Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Lester le 18 Juin 2010 à 18:06:50
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Je suis mal né pour comprendre le soleil.
Et voici que le soleil a pris rang.
Voici que le soleil, voici que le soleil, voici que le soleil a pris rang. Il monte sur les marches d’ivoires ou d’os brisés,
et dans ses deux paumes écarlates que l’on fend,
Il s’avance lentement dans les dédales d’une humanité.
Elle est repue. Et ces hommes écrivent. Et il chantent :
« voici que le soleil a pris rang, voici que le soleil a pris rang, voici que le soleil a pris rang.
Ses épaulettes sont faites de vos yeux.
Qui saurait résoudre cette équation?»
Enculés, bonjour.
Sarabande du diable : vous tous a deux fait massif, une énorme injure du ciel s’abat et recouvre vos épaules, caresses stupides, immondes bassesses, caresses, aux petites griffes qui vous emmènent tout le long du jour, vous coulez, enculés, vous coulez et les ongles secs du ciel recouvrent vos épaules, et qu'en dit l’épaule ?
Elle se tait.
Parce que l’épaule c’est la bouche, et mots vos bouches je les recouvre de lambeaux, de chair, et vos yeux, percés, repris, inspectés, j’y descelle,
Tout ce que je veux voir et que vous voyez vous,
Tout ce que je veux voir et que je ne vois pas.
Alors je déchire vos cuisses, je sale les peaux, je les sales comme des soleils, les bouts de fiente et les hymens, incrustés, liquides, long et ligne comme un ruisseau, et je vous tait et vous couds les lèvres en manteau.
Je reviens au soleil:
Voilà un homme nu qui brandit une croix de fer, une gigantesque croit que l’on oint, de salive, que l’on revêt, d’écus, de regards, que l'on rappe et que l'on cout lentement, qu’on imite, a qui on se suspend, le voyez vous ce vieil homme recouvert de l'étoffe de l'étranglement ?
Il a une langue, feu, mi longue, mi dieu, couvertes d'écailles, de vieux rires dans des coffres, de vieux mots dans des têtes, pourquoi dans les têtes ?
Vous n’avez plus de têtes.
Il a une langue dure saupoudrée de citron.
Il a langue où l’on peut souffler, pour que s’en détache les peaux mortes.
Et je me répète : il a monté son char, et il s’avance, voilà que le soleil a pris rang, voilà que le soleil a pris rang.
Ainsi dans les bocaux a foutre on vit soudan s’élever une fumée très noire. J’emmerde vos langues, vos cuisses, vos longues trainées flammes et vous catins, peut-être qu'une longue descente de lit vous sied?
Mais si: cela sied a votre teint. Et vos joues sont trop pâles. Vos joues sont pâles, il faut les oindre. Il faut les revêtir de fer : et de ciel. Et de merde et de sperme et gel. Il faut aller,
il faut aller a l’intérieur des cerveaux, là ou l’intelligence, ce dégoutant personnage, vent s’assoir et contemple. Et moi je la regarde. Lui dit, que veux tu : ah mais je te hais : dégage. Des bus longilignes sur la route de vos pensées, qu’ils écrasent tous ces petits écoliers.
Comme le cartable est touchant, les soirs d’été,
Quand il tombe sur la route silencieuse, après deux cris de roues.
Je reviens a vous. Je prend les deux, et vous unis. Qui ne dit que vous êtes fait mêmes?
Chaque image doit produire un cataclysme. Allons, si vous le voulez ben, entre ces décombres et ces plâtres, ou se pressent des armées de pleutres, de vieux lâches, de rats, d’homme enfin ! d’homme en un mots. D’homme, je dis quoi, allons banane spectacle pirouettes. Vos gueules ! mais merde ! Taisez-vous. Il ne suffit pas de cracher, pour dire qu’on peut baiser la mer,
Alors enlevez votre culotte, et vite fait.
Mais tandis que le ciel tourne, lentement, une longue barre métallique le fend, et une longue profusion de cheveux roux, une longue profusion de nuages corail, une longue profusion de merde s’étend, de la terre a la lune, qui en gémit, et s’en va gémissant, tendis que l'on oint l'ouragan, lu aussi, qui habille les écoliers et envole les enfants, pour que vienne le soleil,
sur l’herbe, sur l’herbe, sur l’herbe,
Là ou enfin il prend rang.
Il est temps d’en finir.
L'écriture est une vieille femme.
J’ai déchiré ses yeux. Et son sommeil . Et l’hymen et la terre et le sel. Et elle pleurait comme un ruisseau. Et elle se fanait comme on dit que la jeunesse se fane. Et si elle tombe aux épaules,
Il ne lui reste plus que la salive de copeau, et d’écaille,
Et de miel et de ciel et de silence enfin.
