Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Cyr le 21 Avril 2019 à 17:52:31
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Ma peine coule antant qu'il plut,
Sur les wagons, les toits
Des maisons disparues,
Dans les contre-allées
des grands arbres émus,
Les champs de blé drus
Sur le front de mon corps,
Au bout du nez encore.
Et puis, coule saline
Sur mes lèvres en propre
En dernière gouttes qui filent
Et me réconfortent.
Mon corps ne tient plus, debout
Mais il tient contre moi,
Comme si malgré tout
J'avais toujours un toit.
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Bonjour,
Tout d'abord je suis assez flattée que mon poème ait inspiré ce poème.
Il y a toutefois certains passages qui échappent un peu à ma compréhension :
Les champs de blés drus
Sur le front de mon corps,
Au bout du nez encore.
J'ai aussi un petit problème quant aux rimes, il y a des fois où on croirait que tu veux faire un schéma précis comme ici :
des grands arbres émus,
Les champs de blé drus
Sur le front de mon corps,
Au bout du nez encore.
et parfois ça n'est pas le cas, ce qui casse un peu la musicalité du poème je trouve.
A part ça c'est très joli :)
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Salut,
Joli poème, tout en subtilité.
Ma peine coule antant qu'il plut,
Sur les wagons, les toits
Des maisons disparues,
Dans les contre-allées
des grands arbres émus,
Les champs de blé drus
Sur le front de mon corps,
Au bout du nez encore.
Des images qui pour moi évoquent tant un sentiment de pluie sur une sorte de jardin intérieur que la sensations physique des pleures.
Et puis, coule saline
Sur mes lèvres en propre
En dernière gouttes qui filent
Et me réconfortent.
le sel (de la vie) suit toujours les larmes ? ("dernière" au singulier accordé avec saline si j'ai compris ?)
Mon corps ne tient plus, debout
Mais il tient contre moi,
Comme si malgré tout
J'avais toujours un toit.
Le corps du poète accablé tenant à la force de son "moi", esprit, un toit contre la pluie des larmes.
Au plaisir Cyr,
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Bonjour,
J'ai bien aimé dans l'ensemble :)
Je trouve le poème fluide et imagé, je visualise un paysage sous la pluie, un narrateur avec une larme qui descend tout au long de son nez puis sur ses lèvres... je vois tout ça avec pas mal de précision. Je trouve que les vers courts se marient bien avec le fond (et c'est inhabituel pour moi de dire ça parce que j'ai du mal avec les vers courts), ça m'a donné l'impression d'un rythme posé et en même temps glissant (car la fluidité est là tout de même).
Les petits détails :
Je me demande pourquoi n'y a-t-il pas de virgule après "les champs de blé drus" ?
Pourquoi mes lèvres "en propre" ? (je ne comprends pas bien, désolée, un truc m'échappe)
J'aurais mis un -s à dernières gouttes
J'aurais mis "et qui me réconfortent" parce que les vers de six pieds sont les plus fréquents dans ton texte alors certains de 5 me font un peu butter (mais pas tous, bizarrement).
Pourquoi une virgule avant debout ??
La fin m'a paru très abrupte, comme si le poème n'était pas terminé.
Les passages que j'ai préférés :
La descriptions du paysage, c'est simple mais avec le rythme du poème et l'idée de la pluie, tout se dessinait très bien devant moi ; et le passage "coule saline sur mes lèvres".
Merci pour ce partage :) .
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Bonsoir , jai bien accroché à la lecture de ton poème en général
la deuxième partie ou strophes a été plus difficile avec un changement de rythme à mon avis assez brutal puisque la première partie m'avais mis dans un mouvement qui soudain s'arrête ... le vers sur les lèvres propres m'échappe totalement
Et puis la troisième partie retour à mon sens à ce que avais ressenti au début ....le passage du milieu a été écrit d'une humeur différente peut être ?
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J'ai beaucoup apprécié ton retour Loup-taciturne, ta compréhension.
Merci pour vos commentaires instructifs. Je pense faire de temps à autre des erreurs grammaticales, peut-être.
Ariane, "mes lèvres en propre" équivaut à "mes lèvres que je possède de manière exclusive". Je pense que cela peut servir à appuyer la solitude et puis cela sert la rime aussi.
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Bonjour Cyr,
Je trouve ça super quand les poètes s'inspirent les uns les autres, ça donne envie d'être curieux.
J'ai bien aimé certaines images très élégantes de ton poème, et puis certaines ont été plus difficiles à comprendre.
Mon corps ne tient plus, debout
Mais il tient contre moi,
Là, à vrai dire, je ne savais pas si c'était une faute grammaticale ou si au contraire la formulation correspondait à ce que tu voulais vraiment dire, je dirais que c'est peut-être l'un ou l'autre, et que si tu souhaites faire un effet de style (appelé un rejet en poésie), il y a encore un quelque chose à trouver selon moi.
^^ Et merci à toi !