ce fil est en théorie un embranchement facultatif d'un orbital particulier
>> H20 < (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=32047.0)<
"T'es con ou tu le fais exprès ?" - Une phrase interrogative que beaucoup ont déjà posés, intérieurement ou explicitement, et d'un sérieux pas toujours aussi effectif, il est vrai, mais pas toujours assumé, également. Que remet-on en question par ces mots, le plus souvent ? Eh bien, évidemment :
Le second degré !
Quel est-il ? A quoi sert-il ? Qu'en pensent ses acteurs ? Y a-t-il moyen de creuser un peu plus ?
Si je pose ces formules, c'est que moi-même, ainsi que d'autres je le sais, ne partage pas aisément cette faculté humaine qui revêt le plus souvent l'habit d'une intelligence sociale agréable à vivre et à découvrir pour la personne en faisant la preuve, tout autant que pour la personne destinée à le recevoir. N'est-on pas fier de notre humour lorsque les circonlocutions fonctionnent ? N'est-on pas gêné lorsqu'on ne saisit pas le sous-texte d'une intervention à laquelle il nous faut alors quémander de pittoyables éclaircissements ?
D'un point de vue relativement extérieur, j'ai l'impression que tout ce qui tourne autour du 'second degré' relève, je vais être volontairement radical, relève donc : du mensonge ! Certains vous diraient par euphémisme que non, il s'agit plutôt de la formulation, tacitement inverse, d'un message (hmm) ; ou alors de l'entente autour d'une vérité admise, et donc inutile à verbaliser de manière pure et simple dans un discours qui serait lui-aussi en manque de pertinence, par effet (hmm) ; peut-être même serait-il compris que le 'second degré' est un autre niveau de perception du langage, alors destitué de son caractère avéré et explicite (hmm)...
Bref, le 'second degré', pour moi, c'est dire ce qui n'est pas ! Et pour preuve, quand quelqu'un ne capte pas l'intention mais uniquement les mots explicites, il passe pour un con à défaut de savoir ce qui est transmis par le langage.
On admettra tous, je crois, le fait pourtant indubitable qui est que la vérité blesse, et qu'un message tacite passe parfois mieux qu'un coup de marteau explicite. Dans ce cas le 'second degré' endosse toute une responsabilité, immense, autour de la valorisation des idées, par-delà certains dommages collatéraux que nous rencontrons à l'usage du langage ! L'utilisation entendue d'une forme d'humour est alors le signe d'une confiance qui vient amoindrir les blessures qu'on se ferait d'une donnée explicite et dont la remise en question serait trop douloureuse. A quoi sert le 'second degré', donc ? Se faire de potes, les entretenir, et entre nous, se sous-dire des choses qu'on ne peut se dire...
La plupart du temps, comme je le disais plus haut, le 'second degré' est une faculté sociale plutôt mise en valeur. On aime être pris avec des gants, on aime la poésie axiologique que cela nécessite, et puis bien sûr, on aime toucher la vérité avec un sourire plutôt qu'avec une moue.
Mais d'un autre côté, on fustige contre l'hypocrisie collective, contre les langues de bois, contre les beau-parleurs, contre les manipulateurs et toutes les autre formes d'entretien du mensonge mutuel.
J'en entends déjà certains scandaliser : 'second degré et hypocrisie ? aucun rapport !' Eh bien, laissez moi vous dire que pour moi qui ne suis que très peu pourvu de cette capacité, les deux m'apparaissent le plus souvent si proches dans ce rapport à la fuite de la sensibilité d'autrui, que je ne me suis jamais convaincu du bien fondé du 'second degré'. Et pour cause : un discours qui joue avec une vérité, quand on ne sait pas ce qu'on partage, c'est très anxiogène...
Ensuite, et pour entrer dans le vif du sujet :
Le dénominateur commun à tous les 'second degré' qui se distingueraient d'un simple mensonge, c'est le fait établi entre ses acteurs, qu'il s'agit bien là d'un mensonge...
Mais que faire de l'humour lorsque n'est pas établie cette convention ?