Alors je l’ai fait crier dans ces cratères immenses,
entre deux fers à cheval, où le sourire rouge d'un carcan,
lisse et pelé, se tait en sonnailles,
et silence aux soucis, et goûte, et sourit,
comme une immense balafre de sang.
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Alors...
Je suis mal né pour comprendre le soleil.
'Aime bien.
Et il chantent
ils
Enculés, bonjour.
Ca fait bizarre, comme ça sans crier gare :o :)
et qu'en dit l’épaule ?
Elle se tait.
'Aime bien.
et mots vos bouches je les recouvre de lambeaux, de chair, et vos yeux, percés, repris, inspectés, j’y descelle,
"moi", non ?
je les sales comme des soleils
sale
long et ligne comme un ruisseau, et je vous tait
Euh c'est pas du pluriel : "longs et lignes..." ? Sinon "je vous tais" je ne saisis pas
et vous couds les lèvres en manteau.
Beurk !
a qui on se suspend
à
Il a une langue, feu, mi longue, mi dieu, couvertes d'écailles, de vieux rires dans des coffres, de vieux mots dans des têtes, pourquoi dans les têtes ?Vous n’avez plus de têtes.
Il a une langue dure saupoudrée de citron.
'Aime beaucoup.
Il a langue où l’on peut souffler, pour que s’en détache les peaux mortes.
oubli de "une" entre "Il" et "a". Sinon, un peu beurk pour l'image ^^
Ainsi dans les bocaux a foutre on vit soudan s’élever une fumée très noire.
"les bocaux à foutre" ?/ "on vit" : pas "on voit", plutôt, au présent ? /"soudain".
il faut aller a l’intérieur des cerveaux
à
ce dégoutant personnage
dégoûtant
vent s’assoir et contemple
"vient", non ? et c'est pas "s'asseoir" ?
Lui dit, que veux tu : ah mais je te hais : dégage.
Là il y a un problème de ponctuation je crois. Qui dit quoi ? Et puis le "ah mais je te hais" paraît faible comparé au reste
Je reviens a vous.
à
Qui ne dit que vous êtes fait mêmes?
Ca ne veut rien dire... ^^
Allons, si vous le voulez ben
"bien" non ?
ou se pressent des armées
où. Et pour tes trois "homme" à la suite, c'est du pluriel que tu dois mettre.
D’homme, je dis quoi, allons banane spectacle pirouettes.
Quoi ?
tendis que l'on oint l'ouragan, lu aussi
tandis/lui
Donc voilà ben celui là j'ai plus aimé que certains autres, je ne sais pas exactement pourquoi, peut-être simplement une histoire d'état d'esprit. C'est très beau. Je n'ai quand même pas trop apprécié les arrivées de "sperme" "merde" etc..., même si elles passent.
Voualà :)
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(j'ai pas relevé les fautes Ambriel l'a déjà fait et j'avais la flemme :-[)
Ben... je vais avoir du mal à faire un commentaire. Je trouve que tu écris très bien, que tu amènes des images qui marquent, de belles sonorités, mais à part ça... non, je n'ai pas accroché. Du tout. Je ne vois absolument pas où mène le texte :-[ Je retiens que c'est bien écrit malgré des fautes, que les sonorités/rythmes de phrase sont bien trouvés, mais c'est vraiment tout. J'en sors comme si je n'avais pas lu le texte :s
Trop confus, pas assez de sens, jsais pas... pas mon truc :s J'ai l'impression d'images gratuites...
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Merci à vous deux pour vos commentaires.
En fait ce texte n'a pas trop de but, euh, c'est un premier jet de rien de précis, j'avais envie de me défouler un peu :noange:
Par contre ambriel, quand tu dis beurk, c'est parce que l'image est dégoutante (dans ce cas elle est réussie :mrgreen:) ou simplement parce qu'elle est laide?
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Je ne vois absolument pas où mène le texte
Ben moi non plus mais ça ne m'a étrangement pas dérangée, au contraire...
Par contre ambriel, quand tu dis beurk, c'est parce que l'image est dégoutante (dans ce cas elle est réussie ) ou simplement parce qu'elle est laide?
Parce qu'elle est "dégoûtante" ^^
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On s'y cogne de rebondissement qui ne vont on ne sait où. On est comme balancé en tout sens, avec un bandeau sur les yeux, à se demander où l'on va. Qui donc dirige le bateau, quel capitaine ? Où çà un équipage ? Cela n'a pas besoin, juste la mer, juste la mer, juste le mer, un soleil et ça suffit :)
J'ai plutôt aimé votre texte. De belle images, de la poésie. Bien joué !
