De quoi remplir cette journée trop chaude, cette journée sans fin ?cette phrase me parait un peu maladroitement amenée (enfin, pas assez connectée avec la phrase précédente)
Sur les remparts, c'est plein de touristes, et vraiment caniculairele et après le virgule dissone
roulées au réveil, et laisse errer son regard autour de lui.pareil
ses passages protégés blancs-salestiens c'est passage piéton par chez moi ^^
« Ouah la classe, on dirait les lunettes à Kaaris ! Et elles sont nickel ! Attends la tête que ça va me faire, trop la classe ! »:D
Pourquoi c'est comme si c'était beau, et que c'était triste à la fois ?je vois l'effet recherché, mais trop bancal la formulation
Alors Jonathan commence à pleurer, soulevé par des sanglots qui l'étouffent.c'est beau putain, ce passage
Étonné par l'ampleur de sa crainte qu'elles n'y soient plus.un peu lourd comme phrase, doit y avoir plus efficace
Qu'est-ce qu'il doit faire, du coup, retourner Chez Rudy pour secouer le flipper ?=> pour moi, il faudrait mettre un "?" à la place de la virgule après "coup"
De quoi remplir cette journée trop chaude, cette journée sans fin ?=> j'ai dû relire pour comprendre que c'était la suite de l'interrogation. Peut-être la remettre au dessus avec les autres questions ?
« Trop chaud et tous barrés ailleurs, putain de mois d'août. »=> :D
montrer ses pecs sur un pédalo, c'est la classe=> :D
Le centre-ville fait glisser sous ses pieds ses trottoirs de goudron ramolli, ses passages protégés blancs-sales, ses pavés disjoints,=> :coeur: :coeur:
Et le revoilà dans la rue Diderot, même odeur, même cagnard.=> le pauvre :D
Même ennui.
Comme le soleil se déplace, l'ombre se réduit le long des murs, alors il choisit de prendre par les ruelles étroites, sur sa gauche.=> j'ai été perturbée parce que grammaticalement, "il" se rapporte à "soleil" ; peut-être renommer Jonathan, ou le jeune homme, ou autre ? (Si je peux me permettre une suggestion :-[)
près d'un soupirail qui lui souffle une haleine de cave humide quand il se penche pour les ramasser.=> :D
Kaaris=> j'ai dû me documenter :D
la surface poussiéreuse que le soleil ennoblit=> c'est joli ! :)
tu te vois pas trop dedans, mais du coup ça ressemble plus à un souvenir de toi que ton vrai portrait.=> :D
comme le front de quelqu'un que je kiffe ?=> j'ai pas compris '-'
Puis il interrompt sa fuite, puis il ralentit son pas, puis il s'arrête, puis il s'assied sur un muret.=> j'aime bien :)
Un coup de chaud.=> j'ai attrapé un coup d'soleil, un coup d'amour, un coup d'je t'aime :D
À travers les verres, eh bien c'est pareil, mais ça n'a rien à voir.=> :)
Pis peut-être qu'il y a des minettes en stage... qui sait ? »=> quel poète... ::)
je trouve de nouveau un personnage grognonVu que le postulat du départ évoquait le désœuvrement, jusque-là, rien d'étonnant.
le personnage parle c'est comme si tu étais un genre de bourgeois ventriloque qui essaye de faire parler son pantin comme un wesh.Ce qui est intéressant, c'est ce que tu projettes toi-même sur le personnage. Pour moi, parler comme un wesh, c'est bien autre chose que dire « putain », « bordel », « minettes » . Le seul mot (le seul) qui collerait à ça, c'est « kiffe » et encore, si ça se trouve c'est déjà démodé. Du coup je me demande si le bourgeois, ce n'est pas toi, qui interprètes à ta manière des choses que je n'ai pas dites.
le rendu du Jonathan m'exaspère dans ce que tu lui fais dire ou faire, avant et après la transformationMoi j’aimerais connaître ton âge et le milieu où tu gravites. Des Jonathan, j'en fréquente, figure-toi. Et depuis longtemps. Et je t'assure que le désœuvrement, l'ennui est leur quotidien. Je ne suis pas du tout dans la caricature. Le mien se retrouve tout seul, et c'est une catastrophe pour lui.
L'idée elle-même du texte est classiste, fausse et dangereuseC'est toi qui l'interprètes comme ça, et c'est non seulement dommage, mais blessant.
Tu perpétues l'idée que pour être poète il faut avoir tous les mots d'un thésaurus français-poésieHmmm, comme c'est mal me connaître que de dire ça. Le premier mot qui manque à Jonathan, c'est le mot « givre ». Il s'agit d'un mot courant, simple, mais qu'il n'emploie jamais, parce que c'est surtout un citadin. Tu parles d'un thésaurus...
ses propres bornes culturelles que tu te plais à moquerUne fois de plus, c'est toi qui interprètes. D'abord il n'y a pas le moindre atome de moquerie dans mon texte. Ensuite TU parles de sa culture, alors que sa carence est juste dans le vocabulaire. Il n'arrive tout simplement pas à exprimer ce qu'il voudrait parce qu'il lui manque des mots.
