Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Gaëlle le 22 Avril 2019 à 22:06:18
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Moment confus ou l'amour n'est que peur
Espace sans lumière au milieu du vivant
Le vent s'est arrêté et le froid se répand,
Il brûle le reste de terre fertile,
laissant des sillons ouverts,
exposant leurs entrailles meurtries,
à un ciel muet ...
Silence de l'hiver sec, vide,
s'offrir à l'agonie,
sans autre résistance qu'un regard immobile
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Bonsoir ,
J'aime bien les différentes images dans votre poème . Le mélange entre nature / sensations , et les oppositions entre les éléments ( froid / brûle , mort / vie , le mouvement / l'immobilité ....)
Tout sera parfait avec un petit soin de la longueur des vers qui doivent vraiment être synchronisés .
Beau travail sinon <3
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Bonjour Gaëlle,
Alors, me concernant, je dois bien admettre que ce n'est pas tellement mon genre (je dois être une âme trop sensible), mais cela ne m'a pas empêché de lire le poème jusqu'au bout (il n'est pas non plus trop, trop long).
Peut-être une légère réflexion avant publication, un peu de corrections sur la grammaire, une relecture créative sur l'inspiration, voire peut-être une légère inflexion du propos (un quelque chose qui diversifie le mouvement) m'aurait semblé appropriée.
Pour autant, je suis peut-être mauvais juge sur ce qui ne m'a pas tellement inspiré, désolé.
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Merci pour vos lectures et commentaires j'avoue mettre interrogé sur l'inflexion tu peux me dire ce que cest ?😳
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;) Aucun problème, si je manque de clarté, c'est que je manque de clarté...
Infléchir... que signifiait infléchir pour moi ? :\?
J'ai trouvé que ton poème ne laissait aucun espace au doute ou à l'imprévu, c'est comme si tu avais proposé une image unique incontournable et univoque, comme quelque chose non seulement d'inévitable mais en plus de très insistant.
Quelques exemples :
Moment confus ou l'amour n'est que peur
Ici, l'amour n'est que peur (en envisageant cette hypothèse), il n'y aurait plus rien d'autre.
Il brûle le reste de terre vivante,
Ici brûle le moins de rien qu'il reste, tout s'en va.
à un ciel muet ...
Le ciel, c'est vraiment très large, donc ciel muet, il n'y a vraiment plus aucun son.
Silence de l'hiver sec, vide,
s'offrir à l'agonie,
sans autre résistance qu'un regard immobile
Là, bon, je ne vais pas insister, il n'y a plus rien de rien.
Je me demandais s'il ne pourrait pas rester, dans l'idéal : une petite lueur de quelque chose qui tende à infléchir légèrement le reste, comme une infime nuance poétique, un extrêmement léger dégradé.
Bien entendu, c'est un ressenti personnel, on est très loin d'une nécessité absolue à ce stade ! :huhu:
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😏merci pour cet éclairage la j'y vois bien mieux et je comprends tout à fait ce que tu as pu ressentir , lorsque je me rappelle de l'humeur qui allait avec cet écrit je me dit qu'en effet c'était un jour sans même une petite lueur ..... alors elle ni est pas 😅
Bon ça va mieux depuis 😂
Merci pour avoir pris le temps de m'expliquer ce que tu as ressenti Alan , tu as bien perçu l'humeur qui m'habitait ce jour là je crois ,Y'a mieux cest sur ....😊
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:D Ah ! Bah heureuse nouvelle si j'ai pu t'apporter un peu de réconfort, alors.
C'est vrai qu'on est plus inspiré quand on est en pleine forme, c'est normal qu'il n'y ait pas la même richesse de sensations dans un poème issu d'un état malheureux. Je lirai tes futurs publications avec grand plaisir, je te souhaite une créativité tout en couleurs !!
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Salut Gaëlle,
J'ai bien aimé ce poème qui me semble fidèle à ce que j'ai déjà lu auparavant.
Il a des airs de haïku étoffé.
Notamment je reprendrai l'impression de Alan pour la réinterpréter
J'ai trouvé que ton poème ne laissait aucun espace au doute ou à l'imprévu, c'est comme si tu avais proposé une image unique incontournable et univoque, comme quelque chose non seulement d'inévitable mais en plus de très insistant.
Je trouve que ton poème, comme un haïku, recèle ce caractère simple de la description, définitif, univoque, absolu. L'image est nette et précise. Et ça ne me dérange pas, car la métaphore est dans l'ombre des mots, presque en dehors du poème, en quelque sorte, comme dans un haïku, elle est hors champ. C'est le lecteur qui possède la liberté de faire coïncider cette description hivernal avec un sentiment ou réalité humaine.
"Espace sans lumière au milieu du vivant 2-3. J'aime cet enchaînement, je le verrais bien en entame.
Le vent s'est arrêté et le froid se répand, (vivant /vent, ça marche bien)
Il brûle le reste de terre vivante, 4. je trouve "vivante" faible, car répétitif en fin de vers après "vivant" (1)
laissant des sillons ouverts,
exposant leurs entrailles meurtries, 5-6. "sillons ouverts", on est dans la description
de la terre et on tombe dans une métaphore
anatomique/psychologique qui ouvre une perspective
de sortir du champ, si j'ose dire.
j"aurais p-e écrit "ses entrailles",
pour celles de la terre plutôt que celles des sillons.
à un ciel muet ... 7. J'aime, simple et efficace. Muet de pluie, de chaleur, mais p-e aussi muet de
réponse pour le poète tourmenté
Silence de l'hiver sec, vide, 8. J'aurais enlevé "de l'hiver", pour plus d'implicite, de liberté interprétative
et de rythme : "Silence sec et vide,"
s'offrir à l'agonie, 9-10. rien de spécial, l'aspect contemplatif du poème est mis en abyme
sans autre résistance qu'un regard immobile avec élégance.
Moment confus ou l'amour n'est que peur. 1. J'aurais gardé ce vers comme clôture, comme dans un haïku, il met
en perspective tout ce qui vient d'être suggéré. Il invite à sortir du
poème pour entrer dans le cœur du poète. Je trouve
dommage d'utiliser cette belle "cartouche" dès le début du poème.
Merci pour ce beau poème contemplatif, qui encore une fois, relie l'extérieur à l'intérieur.
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Merci pour ta lecture et ton commentaire qui me fait réfléchir de nouveau à ce poème
Pour la petite question maintenant haïku ? C'est quoi ?
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Salut,
Tu sais, un haïku c'est un poème court japonnais qui obéit à un canon esthétique et formel à la fois précis et très libre (de ce que j'en connais)
Je te laisse un lien vers un sujet que j'ai ouvert sur la poésie traduite, les deux premiers poèmes sont des haïkus.
[Poésie] D'ailleurs ; le monde est vaste :
https://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,31130.msg503689.html#msg503689
Au plaisir,
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Bonjour, l'écriture reste pour moi un exutoire , il s'agit vraiment d'un outil qui me permet d'exprimer des émotions profondes lorsque je traverse des périodes difficiles . L'état dans lequel je me trouve est ce qui me pousse à écrire, je ne connais pas l'écriture pour le plaisir lorsque tout va bien, en fait elle tiend un rôle thérapeutique dans ma vie , donc pour te répondre Alan je n'écrit que quand ça va pas ;) le bonheur ne m'inspire pas faut croire ;)
Je te remercie loup taciturne pour ton commentaire qui m'a permis de changer le mot vivante en fertile ( qu'est ce que tu en dis ? ) j'ai trouvé ta remarque très juste merci , je vais aller voir le lien sur le haïku