absorbées des autres comme une vulgaire éponge. Ce n’était pas seulement la peur de blesser les femmes qui m’inquiétait, mais aussi la crainte de n’être qu’un assemblage culturel désormais démodé. Et je me demandais, mais moi, qui je suis ? Sans mes potes, sans la télé les modes et l’avis des autres, je suis qui ? Et en fait je ne savais pas.
J'aime beaucoup tout ce passage, de nouveau, je trouve qu'il sonne juste, qu'il apporte des questions dont on comprend qu'elle puisse fragiliser, troubler, être importantes. Je le trouve bien plus juste qu'une réflexion sereine et poussée de comment les stéréotypes poussent les hommes à se construire. Les questions disparates qui ne sont plus qu'à demi-naïves me semblent taper mille fois plus juste.


24 août 2018 :

Citer
on ne se comporte pas de la même manière, on n’aime pas forcément les mêmes trucs et c’est bien comme ça.
Là je comprends pas trop s'il parle de lui et ses potes ou les hommes et les femmes.

Citer
J’avais comme mes potes des moments de rébellion.
Le mot "rébellion" ne me plaît pas trop. Comme si le message féministe essayait de les soumettre et qu'ils se rebellaient. Je ne sais pas, il y a l'idée d'un rapport de force qui transparaît. Je préférerais "des moments de déni". Là j'imagine plutôt qqch à voir, que l'on ne veut pas voir.

Citer
Avec les potes on évitait un peu le sujet parce qu’on se sentait pris entre deux eaux turbulentes. S’avouer qu’on avait tort et perdre la face ? Et à qui le premier pas, la première confession ?
Je trouve étrange qu'ils aient tous le "déclic" au même moment (mais pourquoi pas, je me rends pas bien compte en fait).
Je préfère après en tout cas, quand on voit que certains bougent, et d'autres pas (alors que le passage cité donnait l'impression d'un cheminement parallèle totalement collectif).

Citer
et insultait, objectisait, rabaissait.
objetiser (je crois ?)

Citer
Mon rapport aux filles pendant cette période trouble était ambigu.
J'aurais mis "ambivalent" plutôt que "ambigu".

Citer
Parfois j’avais envie de les pousser, d’oublier leur humanité, de ne voir que ces formes qui me ravageaient, de les pénétrer, me les approprier.
Je trouve ça un peu extrême, je veux dire, il peut y avoir ça aussi, mais il y a peut-être un entre-deux aussi, de les voir un peu comme des bimbos mais sans même vouloir voir qu'on les utilise comme des objets, juste, c'est la façon normale de traiter une nana... Je sais pas si tu vois ce que je veux dire.

Citer
Et puis Mira m’abordait au bar, flirtait avec moi, me ramenait chez elle et quémandait des fessées, des mots vulgaires et de la violence. J’étais perdu.
J'aime beaucoup ce passage-là qui vient se surajouter au reste.


30 août 2019 :

Citer
alors sur quoi suis-je sensé baser mes décisions ?
Dans son style oral, je trouve bizarre le "suis-je", j'aurais mis "je suis".

Citer
En fait je ne sais plus comment vivre.
J'aime beaucoup cette phrase.

Dans ce paragraphe j'ai brusquement, moi aussi, l'impression qu'il exagère et que peut-être, finalement, l'acte qu'il va nous révéler ne sera pas si terrible. Je ne sais pas trop sur quoi je vais tomber par la suite.


13 septembre et "quelques heures plus tard" :

C'est bizarre, je trouve le ton moins authentique dans ces deux paragraphes. J'ai l'impression de quelque chose de "surjoué". Surtout avec le "sauvera condamnera".

Je fais une nouvelle pause ! ^^
Titre: Re : Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Rogojine le 29 Octobre 2019 à 15:33:10
@Gaëlle

Oooh vous l'avez lu à deux! C'est trop cool, et ça me fait tellement plaisir que vous y avez trouvé du plaisir ensemble en le lisant et le discutant han  :coeur: :coeur:

Merci merci de ce joli retour!

@Rogojine

Merci aussi énormément pour ton retour, il m'a beaucoup beaucoup touchée. Ce que tu as écrit, c'est tout ce que j'espère achever quand j'écris. Merci.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Absolument ! Un personnage que j'ai toujours peiné à comprendre, et que pourtant je sentais si humain !
Dostoïevskien, c'est le mot.
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 30 Octobre 2019 à 09:08:56
@Ayana

Merci beaucoup beaucoup pour ton passages et tes commentaires judicieux.

Citer
Alors déjà remarque générale: j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ton texte, je trouve que l'idée est bonne et l'exécution souvent exquise (et je m'aperçois à postériori que j'ai pris des citations pour les petits trucs qui me dérangeaient mais pas pour les lignes que j'ai trouvé incroyablement bien écrites, c'est très bête et j'espère que tu me pardonneras  :-[)). De manière générale j'ai beaucoup aimé ton style d'écriture, je me suis retrouvé à me plonger dans le texte comme on se plongerait dans une conversation avec quelqu'un que l'on vient juste de rencontrer mais que l'on trouve super intéressant. Après ton écriture la deuxième chose qui m'a beaucoup plut ce sont tes personnages, y compris la mère et Sophie que l'on ne rencontre jamais ''directement'' mais que l'on devine très bien à travers le regard de ton personnage principal.
:coeur: merci ! Et vraiment, c'est pas un problème de ne pas avoir relevé ce que tu aimais en détail, nulle besoin de pardon :)

Citer
Si j'essaie de résumer j'ai parfois été un peu génée par une impression de ''dissonance'' d'un paragraphe ou d'une phrase à l'autre. Par exemple je trouve que le style de langage passe parfois du très familier au châtié, comme si ce n'était pas la même personne qui parlait. Alors d'un paragraphe à l'autre à la limite ce serait peut être passé plus facilement (en admettant que l'humeur et l'état d'esprit du personnage puisse varier énormément d'un jour à l'autre), encore que... Mais là en plus ça arrive même au sein du même paragraphe. Par exemple:

''Bullshit ! Même si mon cerveau est un putain d’élastique, ce que j’ai fait reste gravé dans le passé, irrévocablement accompli. Je ne peux pas oublier, oh si seulement je pouvais oublier. Ou retourner en arrière, à ce moment, dans la forêt. Je me souviens encore, l’air était frais et dur comme une vitre en hiver, il avait neigé, ça avait servi de sourdine à mes pas. Je la vis et cette idée monstrueuse me traversa comme un ordre."

