J'ai aimé apprendre ne rien apprendre sur beldone: D
Y'aurait peut être des petits passages répétitifs à couper/raccourcir, l'amorce du deuxième paragraphe qui parle de beldone par exemple, ou sur la ville en deuxième partie de texte , mais sinon ça poursuit son bonhomme de chemin ^^justement oui il m'emmerde un peu ce deuxième paragraphe sur Beldone, il faudra que j'essaie de le reprendre...
Exposer le narrateur "à contre champ", ça peut être casse-gueule. Si tu le fais, je pense qu'il faut que ce soit une constante dans un texte long. Que ça revienne. Ça peut pas arriver qu'une fois, à mon avis.Je ne comprends pas ce que tu veux dire par contre champ ! le fait qu'il prenne acte de sa fonction de narrateur ? ou le fait qu'il soit présenté lentement mais surement comme un mec pas hyper bien sous tous rapports ?
le fait qu'il prenne acte de sa fonction de narrateur ?oui, c'est ça que je voulais dire que le narrateur se narre :)
Merde mais qu’est-ce que j’ai, aussi, à toujours tout ramener à la ville.
ça fait partie des choses à venir, des coups qui l’un après l’autre s’emploieront à me détruire la pas-jolie-mais-encore-respectable gueule que j’ai commencé à me dessiner depuis, quoi, dix pages.
Maintenant, puisque je raconte tout ça bien après, et que j’ai compris certains trucs sur la vie, et que j’ai vu la petite Cota Borego sortir de l’immeuble un jour et qu’elle n’est pas revenue - encore, encore un nouveau truc sur la liste de ce qu’il faudra dire, parce que qui sinon ? -, je me sens coupable. Mais c’est ça que j’écris aussi, depuis que j’ai commencé à raconter Parade et les boites du désespoir, les commerces mojaves, les petits culs de Pelardo dressés à l’appel des balisards et le reste, Anselm et tout le reste présent et à venir, Cotacatama, le sandtruck au-dessus duquel s’érigeait menaçant le flamboyant Marteau de Dieu, c’est ça que j’écris : les fragments du plus faible, parce que le plus faible au bout du compte ce n’était pas le grand Mojave conduit de gré puis de force à Miracle Stadium, ce n’était pas la petite Cota traversant le trottoir en bas de chez elle.
Exposer le narrateur "à contre champ", ça peut être casse-gueule. Si tu le fais, je pense qu'il faut que ce soit une constante dans un texte long. Que ça revienne. Ça peut pas arriver qu'une fois, à mon avis.C'est bien donc ce que tu fais. Faudra être attentif au dosage de ça, je pense : ni trop (ça pourrait être lourd pour le lecteur), ni trop peu (ça sort le lecteur de la narration, avec cette prise de recul sur le bouquin que je suis en train de lire).