Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Guaeris le 28 Août 2019 à 20:10:19
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Les algues, la poussière en suspension dans l’eau, les roches les cailloux, tout semblait se mouvoir avec grâce et le temps s’écoulait au ralentit ici, sous l’eau, à la lumière de ma lampe. Et il n’y avait plus que ça, plus que des images comme si plus rien n’avait de sens dans les profondeurs. J’avais meme oublié mon propre corps, plus que ces images encore et toujours, à la lumière de ma lampe. Etrangement pourtant je me sentais terriblement vulnérable, la mer était si lourde si sombre, si calmement imprévisible et si présente, au-dessus, devant, derrière et sur mes côtés. Seul mon ventre presque allongé sur le sol marin était en sécurité, mais je ne le sentais plus, je ne sentais plus rien. Je n’étais que conscience perdue à des années lumières de toutes civilisation, à quelques mètres de mon sous-marin.
C’est ce dernier qui me manquait le plus, chaque pas qui m’éloignait de lui était un coup de marteau dans mon esprit, une vague d’angoisse supplémentaire. Je me souviendrais toujours de ces effrois morbides qui m’avait traversé le corps et capturé l’esprit la première fois que je l’avais perdu de vus.
Pourtant solidement ancré, pesant de tout son poids sur le sol des profondeurs, je vivais sans arrêt avec cette impression qu’à chaque pas que je faisais, c’était lui qui s’éloignait et moi qui faisait du sur place.
Après plusieurs jours enfin, j’en avais la certitude, il était vivant, il me regardait. Il m’observait bouger, avancer dans les profondeurs. Je pense qu’il ne m’aimait pas… Toujours ce regard inquisiteur que je ressentais, toujours ces grognements sourds à chaque ouverture et fermeture de la porte. Toujours cette manie de vouloir lentement s’éloigner de moi, je le sentais, j’en était sûr.
L’on m’avait toujours dit que les abysses étaient systématiquement vides. Foutaise, si bien sur lors des premières plongées le monde semblait mort et privé de mouvement, après plusieurs heures à côtoyer cet univers nouveau, l’ont pu atteindre des zones de l’océan ou les poissons grouillaient vivaient vociféraient des mots camouflés par les eaux. Je me souviens encore de leurs regards, de leurs yeux posés sur moi, de leurs caresses parfois, de leurs passages furtifs dans mon champ de vison si restreint et si précieux, à la lumière de ma lampe.
5 ans déjà que je vivais entouré de métal, sous l’eau, dans ce gigantesque sous-marin qui par des grincements profonds, répondait à mes questions désespérées. Souvent j’essayais d’explorer les alentours mais ces derniers semblaient fuir ma propre mémoire et chaque nouvelle tentative se résumait à un petit homme, tout seul, nageant lourdement et creusant les ténèbres de sa petite lampe pour découvrir une fois de plus qu’il était égaré.
Le reste de mon temps se résumait à jouer de la musique. La méthode était rudimentaire. Armé de deux barres de fer je frappais sur les rambardes ou les tuyaux, explorant des rythmes et des sonorités différentes. Parfois je fredonnais. Des musiques que j’aimais, des musiques que je haïssais, l’important était de fredonner, de combler le silence, de ne pas lui laisser le temps de s’installer dans mon esprit, de m’envahir.
J’avais appris les tables de multiplication jusqu’à 273. J’avais appris les trois livres que j’avais emporté par cœur, une biographie de Picasso, Un livre de légendes Russes et la Bible. Chaque lettre, chaque virgule, la numérotation des pages, avait trouvé sa place dans mon esprit pour en chasser le silence. Alors un jour soudainement, ne voyant plus d’utilité à l’objet physique je me mis à en arracher chaque page. Alors un jour soudainement un homme dans un sous-marin avait à lui seul révolutionné le concept d’origami.
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Mon opinion c'est : continu d'écrire, encore et encore, corrige, relis, réécrit et continu. Il y a quelque chose de bien dans ce que tu fais mais pour ma part, je crois qu'il y a un petit manque de fluidité et de cohérence, comme par exemple lorsque je lis:
Je n’étais que conscience perdue à des années lumières de toutes civilisation, à quelques mètres de mon sous-marin.
C’est ce dernier qui me manquait le plus, chaque pas qui m’éloignait de lui était un coup de marteau dans mon esprit, une vague d’angoisse supplémentaire.
Je trouve difficile d'imaginer quelqu'un à quelques mètres de son sous-marin, marchant dans le fond de la mer.. alors qu'un peu plus loin dans le texte, on a carrément l'impression que le personnage est bien DANS le sous-marin.
Je dis ça mais j'ai peut être mal compris l'ensemble de ton texte :(
C'est dans ce sens que je crois qu'il manque de cohérence.
Dans la lecture, il y a quelque chose qui cloche.
Un manque de clarté serait bienvenue.
Voir une scène et la traduire en mot n'est pas facile.
amicalement
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Alors qu'on se le dise,
Je ne poste pas pour qu'on remette en question des choix artistiques dans mes textes. Je poste pour avoir des avis sur l'effet que ces derniers produisent.
Je pourrais répondre à chaque remarque mais ça me prendrais un temps fou.
J'aurais du le préciser avant mais je suis pas un débutant et je sais ce que je fais en écrivant, je n'attend pas que des avis positifs mais j'attend encore moins toutes tentative d'objectivité.
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Erratum
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Modération
@Guaeris:
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Je poste pour avoir des avis sur l'effet que ces derniers produisent.
Je pourrais répondre à chaque remarque mais ça me prendrais un temps fou.
Si tu attends des retours précis comme ça semble être le cas, il est préférable de l'indiquer en préambule lorsque tu postes ton texte ; ceci permet d'éviter que des lecteurs donnent de leur temps bénévolement pour élaborer des commentaires détaillés dont tu ne souhaites pas tenir compte.
Chapart pour l'équipe de modération