Pour moi une personne qui commence son paragraphe par "Bullshit! Même si mon cerveau est un putain d’élastique" ne finira pas par "Je la vis et cette idée monstrueuse me traversa comme un ordre." Trop de distance entre les deux façons de s'exprimer. Même chose par exemple ici entre la première et la dernière phrase "Après j’ai essayé de la virer de ma tête et de m’en foutre. Ce n’est qu’une année plus tard, juste avant mon crime, que j’y ai repensé. Et repensé. Et repensé. Avait-elle raison, m’étais-je mal comporté ? "
Alors, pour le paragraphe que tu as relevé, j'ai changé le participe passé en passé simple, je crois que ça allège un peu la dissonance. Je sais que tout au long du texte, différents types de langages s'entremêlent, mais ça c'est fait exprès. Mais c'est vrai que ça marche mieux dans certains paragraphes que dans d'autres. L'idée, c'est qu'il s'agit d'une personnage qui en général écrit plutôt bien, mais c'est un journal intime, donc tout ce mélange. Je vais relire pour voir s'il y a d'autres passages où ça marche pas. Merci en tout cas !

Citer
Deuxième dissonance qui est lié mais pas tout à fait la même chose: le passage du style journal au style que j'appelerai narratif. Il y a plusieurs paragraphes ou phrases où j'avais vraiment l'impression de lire un journal intime avec toute la force que ce style d'écriture a quand c'est bien exécuté et d'autres où pour moi tu en sortais complètement. Exemple: "Sophie, une année après m’avoir quitté, a demandé qu’on se revoie, elle voulait me parler. Empli d’espoir, j’ai pris une douche, je ne me suis pas rasé parce qu’elle m’aimait barbu, j’ai enfilé une chemise repassée et un jeans noir, mes Adidas et je suis parti la rejoindre en sifflotant. " Je ne dis pas que ce passage est mal écrit en soi, pas du tout même, mais pour moi c'est le genre de passage qui pourrait sortir tout droit d'un roman mais pas d'un journal. Et il y avait plusieurs passages de ce type.
Ouais, tout à fait. J'avais déjà remarqué, je m'étais déjà demandée si ça gênait ou pas. En vrai, rien n'empêche mon personnage de changer de style quand il écrit. Mais pour ce passage que tu as souligné, je vais m'y pencher, voir si j'arrive à le changer sans le gâcher :)

Citer
Petit exemple: ''Et puis-je être un criminel tout seul un cri d’effroi au milieu de l’humanité immaculée un monstre sans passé sans cause un connard sans appel ? Qui me sauvera condamnera... '' (pour moi il faudrait au moins deux virgules voir un point pour donner un rythme ''lisible'' à la phrase). Alors l'utilisation incorrecte de la ponctuation peut être voulue dans un journal (pour montrer que le personnage écris ce qui lui passe par la tête sans se relire et tout) mais j'ai du mal à concilier ça avec les phrases parfois très recherchées et les passages ''narratifs'' que l'on retrouve ailleurs. Et puis de toute façon style voulu ou pas ça me fait buter et donc ça me fait "sortir" du récit quand je le lis...
oui alors ce passage en particulier, c'est voulu, il est à bout, sur le point d'essayer de se suicider. Mais je vais quand même y réfléchir, j'ai pas envie que ça casse la fluidité de la lecture non plus. Merci :)

Citer
Pour finir, j'ai bien aimé la fin (comment la confession est amené, les toutes dernières phrases etc) mais je n'arrive pas à adhérer au fait que ce soit l'évènement que tu décris qui ait amené tout le reste. Donc même si je peux comprendre ta volonté de faire une sorte de twist en trouvant un élément déclencheur que personne ne verra probablement venir l'impression première que ça me fait c'est tout de même que c'est largement "too much" et pas assez en rapport avec le dilemme intérieur contre lequel le personnage se bat pendant tout le texte (et qui est vachement intéressant en plus).
:D ouais t'es pas la seule à penser ça, j'ai vraiment beaucoup d'avis opposés à ce sujet.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
Voilà, bon je veux quand même conclure en rappelant que pour moi ton texte est globalement très réussi (parce que là j'ai l'impression que ça fait beaucoup citique tout ce que je viens d'écrire quand même) et vu le niveau j'ai très hâte de découvrir d'autres textes de ta part  :coeur:
Merci Ayana, vraiment  :coeur:

@Rogojine

Citer
Dostoïevskien, c'est le mot.
:coeur:

@Ariane

Je répondrai à la fin  :coeur:
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Ari le 06 Novembre 2019 à 13:39:15
Re-coucou !

J'en avais marre de mon commentaire édité à rallonges, du coup je poursuis ici :) comme ça tu verras d'autant mieux les nouveaux commentaires !



17 octobre 2018 :

Citer
j’ai arrosé un verre de whisky
Il m'a fallu m'arrêter pour comprendre (mais à part ce mini arrêt ce n'est pas gênant).

Citer
Il n’a même pas eu le courage de se pendre le couillon, mon voisin, une balle dans la tête, ça a eu le mérite d’être efficace
Ca doit être ma tendance à aimer l'explicite mais j'aurais préféré "mon voisin, lui, s'est mis une balle dans la tête".

Sinon, je me rends compte que maintenant l'hétérogénéité des niveaux de langage ne me dérange plus, je l'ai vraiment intégré comme le ton du narrateur, qui est très vivant donc pour moi :) .

Citer
La veille de la rentrée, j’ai pété les plombs, j’ai arrosé un verre de whisky, j’ai pressé des cachets hors de leur emballage et j’ai tout enfilé dans ma bouche.
Déformation médicale : j'ai envie de savoir exactement quels cachets ^^ . Je me suis demandé, pour le "je savais exactement ce que je faisais", si ça voulait dire qu'il savait que ce ne serait pas létal.

Citer
Ses pleurs, sa conscience déchirée, mais mon égoïsme prenait le dessus à mesure que mon cœur s’emballait et puis mon esprit a lâché prise et je suis parti.
Je trouve le découpage étrange, le "ses pleurs, sa conscience déchirée" appartient plutôt à la phrase d'avant. J'aurais mis un point ou des points de suspension après "déchirée"... ou un tiret semi-cadratin.