Des petits exemples personnels :
- Dans un milieu un peu chauvin qui possède assez d'autodérision personnelle pour se l'avouer, on rigole ensemble de notre amour du terroir, et cela va parfois, je m'excuse pour la radicalité, jusqu'à se traiter de nazi...
Vous imaginez le taux d'avertissement qu'il faut posséder pour faire partie de ce milieu !
- Dans un milieu un peu défficient, je veux parler de celui du handicap, psychique tout du moins, on rigole ensemble de nos difficutés, de nos malheurs, de nous souffrances, mais uniquement entre nous, qui partageons ces caractéristiques douloureuses...
Vous imaginez pourtant que l'on ne rigole pas d'une crise d'angoisse avec quelqu'un qui ne sait pas ce que c'est et qui dit avec un sourire effrayant 'Mais t'inquièèèète !'
- Dans un milieu tout aussi sujet à polémique, je vous laisserai rager si vous voulez, les individus vierges rigolent entre eux de leur pucellage...
Vous imaginez bien sûr que lorsqu'un homme marié commence à déblatérer sur les bienfaits du sexe, ce que ça peut donner pour eux !
Alors, bien sûr, ces exemples ne sauraient dépeindre une quelconque psychologie des milieux qu'ils décrivent, bien au contraire, et tout second degré illustrant mes situations résiderait dans sa formulation, sujete à un humour aux bases communes.
C'est pourquoi je reste convaincu, et c'est peut-être l'objet du débat, que le 'second degré' peut se révéler beaucoup plus préjudiciable qu'il n'y parait. Tout ceci parce que souvent, je me sens à l'écart, et qu'il m'a fallu des raisons pour me faire à moi-même dans cette incapacité que d'autres voient d'un oeil tout-à-fait naturel, inné, incontournable...
Du coup je ne sais qu'attendre de vos éventuelles réponses :
- des justifications pour l'utilité du second degré
(ne serait-ce que son caractère agréablement complice me motiverait)
- un sens parallèle au mien, quoi que soit son rapport radical à la vérité
(il est vrai qu'un Vulcain pur et dur ne saurait exister, j'en ai conscience)
- une perspective, quelle qu'elle soit, sur le sujet
(j'en serais friand)
Toujours est-il qu'il me fallait poser des mots sur mon ressenti, et que grâce à l'internet, et à vous, j'ai même de quoi partager, échanger, avec vous très chers Mondiensdel'Ecriture !
Bien à Vous !
Bonjour
Je me suis abonne a ce fil - au vu du titre .............
Puis j ai vu que la question posee portait sur le second degre ??? :-¬?
je viens de venir au monde et je suis née de la dernière pluie (aujourd'hui même)
C'est comment qu'on s'abonne à un fil de discussion ?
J'suis con ou je l'fais exprès :noange: ?
"T'es con ou tu le fais exprès ?" - Une phrase interrogative que beaucoup ont déjà posés, intérieurement ou explicitement, et d'un sérieux pas toujours aussi effectif, il est vrai, mais pas toujours assumé, également. Que remet-on en question par ces mots, le plus souvent ? Eh bien, évidemment :
Le second degré !
Quel est-il ? A quoi sert-il ? Qu'en pensent ses acteurs ? Y a-t-il moyen de creuser un peu plus ?
Je pratique moi même souvent le second degré, et souvent je passe pour une con ( j'aime pas le feminin de ce mot, faites avec please)
Genre, il faut que je précise alors," je plaisante".