Qu'est-ce qu'il doit faire, du coup, retourner Chez Rudy pour secouer le flipper ? Aller draguer au bord du canal ? Rentrer se mater des vidéos dans sa chambre ? Faire deux-trois longueurs à la piscine ?
Qu'est-ce qu'il faut faire, en fait ?
De quoi remplir cette journée trop chaude, cette journée sans fin ?
C'est pas vrai, je vais pas passer ma journée à ça...
« Merde, encore un magasin fermé... C'est crade, mais ça devrait le faire. »
un genre de barbare sans motsPar exemple là, c'est toi qui assimile à barbare un individu qui manquerait de vocabulaire. Ça n'engage que toi, et par pitié ne m'assimile pas, moi, à ce jugement que je rejette. Quant à « paternaliste » : je préfère mille fois être qualifié de « bienveillant ».
il y a la rupture sociale et culturelle que tu exploitesLà tu m'énerves profondément, et là encore tu m'inquiètes sur ce que tu projettes sur mon texte. Qui parle de rupture sociale, de rupture culturelle ? Tu es le seul, et là encore ça te regarde, à assimiler un manque de vocabulaire à une carence culturelle ou sociale. Jonathan a sa culture, qui t'est peut-être étrange, ou étrangère, mais elle existe. Elle est faite de ce que ses parents lui racontent sur son histoire familiale, les voisins, les amis. Son grand-père malien ou kényan, va savoir... Ainsi que de ses goûts pour les voitures de sport qui tapissent sa chambre, ses héros des Lakers, et les rappeurs français d'origine africaine. Mais elle existe, et ne peut être négligée.
avant, il fait des métaphores, tout va bienLà j'ai peur que tu aies confondu le narrateur omniscient et le personnage.
il n'est pas cultivé en mots raffinés, mais aussi en mots normaux ?vaste débat que de décider si il y a des mots normaux. Pour ma part le mot givre est pour moi plutôt raffiné.
S'il ne sait pas que le concept a un mot, la périphrase est totalement acceptable.Ça reste et restera ton point de vue à toi.
Le fait de ne pas trouver le mot sous-entend qu'il sait que ce mot existe.À mon tour de te trouver ridicule et de mauvaise fois. Nous nageons quotidiennement, même contre notre gré, dans un bain de mots. Que ce soit par le biais de ses rappeurs, des pubs sur la radio, des messages que les rues nous infligent à présent. Que ce soit dans les commentaires sportifs, les infos, les enseignants, Jonathan a entendu un certains nombre de mots dans sa jeune vie. Combien sont ancrés ? Combien ne sont passés qu'une fois ?
Or, si tu sais qu'il existe, soit tu l'énonces soit tu admets platement que tu ne l'as pas sur le moment (je survivrais si j'oubliais en me regardant dans le miroir que j'ai l'air majestueux, pour dire noble ou même classe à la place !)
Eh puis montrer ses pecs sur un pédalo, c'est la classe ».Y a vraiment des gens qui se disent ça en toutes lettres dans leur for intérieur ? ‘-‘ Peut-être
Il continue à dévisager la rue en tirant sur sa clope.J’aime bien
« Oui, c'est exactement ça : le putain de rat du film de l'autre soir... » Et le revoilà dans la rue Diderot, même odeur, même cagnard.Ça aussi
Même ennui.
Mais c'est aussi... comme ces miroirs tout pourris du brocanteur de la rue Basse ; tu te vois pas trop dedans, mais du coup ça ressemble plus à un souvenir de toi que ton vrai portrait.<3
« Mes mains sont deux étoiles de mer, noires et luisantes, qui glissent et dessinent leurs propres vagues. »J’ai un peu du mal avec la façon de parler du personnage… un coup il se dit qu’il va aller montrer ses pecs sur un pédalo, un coup il voit des étoiles de mer dans ses mains… c’est joli hein mais perso j’ai l’impression que les lunettes lui font l’effet d’un lavage de cerveau ^^
Je suis... noble. Ça doit être ça, noble comme un guerrier africain, habillé en jaune et rouge, même si c'est des fringues de sport. »J’aurais bien aimé savoir s’il y a quelque chose de vrai là dedans
Il les retire machinalement, et a l'impression brutale que son cœur s'effondre dans sa poitrine. Il ne reste plus que la chaleur, il ne reste plus que la solitude, et une sorte de vide incommensurable.C’est très chouette comme rendu
Tellement plus riche, riche d'émotions, de sens, de messages qui lui semblent venir aussi bien de ce qu'il voit que de son propre songe intérieur.« s » à riche, puisque ça va avec idées, associations, de la phrase précédente ?
« Bon, d'abord, mec, faut que tu trouves les mots, OK ? Alors direction la médiathèque ; si t'as du bol, c'est climatisé. Pis peut-être qu'il y a des minettes en stage... qui sait ? »Y a vraiment un truc qui me chiffonne, comme si ça manquait de naturel