Citer
Tout de suite, j’ai pensé à la forêt, mais sous la charge des médocs, ça m’a fait moins mal.
J'aime bien cette phrase.

Citer
J’ai compris l’erreur de ne pas mourir que plus tard.
J'aurais mis "seulement plus tard", le "que" me heurte un peu.

Citer
Parce qu’en fait quand tu crèves pas, tu dois t’expliquer. Les morts n’ont pas ce devoir-là.
Tellement vrai...

Citer
Les gens refusaient toujours d’admettre la gravité de mon crime, même après ma presque-mort.
Je continue de m'interroger de plus en plus sur la réalité ou pas de ce "crime" (je veux dire, sur son ampleur). Au début je n'en doutais pas mais plus le temps passe et plus je me dis qu'il est peut-être délirant ou du moins dans une perception super exagérée. Du coup, alors qu'à un certain stade (assez bref, je ne saurais plus trop dire quand, je crois que je l'avais signalé), le suspense me paraissait un peu trop appuyé, traînant trop en longueur, je suis passée (assez rapidement) à un stade où oui ce suspense à rallonge me plaît.

Citer
Ils refusaient d’admettre que toute notre société était un ouragan où valsaient oppositions, malentendus, blessures, croyances, jeux de pouvoirs, peurs et j’en passe, ils affirmaient au contraire qu’on allait vers des jours meilleurs, ça me donnait envie d’hurler.
J'aime beaucoup cette phrase aussi, surtout la liste de "oppositions" à "peurs". Elle renforce mes questionnements sur la psychologie du personnage (et euh, on croirait pas parce que je suis psy, mais c'est plutôt rare que dans mes lectures je sois heureuse de trouver une ambiguïté quant à la bonne santé mentale de qqn).

Citer
En revenant parmi les vivants, j’ai réalisé à quel point ils étaient hermétiques à toute idée de mort, quand pourtant c’était la seule certitude de nos vies.
J'aime bien aussi (l'idée + que la formulation, mais la formulation est fluide).

Citer
Un peu comme s’ils jouaient à un jeu de l’oie et qu’une fois morts ils pouvaient recommencer. Un peu comme ce que j’avais fait. J’avais commis une erreur, et au lieu d’en accepter les conséquences et de réagir, je me suis volontairement jeté sur la case de l’oie pour pouvoir repartir de zéro.
C'est pas la case prison ou mort qui fait repartir à zéro ? la case "oie" c'est pas un truc positif ?

Citer
Ma mère a été la seule à ne pas être impressionnée par mon acte. Elle était en colère et ça m’a fait du bien. De ne pas être traité comme un être délicat qu’il faut ménager, mais comme quelqu’un qui a fait une faute et qui doit payer.
Je trouve le "payer" un peu dur et je ne sais pas trop à quoi tu fais allusion. C'est une faute le suicide ? (dans ce cas-là j'aurais mis "qui doit la réparer" sinon le "qui doit payer" sous-entend que sa mère est méchante avec lui... dans un degré un peu excessif... juste "qui doit la réparer" pour moi ça illustrerait mieux ce sentiment de colère que les proches peuvent ressentir). Ou bien c'est une faute l'acte qu'il a commis et c'est lui qui ne pouvait que se sentir obligé de payer ? (dans ce cas je pense qu'il faudrait reformuler).


21 octobre 2018 :

Citer
J’ai fait une sorte de rechute visiblement,
J'aurais vraiment voulu savoir quel type de rechute, je pense que ça manque quand même, qu'on n'en sache pas plus... Une nouvelle TS ? Le côté dépressif ? Ou bien qqch que les autres considèrent comme délirant ?

Citer
Au fond, si mon acte n’a pas d’importance, rien n’a d’importance.
J'aime beaucoup ça. (Et quelle que soit la fin que j'imagine, cette phrase me semble pertinente).

Citer
Sauf que je n’arrive pas à me sortir maman de la tête, ses cernes, ses mains sèches et l’autre fois quand elle est venue me voir, son pull était tâché.
Je comprends pas trop le but du pull tâché '-' si c'est juste un détail en + montrant qu'elle ne prend plus soin d'elle, je l'aurais ajouté à la liste sans insister particulièrement dessus (et je sais bien qu'elle ne met pas tous les jours le même pull, mais ce serait simplement la dernière image qu'il a d'elle à l'instant où il écrit).

Citer
Elle était fraîche, joviale, et n’avait pas du tout l’air désolé pour moi.
J'aime beaucoup le fait que ne pas avoir l'air désolé est présenté comme un point positif !

Citer
Avant que je ne la casse.
Préférence personnelle : j'aurais préféré "que je ne la brise".

Citer
Alors j’ai commencé à vomir tous mes défauts masculins, mes idées abjectes, ma manière de traiter les femmes, de traiter le monde. Elle m’a écouté attentivement sans m’interrompre. Et puis à la fin, quand j’ai arrêté de parler, elle a répondu Moi aussi, tu sais. Elle n’a pas du tout contesté ma monstruosité. Moi aussi tu sais je suis sexiste, elle a continué. Je l’ai regardée, étourdi. Moi aussi, j’ai cru que tu avais plus de pouvoir alors je t’ai laissé tous ces choix. Celui de ma faiblesse, de mon poids, de ma beauté, de comment te plaire. Et puis elle m’a expliqué adroitement que le sexisme était humain et non masculin. Que ce n’était pas un tort d’apprendre ce qu’on nous apprenait. Le tort était de ne pas s’en remettre, de se braquer, de refuser le changement. Mais elle a dit que ce n’était pas facile au milieu de ce chaos de catégories arbitraires qui définissaient nos croyances.
J'aime beaucoup tout ça.

Citer
Puis elle a ri en s’imaginant des toilettes publiques être divisées non en fonction du sexe mais en fonction de la taille des gens. Elle était sûre que bien vite les grands se méfieraient des petits et les petits des grands, que chacun attribuerait des défauts de taille à l’autre, etc. J’ai presque ri aussi. Elle m’a fait du bien Sophie.
Je ne sais pas pourquoi, j'aurais mis une petite transition entre les deux passages, pour qu'on se prépare à l'image incongrue.


