Tagazok !
(Je recommence ce commentaire perdu y a cinq minutes, j'espère que tu admireras ma pugnacité) (Mais du coup je risque d'être un peu plus rapide dedans et de moins adoucir)
"La ville avait été laissé
laissée
les administrateurs qui avaient soit soit trouvés la mort et nul n'était demeure pour réguler la vie des habitants - comme nous voyons quotidiennement en nos cité qu'une autorité organise la vie communes des Hommes.
Je crois qu'il te manque un mot (soit soit)
trouvé
ponctuation à "mort"[ (je vote pour le point virgule)
demeure ou demeuré ?
demi-cadratin pour ton incise : –
commune
cités
Je suis pas trop sûr de comprendre ta fin de phrase. Enfin, j'en comprends le sens, mais pas ce que tu veux apporter avec.
si bien que notre vision semblait pour eux une source d'égarement et d'effrois.
je trouve pas ça très beau, si bien que notre vision semblait
Tu as deux paragraphe d'affilée qui commence par "Nous trouvâmes", comme en plus la formule est pas banale, ça ressort.
nfâme monceau de chaires, autour duquel grouillaient un nombre si considérable de rat que le sol en semblait vivant et des bêtes se nourrissaient des cadavres, qui étaient de taille d'homme mais d'un corps aux formes lupines.
chairs
desquels
rats
Virgule à vivant ?
J'imagine que ce sont les bêtes qui sont de taille d'homme, mais "qui" renvoie à cadavres.
copulant dans la boue, fuyant à l'approche d'un ennemi, comme une volée d'oiseaux qu'on effraie, mais témoignaient d'une rare pugnacité une fois acculé à la mort ; et rien n'était demeuré dans leur regard, ni dans leur attitude de l'humain, et pourtant on voyait bien à la forme de leur corps qu'ils étaient garolt et qu'aussi comme chacun sait qu'un garolt naît Homme d'abord ainsi pareillement aucun(1) était forcé d'admettre qu'elles étaient manifestement nés Hommes.
Pas fan du court passage au participe présent, tout irait mieux à l'imparfait à mon avis
Dommage de ne pas voir leur pugnacité à l'heure
nées
qu'elles étaient
Et avec elle les derniers habitants de Rirfadèn
elles
Au début je me disais que c'était peut-être une trop courte entrée dans ton monde, avec ces persos qu'on ne connait pas, mais au final la fin règle pas mal les choses et ça se suffit bien.
Lecture plutôt agréable dans son style pour ma part.
J'avais jamais eu l'occasion de te lire...
Se dégage pour moi de cette lecture :
- la perception : d'un texte riche, dense, détaillé, minutieux...
- le sentiment : d'une maitrise plutôt complexe de la construction à des fin contemplatives à l'égard d'un environnement dont le chroniqueur semble attaché à la description tout autant qu'à celle de l'expérience en ce lieu vécue...
- l'émotion : relative à un mode de narration dont les tenants et aboutissants, presque omniprésents à une conscience auscultative de sa propre expérience, relèvent effectivement comme tu le stipules, du rapport 'chronique' d'une réalité qui, si je peux me permettre, est dépeinte avec des nuances et lumières telles, comme je te sais d'influences relativement médiévales...
- la réflexion : ...heu, que tout le côté réflexif t'es peut-être plus dédié qu'à aucun de tes lecteurs, toi qui construis avec assiduité un univers que tu souhaites visiblement retranscrire par une littérature du loisir, et qui donc prendrait par la main le lecteur, non pour lui faire oublier ses logiques, mais bien pour le faire rêver au-delà de ses tracas terriens...
N'étant pas très sûr d'être un bon public pour ce genre d'écrits, je souhaites pourtant signifier le fait que je fus intrigué par :
- un retour à une langue qui peut se permettre plus de complexité que des 'le café entra en gare de ma soeur, et il faisait beau'...
- la description assez réaliste dans son contexte, puisque permise par ton contrôle de ladite langue...
- le fait que j'ai presque tout lu, tenu en haleine par les arabesques linguistiques, plus que par le fond, je dois avouer...
Puis bon, j'aime bien lécher un peu avant le meeting...
Nan en vrai, justement j'ai en souvenir meetinguesque que tu as l'air d'être à fond dans ton projet immense, et je suis curieux.
Peut-être aura-t-on l'occasion de discuter de tout ceci prochainement.