Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Jaselirose le 27 août 2019 à 23:39:47
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5 décès en 6 jours. Ça n'était encore jamais arrivé. Des morts brutales voire violente pour l'une d'entre elle.
Ce sentiment d'impuissance face à la détresse des proches, se dire que peut-être si j'avais réagi autrement, au moins une aurait été évitée. Mais non, de toute façon sa décision était prise, ça n'aurait rien changé. J'ai dit ce qu'il fallait dire en pareille situation, certains ont même dit que j'avais eu une conduite irréprochable. Alors à bas la culpabilité! Ça ne sert à rien et ça ne ramènera personne...L'annonce a été dévastatrice mais la parole m'a libérée de ce mal-être. Et dans la foulée 3 autres personnes nous "abandonnaient".
Et puis, 3 jours plus tard, nouveau choc...nouvelle disparition improbable, injuste, inconcevable. Que dire, que faire? Se montrer compatissant, essayer de garder un semblant de sourire, faire bonne figure devant la famille des défunts venue trouver un peu d'aide et de réconfort...se dire que pour nous la vie continue et surtout qu'il faut profiter de chaque instant...
La vie est belle, trop courte mais belle...essayons de mettre de la joie dans tout ce que nous faisons, essayons d'être présent pour nos proches, partageons nos émotions, parlons simplement, soyons heureux simplement...
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Bonsoir Jaselirose,
Je vois que personne n'a encore commenté alors je me lance.
5 décès en 6 jours.
J'écrirais les nombres en lettre, surtout si la phrase commence avec un nombre.
L'annonce a été dévastatrice mais la parole m'a libérée de ce mal-être.
ici je ne comprends pas à quoi "la parole" fait référence. Tout le passage est assez laconique.
Se montrer compatissant
compatissante?
La vie est belle, trop courte mais belle...essayons de mettre de la joie dans tout ce que nous faisons, essayons d'être présent pour nos proches, partageons nos émotions, parlons simplement, soyons heureux simplement...
cette fin m'a surprise, on dirait tout d'un coup une morale qui tombe un peu de nulle part.
En général, le texte est un peu trop court et laconique pour que je puisse accrocher, m'identifier à quoi que ce soit, pour que ça me pousse à réfléchir ou que ça me surprenne.
Mais je ne sais pas exactement d'où ce texte sort ni quel genre de commentaire tu attendais dessus. Peut-être que tu peux en dire un peu plus?
Bonne soirée,
dlm
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Oui, ce qui est pour les nombres inférieurs à dix, je trouve mieux de faire en toutes lettres.
Alors ce texte donne une ambiance légère, un peu diaphane. J'ai envie de dire que c'est un squelette, sans viande, juste comme si tu tentes de saisir de l'eau avec une passoire.
J'ai compris que c'était quelqu'un qui annonçait la mort de gens à des proches. Policier ? C'est assez confus -- et la confusion nous détourne du propos. Ça ne donne pas d'effet mystérieux ou puissant ou dramatique, c'est juste confus. Tu as probablement une image bien plus fournie dans ta tête, la gêne de la personne qui annonce, peut-être un tic de langage, un begayement, une tentative de mettre la main sur le bras de l'autre puis se raviser, ce genre de geste (pris au hasard) pourrait nous aider à comprendre la relation qui existe entre les personnages, et ça donne une idée de ce qui se passe.
On parle de morts brutales, violentes. J'aime bien que tu fasses la différence entre les deux, ça donne un genre de côté effroyable aux morts. Là le mot se suffit -- encore que on pourrait se demander si c'est à cause de gens, est-ce que c'est un tueur en série, des violences sociales/policières, est-ce que les survivants ont quelqu'un à blâmer ? c'st important de noter ça.
La naïveté de la fin, ce retour à des phrases à l'emporte-pièce pourrait être mise en lumière par le prisme de la relation entre la désolation des familles et le malaise du personnage, en retirant le "profitons des vivants" qui est assez gênant à énoncer devant quelqu'un d'endeuillé.
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Bonsoir,
Merci d'avoir laissé vos impressions.
Bonne soirée.
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Bonsoir,
Je comprends la difficulté de s'exprimer sur cet écrit, c'est comme laisser une lettre morte sur quelque chose de terrifiant lorsque les mots ont pour objet l'impuissance humaine face à l'inéluctable.
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Bonjour,
Et malheureusement aussi le manque de temps. Merci de votre passage.
Bonne journée.