15 novembre 2018 :

Citer
Il y a des jours où j’aperçois la sortie, où le wagon amorce la descente juste avant l’arrivée.
Pour moi, il manquerait une petite phrase spécifiant que finalement il faisait seulement mine de s'approcher de l'arrivée et au dernier moment il prend un embranchement qui l'en éloigne...

Citer
Je suis toujours en psychiatrie. Je ne me sens pas la force d’affronter le monde.
J'aime bien le fait que la discussion avec Sophie ne l'ait pas magiquement guéri (même si je la trouvais tellement salvatrice que ça ne m'aurait pas non plus choquée qu'une amélioration s'amorce vite ; disons que les deux me conviendraient :) ).

Citer
Ici je suis protégé par mon étiquette de dérangé
Je trouve cette affirmation trop simple, trop assumée, et un peu cliché. (désolée  :-[ ).
Je pense que l'idée peut rester mais avec davantage de précautions. Qu'ici il se sent bien car les personnes autour ont chacune leurs problèmes,... et finalement l'image même de la psychiatrie lui convient, comme si on lui avait collé une étiquette de "dérangé", et malgré ... (je ne sais pas comment formuler brièvement la douleur ou les dangers de cette étiquette), il se sent protégé par cette étiquette. Bon du coup on tombe dans un long blabla, et puis ça ne reflète pas assez ton propos, sûrement, mais voilà, juste... je trouve ça trop expédié pour sonner réaliste.

Citer
Elle trace simplement des réseaux de causes à effets d’où la marée des jugements s’est retirée.
Je trouve la phrase un peu trop alambiquée.

Citer
Je sais que je ne devrais pas compter sur elle pour aller mieux mais à chaque fois qu’on m’annonce son arrivée, mon cœur tressaute de plaisir anticipé. Ma mère a aussi l’air d’aller mieux, ses chemises sont repassées et elle sourit de nouveau. J’ai parfois l’impression que je suis prêt, mais alors qu’est-ce que j’attends ?
Ca pour le coup je trouve ça réalise, tous les signes encourageants, l'amélioration visible, qu'il constate même en miroir sur sa maman, et pourtant, le truc qui bloque, qui retient.

Citer
Cette forêt peut-être? Je ne sais pas.
Il manque une espace avant le ?

Citer
Cette forêt peut-être? Je ne sais pas. J’ai essayé de la brûler mais elle repousse toujours plus sombre,
J'aime bien.
(et pour moi la dernière phrase aurait pu aussi s'arrêter là).

Citer
cette volonté de vivre pour pouvoir partager avec elle.
Il me manque vraiment un COD à "partager" (ça peut être juste "partager des choses" ?).

Citer
j’ai abattu la pierre dans son crâne.
sur

pfffffiou, j'aime beaucoup la fin !  :coeur:
Je suis toute émue et je pleure, mais euh, je pleure beaucoup ces temps-ci  :-[ (et même en général).


Booooon je suis contente de la fin, j'avais imaginé plein de choses différentes, mais pas ça du tout. Je suis très curieuse de savoir ce que les autres lecteurs en ont pensé (j'ai un peu la flemme de tout lire là tout de suite...). Bon allez j'écris un premier avis sans avoir lu l'avis des autres, pour rester forte et indépendante ^^ et puis on verra après.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Au total :
J'ai pinaillé beaucoup sur la forme, et je pense que malgré l'aisance que tu as et ce style semi-oral qui me plaît, ça pourrait encore être lissé / retravaillé. Sur le fond j'ai été très heureuse de te lire :) ! (et pourtant tu as abordé des points délicats pour beaucoup de personnes, pour la société, et pour moi en particulier).
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Margault le 07 Novembre 2019 à 10:18:02
Juste un mot :  Waouh !
Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 12 Novembre 2019 à 09:12:12
Je prends enfin le temps de répondre !!!

@Ariane

 :coeur: :coeur: :coeur:

Merci beaucoup beaucoup pour ce long commentaire en profondeur

Citer
C'est des vrais propos de psy, ça ? (sans critique aucune, hein, mais pour savoir si c'est réaliste).
pas du tout  :D enfin, je les ai sortis de ma tête

Citer
Mais elle est trop bien cette psy  :coeur: .
:coeur:

Citer
J'ai dû m'arrêter pour comprendre le "pour taire d'autres choses". Tel quel, à la première lecture, j'ai lu que le journal servait à taire d'autres choses, ce qui m'a fait buter. Pour éviter cette confusion possible (et du coup permettre + de fluidité) tu pourrais écrire : "Ma mère, à qui, pour taire d'autres choses, j’ai raconté l’histoire du journal, ...".
très bien, je change <3

Citer
Ça vaut ce que ça vaut mais je trouve que "rapporté", à cet endroit, serait + joli et + français que "ramené".
adopté également, merci !

Citer
Syntaxiquement il faudrait un point-virgule après lignes, ou alors remplacer le "elle m'a expliqué" par "et m'a expliqué".
Alors ici j'hésite. J'aime bien le fait qu'il y en ai pas parce que justement elle est hors d'haleine. A voir.

Citer
Je ne comprends pas cette phrase  :-\ Je ne comprends pas si c'est "+" ou "ne plus".
C'est +. Mais j'avoue que quand je la relis je bute aussi...du coup j'ai changé

Citer
pas fan du tout de cette trouvaille
ah, moi j'aime bien, je garde  :D

Citer
Je trouve étrange de mettre la négation alors que jusque là tu étais dans un style plutôt oral.
je crois que Léli m'a fait le même genre de remarque et suggestion, et j'y ai réfléchi, mais j'arrive toujours pas à aimer sans dans ce texte...

