Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Marcel Dorcel le 10 Juin 2019 à 18:49:39

Titre: Callipyge noire [CONTENU EXPLICITE]
Posté par: Marcel Dorcel le 10 Juin 2019 à 18:49:39
Les images défilaient. Je somnolai avachi, la langue asséchée devant mes deux Whisky-Ricard, tous feux éteints sauf ceux de brouillard.

Je louchai sur les formes rebondies du video-clip dans lequel se tordait une métis à moitié nue, rejouant la Vénus Hottentote XX eme, dodelinant de la fesse, du croupion, de la hanche-Do you love me?- sur l'écran géant de ce bar-pmu ; dans ce lieu regorgeait une faune blafarde, viande à l'acmé de la putréfaction.

Un crayon, une gomme, un bloc Rhodia me servaient de prétexte à jouer l'écrivain.Le poète en déroute. Joues rouges, sexe gonflé à l'adrénaline, plus proche d'un éléphant rose que d'une comptine du soir.     

Ma virtuosité s'exerçait à tracer sur le bloc des lignes courbes,obliques suivant la saison, suivant le nombre de verres. Le délirium tremens m'avait refilé sa gangrène. Les mots n'avaient plus la même saveur qu'autrefois.

Je n'écrivai plus, je ne bandai plus.
Néanmoins, quand une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre.
Les images de la rappeuse avaient fini de frapper ma rétine.
Un écran géant.
Un cul de femme à n’en plus finir.
Comme une hostie.
Un cul de femme.

Pas ses mains. Pas ses yeux. Pas son ventre.
Son cul.
Une peinture du Titien.
Une allégorie de carnaval. 
Par le trop plein de cette bruissante journée qui n’en finissait plus, le serveur m’a reconduit à la porte. Le tremblement de ses yeux roulants me faisaient reluire mon impuissance.

- Bon, tu dégages, connard ! ?

Je suis sorti du bar et dans la rue, je me suis endormi, facteur cheval, debout. Près d'un mur. Cent cinquante degrés de solitude et pas un cul à l’horizon. Rien.
La semaine suivante, j'ai plongé la tête la première dans un grand container, une poubelle.J'avais confondu. Ma belle-soeur a appelé les pompiers ou le samu sociable, je m'en souviens plus.
A leur arrivée, Les hommes en rouge sont partis d'une franche rigolade.

- Alors bonhomme, qu'est-ce qui se passe ?

- Le Whisky c'est comme les bananes, c'est mieux au soleil, j'ai répondu.





...




Titre: Re : Callipyge noire [CONTENU EXPLICITE]
Posté par: Loïc le 13 Juin 2019 à 20:32:45
S'lut

Citer
tous feux éteints sauf ceux de brouillard.

Du coup, pas tous feux éteints. Je pense que tu peux mieux dire ce passage.

Citer
sur l'écran géant de ce bar-pmu ; dans ce lieu regorgeait une faune blafarde, viande à l'acmé de la putréfaction.

J'aurais plutôt vu un point à PMU.
(Majuscules, d'ailleurs).
Et on dit plutôt "PMU" que "bar-pmu", non ? ça coulerait mieux en plus, trouvé-je.
"Dans ce lieu" ne me convainc pas trop ; d'autant plus que je suis pas sûr que la phrase soit juste niveau syntaxe. "Le lieu regorgeait d'une faune blafarde" ?

Citer
l'écrivain.Le poète en déroute.

manque une espace.
Là, par contre, j'aurais plutôt vu une virgule.

Citer
le bloc des lignes courbes,obliques suivant la saison, suivant le nombre de verres.

manque une espace.
Belle tentative avec le double "suivant", mais j'aurais préféré un "et" je pense

Citer
Je n'écrivai plus, je ne bandai plus.

écrivais, bandais

Citer
Par le trop plein de cette bruissante journée qui n’en finissait plus, le serveur m’a reconduit à la porte. Le tremblement de ses yeux roulants me faisaient reluire mon impuissance.

je ne comprends pas ce que tu veux dire (par le trop plein ; me faisaient reluire)

Citer
Je suis sorti du bar et dans la rue, je me suis endormi

Proposition de ponctuation : "je suis sorti du bar et, dans la rue, je me suis endormi"

Citer
une poubelle.J'avais confondu.

manque une espace

Pas hyper convaincu par ta chute.
J'ai trouvé le texte assez sympa dans son ensemble, mais avec quelques tentatives loupées, ou en tout cas que je n'ai pas pu saisir, et qui du coup nuisent un peu à la fluidité.
Et j'ai trouvé que ça finit un peu le bec dans l'eau.

A bientôt.
Titre: Re : Callipyge noire [CONTENU EXPLICITE]
Posté par: Marcel Dorcel le 14 Juin 2019 à 04:49:15
Merci de ton passage. Les approximations et fautes que tu soulignes reflètent à l'évidence mon empressement à jeter maladroitement, trop instinctivement, les mots sur le clavier.
Si je ne rature pas, il me faut des heures pour écrire un paragraphe et souvent je perds l'inspiration voire la ligne directrice. Ton commentaire m'est utile dans le sens où tu me mets face à mes propres contradictions. Veiller à ne pas se laisser entourlouper par un moment d'excitation qui fausse le discours, du moins le rend inadéquat à ses propres aspirations.
Bon, et puis en ce qui concerne le titre, je dois reconnaître qu'il est très mauvais.
A+ et dans de meilleurs circonstances. ;D