Je tache en ce moment de clarifier ma com avec autrui (surtout avec les nouvelles connaissances, après on s'habitue à mon esprit vif bavard et tordu, j'éspère)
en évitant les jeux de mots à 2 balles et autre élan de digression qu'on comprend rien que moi-même, et qui brouille peut être une première impression que je voudrais plus simple.
mais j'me comprends
Messages regroupés. Merci d'éviter les double posts
je n'attaque personne en particulier, ni aucune catégorie de rassemblement politique, ni vraiment les idéaux de chacuns... juste... j'ai peur, et j'écris ici pourquoi
mégaphones pour sourds-muets - & autres pancartes invisibles
#pertinence #cri d'horreur #démocratie #expression
mais j'dois me gourrer...
ceci vaudrait ptetr pour la petite dimension politique que peut se permettre le questionnement philosophique de ce fil-sujet... bon, tout le monde le sait, je suis reconnu par la MDPH en tant que gros parano, et je tente ici d'éclaircir ma confiance en la viabilité de ce monde, en l'occurrence le cher pays français et sa démocratie, sa liberté d'expression, que des fois je me demande très sérieusement angoissé, si ses acteurs savent vraiment ce qu'ils effectuent !
deux exemples de ce qui devrait être le fleuron de l'expression non conversationnelle entre les personnalités politique et leurs concernés le peuple : la manifestation publique
°1 : fondement évident
je vous jure que c'est vrai, cette histoire ; si comme moi vous vous dites que les manifestants ont un discours réfléchi, sensé et honnête, vous ne pouvez que me rejoindre ici je pense, mais lol, qmm, j'ai entendu de la portée d'un mégaphone y'a quelques semaines, un truc qui sortait d'un groupement engagé de personnes amassées dans la rue, oui, une 'manifestation', où le bonhomme hurlait je cite :
"on veut le droit de manifester !"
du coup heureusement que j'étais tout seul dans mon coin avec personne à qui échanger ma réaction, parce que je restai total speechless face à la teneur logique du touti ; sérieux ? vraiment ? non c'pas possible, me disais-je, soit le type est vraiment méchant et balance une ironie qui toucherait ptetr au mieux des gens qu'ont pas de culture démocratique, soit... bin il est un peu juste trop pas assez intelligent pour se rendre compte du risible de son acte, qui pourtant avait l'air de passer comme une lettre à la poste auprès de ses moutons qui déambulaient dans la rue...
°2 : une notion visiblement méconnue
pareil, total vrai, juste à l'instant d'ailleurs, la police et les pompiers étaient là pour gérer un tout petit commité qui avait affiché comme pancarte le texte suivant :
"manger sans tuer!"
bon bin pareil, ma parano m'assaille, je convulse intellectuellement, et j'essaye d'assumer que c'est au collège, si je me souviens bien, en 4ème qu'on apprend ce qu'est la vie ; il n'en faut pas beaucoup plus pour moi, si je me questionne sur ce qu'est le processus qu'on nomme 'manger', pour me sidérer de l'affirmation aveugle... bon ok, on ira ptetr pas tous jusqu'à savoir que le seul truc non-vivant et donc non-mort qu'on mange à l'état naturel est le sel, oui, parmis les minéraux dont nous avons besoin et qui se trouve à l'état naturellement entier, et non intégré à autre corps, avec tout le panel du reste que la vie vient agglomérer en ce listing des catégories du vivant : humains, animaux, végétaux, champignons, bactéries... et alors là je repense à Barjavel et je me dis que si on suit leur dynamique, effctivement au bout d'un moment on aura la technologie pour manger du 'rien', la fameuse mange-machine indispensable à la survie des deux personnages d'intérêt qui sont dégoutés par la nourriture de notre époque, y compris les bananes étou, et qui donc se replient sur l'artificiel pour ne pas manger ce qu'il est naturel de manger... alors moi j'ai rien contre les vég, il faut de tout pour faire un monde, mais vu la hargne de cette pancarte, l'autre parano qui me prend est : y'a que les moutons pour désirer la mort gratuite des loups, pis comme il faut des moutons comme des loups pour faire un monde, j'trouve cette intolérance un peu extrémiste et je préférerais parler avec ces gens de l'aliénation des abattoirs, mais au même titre que l'aliénation des champs de culture végétale...
bref, tout ça juste pour exprimer à quel point les humains organisés sont flipants et me renvoient donc à la question originelle de ce fil-sujet :
con ou méchant ?
difficile de discerner le sérieux du vrai, des fois...