Citer
Pourquoi l'italique et pas une vraie ponctuation standard type deux-points guillemets ? Je trouve que ça n'apporte rien de plus.
C'est marrant parce qu'avant que tu commentes ce texte, je t'avais vue faire le même commentaire ailleurs et je me suis dit: "haha qu'est-ce qu'elle va dire si elle vient par ici"
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Et je comprends ton commentaire, c'est juste que si j'écris dans mon journal, je ne prends pas la peine de mettre deux points ouvrir les guillemets, refermer les guillemets. Après, j'écris pas non plus en italique (ou plutôt, j'écris que en italique). L'idée c'est de pas casser l'enchaînement de la phrase, de pas faire de pause. Comme quand on parle, qu'on dit "et après elle m'a dit ci et ça". J'avoue que ça fait un moment que je fais ça et j'ai de la peine à m'en défaire tellement ça correspond à ma manière de lire à haute voix :-[

Citer
Je pense que j'aurais laissé au présent, comme ce qui précède : "Elle me dit que c'est faux...".
mmh seulement que c'est pas quelque chose qui s'est vraiment passé dans ce cas, puisqu'il s'imagine lui dire ça, donc j'ai l'impression que le conditionnel convient mieux

Citer
J'aurais mis "qu'elle rêvait de gravir".
ici par contre, je laisse le présent parce que c'est encore un rêve, ou un filet ultra mince de rêve  :D

Citer
Haha, je n'aurais jamais penser à comparer à de la pâte à modeler !  :D
Zag a fait une remarque du genre  :) mais à moi ça me parle tellement, c'est rigolo  :)

Citer
J'aime beaucoup tout ce paragraphe  :coeur: . Chaque phrase.
Temporellement j'aurais juste voulu savoir quel soir (il y a longtemps ? ou bien dans les trois jours écoulés ?).
:coeur:  (pour ce qui est de la précision temporelle, j'y réfléchis !)

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Je trouve qu'ici le "malheureusement" réduit l'impact de l'énumération, c'est plus "prenant" à mes yeux si on ne prend pas ce recul, on énumère les faits, tout simplement. (Même si en vrai le recul est bien là, de toute évidence, il me semble plus puissant en implicite).
adopté !

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C'est quoi cette histoire de fitnesse ?  :D
:D alors en bio, on parle de fitness quand on parle de succès reproducteur, ou de valeur adaptative, tout ça tout ça. En gros, si t'es un animal avec un bon fitness, c'est que t'es bien adapté à ton environnement, ce qui va te permettre de bien répandre tes gènes. C'est un mot qui s'utilise beaucoup plus que sa traduction française, c'est pour ça qu'il l'utilise.

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Bullshit en italique, normalement.
C'est fait merci !!

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Je préfère "courbe de Gauss", je vois pas trop l'intérêt de la métaphore.
Tout à fait. Je voulais même pas faire de métaphore, j'ai juste mélangé les deux appelations "courbe de Gausse" et "courbe en cloche" qui veulent dire la même chose  :D

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Pour filer la métaphore du puzzle, et bien établir le sens de cette phrase, j'aurais mis "Le monde était plus stable avec cette image-là".
J'y réfléchis aussi. J'aime bien mais en même temps ça casse la force de la phrase courte.

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Tout pareil, ce paragraphe me plaît tel quel. Je trouve assez touchant le ton que tu emploies, je le trouve bien dosé entre l'analyse fine et la franchise nette et simple
merci  :coeur:

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Je trouve trop appuyé le "toutes ces potentielles victimes qui ont encore tant de souffrance à ressentir". Juste "toutes ces femmes qui ont encore tant de souffrance à ressentir" m'irait très bien.
le truc c'est que si je mets "toutes ces femmes qui ont" on dirait qu'il sous-entend que toutes les femmes vont souffrir dans le vie. Ce qui n'est quand même pas le cas (enfin, pour ce genre de souffrance je veux dire). Et je voulais aussi éviter d'associer femme et victime, parce que oui, il parle des femmes, mais il parle aussi de toutes les autres victimes des abus de pouvoir.

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J'aime beaucoup le "je me sentirai vide et froid et j'aurai peur d'être un psychopathe".
:coeur:

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Dans le style oral de ton narrateur, "exclamer" sans pronom, ça me semble vraiment très très décalé. Se sont exclamées ?
yes merci !

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Ce paragraphe me séduit moins, j'ai l'impression que le suspense est un peu trop appuyé et les phrases m'ont semblé moins fluides.
j'y réfléchirai aussi (post-nano ^^)

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Je trouve ça un peu "ampoulé" par rapport au reste de ses formulations.
Ah ouais ? Moi c'est plutôt tout ce qui vient avant qui me dérange... faudrai aussi que je réfléchisse à ce paragraphe

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Je trouve bizarre "allure de menace", j'aurais mis "allure menaçante".
ça je garde par contre, j'ai bien (c'est mes petits tics de langage je crois)

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Je trouve tout ça assez bizarre et exprimé assez maladroitement (surtout le début), mais ça ne me dérange pas dans ce contexte. Il y a quelque chose qui à mes yeux sonne très authentique, très sincère dans ton texte, j'ai l'impression que tu l'as écrit comme tu le pensais (tout en sachant que ce n'est pas une autobiographie, ce n'est pas ce que je voulais dire) ; en tout cas, "j'y crois". Du coup je pense que ça passe très bien comme ça.
ok merci :)

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Haha ce côté scientifique !  :D (moi ça me parle ; mais je sais pas si c'est très généralisable).
:D pas grave si ça l'est pas

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J'adore le contraste avec ce qui précède, je trouve ça très réaliste que la guérison demande un peu + de temps, de petits espoirs et de petites déceptions, que juste "ah bah oui c'est vrai ça va aller".
chouette  :)

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C'est bizarre, j'aurais mis un -s à décharge électrique mais en tout cas pas à batte...
j'ai enlevé le -s. Mais cette phrase est un peu cheloue de toute manière, faut que je l'améliore.

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Oooh, je connais tellement cette impression ! (pas nécessairement pour la culpabilité, mais pour n'importe quel passage difficile, une dispute, une grande tristesse, un grand mal-être).
:coeur:

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J'ai pas compris...  :-[
ah zut. En fait, puisqu'il s'imagine toujours qu'un expert est en train de le lire quand il écrit, ben à ce moment-là, il se l'imagine se moquer de lui. Peut-être qu'il faut que je mette au singulier en fait

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J'imagine que c'est volontaire ce "et" avec un simple point, mais je n'aime pas du tout  :-[ .
haha oui c'est volontaire, ça marque la coupure abrupte  :)

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Le "elle a continué" forme un enchaînement bizarre avec ce qui précède, ce serait plus clair de mettre : Elle a continué : je n'étais pas affectueux, sauf pour la baiser... ou autre formule ou autre agencement plus clair.
Alors du coup j'ai simplement déplacé la phrase un peu en avant. J'espère que c'est plus clair comme ça.

