Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Lou Derederian le 30 Avril 2019 à 23:43:58
-
Loin
Sont les rêves de l’enfance
Envolés avec le vent froids de la réalité
Disparus
Sont les amis imaginaires
Dévorés par l’autre qui vit dans ta tête
Sans même payer de loyer
Où sont passés
Les poèmes dédiés à ma mère
Où sont passés
Les dessins naïfs
D’une famille qui n’a jamais existé
Où sont les chauds souvenirs
Des siestes d’été
 l’ombre du vieux chêne dans le jardin
Et il n’y a plus de chats
Plus de chiens
Et plus de hamster
Qui courent dans la maison
Il n’y a maintenant qu’une pauvre plante verte
Suppliant pour un peu d’eau
Et pour
Cinq minutes de soleil
Dans un appartement sombre et vide
Et maintenant que nous avons vieillis
Et que notre expérience du genre humain s’est étendu
Nous savons qu’il n’existe pas de créatures fantastiques monstrueuses
Qui se cachent sous les lits
Ou dans les placards
Car les menaces sont désormais devenues réelles
Et identifiables
Et elles sont
Physiquement personnifiées
Par
Ce chef qui rabaisse ton travail
Avec un salaire de misère
Et qui te demande en plus de d’être reconnaissant
D’avoir l’opportunité
De gagner du fric pour lui
Par
Cette femme qui t’en fais baver
Dès que tu passe la porte du foyer
Car
Au bout de quelques années
Tu n’es finalement pas ce qu’elle avait espéré
Ni ce que ses parents avaient espérés
Ni ce que ses amis avaient espérés
Et nous ne somme d’ailleurs pas devenus nous même ce que nous avions espérés
Et simplement exister
Ne suffit jamais aux autres
le sein maternelle s’est désormais changé en une bouteille de bière
Les fruits frais se sont désormais changé en une bouteille de bière
Ainsi que l’eau
Les petites amies
Et la vie en général
Semble s’être changé en une bouteille de bière
Et l’école ne nous enseigne rien là dessus
Ni sur la solitude
Ou sur l’echec
Et cela aurait pourtant évité
Bien des suicides
-
Joli texte triste
-
yo lou
Envolés avec le vent froids de la réalité
froid
Disparus
Sont les amis imaginaires
Dévorés par l’autre qui vit dans ta tête
Sans même payer de loyer
Où sont passés
Les poèmes dédiés à ma mère
très beau
Et maintenant que nous avons vieillis
y'aura ptet raison de faire un nouveau paragraphe ici ?
ça fait beaucoup de vers qui commencent par et
pourquoi pas un "comme nous avons" qui garde le sens et continue aussi, je sais pas ?
Nous savons qu’il n’existe pas de créatures fantastiques monstrueuses
un peu long, deux adjectif, un retour à la ligne pour monstrueuses ?
Qui se cachent sous les lits
Ou dans les placards
je refais ma remarque comme sur ton autre poème, le soucis de la précision nuit parfois à la précision ressentie du texte, y'a des images qui en appellent d'autres et qui permettent de pas tout dire
tu veux dire beaucoup de choses par soucis de l'image précise que tu as en tête, parfois faut faire attention à pas trop laisser couler l'anaphore (je parle en général là, plus sur ce vers)
Car les menaces sont désormais devenues réelles
je me délesterai du car (car + désormais ça alourdi)
Les fruits frais se sont désormais changé en une bouteille de bière
changés
pour augmenter l'effet de la répétition, j'aurais mis au pluriel : vu que les fruits sont au pluriel, c'est l'occasion rêvée de les changer en bouteilles de bière ;)
(t'as l'air d'y tenir à ce "en une bouteille", je suis pas convaincu que ce soit le ^lus pertinent à faire ici)
là dessus
là-dessus
Ni sur la solitude
Ou sur l’echec
Ni sur l'échec
ca enfoncerait le clou, et ferait référence à notre génération qu'on appelle la génération "ni-ni"
Texte très sombre, gradation de sombre je dirai même, très bien mené et impactant, ça se complète bien avec l'autre texte que j'ai lu
Puisse-tu trouver le chemin d'une poésie lumineuse car la force du desespoir qui en émène trahit l'instinct de survie derrière la peinture de la déchéance
A la prochaine !