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Je suis mal né pour comprendre le soleil.
j'adore tes entrées en matière, ça punche
Mais en ce qui concerne ce texte je suis plutôt de l'avis de Kail, comme je saisis pas trop où tu veux en venir bah c'est un peu de l'écriture vive et rythmée, sonorisée et imagée fortement, une très chouette écriture mais au service... de rien d'abouti. D'ailleurs les fautes ça fait mal aux petits noeils, si tu pouvais éditer pour corriger ! Ceci dit j'ai bien aimé tes autres textes mais celui-là me semble pas exceptionnel.
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vous tous a deux fait massif
J'ai peut-être pas les yeux en face des trous, mais j'ai pas compris du tout ce passage.
Globalement, y a des images que j'ai bien aimé, mais y a trop de répétitions à mon goût (outre celles voulues "oindre" et ses conjugués reviennent trois fois) et le texte n'a pas réussi à capter mon imagination. Mon attention, oui, l'esquisse d'une interprétation, mais pas plus.
J'ai aussi buté sur les fautes, c'est bête à dire, mais c'est comme ça. ::)
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Nouvelle version, retravaillée, condensée, avec une nouvelle chute qui rendra peut-être le titre plus clair (et réciproquement).
Je suis mal né pour comprendre le soleil.
Et voici que le soleil a pris rang.
Voici que le soleil, voici que le soleil, voici que le soleil a pris rang. Il monte sur les marches d’ivoires ou d’os brisés,
et dans ses deux paumes écarlates que l’on fend,
Il s’avance lentement dans les dédales d’une humanité.
Elle est repue. Et ces hommes écrivent. Et il chantent :
« voici que le soleil a pris rang, voici que le soleil a pris rang, voici que le soleil a pris rang.
Il a le teint haut, la gorge claire, des yeux charbons.
En bas, moi. Je fais jouer les tréfonds. Des traces de toi dans le cendrier.
Mâchoire d'airain. Petit cougard. Saurait-tu résoudre cette équation ?
A Babylone, le soleil, ou a Sion.
A Babylone, le soleil, ou a Sion.
Babylone.»
Enculés, bonjour.
Voilà un homme nu qui brandit une croix de fer, une gigantesque croit que l’on oint de salive. On la revêt d’écus, de regards, on la rappe et on la fixe lentement, on l'imite, on s'y suspend. C'est un vieillard coiffé du visage de l'étranglement.
Sa bouche est un cratère, où l'on fait s'écraser le soleil.
Il a une langue. Feu, mi longue, mi dieu, couvertes d'écailles, de vieux rires dans des coffres, de vieux mots dans des têtes. Pourquoi dans les têtes ?
Vous n’avez plus de têtes.
Il a une langue dure saupoudrée de citron.
Il a langue où l’on peut souffler, pour que s’en détache les peaux mortes.
Et son sourire appelle ce qui est boursouflé.
Et je me répète : il a monté son char, et il s’avance, voilà que le soleil a pris rang.
Vos joues sont trop pâles. Vos joues sont pâles, il faut les oindre. Il faut les revêtir de fer : et de ciel. Et de merde et de sperme et gel. Il faut aller,
il faut aller a l’intérieur des cerveaux, là ou l’intelligence, ce dégoutant personnage, vent s’assoir et contemple.
Comme le cartable est touchant, les soirs d’été,
Quand il tombe sur la route silencieuse, après deux cris de roues.
Je reviens a vous.
Il ne suffit pas de cracher, pour dire qu’on peut baiser la mer.
Tandis que le ciel tourne, lentement, une longue barre métallique le fend ; et une longue profusion de cheveux roux, une longue profusion d'orbites calcinés, surchargés de feu et de nuages. Une longue profusion de merde s’étend, de la terre a la lune, qui en gémit, et s’en va gémissant.
Vienne le soleil.
J’ai déchiré ses yeux ; et son sommeil . Et l’hymen et la terre et le sel. Et elle pleurait comme un ruisseau. Et elle se fanait comme on dit que la jeunesse se fane. Et si elle tombe aux épaules,
Il ne lui reste plus que la salive de copeau, et d’écaille,
Et de miel et de ciel et de silence enfin.
Alors je l’ai fait crier dans ces cratères immenses,
entre deux fers à cheval, où le sourire rouge d'un carcan,
lisse et pelé, se tait en sonnailles,
et silence aux soucis, et goûte, et sourit,
comme une immense balafre de sang.
Je t'en prie : oublie ce que j'ai dis.
Je t’aimerais six fois. Et l’Un ajoutera un sept au soleil,
et on dansera. On ira sous un ciel de lauzes, entre ces hommes de cartes postales. On ira, on ira sous les greniers, les charpentes, entre le bois et la paille, se couvrir de nielles, là où nous mèneront les lignes de mains. Ces mains sont des cours qu’a ton imagination j’ai tracé. Tu es la chanson dont je chanterais le refrain,
Et sous les notes on pourra s’embrasser.
Six, sept, sept cent fois.
Et déposer des bruyères à tes cernes. Et te contempler. Et t’aimer.