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J'aime beaucoup tout ce passage, de nouveau, je trouve qu'il sonne juste, qu'il apporte des questions dont on comprend qu'elle puisse fragiliser, troubler, être importantes. Je le trouve bien plus juste qu'une réflexion sereine et poussée de comment les stéréotypes poussent les hommes à se construire. Les questions disparates qui ne sont plus qu'à demi-naïves me semblent taper mille fois plus juste.
:coeur: :coeur: merci !

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Là je comprends pas trop s'il parle de lui et ses potes ou les hommes et les femmes.
t'as raison c'est pas très clair je change

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Le mot "rébellion" ne me plaît pas trop. Comme si le message féministe essayait de les soumettre et qu'ils se rebellaient. Je ne sais pas, il y a l'idée d'un rapport de force qui transparaît. Je préférerais "des moments de déni". Là j'imagine plutôt qqch à voir, que l'on ne veut pas voir.
t'as encore tout à fait raison, j'adopte "déni" !

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Je trouve étrange qu'ils aient tous le "déclic" au même moment (mais pourquoi pas, je me rends pas bien compte en fait).
Je préfère après en tout cas, quand on voit que certains bougent, et d'autres pas (alors que le passage cité donnait l'impression d'un cheminement parallèle totalement collectif).
Du coup j'y ai réfléchis. Mais je me dis que c'est possible, vu l'effet boule de neige que le mouvement "#metoo" a créé.

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objetiser (je crois ?)
yes !

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J'aurais mis "ambivalent" plutôt que "ambigu".
Oui !

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Je trouve ça un peu extrême, je veux dire, il peut y avoir ça aussi, mais il y a peut-être un entre-deux aussi, de les voir un peu comme des bimbos mais sans même vouloir voir qu'on les utilise comme des objets, juste, c'est la façon normale de traiter une nana... Je sais pas si tu vois ce que je veux dire.
la aussi je suis méga d'accord avec toi, je réfléchirai à comment changer ça !

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J'aime beaucoup ce passage-là qui vient se surajouter au reste.
:coeur: merci

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Dans son style oral, je trouve bizarre le "suis-je", j'aurais mis "je suis".
oui !

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J'aime beaucoup cette phrase.
:coeur:

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Dans ce paragraphe j'ai brusquement, moi aussi, l'impression qu'il exagère et que peut-être, finalement, l'acte qu'il va nous révéler ne sera pas si terrible. Je ne sais pas trop sur quoi je vais tomber par la suite.
:D

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C'est bizarre, je trouve le ton moins authentique dans ces deux paragraphes. J'ai l'impression de quelque chose de "surjoué". Surtout avec le "sauvera condamnera".
je suis d'accord avec toi, faut aussi que je le retravaille! Quitte à en effacer un.

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l m'a fallu m'arrêter pour comprendre (mais à part ce mini arrêt ce n'est pas gênant).
je fais aussi cet arrêt de fois, à voir si je change !

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Ca doit être ma tendance à aimer l'explicite mais j'aurais préféré "mon voisin, lui, s'est mis une balle dans la tête".
ici je laisse par contre ^^

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Sinon, je me rends compte que maintenant l'hétérogénéité des niveaux de langage ne me dérange plus, je l'ai vraiment intégré comme le ton du narrateur, qui est très vivant donc pour moi :) .
:coeur: :coeur:

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Déformation médicale : j'ai envie de savoir exactement quels cachets ^^ . Je me suis demandé, pour le "je savais exactement ce que je faisais", si ça voulait dire qu'il savait que ce ne serait pas létal.
t'as des suggestions ? Parce qu'en fait j'en sais rien  :D

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Je trouve le découpage étrange, le "ses pleurs, sa conscience déchirée" appartient plutôt à la phrase d'avant. J'aurais mis un point ou des points de suspension après "déchirée"... ou un tiret semi-cadratin.
oui, je suis d'accord, je change !

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J'aime bien cette phrase.
:coeur:

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J'aurais mis "seulement plus tard", le "que" me heurte un peu.
oui ! :)

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Tellement vrai...
:coeur:

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Je continue de m'interroger de plus en plus sur la réalité ou pas de ce "crime" (je veux dire, sur son ampleur). Au début je n'en doutais pas mais plus le temps passe et plus je me dis qu'il est peut-être délirant ou du moins dans une perception super exagérée. Du coup, alors qu'à un certain stade (assez bref, je ne saurais plus trop dire quand, je crois que je l'avais signalé), le suspense me paraissait un peu trop appuyé, traînant trop en longueur, je suis passée (assez rapidement) à un stade où oui ce suspense à rallonge me plaît.
chouette chouette chouette  :)

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J'aime beaucoup cette phrase aussi, surtout la liste de "oppositions" à "peurs". Elle renforce mes questionnements sur la psychologie du personnage (et euh, on croirait pas parce que je suis psy, mais c'est plutôt rare que dans mes lectures je sois heureuse de trouver une ambiguïté quant à la bonne santé mentale de qqn).
:)

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J'aime bien aussi (l'idée + que la formulation, mais la formulation est fluide).
:)

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C'est pas la case prison ou mort qui fait repartir à zéro ? la case "oie" c'est pas un truc positif ?
si haha, faut que je change !

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Je trouve le "payer" un peu dur et je ne sais pas trop à quoi tu fais allusion. C'est une faute le suicide ? (dans ce cas-là j'aurais mis "qui doit la réparer" sinon le "qui doit payer" sous-entend que sa mère est méchante avec lui... dans un degré un peu excessif... juste "qui doit la réparer" pour moi ça illustrerait mieux ce sentiment de colère que les proches peuvent ressentir). Ou bien c'est une faute l'acte qu'il a commis et c'est lui qui ne pouvait que se sentir obligé de payer ? (dans ce cas je pense qu'il faudrait reformuler).
t'as raison, je change !!

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J'aurais vraiment voulu savoir quel type de rechute, je pense que ça manque quand même, qu'on n'en sache pas plus... Une nouvelle TS ? Le côté dépressif ? Ou bien qqch que les autres considèrent comme délirant ?
ok j'y réfléchirai aussi, parce que je suis d'accord avec toi.

