Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Lirryss le 09 Avril 2019 à 21:19:48
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Dans le cadre du concours "Poésie en Liberté", j'ai écrit ce poème pour le prix spécial "Droit de l'Enfant". En espérant que vous aurez des choses à dire dessus, en attendant le retour des jurys. :)
«Jouet d'un Monde
Un espoir à faire survivre:
Une survie soupire sous les rives
Et des rires souffrent de vivres
Car des surrires les esquivent.
À peine posé, c'est usé:
La matière dernière tuée
Pour de la matière première,
Par la matière prioritaire.
Les monstres déchaînent de fer
Leurs vœux, quitte à briser l'artère
Fragile d'êtres jouant au sol.
Petite innocence se terre
Et nous ne devons plus nous taire,
Donc à vos pelles et paroles !»
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Salut,
J'avoue avoir un peu de mal à suivre le cheminement de ta pensée, même si je pense avoir identifié les principaux thèmes abordés. Après c'est pas plus mal de faire réfléchir le lecteur de temps en temps ! :)
Et des rires souffrent de vivres
Je me suis d'abord dit qu'il y avait un "s" de trop à "vivres". Mais c'est peut-être une référence aux vivres au sens alimentaire ?
Car des surrires les esquivent.
Plutôt "sourires" non ?
En tous cas il y a de l'idée dans ce que tu écris, même si ce n'est pas du tout explicite (je précise que je n'apporte aucun jugement sur le fait qu'il faille ou non être explicite, à chacun sa façon de faire).
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Bonjour Lirryss
Comme on disait au siècle dernier, :ned: c’est chiader ( si tu ne connaît pas, t'inquiète, c’est un compliment) sauf si je n’ai rien compris. :D
1ère strophe: L’espoir ce sont les enfants. Ils rient malgré la faim et qu’on refuse de les voir.
2ème strophe: À peine nés, ils sont morts à cause (par exemple) du pétrole et du fric
3ème strophe: les bombes les déchiquètent.
4ème strophe: Ils se cachent, il serait temps qu’on se bouge le c..
Maintenant, j’ai peut être tout faux :viviane:
A+
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Oui c'est exactement ça, je parle de la nourriture!
Et non, j'ai changé l'orthographe exprès. Évidemment, je parle du "sourire", mais là c'est le sourire des patrons des industries qui profitent de l'exploitation des enfants et des faibles coûts qui procurent. Ils ont plus de pouvoir et plus d'argent, ils sont " au dessus" d'où le "sur" à "surrires".
Oui j'aime que ce soit implicite, en fait ça me permet d'être plus à l'aise dans ma poésie.
Et merci d'avoir lu ;)
Je viens de regarder la définition et c'est le cas ! Merci ;D
Moi je voyais plus, 1ere strophe : les enfants sont les espoirs et certains (je pensais au pays pauvres particulièrement) vivent dans la rue, la gueule dans la boue (désolée pour ces mots, mes ce sont les plus exacts), ils ont faim et peine donc à rire. La nourriture leur est privée à cause de gens puissants, toujours plus avides d'argent.
2ème : là c'est le travail forcé purement décrit. L'enfant est l'objet, il est " posé" ici (mêmes enchainé dans la réalité). Et il travail la matière première pour la transformer en matière secondaire (comme des machines) lui est la matière dernière, oubliée, vidée de conscience par l'exploitation. Et la matière prioritaire c'est encore ces chefs qui sont le fruit de la cause.
3ème : je parle justement de leurs chaînes en fer (j'appris que les boulets de forçats des prisoniers étant en fer) et en parallèle, par jeux de mots, de ces chefs, des monstres qui par leur choix font faire des choses abominables et violentes (leur choix est comme une bête qu'on libérée de cage pour se déchainer sur ces pauvres enfants) tout ça pour satisfaire leur besoin de pouvoir etc... "Briser l'artère" autant dire qu'ils en meurent, et "jouer au sol" est une image qui me rappelait celle du Dormeur du Val, ce soldat qui adopte une drôle de position pour dormir, car en réalité il est mort. Les enfants ne jouent pas réellement, c'est leur cadavre qui git parterre (l'action de jouer est choisi pour rappeler que c'est ce qu'ils sont sensé faire à cet âge là, et non mourir d'épuisement).
4ème : oui nous devons réagir. Le poème prend un registre polémique. Ces enfants "se terrent" soit ils sont déjà enterrés (mort) soit ils se cachent (fuient la misère).
Donc oui tu avais bon, après chacun ça façon de le comprendre, tant qu'on a l'idée principale :)