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J'aime beaucoup ça. (Et quelle que soit la fin que j'imagine, cette phrase me semble pertinente).
:coeur:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


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Je comprends pas trop le but du pull tâché '-' si c'est juste un détail en + montrant qu'elle ne prend plus soin d'elle, je l'aurais ajouté à la liste sans insister particulièrement dessus (et je sais bien qu'elle ne met pas tous les jours le même pull, mais ce serait simplement la dernière image qu'il a d'elle à l'instant où il écrit).
oh je vois, moi j'aime bien au contraire qu'il s'y appuie, parce pour les cernes et les mains sèches, ça arrive à tout le monde, mais le pull tâché, ça montre vraiment qu'elle ne fait plus très attention.

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J'aime beaucoup le fait que ne pas avoir l'air désolé est présenté comme un point positif !
:coeur:

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Préférence personnelle : j'aurais préféré "que je ne la brise".
arf c'est marrant, parce que quand je relis, je crois que ma tête se prépare à "brise" et que c'est pour ça que j'ai mis "casse", c'est plus violent, autant parce que ça viole ma prédiction, que pour la sonorité. Brise ça résonne trop avec bise.

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J'aime beaucoup tout ça.
:coeur:

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Je ne sais pas pourquoi, j'aurais mis une petite transition entre les deux passages, pour qu'on se prépare à l'image incongrue.
ouais j'y penserai aussi. Ce passage me dérange un peu à chaque fois que je le relis.

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Pour moi, il manquerait une petite phrase spécifiant que finalement il faisait seulement mine de s'approcher de l'arrivée et au dernier moment il prend un embranchement qui l'en éloigne...
J'ai changé la phrase du coup en suivant ta suggestion.

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J'aime bien le fait que la discussion avec Sophie ne l'ait pas magiquement guéri (même si je la trouvais tellement salvatrice que ça ne m'aurait pas non plus choquée qu'une amélioration s'amorce vite ; disons que les deux me conviendraient :) ).
:coeur:

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Je trouve cette affirmation trop simple, trop assumée, et un peu cliché. (désolée  :-[ ).
Je pense que l'idée peut rester mais avec davantage de précautions. Qu'ici il se sent bien car les personnes autour ont chacune leurs problèmes,... et finalement l'image même de la psychiatrie lui convient, comme si on lui avait collé une étiquette de "dérangé", et malgré ... (je ne sais pas comment formuler brièvement la douleur ou les dangers de cette étiquette), il se sent protégé par cette étiquette. Bon du coup on tombe dans un long blabla, et puis ça ne reflète pas assez ton propos, sûrement, mais voilà, juste... je trouve ça trop expédié pour sonner réaliste.
oui t'as tout à fait raison ! J'ai changé, je ne suis pas 100% sûre de la nouvelle phrase, mais je reprendrai plus tard !

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Je trouve la phrase un peu trop alambiquée.
arf moi je l'aime bien  :D

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Ca pour le coup je trouve ça réalise, tous les signes encourageants, l'amélioration visible, qu'il constate même en miroir sur sa maman, et pourtant, le truc qui bloque, qui retient.
:)

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J'aime bien.
(et pour moi la dernière phrase aurait pu aussi s'arrêter là).
Ouais, je la coupe !

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Il me manque vraiment un COD à "partager" (ça peut être juste "partager des choses" ?).
j'avoue, j'ai tendance à faire ça (pour ressentir aussi, comme me l'a déjà fait remarquer Keanu  :D) je changerai ! (peut-être... :D)

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pfffffiou, j'aime beaucoup la fin !  :coeur:
Je suis toute émue et je pleure, mais euh, je pleure beaucoup ces temps-ci  :-[ (et même en général).
:coeur: :coeur: :coeur:

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Booooon je suis contente de la fin, j'avais imaginé plein de choses différentes, mais pas ça du tout. Je suis très curieuse de savoir ce que les autres lecteurs en ont pensé (j'ai un peu la flemme de tout lire là tout de suite...). Bon allez j'écris un premier avis sans avoir lu l'avis des autres, pour rester forte et indépendante ^^ et puis on verra après.
Justement, il y a beaucoup beaucoup d'avis opposés, du coup je suis très contente d'en avoir un de plus !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


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Au total :
J'ai pinaillé beaucoup sur la forme, et je pense que malgré l'aisance que tu as et ce style semi-oral qui me plaît, ça pourrait encore être lissé / retravaillé. Sur le fond j'ai été très heureuse de te lire :) ! (et pourtant tu as abordé des points délicats pour beaucoup de personnes, pour la société, et pour moi en particulier).
:coeur: (et oui, pour le lissage oui !)

Merci Ariane pour ce super commentaire  :coeur:

@Margault

 :coeur: :coeur: :coeur: merci beaucoup pour ton passage et ton impression :) :)





Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: Armathyx le 17 Novembre 2019 à 23:14:57
Hey!

J'ai fini ma deuxième lecture pour revenir sur des choses que je n'avais pas remarqué la première fois.

Du côté forme, je n'ai pas grande chose à dire. Il y a seulement deux choses qui m'ont sauté aux yeux. Le paragraphe qui répète "je suis un putain de monstre", je l'ai trouvé un peu cliché  ;D Et la phrase "A ouvert la porte à ma monstruosité et j’ai enfin pu l’embrasser." tout à la fin du texte, j'ai cru qu'il embrassait Sophie. C'est facile à suivre ton écriture, j'oublie assez rapidement que je suis entrain de lire, ce qui était déjà mon impression pour tes autres textes. Le format journal fait que c'est très facile de revenir en arrière pour comprendre ce qui est entrain de se passer dans la tête du personnage principal. Super chouette à lire!

Du côté fond, tout ce que j'ai à dire n'est que dans le but de discuter du sujet principal, et non pas dans le but de suggérer des changements. C'est un texte qui m'a fait réfléchir pendant la journée (mon type de texte préféré, au fond). Il invite à la discussion. J'ai écrit trois paragraphes en bas, le dernier n'est pas forcément une réponse à des idées du texte mais globalement ce à quoi tout ça m'a fait penser.

Citer
"Et depuis peu, j’apprends que tout était faux, que cette sculpture grecque de force et d’intelligence n’était qu’un fantasme, qu’une femme a autre chose à foutre que de valoriser James Bond de le rendre désirable et puissant et qu’en fait, dire homme et femme c’est trop dichotomique, il vaudrait mieux dépeindre le genre comme une courbe de Gauss. "

Je cite ce passage car pour moi c'est le vif du sujet. En lisant le texte la plus grande dichotomie que j'ai ressenti était entre ces deux points de vue plutôt que entre les deux genres. Le premier point de vue, selon lequel il existe des différences entre les deux sexes, est représenté de façon négative par des personnages assez extrêmes. Par exemple, les garçons que le personnage principal fréquente sont ouvertement sexistes. Le personnage principal fait des remarques blessantes à son ex. Les seuls experts mentionnés sont les pseudo-experts du genre à dire que les femmes sont faites pour rester à la maison. Et surtout, si j'ai bien compris, le fait qu'il tue cet oiseau dans la forêt est une métaphore pour ses impulsions masculines - représentées par un crime. Le seul personnage qui reste fidèle à cette idée des différences est Geoffroy, et c'est une personne terrible qui "insultait, objetisait, rabaissait" les femmes.

D'un autre côté, l'argument contraire est porté majoritairement par la voix intérieure du personnage principal. Il culpabilise de son côté masculin et affirme que les différences entre les deux sexes n'existent pas, ou en tout cas que c'est une courbe de Gauss. Quand il se remet un peu en question là-dessus, il culpabilise immédiatement et s'écroule ( paragraphe 24 Août). Comme il n'a aucun contre-argument logique pour se questionner, cet argument s'emballe comme un train à pleine vitesse le long d'une pente, en tant que la vérité absolue: il n'y a pas de différences, et croire le contraire est sexiste, point. Le personnage de Sophie montre que cette idée de sexisme ne s'applique pas que aux hommes, mais aussi aux femmes, ce qui apporte un peu de nuance au sujet. Mais au fond, elle aussi se réfère néanmoins à ces différences comme sexisme.

Ici il y a deux camps très clairs: les sexistes et les non-sexistes. Mais c'est justement entre ces deux arguments que j'aurai tracé une courbe de Gauss. Je ne pense pas que croire qu'il existe des différences cognitives entre les sexes implique nécessairement sexisme. On peut ouvrir une porte à une dame et ne pas être Geoffroy. On peut croire à la dichotomie des sexes et ne pas ouvrir la porte à une dame - comme Geoffroy. L'existence ou non de ces différences est une question scientifique. Le sexisme est un jugement de valeurs par rapport à ces différences.  Je ne vais pas me lancer sur le débat s'il existe ou non des différences, mais supposons qu'il y en ait: on peut tout à fait être conscients qu'il existe des tendances pour chaque sexe, sans pour autant croire que l'un est inférieur à l'autre. On peut croire qu'on est différents tout en gardant les portes ouvertes à tous pour les mêmes possibilités dans la vie. Ce n'est pas un crime d'être un homme ou une femme. Le seul crime est d'entraver la liberté des autres.

Je suis content que ce texte m'ait amené à parler de ce sujet, encore merci!

Titre: Re : Pardonnez mes offenses
Posté par: derrierelemiroir le 29 Novembre 2019 à 18:24:30
Coucou Arma :)

Je prends enfin le temps de répondre !!!

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Le paragraphe qui répète "je suis un putain de monstre", je l'ai trouvé un peu cliché  ;D
ouais tsais, t'as raison, je vais finir par l'éjecter ou le modifier, je le sens. Je le sentais déjà en l'écrivant...

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Et la phrase "A ouvert la porte à ma monstruosité et j’ai enfin pu l’embrasser."
C'est bien que tu me le dises, parce que je me demandais si c'était compréhensible. Faut que je réfléchisse à si je change et si oui comment...

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les garçons que le personnage principal fréquente sont ouvertement sexistes.
mmh pas tous, si ? Genre son ami Alex plutôt non. C'est surtout Geoffroi qui l'est. Les autres ne font que rire parce qu'ils ne savent pas comment réagir. C'est plus un effet de groupe que du sexisme.

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Et surtout, si j'ai bien compris, le fait qu'il tue cet oiseau dans la forêt est une métaphore pour ses impulsions masculines
c'est pas ce que j'avais en tête. C'est pas des pulsions masculines que je décris. C'est juste des pulsions.

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Il culpabilise de son côté masculin et affirme que les différences entre les deux sexes n'existent pas, ou en tout cas que c'est une courbe de Gauss
je dirais pas qu'il culpabilise de son côté masculin. Il culpabilise de ce qu'il a appris et cru juste. (ce truc de la courbe de Gauss, faut que je le vire, parce qu'en fait c'est pas juste). Et je crois pas qu'il affirme qu'il n'y a pas de différence, de nouveau, il parle de ce qu'on lui apprend. En fait il est perdu entre différents apprentissages contradictoires.

Citer
Je ne pense pas que croire qu'il existe des différences cognitives entre les sexes implique nécessairement sexisme
Moi non plus. Mais il parle plus de différences comportementales, de rôles à tenir, de préférences, que de différences cognitives. Il dit que les femmes ne sont pas juste là pour valoriser les hommes beaux et forts, tout ça tout ça.


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on peut tout à fait être conscients qu'il existe des tendances pour chaque sexe, sans pour autant croire que l'un est inférieur à l'autre. On peut croire qu'on est différents tout en gardant les portes ouvertes à tous pour les mêmes possibilités dans la vie. Ce n'est pas un crime d'être un homme ou une femme. Le seul crime est d'entraver la liberté des autres.
je suis tout à fait d'accord avec ça. Mais ce texte ne parle pas vraiment de ce genre de différence. Il place plutôt un homme dans une tourbillon de croyances différentes, au point où il se perd, où il se croit coupable de tous les crimes de l'humanité. Ce que je voulais dire, et aussi avec la corneille, c'est qu'il ne faut pas s'en vouloir d'avoir apprise de choses fausses, mais il faut essayer de constamment se maintenir à jour. Et qu'il ne faut pas abuser de pouvoir. Le sexisme, au final, c'est un gigantesque abus de pouvoir, mais ce n'est pas le seul.

En tout cas merci beaucoup beaucoup pour ton commentaire  :coeur: ça m'a bien fait réfléchir au message que je voulais transmettre, ce que je ne fais jamais assez !!!